Walter Reed et les examens « parfaits »
Remontons à octobre 2025. Donald Trump se rend à Walter Reed National Military Medical Center pour ce qui est présenté comme un examen de routine, une visite semestrielle standard pour un président en exercice. Rien d’extraordinaire, en théorie. Les présidents américains passent régulièrement des bilans de santé, et les résultats sont généralement communiqués au public sous forme de mémos médicaux plus ou moins détaillés. Mais avec Trump, rien n’est jamais simple. Dès sa sortie de Walter Reed, le président commence à parler d’une « IRM parfaite ». « J’ai passé une IRM. Elle était parfaite », déclare-t-il aux journalistes. « Je vous ai donné tous les résultats. Nous avons fait une IRM, toute la machine, tout le processus, et c’était parfait. » Cette insistance sur la « perfection » des résultats est typique du style Trump. Rien n’est jamais simplement « normal » ou « satisfaisant ». Tout doit être « parfait », « extraordinaire », « le meilleur ». Mais au-delà du superlatif habituel, il y a cette affirmation répétée : une IRM. Pas un scanner. Pas une « imagerie avancée ». Une IRM. Le terme est spécifique, technique, et Trump le répète avec une assurance qui ne laisse aucune place au doute. Sauf que ce n’était pas vrai. À l’époque, personne ne le savait. Les journalistes ont rapporté les déclarations du président sans les remettre en question. Pourquoi l’auraient-ils fait? Trump venait de sortir d’un hôpital militaire prestigieux, accompagné de son médecin personnel. Il n’y avait aucune raison de douter de ses propos sur le type d’examen qu’il avait passé.
Mais avec le recul, plusieurs éléments auraient dû alerter. D’abord, la Maison-Blanche n’a jamais publié de rapport médical détaillé immédiatement après la visite d’octobre. Contrairement aux pratiques habituelles, où un mémo du médecin présidentiel est diffusé rapidement pour rassurer le public, il a fallu attendre plusieurs semaines avant qu’un document officiel ne soit publié. Et quand ce document est finalement arrivé, le premier décembre, il parlait d' »imagerie avancée » sans préciser s’il s’agissait d’une IRM ou d’un scanner CT. Cette imprécision délibérée permettait à Trump de continuer à parler d’IRM sans être techniquement contredit par les documents officiels. Ensuite, il y a eu les questions des journalistes. Sur Air Force One, Trump a été interrogé sur sa volonté de publier les résultats de son IRM. « Absolument », a-t-il répondu. « Je vais les publier. » Mais ces résultats n’ont jamais été publiés dans leur intégralité. Le mémo de Barbabella du premier décembre était vague, se contentant d’affirmer que l’imagerie était « parfaitement normale » sans fournir de détails techniques. Pas de chiffres, pas de mesures précises, pas de comparaisons avec des examens antérieurs. Juste une assurance générale que tout allait bien. Pour un président qui se vante constamment de sa transparence et qui accuse ses adversaires de dissimuler des informations médicales, cette opacité est pour le moins ironique.
Les premières déclarations publiques
Les déclarations de Trump sur son prétendu IRM ne se sont pas limitées à une seule occasion. Il a répété cette affirmation à plusieurs reprises, dans différents contextes, devant différents publics. Chaque fois, le message était le même : j’ai passé une IRM, les résultats sont parfaits, ma santé est exceptionnelle. Cette répétition constante servait un objectif clair : contrer les spéculations croissantes sur son état de santé. Car oui, il y avait des spéculations. Et pour cause. Au cours des mois précédents, Trump avait été photographié avec des ecchymoses visibles sur les mains, des marques qui avaient suscité des interrogations sur d’éventuels problèmes de coagulation ou de fragilité vasculaire. Il avait également été observé en train de fermer les yeux lors de réunions publiques, donnant l’impression de somnoler ou de perdre le fil. Lors d’une réunion du Cabinet en décembre, les images de Trump les yeux fermés avaient fait le tour des réseaux sociaux, alimentant les commentaires sur sa fatigue, son âge, sa capacité à assumer les fonctions présidentielles. Face à ces critiques, Trump a adopté sa stratégie habituelle : l’offensive. Plutôt que d’ignorer les spéculations ou de fournir des explications médicales détaillées, il a choisi de marteler un message simple et rassurant. « J’ai passé une IRM. Elle était parfaite. » C’était censé clore le débat, mettre fin aux questions, rassurer le public. Mais en réalité, cela n’a fait qu’alimenter les doutes.
Parce que plus Trump insistait sur la perfection de son IRM, plus les gens se demandaient pourquoi il en parlait autant. Si tout allait vraiment bien, pourquoi cette obsession à le répéter? Pourquoi cette nécessité de convaincre tout le monde que sa santé était « parfaite »? Les présidents en bonne santé ne passent pas leur temps à parler de leurs examens médicaux. Ils publient un rapport, répondent aux questions si nécessaire, et passent à autre chose. Mais Trump ne pouvait pas passer à autre chose. Il était coincé dans une boucle de sa propre création, obligé de défendre une narration qu’il avait lui-même construite. Et cette narration commençait à se fissurer. Les journalistes posaient de plus en plus de questions. Pourquoi une IRM? Pour quelle raison médicale spécifique? Quelles parties du corps avaient été examinées? Quels étaient les résultats précis, au-delà du simple « parfait »? La Maison-Blanche restait évasive, renvoyant aux déclarations du président et au mémo de Barbabella. Mais ces réponses ne satisfaisaient personne. Elles ne faisaient qu’accentuer l’impression que quelque chose était dissimulé, que la vérité complète n’était pas révélée. Et cette impression, comme souvent avec Trump, était justifiée. Parce qu’il n’y avait pas eu d’IRM. Il y avait eu un scanner CT. Et pendant tout ce temps, Trump mentait. Ou se trompait. Ou les deux.
Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette capacité à créer une réalité alternative et à s’y tenir coûte que coûte. Trump ne se contente pas de mentir occasionnellement, comme le font tous les politiciens à des degrés divers. Il construit des univers parallèles où les faits sont ce qu’il décide qu’ils sont. Une IRM devient un scanner, mais peu importe, parce que dans son esprit, c’était une IRM. Et si c’était une IRM dans son esprit, alors c’était une IRM, point final. Cette déconnexion avec la réalité objective est vertigineuse. Et dangereuse.
Section 3 : scanner ou IRM, une différence qui compte
Deux technologies, deux réalités médicales
Pour comprendre pourquoi cette confusion entre scanner CT et IRM n’est pas anodine, il faut d’abord comprendre ce que sont ces deux technologies et en quoi elles diffèrent. Une imagerie par résonance magnétique, ou IRM, utilise un puissant champ magnétique et des ondes radio pour créer des images détaillées des organes et des tissus mous du corps. C’est une technologie particulièrement efficace pour examiner le cerveau, la moelle épinière, les articulations, les muscles et certains organes internes. L’IRM ne produit aucune radiation ionisante, ce qui en fait une option plus sûre pour les examens répétés. Cependant, elle prend plus de temps — généralement entre 30 et 60 minutes — et nécessite que le patient reste immobile dans un tube étroit, ce qui peut être inconfortable ou anxiogène pour certaines personnes. Un scanner CT, ou tomodensitométrie, utilise des rayons X pour créer des images en coupe transversale du corps. Ces images peuvent être combinées pour produire une vue tridimensionnelle des structures internes. Le scanner CT est particulièrement utile pour détecter des problèmes osseux, des tumeurs, des caillots sanguins, des hémorragies internes et des anomalies cardiovasculaires. Il est beaucoup plus rapide qu’une IRM — souvent moins de 10 minutes — mais expose le patient à une dose de radiation, bien que généralement considérée comme sûre pour un usage occasionnel. En termes de ce qu’ils révèlent, les deux examens fournissent des informations différentes et complémentaires. Une IRM est supérieure pour visualiser les tissus mous et détecter des anomalies neurologiques subtiles. Un scanner CT est plus efficace pour identifier des problèmes structurels, des calcifications, des obstructions vasculaires.
Alors pourquoi cette distinction est-elle importante dans le cas de Trump? Parce que le type d’examen effectué donne des indices sur ce que les médecins cherchaient à vérifier. Si Trump avait réellement passé une IRM, cela aurait suggéré une préoccupation concernant son cerveau, sa moelle épinière ou ses tissus mous — peut-être des inquiétudes sur sa fonction cognitive, des signes de démence, des problèmes neurologiques. Une IRM du cerveau est l’examen de référence pour évaluer la santé cognitive d’une personne âgée. En revanche, un scanner CT cardiovasculaire et abdominal — ce que Trump a réellement passé — indique que les médecins voulaient vérifier son cœur, ses vaisseaux sanguins, ses organes abdominaux. C’est un examen de routine pour quelqu’un de son âge, surtout avec des antécédents de problèmes cardiovasculaires ou de facteurs de risque comme l’obésité, le manque d’exercice et une alimentation riche en graisses. Le docteur Barbabella a confirmé que le scanner avait été effectué « pour écarter définitivement tout problème cardiovasculaire ». Cela suggère que les médecins avaient des raisons de vouloir vérifier l’état du système cardiovasculaire de Trump, même si le scanner n’a révélé aucune anomalie. Mais en parlant d’IRM plutôt que de scanner CT, Trump a brouillé les pistes. Il a créé l’impression qu’il avait passé un examen neurologique approfondi, ce qui aurait pu répondre aux questions sur sa fonction cognitive. Alors qu’en réalité, l’examen qu’il a passé concernait principalement son cœur et ses organes abdominaux.
Pourquoi cette confusion n’est pas anodine
Cette confusion terminologique n’est pas qu’une simple erreur de communication. Elle révèle quelque chose de plus profond sur la manière dont Trump et son équipe gèrent les informations relatives à sa santé. En parlant d’IRM plutôt que de scanner CT, Trump a créé une narration qui servait ses intérêts politiques. Une IRM sonne plus impressionnante, plus complète, plus rassurante. C’est l’examen que les gens associent à une évaluation approfondie de la santé, en particulier de la santé cérébrale. En affirmant avoir passé une « IRM parfaite », Trump envoyait un message clair : mon cerveau fonctionne parfaitement, ma santé cognitive est irréprochable, toutes vos inquiétudes sont infondées. Sauf que ce n’était pas vrai. Il n’avait pas passé d’IRM. Il avait passé un scanner CT cardiovasculaire et abdominal. Un examen important, certes, mais qui ne répond pas aux questions sur sa fonction cognitive. Cette manipulation de l’information est d’autant plus problématique qu’elle s’inscrit dans un contexte politique où l’âge et la santé des dirigeants sont devenus des enjeux majeurs. Trump a passé des années à attaquer Joe Biden sur ses capacités mentales, à suggérer qu’il était trop vieux, trop fatigué, trop confus pour être président. Il a fait de l’âge de Biden une arme politique redoutable, contribuant à créer une perception publique de déclin cognitif qui a finalement joué un rôle dans la décision de Biden de ne pas se représenter en 2024.
Mais maintenant, à 79 ans, Trump fait face aux mêmes questions. Les images de lui fermant les yeux lors de réunions publiques, les ecchymoses sur ses mains, les rapports sur son gonflement des jambes, tout cela alimente les spéculations sur sa santé. Et au lieu de répondre à ces préoccupations avec transparence et honnêteté, Trump choisit la manipulation et le mensonge. Il invente une IRM qui n’a jamais eu lieu. Il parle de résultats « parfaits » sans fournir de détails. Il accuse ses critiques de créer de fausses controverses alors que c’est lui qui a créé la confusion en premier lieu. Cette approche n’est pas nouvelle. Trump a toujours eu une relation compliquée avec la vérité, en particulier quand il s’agit de sa propre image. Il a menti sur sa taille, son poids, sa richesse, ses réalisations. Pourquoi s’arrêterait-il à sa santé? Mais dans le cas d’un président en exercice, ces mensonges ont des conséquences. Ils érodent la confiance du public. Ils créent un climat de suspicion où personne ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Ils établissent un précédent dangereux où les informations médicales présidentielles peuvent être manipulées, déformées, inventées selon les besoins politiques du moment. Et surtout, ils soulèvent une question fondamentale : si Trump ment sur quelque chose d’aussi vérifiable qu’un examen médical, sur quoi d’autre ment-il?
Ce qui me sidère, c’est l’audace. Mentir sur un examen médical, c’est mentir sur quelque chose de facilement vérifiable. Les dossiers médicaux existent. Les médecins savent ce qu’ils ont fait. Et pourtant, Trump a menti pendant des semaines, sachant pertinemment que la vérité finirait par émerger. Mais peut-être que c’est justement ça, sa stratégie. Mentir si souvent, si effrontément, que les gens finissent par abandonner l’idée même de vérité. Créer un brouillard si épais que personne ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. C’est épuisant. Et c’est exactement ce qu’il veut.
Section 4 : le regret présidentiel, ou l'art de se victimiser
« J’aurais mieux fait de ne rien faire »
Dans son interview au Wall Street Journal, Trump ne se contente pas d’avouer qu’il a confondu un scanner CT avec une IRM. Il va plus loin. Il exprime des regrets. Mais pas les regrets qu’on pourrait attendre. Pas de remords d’avoir induit le public en erreur. Pas de reconnaissance d’avoir créé de la confusion. Non. Trump regrette d’avoir passé l’examen en premier lieu. « Rétrospectivement, c’est dommage que je l’aie fait parce que ça leur a donné un peu de munitions », déclare-t-il au journal. « J’aurais été bien mieux loti s’ils ne l’avaient pas fait, parce que le fait que je l’aie fait a fait dire aux gens : ‘Oh, est-ce que quelque chose ne va pas?’ Eh bien, rien ne va pas. » Cette déclaration est révélatrice à plusieurs niveaux. D’abord, elle montre que Trump considère la transparence médicale non pas comme une obligation démocratique, mais comme une vulnérabilité politique. Pour lui, passer un examen médical et en parler publiquement n’est pas un acte de responsabilité envers les citoyens qui ont le droit de savoir si leur président est en bonne santé. C’est une erreur tactique qui donne des « munitions » à ses adversaires. Cette vision utilitaire de la transparence est profondément problématique. Elle suggère que Trump ne divulgue des informations sur sa santé que lorsque cela lui est politiquement avantageux, et qu’il regrette de l’avoir fait quand cela se retourne contre lui.
Ensuite, cette déclaration révèle une incapacité fondamentale à assumer la responsabilité de ses propres actions. Trump ne dit pas : « J’aurais dû être plus clair sur le type d’examen que j’ai passé. » Il ne dit pas : « Je regrette d’avoir créé de la confusion. » Il dit : « J’aurais mieux fait de ne rien faire. » En d’autres termes, le problème n’est pas qu’il ait menti ou se soit trompé. Le problème, c’est qu’il a été transparent en premier lieu. Cette logique tordue est typique de Trump. Quand quelque chose tourne mal, ce n’est jamais sa faute. C’est la faute de ceux qui posent des questions, de ceux qui vérifient les faits, de ceux qui osent remettre en question sa version des événements. Dans ce cas, le problème n’est pas qu’il ait affirmé pendant des semaines avoir passé une IRM alors que ce n’était pas le cas. Le problème, c’est que les gens ont remarqué la contradiction et ont posé des questions. Enfin, cette déclaration montre à quel point Trump est obsédé par son image et par la perception publique de sa santé. Il ne regrette pas l’examen lui-même — qui, selon son médecin, n’a révélé aucune anomalie. Il regrette que cet examen ait attiré l’attention sur sa santé, créant des spéculations et des interrogations. Pour Trump, l’idéal serait de ne jamais avoir à parler de sa santé, de ne jamais avoir à se soumettre à un examen, de ne jamais avoir à répondre à des questions sur son âge ou sa condition physique. Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne la démocratie.
La transparence comme arme à double tranchant
L’ironie de la situation est que Trump s’est lui-même piégé. En parlant constamment de son prétendu IRM, en insistant sur la « perfection » des résultats, en promettant de publier les détails, il a créé des attentes qu’il ne pouvait pas satisfaire. Si Trump avait simplement laissé la Maison-Blanche publier un mémo médical standard après sa visite à Walter Reed en octobre, sans fanfare ni déclarations répétées, cette histoire n’aurait probablement jamais pris l’ampleur qu’elle a aujourd’hui. Mais Trump ne peut pas s’empêcher de parler. Il ne peut pas résister à l’envie de se vanter, de se défendre, de contrôler la narration. Et dans ce cas, cette compulsion l’a conduit à créer une histoire qui s’est finalement retournée contre lui. La transparence en matière de santé présidentielle est un sujet délicat. D’un côté, les citoyens ont le droit de savoir si leur président est physiquement et mentalement capable d’exercer ses fonctions. De l’autre, les présidents ont droit à une certaine vie privée médicale, et tous les détails de leur santé ne sont pas nécessairement pertinents pour le public. Le défi est de trouver un équilibre entre ces deux impératifs. Historiquement, cet équilibre a été difficile à atteindre. Certains présidents ont été remarquablement transparents sur leur santé, publiant des rapports médicaux détaillés et répondant ouvertement aux questions. D’autres ont dissimulé des problèmes de santé graves, parfois avec la complicité de leurs médecins et de leur entourage.
Franklin D. Roosevelt a caché l’étendue de sa paralysie au public américain. John F. Kennedy a dissimulé ses nombreux problèmes de santé et sa dépendance aux médicaments. Ronald Reagan a minimisé les signes précoces de sa maladie d’Alzheimer. Plus récemment, Joe Biden a fait face à des accusations de dissimulation concernant son déclin cognitif, des accusations qui ont finalement contribué à sa décision de ne pas se représenter. Trump, pour sa part, a toujours eu une approche erratique de la transparence médicale. Pendant sa première campagne présidentielle en 2016, il a publié une lettre de son médecin personnel affirmant qu’il serait « le président le plus en forme de l’histoire » — une déclaration si hyperbolique qu’elle a immédiatement suscité le scepticisme. Plus tard, ce même médecin a admis que Trump avait dicté la lettre lui-même. Pendant sa présidence, Trump a été hospitalisé pour le COVID-19 en 2020, et les détails de son état ont été soigneusement contrôlés par la Maison-Blanche, créant une confusion considérable sur la gravité de sa maladie. Maintenant, avec cette affaire de scanner CT présenté comme une IRM, Trump continue dans la même veine : contrôle de l’information, manipulation de la narration, et victimisation quand les choses ne se passent pas comme prévu. Cette approche ne sert ni Trump ni le public. Elle crée de la méfiance, alimente les spéculations et érode la crédibilité de toute information médicale future que la Maison-Blanche pourrait publier.
Je suis fatigué de cette victimisation constante. Trump ment, se fait prendre, et se plaint ensuite d’être persécuté. C’est un schéma qui se répète encore et encore, sur tous les sujets, dans tous les contextes. Et à chaque fois, ses partisans le croient, le défendent, attaquent ceux qui osent pointer les contradictions. C’est un cycle épuisant qui ne mène nulle part, sauf vers une érosion toujours plus profonde de la vérité et de la confiance. Et le pire, c’est que ça marche. Parce qu’à force de mentir, de se contredire, de créer du chaos, Trump a réussi à fatiguer tout le monde. Et des gens fatigués sont des gens qui abandonnent, qui cessent de vérifier, qui acceptent n’importe quoi.
Section 5 : l'aspirine, cette obsession dangereuse
Une dose excessive depuis 25 ans
L’interview de Trump au Wall Street Journal ne se limite pas à la confusion entre scanner et IRM. Elle révèle également des détails troublants sur ses habitudes médicales, en particulier sa consommation d’aspirine. Trump a admis qu’il prend une dose quotidienne d’aspirine supérieure à ce que ses médecins recommandent, et ce depuis 25 ans. « Ils disent que l’aspirine est bonne pour fluidifier le sang, et je ne veux pas de sang épais qui coule dans mon cœur », explique Trump au journal. « Je veux du sang fin et agréable qui coule dans mon cœur. Ça a du sens? » Cette déclaration, aussi candide soit-elle, soulève plusieurs préoccupations médicales. L’aspirine est effectivement utilisée comme anticoagulant pour réduire le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral chez les personnes à risque cardiovasculaire élevé. Cependant, la dose recommandée varie selon les individus, et une dose excessive peut entraîner des effets secondaires graves, notamment des saignements gastro-intestinaux, des ulcères, et une augmentation du risque d’hémorragie cérébrale. Le fait que Trump admette prendre plus d’aspirine que recommandé par ses médecins est préoccupant. Cela suggère qu’il prend des décisions médicales basées sur ses propres croyances plutôt que sur les conseils de professionnels de la santé. Trump a déclaré être « un peu superstitieux » à propos de sa dose d’aspirine, expliquant qu’il la prend depuis si longtemps qu’il ne veut pas changer, même si ses médecins le lui conseillent.
Cette approche superstitieuse de la médecine est troublante pour un président de 79 ans. La médecine n’est pas une question de superstition ou de rituels personnels. C’est une science basée sur des preuves, des études, des recommandations élaborées par des experts. Ignorer les conseils médicaux parce qu’on est « superstitieux » est une attitude dangereuse, surtout pour quelqu’un dans la position de Trump. Le docteur Barbabella n’a pas publiquement commenté la dose d’aspirine de Trump, mais il est clair que les médecins du président ont tenté de le convaincre de réduire sa consommation. Le fait que Trump ait refusé suggère une dynamique problématique où le patient — même s’il est le président des États-Unis — pense en savoir plus que ses médecins. Cette attitude n’est pas unique à Trump. De nombreuses personnes, en particulier celles qui ont vécu longtemps avec certaines habitudes, résistent aux changements recommandés par leurs médecins. Mais dans le cas d’un président, cette résistance prend une dimension différente. Si Trump ne peut pas suivre les conseils médicaux de base concernant sa dose d’aspirine, quelles autres recommandations ignore-t-il? Quels autres aspects de sa santé gère-t-il selon ses propres croyances plutôt que selon les meilleures pratiques médicales? Ces questions sont d’autant plus pertinentes que Trump a montré des signes visibles de problèmes de santé ces derniers mois.
Les ecchymoses visibles et les explications bancales
Les ecchymoses sur les mains de Trump ont fait l’objet de nombreuses spéculations au cours des derniers mois. Des photos le montrant avec des marques violacées ou brunâtres sur les mains ont circulé sur les réseaux sociaux, alimentant les théories sur d’éventuels problèmes de coagulation, de fragilité vasculaire ou d’autres conditions médicales. La Maison-Blanche a tenté de minimiser ces préoccupations, attribuant les ecchymoses à des « poignées de main fréquentes » et à l’utilisation d’aspirine. Dans un mémo publié en été 2025, le docteur Barbabella a écrit : « Ceci est cohérent avec une irritation mineure des tissus mous due aux poignées de main fréquentes et à l’utilisation d’aspirine, qui est prise dans le cadre d’un régime standard de prévention cardiovasculaire. » Cette explication, bien que plausible, soulève plus de questions qu’elle n’en résout. Les poignées de main, même fréquentes, causent rarement des ecchymoses visibles chez des personnes en bonne santé. Le fait que Trump développe des ecchymoses si facilement suggère une fragilité vasculaire accrue, possiblement exacerbée par sa consommation excessive d’aspirine. L’aspirine, en fluidifiant le sang, rend effectivement les ecchymoses plus faciles à développer et plus lentes à guérir. Mais des ecchymoses aussi prononcées et fréquentes pourraient également indiquer d’autres problèmes sous-jacents, comme une carence en vitamines, des troubles de la coagulation, ou des effets secondaires d’autres médicaments.
Le fait que Trump refuse de réduire sa dose d’aspirine malgré ces ecchymoses visibles est particulièrement préoccupant. Cela suggère qu’il privilégie ses propres croyances sur ce qui est bon pour sa santé plutôt que les preuves physiques et les conseils médicaux. Cette obstination pourrait avoir des conséquences graves. Une consommation excessive d’aspirine, combinée à d’autres facteurs de risque comme l’âge, l’obésité et le manque d’exercice, augmente significativement le risque de saignements internes, d’ulcères gastro-intestinaux et d’hémorragies cérébrales. Ces risques ne sont pas théoriques. Ils sont réels et documentés. Et pourtant, Trump continue à prendre plus d’aspirine que recommandé, guidé par une superstition plutôt que par la science. Au-delà des ecchymoses, il y a eu d’autres signes visibles de problèmes de santé potentiels. En été 2025, Trump a été diagnostiqué avec une insuffisance veineuse chronique, une condition bénigne mais révélatrice qui affecte la circulation sanguine dans les jambes. Cette condition a été découverte après que Trump ait remarqué un gonflement dans ses jambes. Bien que Barbabella ait assuré que l’examen n’avait révélé aucune preuve de thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle, le diagnostic d’insuffisance veineuse chronique est cohérent avec le profil de risque de Trump : âge avancé, manque d’exercice, position assise prolongée. Trump a admis avoir essayé des chaussettes de compression pour traiter le gonflement, mais il les a rapidement abandonnées. « Je ne les aimais pas », a-t-il déclaré au Wall Street Journal, ajoutant qu’il avait commencé à marcher davantage et que la situation s’était améliorée.
Cette obstination à ignorer les conseils médicaux me laisse perplexe. Trump a accès aux meilleurs médecins du pays, à des ressources médicales illimitées, à des technologies de pointe. Et pourtant, il choisit de suivre ses propres instincts, ses propres superstitions, ses propres croyances. C’est son droit, bien sûr. Mais c’est aussi profondément irresponsable pour quelqu’un qui occupe la fonction la plus importante du pays. Parce que sa santé n’est pas qu’une affaire personnelle. Elle affecte sa capacité à gouverner, à prendre des décisions, à représenter le pays. Et si Trump ne peut pas faire confiance à ses propres médecins sur quelque chose d’aussi simple qu’une dose d’aspirine, comment peut-on lui faire confiance sur des décisions bien plus complexes?
Section 6 : les signes qui ne trompent pas
Les yeux qui se ferment en public
Au-delà des ecchymoses et des problèmes circulatoires, Trump a été observé à plusieurs reprises en train de fermer les yeux lors d’événements publics, donnant l’impression de somnoler ou de perdre le fil. Ces incidents ont été largement commentés sur les réseaux sociaux et dans les médias, alimentant les spéculations sur sa fatigue, son âge et sa capacité à rester concentré pendant de longues périodes. L’un des exemples les plus notables s’est produit lors d’une réunion du Cabinet en décembre 2025. Des vidéos montrant Trump les yeux fermés pendant que d’autres membres du Cabinet parlaient ont fait le tour d’Internet, suscitant des comparaisons avec les incidents similaires impliquant Joe Biden. Un autre incident s’est produit lors d’une annonce en novembre concernant la réduction du coût des médicaments pour la perte de poids. Là encore, Trump a été filmé les yeux fermés, apparemment déconnecté de ce qui se passait autour de lui. Face à ces critiques, Trump a offert une explication pour le moins surprenante dans son interview au Wall Street Journal. « Je ferme juste les yeux. C’est très relaxant pour moi », a-t-il déclaré. « Parfois, ils prennent une photo de moi en train de cligner des yeux, et ils me capturent avec le clignement. » Cette explication — que les photos le montrent simplement en train de cligner des yeux — est difficile à croire compte tenu de la durée et de la fréquence de ces incidents. Un clignement dure une fraction de seconde. Les vidéos montrant Trump les yeux fermés durent plusieurs secondes, voire plus longtemps.
Le Wall Street Journal rapporte que le personnel de la Maison-Blanche a conseillé à Trump d’essayer de garder les yeux ouverts lors d’événements publics, une recommandation qui suggère que même son entourage reconnaît que ce comportement est problématique. De plus, la cheffe de cabinet Susie Wiles aurait demandé aux membres du Cabinet de raccourcir leurs présentations, apparemment pour maintenir l’attention de Trump. Ces ajustements sont révélateurs. Ils suggèrent que Trump a du mal à rester concentré pendant de longues périodes, et que son équipe doit adapter les événements et les réunions pour accommoder ses limitations. C’est une reconnaissance implicite que quelque chose ne va pas, même si personne ne veut l’admettre ouvertement. Mehmet Oz, l’administrateur des Centers for Medicare & Medicaid Services qui était présent lors de l’événement de novembre où Trump a semblé s’assoupir, a offert sa propre interprétation. Il a déclaré au Wall Street Journal qu’il pensait que Trump s’était simplement ennuyé. « Il s’ennuyait », a dit Oz, comme si cela expliquait ou excusait le comportement. Mais même si Trump s’ennuyait, est-ce acceptable pour un président de fermer les yeux et de se déconnecter lors d’événements publics importants? Est-ce le comportement qu’on attend d’un leader de 79 ans qui insiste sur le fait que sa santé est « parfaite »?
Le gonflement des jambes et les chaussettes de compression
Le diagnostic d’insuffisance veineuse chronique de Trump en été 2025 a ajouté une autre pièce au puzzle de sa santé. Cette condition, bien que bénigne selon le docteur Barbabella, est révélatrice des défis physiques auxquels Trump fait face à 79 ans. L’insuffisance veineuse chronique se produit lorsque les veines des jambes ont du mal à renvoyer le sang vers le cœur, entraînant une accumulation de sang dans les jambes et provoquant un gonflement, une lourdeur et parfois des douleurs. C’est une condition courante chez les personnes âgées, en particulier celles qui passent beaucoup de temps assises ou debout, qui sont en surpoids, ou qui manquent d’exercice régulier. Trump coche toutes ces cases. Il passe de longues heures assis à son bureau, dans des réunions, ou en déplacement. Il est en surpoids, un fait qu’il a lui-même reconnu à plusieurs reprises. Et il évite l’exercice traditionnel, préférant le golf comme seule forme d’activité physique. Le traitement standard pour l’insuffisance veineuse chronique comprend des chaussettes de compression, une élévation régulière des jambes, une augmentation de l’activité physique et, dans certains cas, des médicaments ou des interventions chirurgicales. Trump a admis avoir essayé les chaussettes de compression, mais il les a rapidement abandonnées parce qu’il ne les aimait pas. Cette décision, bien que compréhensible d’un point de vue de confort personnel, est médicalement contre-productive.
Les chaussettes de compression sont l’un des traitements les plus efficaces pour l’insuffisance veineuse chronique. Elles aident à améliorer la circulation sanguine, à réduire le gonflement et à prévenir les complications potentielles comme les ulcères veineux ou les caillots sanguins. En refusant de les porter, Trump choisit le confort immédiat au détriment de sa santé à long terme. Trump a déclaré au Wall Street Journal qu’il avait commencé à marcher davantage et que le gonflement s’était amélioré. C’est une bonne nouvelle, et cela montre que Trump est capable de faire des changements positifs quand il le veut. Mais cela soulève également la question : pourquoi a-t-il fallu un diagnostic médical pour que Trump commence à marcher davantage? Pourquoi n’a-t-il pas adopté ces habitudes plus tôt, avant que les problèmes ne se manifestent? La réponse, probablement, est que Trump n’aime pas l’exercice. Il l’a dit explicitement dans son interview. « Je n’aime tout simplement pas ça. C’est ennuyeux », a-t-il déclaré en parlant de l’exercice sur tapis roulant. « Marcher ou courir sur un tapis roulant pendant des heures et des heures comme certaines personnes le font, ce n’est pas pour moi. » Cette aversion pour l’exercice est compréhensible — beaucoup de gens trouvent l’exercice ennuyeux — mais elle est aussi problématique pour quelqu’un de l’âge de Trump avec ses facteurs de risque cardiovasculaire. L’exercice régulier est l’une des meilleures façons de maintenir la santé cardiovasculaire, de contrôler le poids, d’améliorer la circulation et de réduire le risque de nombreuses maladies chroniques.
Je regarde Trump refuser les chaussettes de compression, ignorer les conseils sur l’aspirine, éviter l’exercice, et je me demande : à quel point est-il sérieux quand il dit que sa santé est « parfaite »? Parce que quelqu’un dont la santé est vraiment parfaite n’a pas besoin de chaussettes de compression. Quelqu’un dont la santé est vraiment parfaite ne développe pas d’ecchymoses à chaque poignée de main. Quelqu’un dont la santé est vraiment parfaite ne ferme pas les yeux lors de réunions importantes. La vérité, c’est que Trump vieillit. Comme nous tous. Et il fait face aux défis physiques qui viennent avec l’âge. Ce n’est pas une honte. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la réalité humaine. Mais au lieu de l’accepter avec grâce et transparence, Trump nie, ment, se victimise. Et ça, c’est épuisant.
Section 7 : la Maison-Blanche en mode contrôle des dégâts
Karoline Leavitt et la défense agressive
Face aux révélations sur la confusion entre scanner CT et IRM, la Maison-Blanche a adopté sa stratégie habituelle : la défense agressive et la contre-attaque. La porte-parole Karoline Leavitt a publié une déclaration affirmant que Trump et ses médecins ont « toujours maintenu » qu’il avait reçu une « imagerie avancée », tentant ainsi de minimiser la contradiction entre les déclarations répétées de Trump sur l’IRM et la réalité du scanner CT. « Des détails supplémentaires sur l’imagerie ont été divulgués par le président lui-même, parce qu’il continue d’être le président le plus transparent et ouvert de l’histoire et n’a rien à cacher, contrairement à son prédécesseur Joe Biden, qui s’est caché de la presse et a menti sur son déclin physique et mental évident », a déclaré Leavitt dans un communiqué. Cette déclaration est remarquable à plusieurs égards. D’abord, elle tente de réécrire l’histoire en affirmant que Trump a « toujours » parlé d' »imagerie avancée », alors que les enregistrements vidéo et les transcriptions montrent clairement qu’il a parlé spécifiquement d’IRM à de nombreuses reprises. C’est un exemple classique de gaslighting — nier une réalité observable et tenter de convaincre les gens que leurs propres souvenirs et perceptions sont incorrects. Ensuite, la déclaration fait de Trump « le président le plus transparent et ouvert de l’histoire », une affirmation qui défie toute analyse factuelle. Trump a refusé de publier ses déclarations de revenus pendant des années. Il a combattu les assignations à comparaître et les demandes de documents. Il a limité l’accès de la presse à la Maison-Blanche. Et maintenant, il a menti sur un examen médical pendant des semaines.
Enfin, la déclaration attaque Biden, transformant une question légitime sur la santé de Trump en une attaque partisane contre son prédécesseur. C’est une tactique de diversion classique : quand on vous pose une question embarrassante, changez de sujet et attaquez quelqu’un d’autre. Cette approche peut être efficace politiquement — elle mobilise la base, détourne l’attention, crée de la confusion — mais elle ne répond pas à la question fondamentale : pourquoi Trump a-t-il menti sur son examen médical? La défense de Leavitt repose sur l’idée que Trump a simplement fourni « des détails supplémentaires » sur son imagerie, comme s’il s’agissait d’une clarification progressive plutôt que d’une contradiction flagrante. Mais les faits sont clairs. Trump n’a pas progressivement clarifié le type d’examen qu’il avait passé. Il a affirmé pendant des semaines avoir passé une IRM, puis il a admis que c’était en fait un scanner CT. Ce n’est pas une clarification. C’est une correction. Ou, pour être plus direct, c’est un aveu que ce qu’il avait dit auparavant n’était pas vrai. La stratégie de communication de la Maison-Blanche dans cette affaire révèle une approche plus large de la gestion de l’information : nier, dévier, attaquer. Nier la contradiction. Dévier vers d’autres sujets. Attaquer ceux qui posent des questions. Cette approche peut fonctionner à court terme, mais elle érode la crédibilité à long terme. Chaque fois que la Maison-Blanche est prise en train de mentir ou de déformer la vérité, il devient plus difficile de croire ses déclarations futures.
Le docteur Barbabella et ses mémos rassurants
Le docteur Sean Barbabella, médecin personnel de Trump et capitaine de la marine américaine, a joué un rôle central dans cette saga médicale. C’est lui qui a effectué les examens de Trump à Walter Reed en octobre 2025. C’est lui qui a publié les mémos rassurants sur la santé du président. Et c’est lui qui a finalement confirmé au Wall Street Journal que Trump avait passé un scanner CT, pas une IRM. Dans une déclaration à CBS News, Barbabella a expliqué : « Le président Trump a accepté de rencontrer le personnel et les soldats de l’hôpital médical militaire Walter Reed en octobre. Afin de maximiser le temps du président à l’hôpital, nous lui avons recommandé de subir une autre évaluation physique de routine pour assurer une santé optimale continue. Dans le cadre de cet examen, nous avons demandé au président s’il accepterait de subir une imagerie avancée — soit une IRM, soit un scanner CT — pour écarter définitivement tout problème cardiovasculaire. Le président a accepté, et notre équipe de consultants a effectué un scanner CT. Comme nous l’avons révélé dans le rapport post-examen, l’imagerie avancée était parfaitement normale et n’a révélé absolument aucune anomalie. » Cette explication soulève plusieurs questions. D’abord, pourquoi les médecins ont-ils proposé « soit une IRM, soit un scanner CT » comme s’il s’agissait d’options interchangeables? Ces deux examens servent des objectifs différents et examinent des aspects différents de la santé. Une IRM serait plus appropriée pour examiner le cerveau ou les tissus mous, tandis qu’un scanner CT est plus adapté pour les problèmes cardiovasculaires et structurels.
Ensuite, si les médecins voulaient « écarter définitivement tout problème cardiovasculaire », pourquoi ont-ils même mentionné l’IRM comme option? Cela suggère soit une communication médicale confuse, soit une tentative de donner à Trump le choix entre deux examens qui ne sont pas vraiment équivalents. Enfin, pourquoi Barbabella n’a-t-il pas corrigé Trump quand celui-ci a commencé à parler publiquement d’IRM? En tant que médecin du président, Barbabella avait la responsabilité de s’assurer que les informations médicales communiquées au public étaient exactes. Son silence pendant des semaines, alors que Trump répétait une information incorrecte, soulève des questions sur son rôle et ses priorités. Est-il d’abord un médecin, dont la responsabilité est envers la vérité médicale et la santé de son patient? Ou est-il d’abord un employé de la Maison-Blanche, dont la responsabilité est de protéger l’image du président? Les mémos de Barbabella ont été systématiquement rassurants, utilisant des termes comme « parfaitement normal », « santé exceptionnelle » et « parfaitement adapté pour exercer ses fonctions de commandant en chef ». Ces formulations sont remarquablement similaires à celles utilisées par les médecins de Trump lors de sa première présidence, qui ont également été critiquées pour leur ton hyperbolique et leur manque de détails spécifiques. Un rapport médical crédible fournirait des données concrètes : pression artérielle, fréquence cardiaque, taux de cholestérol, résultats de tests spécifiques. Au lieu de cela, les mémos de Barbabella offrent des assurances générales sans beaucoup de substance factuelle.
Je me demande ce que ressent Barbabella dans tout ça. Est-il mal à l’aise avec le fait que Trump ait menti pendant des semaines sur le type d’examen qu’il avait passé? A-t-il essayé de corriger le président en privé? Ou a-t-il simplement laissé faire, sachant que contredire Trump publiquement pourrait lui coûter son poste? C’est une position impossible pour un médecin. D’un côté, il a un serment d’Hippocrate, une obligation éthique envers la vérité et la santé de son patient. De l’autre, il travaille pour un président qui n’hésite pas à mentir et qui n’apprécie pas d’être contredit. Comment naviguer dans cette tension? Je ne sais pas. Mais je sais que le silence de Barbabella pendant des semaines, alors que Trump répétait une information fausse, n’est pas un bon signe.
Section 8 : l'âge, ce tabou présidentiel
79 ans et la comparaison avec Biden
À 79 ans, Donald Trump est le président le plus âgé de l’histoire américaine au moment de son investiture pour ce second mandat. C’est un fait incontournable qui colore toutes les discussions sur sa santé et sa capacité à gouverner. L’âge de Trump est devenu un sujet sensible, en partie parce que lui-même en a fait une arme politique contre Joe Biden. Pendant des années, Trump a attaqué Biden sur son âge, sa vitalité, ses capacités cognitives. Il a suggéré que Biden était trop vieux, trop fatigué, trop confus pour être président. Il a amplifié chaque faux pas, chaque hésitation, chaque moment de confusion de Biden comme preuve de son déclin. Ces attaques ont été efficaces. Elles ont contribué à créer une perception publique de Biden comme un leader affaibli, incapable de gérer les exigences de la présidence. Cette perception a joué un rôle dans la décision de Biden de ne pas se représenter en 2024, ouvrant la voie au retour de Trump. Mais maintenant, Trump fait face aux mêmes questions qu’il a posées à Biden. À 79 ans, est-il trop vieux pour être président? A-t-il l’énergie, la concentration, la clarté mentale nécessaires pour gérer les crises, prendre des décisions critiques, représenter le pays sur la scène mondiale? Les signes de vieillissement sont là. Les yeux qui se ferment lors de réunions. Les ecchymoses sur les mains. Le gonflement des jambes. La nécessité de raccourcir les réunions et d’adapter l’emploi du temps. Ce sont tous des indicateurs que Trump, comme tout être humain de son âge, fait face aux défis physiques du vieillissement.
Mais Trump refuse d’admettre ces réalités. Dans son interview au Wall Street Journal, il a insisté sur le fait que sa santé est « parfaite », que son énergie est illimitée, que son âge n’est pas un problème. « Ma santé est parfaite », a-t-il déclaré. « Parlons encore de la santé pour la 25e fois. » Cette défensive trahit une sensibilité sur le sujet. Si Trump était vraiment confiant dans sa santé, il n’aurait pas besoin de le répéter constamment. Il pourrait simplement publier des rapports médicaux détaillés et laisser les faits parler d’eux-mêmes. Mais au lieu de cela, il insiste, se défend, attaque ceux qui posent des questions. La comparaison avec Biden est inévitable, mais elle est aussi révélatrice. Biden a fait face à des critiques intenses sur son âge et sa santé, critiques que Trump a activement alimentées. Maintenant, Trump fait face aux mêmes critiques, et il réagit avec la même défensive que Biden. La différence est que Trump a passé des années à établir l’âge comme un critère de disqualification présidentielle. Il a créé un standard qu’il doit maintenant respecter lui-même. Et il échoue. Les incidents de somnolence, les problèmes de santé visibles, les contradictions sur ses examens médicaux — tout cela crée une image d’un président vieillissant qui lutte pour maintenir l’apparence de vitalité qu’il a lui-même établie comme nécessaire. C’est une ironie cruelle, mais c’est aussi une réalité politique que Trump doit affronter.
La génétique comme bouclier rhétorique
Face aux questions sur son âge et sa santé, Trump a une réponse favorite : la génétique. « La génétique est très importante », a-t-il déclaré au Wall Street Journal. « Et j’ai une très bonne génétique. » Cette affirmation — que ses gènes le protègent des effets du vieillissement — est devenue un élément central de la défense de Trump contre les critiques sur sa santé. Il attribue son énergie, sa vitalité et sa longévité à l’héritage génétique de ses parents. C’est une explication séduisante. Elle suggère que Trump est naturellement supérieur, que son corps est intrinsèquement plus résistant, plus fort, plus durable que celui des autres. C’est aussi une explication qui le déresponsabilise de prendre soin de sa santé. Si tout est une question de génétique, alors ses choix de vie — son alimentation, son manque d’exercice, sa consommation excessive d’aspirine — n’ont pas vraiment d’importance. Ses gènes le protégeront quoi qu’il fasse. Mais cette vision est médicalement simpliste. Oui, la génétique joue un rôle dans la santé et la longévité. Certaines personnes sont génétiquement prédisposées à vivre plus longtemps, à résister mieux aux maladies, à maintenir leur vitalité plus longtemps. Mais la génétique n’est qu’une partie de l’équation. Les choix de vie — alimentation, exercice, gestion du stress, habitudes de sommeil — jouent un rôle tout aussi important, sinon plus, dans la santé à long terme. Trump semble croire que sa génétique lui donne un laissez-passer pour ignorer les recommandations médicales de base. Il peut manger ce qu’il veut, éviter l’exercice, prendre trop d’aspirine, refuser les chaussettes de compression — tout ira bien parce qu’il a de « bons gènes ».
Cette attitude est dangereuse. Elle crée une fausse confiance qui peut conduire à négliger des problèmes de santé réels jusqu’à ce qu’ils deviennent graves. Et elle envoie un message terrible au public : que la santé est une question de chance génétique plutôt que de choix et de responsabilité personnelle. De plus, l’affirmation de Trump sur sa « bonne génétique » est difficile à vérifier. Ses parents ont vécu relativement longtemps — sa mère est décédée à 88 ans, son père à 93 ans — ce qui suggère effectivement une certaine longévité familiale. Mais la longévité n’est pas le seul indicateur de « bonne génétique ». La qualité de vie, l’absence de maladies chroniques, la santé cognitive — tous ces facteurs sont également importants. Et sur ces points, nous n’avons pas assez d’informations pour évaluer la « génétique » de Trump. Ce qui est clair, c’est que Trump utilise la génétique comme un bouclier rhétorique contre les critiques. Quand on lui pose des questions sur sa santé, il invoque ses gènes. Quand on lui demande pourquoi il n’exerce pas, il dit que ses gènes le protègent. Quand on s’inquiète de son âge, il répond que sa génétique le rend différent des autres personnes de 79 ans. C’est une stratégie de communication efficace — elle est simple, mémorable, et elle flatte l’ego de Trump. Mais c’est aussi une stratégie qui évite les vraies questions sur sa santé actuelle et sa capacité à exercer les fonctions présidentielles.
Cette obsession avec la génétique me dérange. Pas parce que la génétique n’est pas importante — elle l’est — mais parce que Trump l’utilise comme une excuse pour ne pas prendre soin de lui-même. C’est une forme de déni, une façon de se convaincre que les règles normales ne s’appliquent pas à lui. Et peut-être que c’est vrai. Peut-être que Trump a effectivement une génétique exceptionnelle qui lui permet de vivre jusqu’à 100 ans malgré son alimentation, son manque d’exercice et ses habitudes médicales douteuses. Mais peut-être pas. Et le problème, c’est que nous ne le saurons que quand il sera trop tard. Quand un problème de santé grave se manifestera. Quand les gènes ne suffiront plus à compenser les décennies de négligence. Et à ce moment-là, ce ne sera pas seulement la santé de Trump qui sera en jeu. Ce sera la stabilité du pays, la continuité du gouvernement, la sécurité nationale. Parce que la santé d’un président n’est pas qu’une affaire personnelle. C’est une affaire d’État.
Section 9 : un emploi du temps réaménagé
Les matinées tardives et les réunions raccourcies
L’interview de Trump au Wall Street Journal a révélé des détails intéressants sur son emploi du temps quotidien, des détails qui suggèrent que son équipe a dû faire des ajustements pour accommoder ses besoins et ses limitations. Trump a expliqué qu’il commence sa journée tôt dans un bureau situé dans la résidence de la Maison-Blanche, mais qu’il ne descend au Bureau Ovale que vers 10 heures du matin. Il y travaille ensuite jusqu’à 19 ou 20 heures. Ce rythme — commencer tard le matin, travailler tard le soir — n’est pas inhabituel pour Trump. Il a toujours été connu pour être un oiseau de nuit, préférant travailler tard et se lever plus tard le matin. Mais dans le contexte des préoccupations sur sa santé et son énergie, cet emploi du temps prend une signification différente. Il suggère que Trump a besoin de plus de temps le matin pour se préparer, pour se réveiller complètement, pour être prêt à affronter la journée. Ce n’est pas nécessairement un problème — beaucoup de gens fonctionnent mieux plus tard dans la journée — mais c’est un changement par rapport aux présidents précédents qui commençaient généralement leurs journées beaucoup plus tôt. Plus révélateur encore est l’admission de Trump qu’il a demandé à son personnel de modifier son emploi du temps pour avoir « moins de réunions, mais plus importantes » auxquelles il peut accorder plus d’attention. Cette déclaration suggère que Trump avait du mal à gérer un emploi du temps chargé avec de nombreuses réunions, et qu’il a besoin de plus de temps et d’espace pour se concentrer sur chaque engagement.
Le Wall Street Journal rapporte également que la cheffe de cabinet Susie Wiles a demandé aux membres du Cabinet de raccourcir leurs présentations. Cette demande est particulièrement révélatrice. Elle suggère que Trump a du mal à maintenir son attention pendant de longues présentations, et que son équipe doit adapter le format des réunions pour s’assurer qu’il reste engagé. Ce sont tous des ajustements raisonnables pour quelqu’un de 79 ans. Avec l’âge, la capacité d’attention peut diminuer, la fatigue peut s’installer plus rapidement, et le besoin de pauses et de temps de récupération augmente. Il n’y a rien de honteux à cela. C’est une réalité humaine normale. Le problème est que Trump refuse d’admettre ces réalités. Il insiste sur le fait que sa santé est « parfaite », que son énergie est illimitée, qu’il n’a aucun problème. Mais en même temps, son emploi du temps est réaménagé, ses réunions sont raccourcies, son équipe doit faire des ajustements pour accommoder ses besoins. Cette contradiction entre les déclarations publiques de Trump et les ajustements privés de son équipe crée une dissonance cognitive. Soit Trump dit la vérité et ces ajustements sont inutiles. Soit ces ajustements sont nécessaires, et Trump ne dit pas la vérité sur sa santé et son énergie. On ne peut pas avoir les deux. Le Journal rapporte également que Trump a passé environ deux semaines à Mar-a-Lago, sa résidence en Floride qu’il appelle la « Maison-Blanche d’hiver », pendant les vacances de Noël et du Nouvel An. Ce temps loin de Washington était apparemment conseillé par son personnel pour lui permettre de se reposer et de se ressourcer.
Mar-a-Lago, la « Maison-Blanche d’hiver »
Mar-a-Lago, le club privé de Trump en Floride, est devenu un élément central de sa présidence. Trump y passe régulièrement du temps, mélangeant affaires gouvernementales et loisirs personnels dans un cadre luxueux et contrôlé. Il appelle Mar-a-Lago la « Maison-Blanche d’hiver », une désignation qui suggère qu’il considère sa résidence floridienne comme un centre de pouvoir équivalent à la Maison-Blanche elle-même. Cette habitude de passer du temps à Mar-a-Lago n’est pas nouvelle. Pendant sa première présidence, Trump y a passé de nombreux week-ends et vacances, souvent au grand dam de ses critiques qui soulignaient le coût pour les contribuables et les problèmes de sécurité associés à la gestion d’un club privé comme lieu de travail présidentiel. Mais dans le contexte actuel, les séjours de Trump à Mar-a-Lago prennent une signification différente. Ils suggèrent un besoin de s’éloigner de Washington, de se reposer dans un environnement familier et confortable, de ralentir le rythme. Le fait que son personnel ait conseillé ce séjour prolongé pendant les vacances suggère qu’ils reconnaissent que Trump a besoin de pauses régulières pour maintenir son énergie et sa concentration. Encore une fois, ce n’est pas nécessairement un problème. Tous les présidents ont besoin de temps de repos. La présidence est un travail épuisant, et personne ne peut maintenir un rythme intense 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans pause. Mais la question est de savoir si Trump prend plus de temps de repos que ses prédécesseurs, et si ce besoin accru de repos est lié à son âge et à sa santé.
Les critiques de Trump ont souligné qu’il semble passer plus de temps à Mar-a-Lago et sur les terrains de golf que ses prédécesseurs récents. Pendant sa première présidence, Trump a joué au golf plus de 300 fois, souvent sur ses propres terrains, ce qui a généré des revenus pour ses entreprises tout en soulevant des questions sur les conflits d’intérêts. Maintenant, dans son second mandat, Trump continue cette habitude. Il joue régulièrement au golf, passe du temps à Mar-a-Lago, et maintient un emploi du temps qui lui permet de se reposer et de se ressourcer. Ses défenseurs disent que c’est ainsi que Trump fonctionne le mieux, qu’il a besoin de ces pauses pour rester énergique et concentré. Ses critiques disent que c’est un signe qu’il n’a pas l’endurance nécessaire pour gérer les exigences de la présidence. La vérité est probablement quelque part entre les deux. Trump a toujours eu un style de travail non conventionnel. Il n’est pas un président qui passe 12 heures par jour dans le Bureau Ovale à lire des rapports et à assister à des réunions. Il préfère un style plus informel, avec des conversations téléphoniques, des réunions courtes, et beaucoup de temps pour regarder les nouvelles et tweeter (ou poster sur Truth Social). Ce style a fonctionné pour lui dans le passé, et il continue à fonctionner maintenant. Mais la question est de savoir si ce style est suffisant pour gérer les crises complexes et les défis multiples auxquels un président doit faire face. Et si les ajustements récents à son emploi du temps — les matinées plus tardives, les réunions raccourcies, les séjours prolongés à Mar-a-Lago — sont des signes qu’il a besoin de plus de soutien et d’accommodations qu’auparavant.
Je ne critique pas Trump pour avoir besoin de repos. Nous en avons tous besoin. À 79 ans, il est normal d’avoir besoin de plus de temps pour récupérer, de pauses plus fréquentes, d’un rythme moins intense. Ce qui me dérange, c’est le mensonge. L’insistance que tout va parfaitement bien alors que son emploi du temps est réaménagé, que ses réunions sont raccourcies, que son équipe doit faire des ajustements constants. Pourquoi ne pas simplement admettre la réalité? Pourquoi ne pas dire : « Oui, j’ai 79 ans. Oui, je dois adapter mon rythme. Mais je suis toujours capable de faire le travail. » Ce serait honnête. Ce serait humain. Ce serait respectable. Mais non. Au lieu de cela, nous avons ce théâtre constant où Trump prétend être surhumain pendant que son équipe travaille dans les coulisses pour accommoder ses limitations. C’est épuisant. Et c’est inutile.
Section 10 : l'exercice physique, cette corvée insupportable
Le golf comme seule activité
L’attitude de Trump envers l’exercice physique est bien documentée : il ne l’aime pas. Dans son interview au Wall Street Journal, Trump a été explicite sur ce point. « Je n’aime tout simplement pas ça. C’est ennuyeux », a-t-il déclaré en parlant de l’exercice traditionnel. « Marcher ou courir sur un tapis roulant pendant des heures et des heures comme certaines personnes le font, ce n’est pas pour moi. » Cette aversion pour l’exercice n’est pas nouvelle. Trump a longtemps exprimé son scepticisme envers l’exercice, allant jusqu’à suggérer dans le passé que le corps humain a une quantité finie d’énergie et que l’exercice épuise cette réserve. Cette théorie, bien sûr, n’a aucun fondement scientifique. En réalité, l’exercice régulier augmente l’énergie, améliore la santé cardiovasculaire, renforce les muscles et les os, et réduit le risque de nombreuses maladies chroniques. Pour quelqu’un de l’âge de Trump, avec ses facteurs de risque cardiovasculaire, l’exercice régulier devrait être une priorité. Mais Trump préfère le golf. C’est sa seule forme d’activité physique régulière, et il en parle comme d’un passe-temps plutôt que comme d’un exercice. Le golf, bien sûr, peut être une forme d’exercice modérée, surtout si on marche le parcours plutôt que d’utiliser une voiturette. Mais Trump utilise généralement une voiturette, ce qui réduit considérablement les bénéfices physiques de l’activité. De plus, le golf n’offre pas le type d’exercice cardiovasculaire intense que les médecins recommandent pour maintenir la santé cardiaque.
L’American Heart Association recommande au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée ou 75 minutes d’activité aérobique d’intensité vigoureuse par semaine pour les adultes. Le golf, surtout avec une voiturette, ne répond probablement pas à ces recommandations. Trump aurait besoin d’ajouter d’autres formes d’exercice — marche rapide, natation, vélo, ou même simplement marcher sur un tapis roulant — pour atteindre les niveaux d’activité recommandés. Mais il refuse. Parce que c’est « ennuyeux ». Cette attitude est compréhensible d’un point de vue humain. Beaucoup de gens trouvent l’exercice ennuyeux. C’est répétitif, parfois inconfortable, et les bénéfices ne sont pas toujours immédiatement visibles. Mais pour quelqu’un dans la position de Trump — un président de 79 ans avec des responsabilités énormes et des facteurs de risque cardiovasculaire — cette attitude est aussi irresponsable. Trump a les ressources pour rendre l’exercice plus agréable. Il pourrait avoir un entraîneur personnel, accéder à des installations de pointe, essayer différentes formes d’activité jusqu’à ce qu’il trouve quelque chose qu’il aime. Mais il choisit de ne pas le faire. Il préfère s’en tenir au golf et ignorer les recommandations médicales. Cette décision a des conséquences. Le manque d’exercice contribue à l’insuffisance veineuse chronique dont Trump souffre. Il augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d’obésité et de nombreuses autres conditions. Il réduit la force musculaire, l’équilibre et la mobilité, augmentant le risque de chutes et de blessures.
Le tapis roulant, « c’est ennuyeux »
La déclaration de Trump selon laquelle marcher sur un tapis roulant est « ennuyeux » révèle quelque chose de plus profond sur sa psychologie et ses priorités. Pour Trump, l’exercice n’est pas une nécessité médicale ou une responsabilité envers sa santé. C’est une corvée, une activité désagréable qu’il préfère éviter. Cette attitude contraste fortement avec celle de nombreux présidents précédents qui ont fait de l’exercice une priorité. Barack Obama jouait régulièrement au basketball et faisait de la musculation. George W. Bush était un coureur passionné et faisait du vélo de montagne. Bill Clinton courait régulièrement (bien qu’il ait eu des problèmes cardiaques plus tard dans sa vie). Ces présidents comprenaient que maintenir leur santé physique était une partie importante de leur capacité à exercer leurs fonctions. Trump, en revanche, semble considérer sa santé comme acquise, protégée par sa « bonne génétique » et donc ne nécessitant pas d’efforts particuliers de sa part. Cette attitude est particulièrement problématique compte tenu des signes visibles de problèmes de santé que Trump a montrés ces derniers mois. Le gonflement des jambes, les ecchymoses, la fatigue apparente — tous ces symptômes pourraient être améliorés par un exercice régulier. Mais Trump refuse de faire cet effort. Il préfère prendre plus d’aspirine que recommandé, essayer brièvement des chaussettes de compression avant de les abandonner, et se plaindre que l’exercice est ennuyeux.
Le Wall Street Journal rapporte que Trump a commencé à marcher davantage après son diagnostic d’insuffisance veineuse chronique, et que le gonflement s’est amélioré. C’est une bonne nouvelle, et cela montre que Trump est capable de faire des changements positifs quand il le veut. Mais cela soulève également la question : combien de temps ce changement durera-t-il? Trump a une longue histoire d’abandonner les habitudes saines après une courte période. Il a essayé les chaussettes de compression et les a abandonnées. Combien de temps continuera-t-il à marcher davantage avant de décider que c’est trop ennuyeux et de revenir à ses anciennes habitudes? Cette inconstance est préoccupante. Elle suggère que Trump n’a pas vraiment intégré l’importance de l’exercice et des habitudes saines. Il fait des changements temporaires en réponse à des problèmes spécifiques, mais il ne semble pas engagé dans un mode de vie sain à long terme. Et sans cet engagement, les problèmes de santé continueront probablement à s’accumuler. L’ironie est que Trump a critiqué Biden pour son manque apparent d’énergie et de vitalité. Mais Trump lui-même refuse de faire les choses de base — comme l’exercice régulier — qui pourraient améliorer son énergie et sa vitalité. Il préfère s’appuyer sur sa génétique, prendre trop d’aspirine, et espérer que tout ira bien. C’est une stratégie risquée pour quelqu’un de son âge avec ses responsabilités.
Je comprends que l’exercice peut être ennuyeux. Je le comprends vraiment. Mais à un certain moment, il faut accepter que certaines choses ennuyeuses sont nécessaires. Se brosser les dents est ennuyeux. Payer ses impôts est ennuyeux. Aller chez le médecin est ennuyeux. Mais on le fait quand même parce que c’est important. Trump a 79 ans. Il est président des États-Unis. Sa santé n’est pas qu’une affaire personnelle. Elle affecte sa capacité à gouverner, à prendre des décisions, à représenter le pays. Et pourtant, il refuse de faire quelque chose d’aussi simple que marcher sur un tapis roulant parce que c’est ennuyeux. C’est infantile. C’est irresponsable. Et c’est dangereux. Parce qu’un jour, cette négligence aura des conséquences. Et quand ce jour viendra, ce ne sera pas seulement Trump qui en paiera le prix. Ce sera tout le pays.
Section 11 : la transparence sélective
Ce qu’on montre, ce qu’on cache
La gestion de l’information médicale par Trump et son équipe révèle une approche de transparence sélective : divulguer certaines informations tout en en cachant d’autres, créer une apparence de transparence tout en maintenant un contrôle strict sur ce qui est révélé. Cette approche est visible dans la manière dont l’affaire du scanner CT vs IRM a été gérée. Trump a parlé ouvertement de son examen médical, affirmant avoir passé une « IRM parfaite » et promettant de publier les résultats. Cette apparence de transparence était rassurante pour le public. Mais en réalité, Trump mentait sur le type d’examen qu’il avait passé, et les résultats détaillés n’ont jamais été publiés. Ce que nous avons reçu à la place était un mémo vague du docteur Barbabella affirmant que l’imagerie était « parfaitement normale » sans fournir de détails spécifiques. Cette stratégie de transparence sélective permet à Trump de prétendre être ouvert et honnête tout en maintenant le contrôle sur l’information. Il peut dire : « J’ai publié mes résultats médicaux » tout en omettant de mentionner que ces « résultats » sont en réalité des assurances générales sans données concrètes. C’est une forme de manipulation sophistiquée qui exploite la confiance du public et la complexité de l’information médicale. La plupart des gens ne savent pas quelle information devrait être incluse dans un rapport médical présidentiel. Ils font confiance aux déclarations de la Maison-Blanche et du médecin du président. Quand Trump dit que ses résultats sont « parfaits », ils le croient. Quand Barbabella publie un mémo rassurant, ils l’acceptent.
Mais les experts médicaux et les journalistes qui ont examiné ces documents ont souligné leur manque de détails et leur ton inhabituellement hyperbolique. Un rapport médical crédible fournirait des données spécifiques : pression artérielle systolique et diastolique, fréquence cardiaque au repos et après effort, taux de cholestérol total, LDL et HDL, triglycérides, glycémie à jeun, hémoglobine A1c, fonction rénale, fonction hépatique, et ainsi de suite. Il inclurait également des résultats d’imagerie spécifiques : dimensions des structures cardiaques, épaisseur des parois, fonction de pompage, présence ou absence de calcifications, état des artères coronaires. Au lieu de cela, les mémos de Barbabella offrent des assurances générales : « parfaitement normal », « santé exceptionnelle », « aucune anomalie ». Ces termes sont rassurants mais vides de contenu factuel. Ils ne permettent pas une évaluation indépendante de la santé de Trump. Ils ne permettent pas de comparaisons avec des examens antérieurs. Ils ne fournissent aucune base pour évaluer les affirmations de Trump sur sa santé « parfaite ». Cette opacité est d’autant plus problématique que Trump a fait de la transparence médicale une arme politique contre Biden. Il a constamment demandé que Biden publie des rapports médicaux détaillés, qu’il se soumette à des tests cognitifs, qu’il prouve sa capacité à exercer les fonctions présidentielles. Mais maintenant que Trump est au pouvoir, il applique un standard différent à lui-même. Il publie des mémos vagues, ment sur les examens qu’il a passés, et attaque ceux qui posent des questions sur sa santé.
Les dossiers médicaux qui restent secrets
Malgré les promesses répétées de Trump de publier ses résultats médicaux, de nombreux aspects de sa santé restent secrets. Nous ne connaissons pas ses résultats de tests sanguins détaillés. Nous ne connaissons pas les images réelles de son scanner CT. Nous ne connaissons pas les médicaments qu’il prend au-delà de l’aspirine. Nous ne connaissons pas son poids exact, sa pression artérielle précise, ou ses autres signes vitaux. Cette opacité contraste fortement avec la pratique de certains présidents précédents qui ont publié des rapports médicaux beaucoup plus détaillés. Barack Obama, par exemple, a publié des rapports médicaux comprenant des pages de résultats de tests, des mesures spécifiques, et des évaluations détaillées de sa santé. Ces rapports permettaient aux experts médicaux et au public d’évaluer indépendamment la santé du président. Trump, en revanche, maintient un contrôle strict sur l’information médicale. Son médecin, le docteur Barbabella, est un employé de la Maison-Blanche dont la loyauté est d’abord envers le président. Les mémos qu’il publie sont soigneusement rédigés pour présenter Trump sous le meilleur jour possible, en utilisant un langage hyperbolique qui soulève des questions sur leur objectivité. Cette situation crée un dilemme pour le public et les médias. D’un côté, nous avons les assurances répétées de Trump et de son médecin que sa santé est « parfaite ». De l’autre, nous avons des signes visibles de problèmes de santé, des contradictions dans les déclarations publiques, et un manque de transparence sur les détails médicaux. Comment réconcilier ces deux réalités?
La réponse, probablement, est que nous ne pouvons pas. Sans accès aux dossiers médicaux complets de Trump, sans rapports détaillés et objectifs, nous sommes obligés de nous fier aux déclarations de la Maison-Blanche et aux observations publiques. Et ces deux sources d’information racontent des histoires différentes. Les déclarations officielles disent que tout va bien. Les observations publiques suggèrent des problèmes potentiels. Cette ambiguïté est exactement ce que Trump et son équipe veulent maintenir. Elle leur permet de contrôler la narration, de minimiser les préoccupations, et d’attaquer ceux qui posent des questions comme étant partisans ou malveillants. Mais cette ambiguïté a un coût. Elle érode la confiance du public. Elle crée des spéculations et des théories du complot. Elle établit un précédent dangereux où les présidents peuvent dissimuler des informations médicales importantes sans conséquences. Et surtout, elle empêche le public d’avoir une évaluation honnête de la capacité de leur président à exercer ses fonctions. Dans une démocratie, les citoyens ont le droit de savoir si leur leader est physiquement et mentalement capable de gouverner. Cette information n’est pas une curiosité personnelle. C’est une nécessité démocratique. Et Trump, en maintenant cette opacité, viole cette obligation démocratique fondamentale.
Je suis fatigué de devoir deviner. Fatigué de devoir interpréter des mémos vagues et des déclarations contradictoires. Fatigué de devoir analyser des photos pour voir des ecchymoses, de compter les secondes où Trump garde les yeux fermés, de spéculer sur ce que signifient ses problèmes de jambes. Je veux juste la vérité. Des rapports médicaux détaillés. Des données concrètes. Une évaluation honnête de la santé du président. Est-ce trop demander? Apparemment oui. Parce que dans l’univers Trump, la vérité est négociable, les faits sont malléables, et la transparence est une arme politique plutôt qu’une obligation démocratique. Et nous sommes tous coincés dans ce jeu épuisant où personne ne sait vraiment ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. C’est épuisant. Et ça doit cesser.
Section 12 : le précédent Biden et ses leçons ignorées
La dissimulation qui a coûté cher
L’histoire de la santé de Joe Biden pendant sa présidence offre un précédent instructif pour comprendre la situation actuelle avec Trump. Biden, qui avait 78 ans lors de son investiture en 2021, a fait face à des questions constantes sur son âge et sa santé tout au long de sa présidence. Ces questions se sont intensifiées au fil du temps, alimentées par des incidents publics où Biden semblait confus, fatigué ou désorienté. Pendant longtemps, la Maison-Blanche de Biden a nié qu’il y avait un problème. Son équipe insistait sur le fait qu’il était en bonne santé, énergique et pleinement capable d’exercer ses fonctions. Les rapports médicaux publiés étaient rassurants, bien que pas particulièrement détaillés. Mais les observations publiques racontaient une histoire différente. Biden trébuchait en montant les escaliers d’Air Force One. Il semblait parfois perdre le fil de ses pensées en plein discours. Il confondait des noms et des dates. Ces incidents, pris individuellement, pouvaient être expliqués comme des erreurs normales ou des moments de fatigue. Mais collectivement, ils créaient une image d’un président en déclin. Le tournant est venu lors du débat présidentiel de 2024, où Biden a eu une performance désastreuse qui a choqué même ses partisans les plus fidèles. Il semblait confus, hésitant, incapable de formuler des réponses cohérentes. Cette performance a déclenché une crise au sein du Parti démocrate, avec de nombreux élus et donateurs appelant Biden à se retirer de la course.
Finalement, Biden a pris la décision de ne pas se représenter, ouvrant la voie à une nouvelle candidature démocrate. Mais le dommage était fait. Les démocrates avaient perdu un temps précieux, et la perception publique de Biden comme un leader affaibli avait été solidement établie. Après le retrait de Biden, des révélations ont émergé suggérant que son déclin cognitif était connu de son entourage proche depuis plus longtemps qu’ils ne l’avaient admis publiquement. Des aides ont raconté des incidents où Biden semblait désorienté ou confus lors de réunions privées. Des membres du Cabinet ont admis avoir remarqué des signes de déclin mais avoir choisi de ne pas en parler publiquement par loyauté envers le président. Cette dissimulation a eu des conséquences graves. Elle a érodé la confiance du public dans la Maison-Blanche. Elle a créé l’impression que l’équipe de Biden avait menti au peuple américain sur l’état de santé de leur président. Et elle a fourni à Trump et aux républicains une arme politique puissante qu’ils ont utilisée sans relâche. Trump, en particulier, a exploité la situation de Biden pour se présenter comme une alternative plus jeune et plus énergique (bien qu’il n’ait que trois ans de moins que Biden). Il a fait de l’âge et de la santé cognitive des enjeux centraux de la campagne, promettant d’être un président plus vigoureux et plus alerte. Mais maintenant, Trump fait face aux mêmes questions qu’il a posées à Biden. Et il semble répéter les mêmes erreurs que l’équipe de Biden a commises.
Trump répète-t-il les mêmes erreurs?
Les parallèles entre la situation de Biden et celle de Trump sont frappants. Comme Biden, Trump est un président âgé faisant face à des questions sur sa santé et sa vitalité. Comme Biden, Trump a une équipe qui insiste publiquement que tout va bien malgré des signes visibles de problèmes potentiels. Comme Biden, Trump refuse d’admettre les réalités du vieillissement et insiste sur le fait que sa santé est « parfaite ». Et comme Biden, Trump pourrait être en train de créer une situation où la vérité finira par émerger de manière embarrassante et dommageable. Les signes sont là. Les yeux qui se ferment lors de réunions publiques. Les ecchymoses visibles. Le gonflement des jambes. L’emploi du temps réaménagé. Les réunions raccourcies. Les séjours prolongés à Mar-a-Lago. Tous ces éléments suggèrent que Trump fait face à des défis physiques liés à son âge. Mais au lieu de les reconnaître ouvertement et de rassurer le public que des mesures appropriées sont prises, Trump et son équipe choisissent le déni et la dissimulation. Ils publient des mémos vagues. Ils mentent sur les examens médicaux. Ils attaquent ceux qui posent des questions. Cette approche est vouée à l’échec. L’histoire de Biden le montre clairement. On ne peut pas dissimuler indéfiniment des problèmes de santé visibles. Tôt ou tard, la vérité émerge. Et quand elle émerge, les conséquences sont souvent pires que si la vérité avait été admise dès le début.
