Skip to content

Des mois de préparation dans le plus grand secret

Dans les coulisses du pouvoir américain, cette opération a été préparée avec un soin méticuleux pendant de nombreux mois, loin des regards indiscrets et des fuites médiatiques. Le général Dan Caine, président de l’état-major interarmées, a révélé que les forces américaines avaient répété leurs manœuvres inlassablement, apprenant tout sur Maduro jusqu’aux moindres détails de sa vie quotidienne : ses habitudes, ses déplacements, même ce qu’il mangeait ou les particularités de ses animaux de compagnie. Cette approche méthodique, presque obsessionnelle, visait un objectif unique : s’assurer qu’aucune erreur ne puisse survenir lors de l’exécution de la mission. Les renseignements américains ont travaillé sans relâche pour cartographier les réseaux de protection autour du président vénézuélien, identifiant ses refuges, ses itinéraires de fuite potentiels et les failles dans son dispositif de sécurité.

Le choix de la date n’a rien d’anodin. Cette opération a été menée exactement trente-six ans après l’invasion américaine du Panama en 1990, qui avait abouti à la capture du dirigeant Manuel Noriega. Cette coïncidence calendairesque ne peut être le fruit du hasard et renvoie à une continuité dans la doctrine d’intervention américaine dans la région. Les préparatifs ont inclus un déploiement massif de forces navales au large des côtes vénézuéliennes, ainsi qu’une série de frappes préliminaires contre des navires suspectés de trafic de drogue dans l’est du Pacifique et les Caraïbes. Ces actions visaient à affaiblir les réseaux de soutien de Maduro et à créer les conditions nécessaires à l’opération principale. La semaine précédant l’assaut, la CIA avait même mené une frappe de drone contre une zone de docking utilisée par les cartels de drogue vénézuéliens, marquant la première opération directe sur le sol vénézuélien depuis le début de la campagne de frappes en septembre.

Il y a dans cette préparation digne d’un thriller d’espionnage quelque chose d’à la fois fascinant et terrifiant. L’idée que des centaines d’agents, d’analystes, de militaires aient passé des mois à étudier chaque geste, chaque habitude d’un homme comme s’il s’agissait d’une cible dans un jeu vidéo, ça glace le sang. On nous vend souvent la guerre comme une série de décisions prises à la hâte, dans la chaleur de l’action, mais la réalité est bien plus prosaïque : c’est une bureaucratie froide, méthodique, implacable, qui réduit des vies humaines à des données sur des tableurs. Et le plus effrayant, c’est que ça marche. Que ça marche avec une efficacité qui donne envie de se demander : qu’est-ce qui nous empêche d’être les prochains sur cette liste ?

Une exécution chirurgicale sous le couvert de l’obscurité

L’assaut proprement dit s’est déroulé dans les premières heures du matin, profitant de l’obscurité pour maximiser l’effet de surprise et minimiser les risques de brouillage. Les forces spéciales américaines ont désactivé les systèmes électriques de plusieurs quartiers de Caracas, plongeant la ville dans une obscurité qui a facilité leur progression. Au moins sept explosions ont été entendues à travers la capitale, des frappes précises qui ont visé les infrastructures militaires et les installations clés du régime. Des témoins ont rapporté des traçées lumineuses dans le ciel et des colonnes de fumée s’élevant de plusieurs sites, y compris du hangar d’une base militaire et de l’aéroport La Carlota. L’assaut a été rapide, brutal et incroyablement efficace, ne laissant que peu de temps aux forces vénézuéliennes pour organiser une quelconque résistance.

Maduro et son épouse ont été extraits de leur résidence, située dans une zone fortifiée d’une base militaire, dans ce que Trump a décrit comme un endroit très bien gardé, comme une forteresse. Les deux ont été immédiatement transférés sur un navire de guerre américain, l’USS Iwo Jima, qui mouillait au large des côtes vénézuéliennes. De là, ils ont été transportés par avion vers les États-Unis, arrivant dans la soirée du 3 janvier à l’aéroport Stewart International, au nord de New York. Les images de leur arrivée, diffusées par l’AFP, montrent un individu menotté et escorté par des agents fédéraux, marchant précautionneusement le long de la passerelle de l’avion avant d’être conduit vers un véhicule en attente. Maduro a ensuite été transféré au centre de détention métropolitain de Brooklyn, où il attend son procès.

Cette image de Maduro, les yeux bandés, flottant quelque part entre le navire de guerre et New York, c’est quelque chose qui restera gravé dans ma mémoire comme une iconographie de notre époque. Il y a dans cette mise en scène une dimension presque médiévale, comme si les États-Unis avaient décidé de ramener les pratiques de la chevalerie et des prises d’otages au XXIe siècle. Sauf qu’au lieu de donjons et de chaînes, on a des centres de détention fédéraux et des inculpations pour narco-terrorisme. C’est la même logique de domination, la même volonté de montrer qui détient le pouvoir, mais avec tous les atours de la modernité juridique et technologique. Et ça me fait penser à cette phrase terrible de George Orwell : celui qui contrôle le passé contrôle le futur. Maduro contrôlait le passé du Venezuela, maintenant ce sont les États-Unis qui contrôlent son présent et son futur.

Sources

Sources primaires

France Info – Capture de Nicolas Maduro, frappes sur Caracas ce que l’on sait de l’opération militaire sans précédent des États-Unis au Venezuela – Publié le 3 janvier 2026

Reuters – Trump says U.S. will run Venezuela after U.S. captures Maduro – Publié le 3 janvier 2026

PBS NewsHour – U.S. strikes Venezuela and says leader Maduro has been captured and flown out of the country – Publié le 3 janvier 2026

Le Monde – L’intervention militaire des États-Unis au Venezuela, nouvelle négation d’un ordre international moribond – Publié le 3 janvier 2026

Sources secondaires

Associated Press – Trump says US will run Venezuela after raid captures Maduro – Publié le 4 janvier 2026

CNN – January 3, 2026 — Maduro in US custody – Publié le 3 janvier 2026

BBC Afrique – Ce que nous savons de la capture de Maduro – Publié le 4 janvier 2026

Wikipedia – Frappes américaines de 2026 au Venezuela – Mis à jour le 4 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu