Les détails de l’intervention américaine
L’opération baptisée « Résolution Absolue » par le Pentagone a été lancée dans la nuit du vendredi 2 janvier 2026 vers 2h30 heure locale, lorsque des bombardiers B-2 Spirit et des avions de combat F-35 de l’US Air Force ont mené des frappes chirurgicales sur plusieurs sites militaires stratégiques autour de la capitale vénézuélienne, notamment des centres de commandement, des dépôts d’armes et des installations de défense aérienne. Selon le porte-parole du ministère américain de la Défense, les frappes visaient spécifiquement les capacités militaires du régime Maduro qui pouvaient menacer les forces américaines ou la stabilité régionale. Simultanément, des hélicoptères MH-60 Black Hawk et des CV-22 Osprey ont débarqué des équipes des forces spéciales et de la DEA dans la résidence présidentielle de La Casona, où Maduro et son épouse ont été capturés sans résistance majeure après une brève fusillade avec leurs gardes du corps. L’opération entière, du premier tir de missile à l’extraction du couple présidentiel, n’a pris que 47 minutes, selon les sources militaires américaines anonymes citées par le New York Times. Maduro a été immédiatement placé à bord d’un avion militaire C-17 Globemaster III qui a décollé de l’aéroport international de Caracas pour New York, où le couple est arrivé samedi soir vers 23h00 heure locale.
Les pertes humaines de l’opération restent difficiles à évaluer avec précision en raison du chaos qui règne à Caracas, mais les premières estimations des organisations humanitaires présentes sur place font état d’au moins 40 morts, principalement des civils victimes des frappes aériennes ou de tirs croisés pendant les combats urbains. Des centaines de blessés ont afflué vers les hôpitaux de la capitale, qui sont saturés et manquent cruellement de médicaments et de matériel médical après des années de crise économique sous le régime Maduro. Les autorités vénézuéliennes ont déclaré l’état d’urgence et imposé un couvre-feu strict dans tout le pays, tandis que des scènes de pillage et d’affrontements entre loyalistes du régime et opposants ont été rapportées dans plusieurs villes. L’administration Trump a justifié l’opération en invoquant des « preuves irréfutables » de l’implication directe de Maduro dans des réseaux internationaux de trafic de drogue et de terrorisme, ainsi que la nécessité de protéger les intérêts américains et régionaux face à une instabilité croissante. Le président Trump a déclaré lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche que « le monde est meilleur aujourd’hui sans Maduro au pouvoir » et que « les États-Unis ne toléreront plus les dictateurs qui menacent la sécurité internationale et oppriment leur propre peuple ».
Ce qui me choque le plus dans cette histoire, c’est la facilité déconcertante avec laquelle l’opération a été menée. 47 minutes pour rentrer dans un pays souverain, capturer son chef d’État et l’exfiltrer comme un vulgaire criminel de droit commun, sans que personne ne puisse réagir à temps pour l’empêcher. Ça donne froid dans le dos, franchement. On nous répète depuis des années que le droit international protège les États contre ce genre d’interventions, que la souveraineté nationale est sacrée, que le Conseil de sécurité de l’ONU est là pour empêcher les abus de puissance. Et puis d’un coup, bam, un jour Donald Trump décide que Maduro doit tomber et hop, quelques heures plus tard il est dans une cellule à Brooklyn en attendant son procès. C’est à la fois fascinant et terrifiant de voir comment le rapport de force international peut changer si radicalement quand une superpuissance décide de passer outre toutes les règles établies. Et le plus ironique dans tout ça, c’est que ceux qui applaudissent aujourd’hui seraient probablement les premiers à hurler si demain la Chine ou la Russie faisaient la même chose dans un pays allié des États-Unis. Le deux-poids, deux-mesures de la politique internationale n’a jamais été aussi évident et aussi révoltant.
Les réactions internationales divisées
La communauté internationale a réagi avec une rapidité et une intensité rares à l’opération américaine au Venezuela, révélant des divisions profondes qui reflètent les nouvelles lignes de fracture géopolitiques mondiales. Les États-Unis ont reçu le soutien explicite de plusieurs de leurs alliés traditionnels, notamment le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et plusieurs pays d’Europe de l’Est qui ont salué « l’action courageuse » de l’administration Trump contre un régime « brutal et illégitime ». Le Premier ministre britannique a déclaré que le Royaume-Uni « soutient pleinement les efforts des États-Unis pour rétablir la démocratie au Venezuela et traduire en justice les auteurs de crimes contre l’humanité ». La Pologne, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont également publié des déclarations de soutien, soulignant que « la communauté internationale ne peut plus rester passive face aux dictateurs qui violent les droits fondamentaux de leur peuple ». En Amérique latine, la Colombie, le Brésil, l’Argentine et le Chili ont adopté des positions plus nuancées, condamnant la violence mais appelant à une transition politique pacifique vers la démocratie au Venezuela.
En revanche, la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et Cuba ont vivement condamné l’opération américaine comme une « agression armée flagrante » et une « violation inacceptable de la souveraineté vénézuélienne ». Le ministère russe des Affaires étrangères a publié une déclaration dans laquelle il « exhorte instamment la direction américaine à reconsidérer sa position et à libérer le président légitimement élu d’un pays souverain et son épouse », soulignant « la nécessité de créer les conditions pour résoudre les problèmes existants entre les États-Unis et le Venezuela par le dialogue ». La Chine a appelé à la « libération immédiate » de Maduro et dénoncé « l’utilisation de la force » par les États-Unis, affirmant que les différends doivent être résolus par le dialogue et dans le respect du droit international. L’Iran a qualifié l’opération américaine d’« acte terroriste d’État » et a averti que « l’Iran et ses alliés ne resteront pas sans réaction face à cette agression impunie ». Le Conseil de sécurité des Nations Unies a convoqué une réunion d’urgence le 3 janvier 2026, mais les divisions entre ses membres permanents, notamment le veto américain prévisible, ont empêché toute action concrète. Le secrétaire général de l’ONU a appelé à « la retenue et au respect du droit international », tout en exprimant sa « profonde préoccupation face à l’escalade de la tension » dans la région.
Quand je regarde comment le monde se divise sur cette question, je ne peux m’empêcher de penser à l’expression « chacun pour soi et Dieu pour tous ». Les alliés historiques des États-Unis s’alignent automatiquement derrière Washington, quelle que soit la légalité ou la moralité de l’action, tandis que les adversaires américains dénoncent avec véhémence ce qu’ils appellent une violation du droit international. Et entre les deux, la grande majorité des pays essaient de naviguer entre deux eaux, condamnant la violence en paroles mais ne prenant aucun risque de déplaire à Washington. C’est une danse diplomatique hypocrite et épuisante qui montre exactement comment fonctionne vraiment la politique internationale : pas selon des principes moraux ou juridiques, mais selon des intérêts stratégiques et des rapports de force. Ce qui me dérange le plus, c’est cette acceptation tacite de l’idée que la force prime sur le droit, que celui qui a le plus gros arsenal peut dicter sa volonté aux autres sans avoir à rendre de comptes. C’est une vision cynique du monde qui peut sembler réaliste, mais qui finit par nous perdre tous à terme.
Maduro : d’un dictateur à un accusé fédéral
Nicolás Maduro Moros, 61 ans, ancien chauffeur de bus devenu président du Venezuela après la mort d’Hugo Chávez en 2013, fait face à des accusations fédérales extrêmement graves qui pourraient lui valoir une peine de prison à perpétuité s’il est reconnu coupable. L’acte d’accusation, dévoilé par le ministère américain de la Justice, accuse Maduro de « narco-terrorisme », de « complot en vue d’importer de la cocaïne aux États-Unis », de « possession illégale d’armes à feu » et de « corruption internationale ». Selon les procureurs fédéraux, Maduro aurait personnellement supervisé un réseau de trafic de drogue qui aurait généré des milliards de dollars de revenus illicites pour son régime, tout en utilisant les forces armées vénézuéliennes et les services de renseignement pour protéger et faciliter ces activités criminelles. Les accusations reposent sur des témoignages de anciens fonctionnaires vénézuéliens ayant fait défection, des interceptions de communications électroniques et des preuves financières documentant les transferts de fonds vers des comptes offshore contrôlés par des proches de Maduro.
Le procès promet d’être un événement médiatique mondial d’une ampleur sans précédent, susceptible de révéler au grand jour les dessous d’un régime qui a gouverné le Venezuela d’une main de fer pendant douze ans. Les experts juridiques s’attendent à ce que la défense de Maduro argumente sur l’illégitimité de sa capture et l’absence de juridiction américaine pour juger un chef d’État étranger, invoquant la doctrine de l’immunité souveraine et les principes du droit international. Cependant, les procureurs américains sont confiants dans leur capacité à obtenir une condamnation, citant le précédent de Manuel Noriega, le dictateur panaméen capturé par les forces américaines en 1989 et condamné à 40 ans de prison pour trafic de drogue. Si Maduro est reconnu coupable, il passera probablement le reste de sa vie dans une prison fédérale américaine de haute sécurité, mettant fin brutalement à une carrière politique qui a transformé le Venezuela, autrefois l’un des pays les plus riches d’Amérique latine, en l’une des plus grandes crises humanitaires de l’histoire moderne. Plus de sept millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis 2015, l’inflation atteint des milliers de pourcents par an, et les pénuries de nourriture, de médicaments et de produits de base sont devenues la norme pour la majorité de la population.
C’est fascinant de voir comment l’histoire peut basculer en quelques heures. Un jour, Maduro est le président inamovible d’un pays souverain, protégé par une armée, un appareil d’État et des alliés internationaux puissants. Le lendemain, il est menotté dans un avion militaire américain, en route vers une cellule de prison fédérale à Brooklyn, attendant d’être jugé comme un criminel de droit commun. C’est une chute vertigineuse qui doit donner froid dans le dos à tous les dictateurs de la planète, y compris Vladimir Poutine à Moscou. Car si les États-Unis peuvent faire ça à Maduro, pourquoi ne pourraient-ils pas le faire à n’importe quel autre dirigeant qu’ils décident de cibler ? C’est cette réalité nouvelle qui transforme profondément les règles du jeu international. On peut certes se réjouir de voir un dictateur potentiellement rendre des comptes pour ses crimes, mais on doit aussi s’inquiéter de ce que cela signifie pour l’avenir des relations internationales basées sur le droit et non sur la force. C’est une épée à double tranchant qui peut autant servir la justice que devenir un instrument d’arbitraire entre les mains des puissants.
Section 3 : La guerre en Ukraine et le parallèle implicite
Le contexte du conflit russo-ukrainien
La guerre en Ukraine, qui a débuté le 24 février 2022 avec l’invasion massive du territoire ukrainien par les forces russes, a causé des pertes humaines et matérielles catastrophiques qui dépassent tout ce que l’Europe avait connu depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les estimations les plus récentes des services de renseignement occidentaux, plus de 500 000 soldats ukrainiens et russes ont été tués ou blessés depuis le début du conflit, tandis que les pertes civiles ukrainiennes se comptent en dizaines de milliers. Des villes entières comme Marioupol, Bakhmout, Avdiivka et de nombreuses autres ont été rasées par l’artillerie et les bombardements russes, contraignant des millions d’Ukrainiens à fuir leur foyer. L’économie ukrainienne a été dévastée, avec des destructions estimées à plus de 750 milliards de dollars selon la Banque mondiale, et le produit intérieur brut du pays a chuté de près de 30 % depuis 2022. Malgré le soutien militaire et financier massif des pays occidentaux, l’Ukraine lutte pour maintenir ses lignes de front face à une armée russe numériquement supérieure et disposant de réserves humaines et matérielles considérables.
Volodymyr Zelensky, l’ancien comédien devenu président de l’Ukraine en 2019, s’est imposé comme le visage de la résistance ukrainienne, parcourant le monde pour plaider la cause de son pays auprès des dirigeants internationaux et obtenir le soutien nécessaire pour continuer à combattre l’agression russe. Ses discours émouvants devant le Congrès américain, le Parlement européen, le Parlement britannique et de nombreuses autres assemblées nationales ont galvanisé le soutien occidental à l’Ukraine, aboutissant à des packages d’aide militaire d’une valeur totale de plus de 150 milliards de dollars depuis le début de la guerre. Cependant, près de quatre ans après le début de l’invasion, l’Ukraine s’enlise dans une guerre d’usure qui épuise ses ressources et sa population, tandis que l’élan initial du soutien occidental commence à s’essouffler face à la fatigue de la guerre et aux préoccupations économiques croissantes dans les pays donateurs. Zelensky se trouve dans une position de plus en plus précaire, sous pression pour trouver une solution négociée tout en refusant toute concession territoriale qui pourrait être interprétée comme une capitulation face à la Russie de Vladimir Poutine.
Quand je regarde les images de l’Ukraine dévastée, les villes en ruines, les familles déplacées, les enfants qui grandissent dans la peur et les bombardements, je ressens cette colère sourde et impuissante qui monte en moi. Comment est-ce possible que ça puisse encore arriver en 2026 ? Comment le monde peut-il rester spectateur de cette destruction méthodique d’un pays entier par un empire agressif sans parvenir à l’arrêter ? Zelensky, ce comédien devenu chef de guerre par la force des circonstances, incarne cette résistance désespérée d’un petit peuple contre un géant arrogant. Je ne peux m’empêcher d’admirer son courage et sa détermination, même quand je remets en question certaines de ses décisions politiques. Mais plus que tout, ce qui me touche profondément, c’est cette tragédie humaine qui se déroule sous nos yeux, cette souffrance collective d’un peuple qui ne voulait que vivre en paix et qui se retrouve pris dans une lutte géopolitique qui le dépasse totalement. Et le plus révoltant, c’est cette réalité cruelle que les mots et les condamnations ne suffisent pas à arrêter les tanks et les missiles. Seule la force peut arrêter la force, et c’est là que se trouve le dilemme moral impossible qui nous fait tous hésiter.
La position de la Russie face à l’opération au Venezuela
La réaction de la Russie à l’opération américaine au Venezuela a été immédiate et extrêmement virulente, reflétant les profondes tensions géopolitiques entre Moscou et Washington. Le ministère russe des Affaires étrangères a publié une déclaration officielle condamnant « l’agression armée flagrante » des États-Unis et exigeant « la libération immédiate du président légitimement élu du Venezuela et de son épouse ». La déclaration souligne que « la Russie considère cette action comme une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies » et appelle « la communauté internationale à condamner unanimement cet acte d’agression impunie ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié l’opération américaine de « kidnappng d’État » et a averti que « la Russie réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts et ceux de ses alliés ». Plusieurs hauts responsables russes, dont le ministre de la Défense Sergei Shoigu et le président du Comité de la Douma pour les affaires internationales Leonid Slutsky, ont publiquement comparé l’opération au Venezuela à l’invasion américaine de l’Irak en 2003 et ont averti que « le monde est entré dans une période extrêmement dangereuse d’instabilité et d’imprévisibilité ».
Cependant, malgré la rhétorique belliqueuse, la Russie semble pour l’instant hésiter à prendre des mesures de représailles directes contre les États-Unis, consciente des risques d’une escalade militaire potentiellement catastrophique entre les deux puissances nucléaires. Les analystes notent que Moscou se trouve dans une position délicate : d’un côté, elle doit démontrer son soutien à ses alliés et sa volonté de s’opposer à ce qu’elle considère comme l’hégémonie américaine ; de l’autre, elle ne peut se permettre d’ouvrir un nouveau front de confrontation alors qu’elle est déjà profondément engagée dans la guerre en Ukraine. Certains experts russes suggèrent que la réponse de Moscou pourrait prendre la forme d’un soutien accru aux adversaires américains dans d’autres régions du monde, notamment au Moyen-Orient et en Afrique, plutôt que d’une confrontation directe avec les États-Unis. D’autres avancent que la Russie pourrait intensifier ses cyberattaques contre les infrastructures critiques américaines ou tenter de déstabiliser des pays alliés des États-Unis par des opérations d’influence et de désinformation. Quoi qu’il en soit, l’opération au Venezuela a indéniablement renforcé la conviction de Vladimir Poutine que la Russie doit maintenir et renforcer ses capacités militaires et nucléaires pour dissuader toute tentative américaine de s’ingérer dans ce que Moscou considère comme sa sphère d’influence légitime.
C’est presque comique de voir la Russie donner des leçons de droit international et de souveraineté nationale, alors même qu’elle viole impunément la souveraineté de l’Ukraine depuis près de quatre ans. L’hypocrisie atteint des sommets qui défient l’imagination. D’un côté, Poutine condamne l’« agression armée » des États-Unis au Venezuela et exige la libération de Maduro ; de l’autre, il continue à bombarder les villes ukrainiennes, à annexer des territoires par la force et à menacer l’Europe avec son arsenal nucléaire. C’est le cas d’école du deux-poids, deux-mesures qui caractérise la politique internationale depuis toujours, mais qui prend ici des proportions tellement grotesques qu’il en devient difficile de ne pas rire jaune. Et ce qui me frappe le plus, c’est que malgré cette hypocrisie évidente, la Russie n’a pas totalement tort de s’inquiéter. Car si les États-Unis peuvent intervenir militairement au Venezuela pour capturer son chef d’État, quelle garantie a Poutine qu’ils ne pourraient pas faire la même chose en Russie si l’occasion se présentait ? C’est cette logique du « qui peut le plus peut le moins » qui rend le système international si dangereux et instable. Chaque puissance justifie ses propres actions par des principes moraux qu’elle viole allègrement quand ça l’arrange, et le résultat est un monde où aucune règle ne compte vraiment, sauf celle du rapport de force.
Le dilemme stratégique de l’Ukraine
La déclaration de Zelensky sur le parallèle entre Maduro et Poutine doit être comprise dans le contexte du dilemme stratégique croissant auquel l’Ukraine fait face après près de quatre ans de guerre épuisante. D’un côté, l’Ukraine continue à recevoir un soutien militaire et financier significatif des pays occidentaux, qui ont fourni des systèmes d’armes sophistiqués notamment des missiles HIMARS, des chars Leopard et Abrams, des avions de combat F-16 et des systèmes de défense aérienne Patriot. De l’autre, ce soutien commence à montrer des signes d’essoufflement face à la fatigue de la guerre dans les opinions publiques occidentales, aux préoccupations économiques croissantes liées à l’inflation et aux coûts de l’aide, et aux divisions politiques internes dans plusieurs pays clés comme les États-Unis et l’Allemagne. Les récentes élections législatives dans plusieurs pays européens ont vu la montée de partis eurosceptiques et pacifistes qui remettent en question le niveau actuel de soutien à l’Ukraine, tandis qu’aux États-Unis, le Congrès se divise de plus en plus sur l’opportunité de continuer à débloquer des packages d’aide massifs sans perspective claire de victoire rapide.
Dans ce contexte, Zelensky se trouve sous pression croissante de la part de certains alliés occidentaux pour explorer des voies diplomatiques vers un règlement du conflit, même si cela implique des concessions territoriales potentiellement douloureuses. Les propositions de paix circulant dans les chancelleries occidentales incluent notamment l’idée d’un cessez-le-feu le long des lignes de front actuelles, l’organisation d’un référendum dans les territoires occupés sous supervision internationale, et des garanties de sécurité pour l’Ukraine qui n’incluraient pas nécessairement son adhésion immédiate à l’OTAN. Zelensky a publiquement rejeté toute solution qui impliquerait la cession de territoires ukrainiens à la Russie, insistant sur le fait que « l’Ukraine ne négociera pas sur sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Cependant, en privé, certains conseillers présidentiels reconnaissent que l’Ukraine ne pourra pas continuer indéfiniment la guerre sans perspective de victoire militaire claire, et que des compromis devront éventuellement être envisagés. C’est dans ce contexte que la déclaration de Zelensky sur le parallèle Maduro-Poutine prend toute sa signification : en suggérant que les États-Unis devraient traiter Poutine comme ils ont traité Maduro, Zelensky tente de rallumer la flamme du soutien occidental et de rappeler à ses alliés que la guerre en Ukraine n’est pas simplement un conflit régional, mais une confrontation fondamentale entre démocratie et autoritarisme qui mérite le même niveau d’engagement que l’intervention au Venezuela.
C’est une position impossible dans laquelle se trouve Zelensky, coincé entre son devoir de défendre son pays jusqu’au bout et la réalité écrasante des contraintes stratégiques et politiques qui pèsent sur lui. D’un côté, il ne peut pas accepter de céder un seul mètre carré de territoire ukrainien à Poutine sans trahir le sacrifice de milliers de soldats et de civils qui sont morts pour défendre leur patrie. De l’autre, il sait que l’Ukraine ne peut pas gagner cette guerre seule, que sans le soutien occidental, elle sera inévitablement écrasée par la machine de guerre russe. Et maintenant ce soutien commence à vaciller, l’opinion publique occidentale se fatigue, les政客 politiques cherchent des issues diplomatiques, et l’Ukraine se retrouve de plus en plus isolée face à une Russie qui, elle, ne montre aucun signe de relâchement dans sa détermination à conquérir le territoire ukrainien. C’est cette réalité tragique qui pousse Zelensky à sortir cette phrase sur Maduro et Poutine, comme un appel désespéré à ne pas abandonner l’Ukraine, comme un rappel que la lutte pour la démocratie et la liberté ne peut pas être menée à la carte, en choisissant les dictateurs qu’on affronte et ceux qu’on laisse tranquilles. Je ne sais pas si cette stratégie fonctionnera, mais je comprends pourquoi il essaie. C’est tout ce qui lui reste.
Section 4 : Les implications géopolitiques d'un précédent
La redéfinition des règles de l’interventionnisme
L’opération américaine au Venezuela et la déclaration de Zelensky sur le parallèle avec Poutine pourraient marquer un tournant fondamental dans la doctrine de l’interventionnisme international et redéfinir les règles qui régissent les relations entre États souverains. Depuis la fin de la Guerre froide, le droit international s’était progressivement orienté vers une interdiction quasi absolue de l’utilisation de la force contre un État souverain, à l’exception de deux cas limités : l’autorisation explicite du Conseil de sécurité des Nations Unies et la légitime défense en cas d’agression armée. La doctrine de la « responsabilité de protéger » développée après les génocides au Rwanda et en Bosnie avait introduit une exception controversée permettant des interventions humanitaires pour protéger les populations contre des atrocités massives, mais son application restait extrêmement rare et soumise à des conditions strictes. L’opération américaine au Venezuela ne correspond à aucun de ces cadres juridiques établis : elle n’a pas été autorisée par le Conseil de sécurité, elle ne constitue pas une légitime défense au sens traditionnel, et bien que le régime Maduro ait été accusé de violations des droits de l’homme, ces accusations ne justifiaient pas légalement une intervention militaire unilatérale visant à capturer le chef d’État.
Ce précédent dangereux pourrait ouvrir la boîte de Pandore d’un nouvel interventionnisme non seulement américain, mais aussi potentiellement chinois, russe ou iranien. Si les États-Unis peuvent légitimer une intervention militaire au Venezuela au nom de la lutte contre le narco-terrorisme et la défense de la démocratie, qu’est-ce qui empêcherait la Chine d’intervenir à Taïwan au nom de la réunification nationale ou de son intégrité territoriale ? Qu’est-ce qui empêcherait la Russie d’intervenir dans un pays balte pour « protéger » les populations russophones, comme elle l’a prétendu en Ukraine ? Qu’est-ce qui empêcherait l’Iran d’intervenir en Irak ou en Syrie pour défendre ses intérêts stratégiques régionaux ? La logique de l’interventionnisme sélectif, basée sur des interprétations fluctuantes de la morale et des intérêts nationaux, menace de transformer le système international en une arène de conflits où la loi du plus fort primerait sur les règles juridiques établies. Les juristes internationaux et les diplomates avertissent que ce précédent pourrait entraîner une cascade d’interventions militaires justifiées par des motivations variées, allant de la lutte contre le terrorisme à la défense des droits de l’homme en passant par la protection des minorités ethniques ou la promotion de la démocratie.
Quand je vois comment les règles du jeu international peuvent être réécrites du jour au lendemain par ceux qui ont le pouvoir de le faire, je ressens cette lassitude profonde qui gagne tout ceux qui croient encore en un ordre international basé sur le droit et non sur la force. Des années, des décennies de construction progressive d’un cadre juridique et institutionnel censé protéger les petits États contre l’arbitraire des grands, et tout ça peut être balayé en une nuit par une décision prise dans une salle de situation à Washington. C’est à la fois fascinant et terrifiant de voir comment fonctionne vraiment le pouvoir à ce niveau : pas selon des principes éthiques ou juridiques, mais selon des calculs stratégiques et des rapports de force qui changent constamment. Et le plus ironique, c’est que ceux qui sont en train de détruire ce système aujourd’hui seront les premiers à s’en plaindre quand ils en deviendront les victimes demain. C’est cette myopie politique, cette incapacité à penser au-delà de l’intérêt immédiat et du gain à court terme, qui caractérise tellement de dirigeants à travers l’histoire. Ils construisent les outils de leur propre destruction sans même s’en rendre compte, convaincus que la force qu’ils détiennent aujourd’hui sera éternelle.
Les leçons de l’histoire : comparaisons et différences
Les historiens et les analystes politiques ont rapidement tiré des comparaisons entre l’opération au Venezuela et d’autres interventions militaires américaines notables du passé, notamment l’invasion du Panama en 1989 pour capturer Manuel Noriega, l’invasion de l’Irak en 2003 pour renverser Saddam Hussein, et l’intervention en Libye en 2011 qui a conduit à la capture et à la mort de Mouammar Kadhafi. Chacune de ces interventions avait ses propres justifications spécifiques : la lutte contre le trafic de drogue pour Noriega, la menace d’armes de destruction massive pour Saddam Hussein, et la protection des populations civiles contre un régime brutal pour Kadhafi. Cependant, toutes ces interventions partagent certains caractéristiques communes avec l’opération au Venezuela : une puissance militaire supérieure utilisant sa force pour renverser ou capturer un dirigeant étranger qu’elle considère comme hostile, une justification basée sur une combinaison d’intérêts stratégiques et de préoccupations morales, et des conséquences imprévisibles et souvent déstabilisatrices pour la région concernée.
Cependant, il existe également des différences importantes entre ces précédents historiques et l’opération au Venezuela. Contrairement au Panama, qui était géographiquement proche des États-Unis et historiquement lié à Washington par des relations étroites, le Venezuela se trouve en Amérique du Sud, une région où l’influence américaine traditionnelle s’est érodée au profit de nouvelles puissances comme la Chine et la Russie. Contrairement à l’Irak, où les États-Unis avaient mobilisé une large coalition internationale et obtenu une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies avant l’invasion, l’opération au Venezuela a été menée unilatéralement par les États-Unis sans l’aval explicite de la communauté internationale. Contrairement à la Libye, où l’intervention avait été autorisée par le Conseil de sécurité dans le cadre d’une mandant de protection des civils, l’opération au Venezuela n’a pas de fondement juridique clair en droit international. Ces différences suggèrent que le précédent du Venezuela pourrait être encore plus dangereux que les interventions précédentes, car il combine l’unilatéralisme américain avec une cible située dans une région où les puissances rivales ont des intérêts stratégiques importants et la capacité de s’y opposer.
L’histoire nous enseigne beaucoup, mais nous sommes terriblement doués pour ignorer ses leçons quand ça ne nous arrange pas. Chaque nouvelle intervention est présentée comme « différente », « unique », « justifiée » par des circonstances exceptionnelles qui ne se reproduiront jamais. Et puis quelques années plus tard, nous nous retrouvons à faire exactement la même chose, avec les mêmes justifications et les mêmes conséquences prévisibles. C’est cette répétition obsessionnelle des erreurs du passé qui me fait douter de notre capacité collective à apprendre et à progresser. Les dirigeants qui ont orchestré l’opération au Venezuela savent parfaitement ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Afghanistan. Ils connaissent les coûts humains, financiers et politiques de ces interventions. Et pourtant, ils ont quand même pris la décision de lancer une nouvelle aventure militaire imprudente. Pourquoi ? Parce qu’ils sont convaincus que cette fois sera différente, qu’eux feront mieux que leurs prédécesseurs, qu’ils ont tiré les leçons des échecs passés. C’est cette arrogance, cette conviction que l’histoire ne s’applique pas à nous, qui mène inévitablement à la répétition des mêmes catastrophes. Et le plus triste, c’est que ce sont toujours les mêmes populations innocentes qui paient le prix de ces illusions de grandeur.
La perspective des pays du Sud global
La réaction des pays du Sud global à l’opération américaine au Venezuela a été largement négative, reflétant une profonde méfiance historique envers l’interventionnisme occidental et une crainte croissante que ce précédent ne soit utilisé pour justifier des interventions similaires dans d’autres régions du monde. L’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, qui jouent un rôle de plus en plus important dans les forums internationaux comme le G20 et les BRICS, ont publié des déclarations condamnant l’utilisation de la force militaire et appelant au respect de la souveraineté vénézuélienne. Ces pays, qui ont eux-mêmes été soumis à l’interventionnisme occidental pendant la période coloniale et post-coloniale, voient dans l’opération au Venezuela la continuation d’un modèle de domination impérialiste qui permet aux puissances occidentales de dicter les règles du jeu international tout en s’affranchissant elles-mêmes de ces règles quand ça les arrange.
Plusieurs leaders du Sud global ont publiquement exprimé leurs craintes que le précédent du Venezuela ne soit utilisé pour justifier des interventions militaires futures contre des gouvernements qui s’opposent aux intérêts occidentaux, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Le président brésilien a déclaré que « le monde ne peut pas accepter que les pays puissants s’arrogent le droit de changer les gouvernements par la force militaire », tandis que le Premier ministre indien a averti que « l’unilatéralisme militaire menace de replonger le monde dans une ère d’instabilité et de conflits ». L’Union africaine a publié une déclaration condamnant « l’agression contre un État souverain » et appelant « la communauté internationale à résister à toute tentative de normaliser l’interventionnisme militaire comme outil de politique étrangère ». Ces réactions reflètent une prise de conscience croissante dans le Sud global que le système international actuel, dominé par les institutions et les normes occidentales, doit être profondément réformé pour refléter la réalité multipolaire du XXIe siècle et protéger les intérêts et la souveraineté de tous les États, quelle que soit leur taille ou leur puissance militaire.
C’est une ironie amère de voir comment le Sud global, qui a été le théâtre de tant d’interventions occidentales destructrices au cours de l’histoire, se retrouve aujourd’hui comme le dernier bastion de la défense du droit international et de la souveraineté nationale. Les pays qui ont souffert du colonialisme, du néocolonialisme, des coups d’État orchestrés par la CIA et des interventions militaires « humanitaires » qui n’étaient rien d’autre que des changements de régime déguisés, sont aujourd’hui ceux qui rappellent au monde que les règles du droit international doivent s’appliquer à tous, sans exception. C’est une forme de justice poétique, mais aussi une indication inquiétante de l’état du monde actuel. Quand les pays occidentaux, qui se présentent comme les champions de la démocratie et de l’État de droit, sont les premiers à violer les principes qu’ils prétendent défendre, quand le Sud global devient le gardien des normes internationales, c’est que quelque chose de profondément dysfonctionnel s’est produit dans l’ordre mondial. Et ce qui me préoccupe le plus, c’est que cette inversion des rôles risque de conduire à une fragmentation irréversible du système international, avec deux blocs antagonistes qui ne communiquent plus, ne se comprennent plus et ne partagent plus aucun cadre commun de référence.
Section 5 : La réaction de l'administration Trump
La justification officielle de l’intervention
L’administration Trump a justifié l’opération au Venezuela par une combinaison d’arguments sécuritaires, juridiques et moraux qui visent à légitimer une intervention militaire qui contredit de nombreuses positions traditionnelles de la politique étrangère américaine. Dans un discours télévisé à la nation le 3 janvier 2026, le président Trump a déclaré que « l’Amérique ne peut pas rester indifférente alors qu’un dictateur narcoterroriste utilise son pouvoir pour détruire son propre peuple et menacer la sécurité de nos citoyens ». Il a souligné que « Maduro avait personnellement supervisé un réseau international de trafic de drogue qui avait inondé les rues américaines de cocaïne et d’autres drogues mortelles, causant des dizaines de milliers de morts dans notre pays ». Le président a également évoqué les violations massives des droits de l’homme commises par le régime Maduro, citant des rapports des Nations Unies et des organisations de défense des droits de l’homme qui documentent des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, de la torture et des détentions arbitraires systématiques.
Sur le plan juridique, l’administration Trump a invoqué la doctrine de l’autodéfense élargie, affirmant que les activités narco-terroristes de Maduro constituaient une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis et que la capture de ce dirigeant était nécessaire pour neutraliser cette menace. Le procureur général des États-Unis a annoncé que Maduro serait poursuivi pour « narco-terrorisme », une accusation rarement utilisée contre des chefs d’État, et que le procès démontrerait « l’implication directe et personnelle » du président vénézuélien dans des activités criminelles qui avaient causé « d’énormes souffrances » au peuple vénézuélien et américain. L’administration a également insisté sur le fait que l’opération avait été menée avec le « souci constant d’éviter les pertes civiles » et que les frappes aériennes avaient été « chirurgicalement ciblées » sur des installations purement militaires. Cependant, ces déclarations ont été immédiatement contestées par des organisations humanitaires sur place qui ont rapporté des dommages considérables aux zones résidentielles et des pertes civiles importantes.
Écouter les justifications de l’administration Trump pour cette intervention militaire, c’est comme assister à un exercice de communication politique parfaitement rodé mais totalement déconnecté de la réalité. Les mots sont soigneusement choisis, les arguments sont juridiquement présentés, les émotions sont habilement manipulées, mais au fond, on sent que tout ça n’est qu’un masque pour cacher des motivations beaucoup plus prosaïques : le désir de renforcer l’influence américaine dans une région stratégique, l’ambition de faire un coup politique majeur à la veille des élections de mi-mandat, la volonté de démontrer que l’Amérique est de retour comme puissance dominante après des années de perçue faiblesse. Et ce qui me frappe le plus, c’est cette capacité qu’ont les politiciens de dire des choses qu’ils savent parfaitement fausses avec une conviction totale. Trump peut déclarer avec un sérieux parfait que l’opération a été menée avec le « souci constant d’éviter les pertes civiles » alors que des rapports indépendants font état de dizaines de morts parmi les civils. C’est cette dissociation entre les mots et la réalité, cette capacité à mentir sans sourciller, qui me fait le plus peur dans la politique contemporaine. Pas parce que les politiciens ont toujours menti — c’est dans la nature du métier — mais parce qu’aujourd’hui ils peuvent le faire avec une telle sophistication, une telle maîtrise des médias et de la communication, que le mensonge devient presque indiscernable de la vérité.