La leçon de l’expérience de Biden devrait être claire : la transparence est préférable à la dissimulation. Admettre les défis et montrer comment ils sont gérés est plus rassurant que de nier leur existence. Le public peut accepter qu’un président âgé ait besoin d’ajustements à son emploi du temps ou de soins médicaux supplémentaires. Ce qu’il ne peut pas accepter, c’est d’être trompé. Mais Trump semble incapable d’apprendre cette leçon. Son ego, sa fierté, son obsession avec l’image de force et de perfection l’empêchent d’admettre toute faiblesse ou limitation. Il préfère mentir et risquer d’être pris en flagrant délit plutôt que d’admettre une vérité inconfortable. Cette obstination pourrait avoir des conséquences graves. Si Trump continue sur cette voie, il pourrait faire face à une crise similaire à celle de Biden — un moment où les preuves de problèmes de santé deviennent si évidentes qu’elles ne peuvent plus être niées. Et à ce moment-là, la confiance du public sera encore plus érodée, et les questions sur sa capacité à gouverner deviendront encore plus pressantes. La différence est que Trump, contrairement à Biden, n’a pas l’option de se retirer. Il est déjà au pouvoir, et il n’y a pas d’élection imminente où il pourrait choisir de ne pas se représenter. Si des problèmes de santé graves émergent, le pays devra faire face à une situation constitutionnelle complexe impliquant potentiellement le 25e amendement et la question de savoir si le président est capable d’exercer ses fonctions. C’est un scénario que personne ne souhaite. Mais c’est un scénario que Trump rend plus probable en refusant d’être transparent sur sa santé.
Je regarde Trump répéter les erreurs de Biden et je me sens désespéré. Nous venons de vivre cette histoire. Nous avons vu comment la dissimulation et le déni se terminent. Nous avons vu les conséquences de cacher la vérité sur la santé d’un président. Et pourtant, nous recommençons. Avec un président différent, mais le même schéma. Les mêmes mensonges. Les mêmes dénis. La même obstination à admettre la réalité. C’est comme regarder un accident au ralenti, sachant exactement ce qui va se passer mais étant impuissant à l’arrêter. Et le pire, c’est que ça n’a pas à être comme ça. Trump pourrait choisir la transparence. Il pourrait admettre les défis du vieillissement. Il pourrait montrer comment il les gère. Et le public l’accepterait probablement. Mais il ne le fera pas. Parce que pour Trump, admettre toute faiblesse est inacceptable. Et donc nous sommes coincés dans ce cycle de mensonges et de dissimulation, attendant l’inévitable moment où la vérité émergera de manière catastrophique.
Conclusion : quand la vérité finit par rattraper le mensonge
Un aveu qui en dit long
L’aveu de Trump dans le Wall Street Journal — qu’il a passé un scanner CT et non une IRM — marque un moment révélateur dans cette saga de santé présidentielle. Ce n’est pas simplement une correction technique d’une erreur terminologique. C’est l’admission que Trump a menti, ou du moins gravement induit en erreur le public, pendant des semaines. Et cette admission soulève des questions bien plus larges sur sa crédibilité, sa transparence et sa capacité à dire la vérité sur des sujets importants. Ce qui est particulièrement troublant, c’est la manière dont cet aveu a été fait. Trump ne s’est pas excusé. Il n’a pas reconnu avoir créé de la confusion. Au lieu de cela, il a exprimé des regrets d’avoir passé l’examen en premier lieu, se plaignant que cela lui avait donné des « munitions » à ses adversaires. Cette réaction — se victimiser plutôt que d’assumer la responsabilité — est typique de Trump. Mais elle est aussi profondément problématique pour un président qui devrait être un modèle de responsabilité et d’intégrité. L’affaire du scanner vs IRM n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un schéma plus large de manipulation de l’information, de déni des réalités inconfortables, et d’attaques contre ceux qui osent poser des questions. Ce schéma s’étend bien au-delà des questions de santé. Il touche à tous les aspects de la présidence de Trump, de sa gestion des crises à sa communication avec le public en passant par ses relations avec les médias et les institutions démocratiques.
Mais dans le domaine de la santé présidentielle, ce schéma a des conséquences particulièrement graves. La santé d’un président n’est pas qu’une affaire personnelle. Elle affecte sa capacité à gouverner, à prendre des décisions critiques, à représenter le pays. Le public a le droit de savoir si son président est physiquement et mentalement capable d’exercer ses fonctions. Et ce droit ne peut être respecté que si le président et son équipe sont honnêtes et transparents sur sa santé. Trump a échoué à ce test. Il a menti sur un examen médical. Il a publié des rapports vagues et hyperboliques. Il a refusé de divulguer des informations détaillées. Il a attaqué ceux qui ont posé des questions légitimes. Et maintenant, même après avoir admis son mensonge, il refuse d’assumer la responsabilité de ses actions. Cette approche ne sert ni Trump ni le pays. Elle crée de la méfiance, alimente les spéculations, et érode la confiance dans les institutions démocratiques. Elle établit un précédent dangereux où les présidents peuvent mentir sur leur santé sans conséquences. Et elle laisse le public dans l’incertitude sur la véritable condition de leur leader. L’aveu de Trump sur le scanner CT devrait être un moment de clarification, une opportunité de rétablir la confiance en étant honnête et transparent. Mais au lieu de cela, il est devenu un autre exemple de la manière dont Trump manipule l’information et refuse d’assumer la responsabilité de ses mensonges. Et cela, peut-être, en dit plus long sur sa présidence que n’importe quel examen médical ne pourrait le faire.
Les questions qui demeurent
Malgré l’aveu de Trump sur le scanner CT, de nombreuses questions restent sans réponse. Quelle est la véritable étendue de ses problèmes de santé? Pourquoi a-t-il besoin d’ajustements constants à son emploi du temps? Que révèlent vraiment les résultats de son scanner? Quels autres médicaments prend-il au-delà de l’aspirine? Comment son équipe gère-t-elle ses limitations physiques? Ces questions ne sont pas de simples curiosités. Elles sont essentielles pour évaluer la capacité de Trump à exercer les fonctions présidentielles. Et tant qu’elles resteront sans réponse, le public sera laissé dans l’incertitude, obligé de spéculer et d’interpréter des signes ambigus. Cette incertitude est dangereuse. Elle crée un vide d’information que les théories du complot et la désinformation peuvent remplir. Elle érode la confiance dans les institutions gouvernementales. Elle empêche le public d’avoir une évaluation honnête de son leader. Et elle établit un précédent où les présidents futurs pourraient se sentir libres de dissimuler des informations médicales importantes. La solution à ce problème est simple : la transparence. Trump devrait publier des rapports médicaux détaillés, avec des données concrètes et des évaluations objectives. Il devrait admettre les défis du vieillissement et montrer comment il les gère. Il devrait arrêter de mentir et de se victimiser. Et il devrait reconnaître que la santé présidentielle n’est pas qu’une affaire personnelle, mais une question d’intérêt public qui mérite honnêteté et transparence.
Mais Trump fera-t-il cela? L’histoire suggère que non. Il a passé sa vie à construire une image de force, de perfection, d’invincibilité. Admettre toute faiblesse, toute limitation, toute vulnérabilité va à l’encontre de tout ce qu’il représente. Il préférera probablement continuer à mentir, à nier, à attaquer ceux qui posent des questions. Et le pays continuera à être laissé dans l’incertitude, se demandant si son président est vraiment capable d’exercer ses fonctions ou si nous assistons à un déclin lent et dissimulé. Les prochains mois et années seront révélateurs. Soit Trump prouvera que ses affirmations sur sa santé « parfaite » sont vraies en maintenant un niveau d’énergie et de performance élevé. Soit les signes de problèmes de santé continueront à s’accumuler, rendant de plus en plus difficile de maintenir la fiction que tout va bien. Dans ce dernier scénario, le pays devra faire face à des questions difficiles sur la succession présidentielle, le 25e amendement, et la capacité du gouvernement à fonctionner avec un leader affaibli. Ce sont des questions que personne ne veut affronter. Mais ce sont aussi des questions que nous ne pouvons pas éviter indéfiniment. L’affaire du scanner CT vs IRM est un avertissement. Elle montre que Trump est prêt à mentir sur sa santé, que son équipe est prête à le couvrir, et que le public ne peut pas faire confiance aux déclarations officielles de la Maison-Blanche sur ce sujet. C’est une réalité troublante. Mais c’est une réalité que nous devons reconnaître et affronter. Parce que la santé du président n’est pas qu’une question personnelle. C’est une question de sécurité nationale, de stabilité gouvernementale, et de confiance démocratique. Et sur ces questions, nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux.
Je termine cette chronique avec un sentiment de lassitude profonde. Lassitude face aux mensonges constants. Lassitude face au déni de la réalité. Lassitude face à cette obstination à ne jamais admettre la moindre faiblesse, la moindre erreur, la moindre humanité. Trump a 79 ans. Il vieillit. Comme nous tous. Ce n’est pas une honte. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la condition humaine. Mais au lieu d’accepter cette réalité avec grâce et dignité, Trump ment, nie, se victimise. Et nous sommes tous pris dans ce théâtre épuisant où personne ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Je ne sais pas comment cette histoire se terminera. Mais je sais qu’elle ne se terminera pas bien si nous continuons sur cette voie. Parce qu’on ne peut pas construire une démocratie sur des mensonges. On ne peut pas gouverner un pays en niant la réalité. Et on ne peut pas maintenir la confiance du public en manipulant constamment l’information. Tôt ou tard, la vérité rattrape le mensonge. Toujours. Et quand ce moment viendra pour Trump, j’espère que nous serons prêts à affronter les conséquences. Parce qu’elles seront graves. Et elles affecteront nous tous.
Sources
Sources primaires
ABC News, « Trump says he got a CT scan instead of an MRI », Hannah Demissie, 1er janvier 2026. CBS News, « Trump says he underwent CT scan, not MRI, during October examination », Kathryn Watson, 1er janvier 2026. The Wall Street Journal, « As Signs of Aging Emerge, Trump Responds With Defiance », interview publiée le 1er janvier 2026. The Guardian, « Trump says he takes more aspirin than recommended but his ‘health is perfect' », Edward Helmore, 1er janvier 2026. Mémorandum du docteur Sean Barbabella, médecin du président, 1er décembre 2025.
Sources secondaires
The Hill, « Trump denies health concerns after CT scan at Walter Reed », décembre 2025. PBS NewsHour, « Trump defends his health and energy while revealing new details on medical screenings he underwent », janvier 2026. CNN, « White House releases details of Trump’s medical imaging », décembre 2025. BBC News, « White House doctor says Trump’s cardiovascular imaging ‘perfectly normal' », décembre 2025. AOL News, « Trump says there’s ‘nothing’s wrong’ with his health, got CT scan », janvier 2026.
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