La réponse à la déclaration de Zelensky
La réaction de l’administration Trump à la déclaration de Zelensky sur le parallèle entre Maduro et Poutine a été remarquable par sa prudence et son ambiguïté calculée. Contrairement aux attentes de certains observateurs qui s’attendaient à ce que Trump embrasse ouvertement la comparaison, la Maison Blanche a adopté une position plus nuancée qui reflète les complexités de la politique américaine envers la Russie et l’Ukraine. Lors de son briefing quotidien, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que « le président apprécie le leadership du président Zelensky et son engagement indéfectible en faveur de la liberté et de la démocratie en Ukraine », mais a ajouté que « chaque situation géopolitique est unique et nécessite une approche adaptée aux circonstances spécifiques ». Elle a souligné que « l’administration Trump reste déterminée à soutenir l’Ukraine par tous les moyens nécessaires pour repousser l’agression russe », mais a refusé de commenter sur la possibilité d’actions futures similaires à celles entreprises au Venezuela.
Cette réponse prudente reflète les divisions internes au sein de l’administration Trump sur la question de la Russie et de l’Ukraine. D’un côté, certains conseillers, notamment ceux liés au camp MAGA traditionnel, sont sceptiques à l’égard d’un engagement profond des États-Unis en Ukraine et préfèrent une approche plus transactionnelle de la politique étrangère qui privilégie les intérêts américains directs plutôt que les obligations envers des alliés lointains. De l’autre, les conseillers plus conservateurs sur le plan de la sécurité nationale, y compris certains membres du Pentagone et du Département d’État, considèrent que la Russie de Vladimir Poutine représente une menace existentielle pour l’ordre international libéral et que les États-Unis doivent soutenir résolument l’Ukraine pour éviter la consolidation d’une sphère d’influence russe agressive en Europe de l’Est. Le président Trump lui-même semble osciller entre ces deux positions, exprimant parfois de l’admiration pour la « force » de Poutine tout en condamnant son invasion de l’Ukraine, et affirmant son soutien à Zelensky tout en critiquant le coût financier de l’aide américaine à l’Ukraine.
C’est fascinant d’observer la danse diplomatique complexe que l’administration Trump mène sur cette question. Zelensky lui tend une perche politique immense, un moyen de se présenter comme le champion incontesté de la lutte contre l’autoritarisme mondial, et Trump refuse de la saisir. Pourquoi ? Parce qu’il sait que comparer Maduro à Poutine, c’est ouvrir une boîte de Pandore qu’il préfère laisser fermée. Maduro est un dictateur de troisième zone, relativement isolé sur la scène internationale, facile à cibler sans conséquences catastrophiques. Poutine, c’est tout autre chose : le chef d’une puissance nucléaire majeure, d’un pays membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, d’une puissance qui a des alliances profondes avec la Chine et l’Iran. S’attaquer à Poutine comme on s’est attaqué à Maduro, ce serait risquer une confrontation directe entre les deux plus grandes puissances nucléaires de la planète, avec des conséquences potentiellement apocalyptiques. Trump peut être impulsif et imprévisible, mais il n’est pas suicidaire. Et puis il y a cette relation ambiguë qu’il entretient avec Poutine, cette admiration qu’il ne cache pas pour les hommes forts qui prennent ce qu’ils veulent par la force. Comment pourrait-il appeler à traiter Poutine comme un criminel quand il passe son temps à vanter ses qualités de leader ? C’est cette contradiction fondamentale qui paralyse l’administration Trump et l’empêche de répondre clairement à l’appel de Zelensky.
Les implications pour la politique intérieure américaine
L’opération au Venezuela et les réactions internationales qu’elle a suscitées ont des implications significatives pour la politique intérieure américaine, particulièrement à l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026. Les républicains ont largement soutenu l’action de l’administration Trump, avec le président de la Chambre des représentants Mike Johnson qualifiant l’opération de « victoire décisive pour la liberté et la démocratie » et suggérant que « l’Amérique a montré au monde que nous ne tolérerons plus les dictateurs qui menacent la sécurité internationale ». Les sénateurs républicains ont également salué la capture de Maduro, le sénateur Lindsey Graham déclarant que « c’est un grand jour pour l’Amérique et pour tous ceux qui croient en la liberté », et suggérant que « le message est clair : si vous êtes un dictateur qui menace les intérêts américains, vous serez tenu pour responsable ».
Les démocrates, en revanche, ont adopté une position plus nuancée et critique, reflétant les divisions internes du parti sur la question de l’interventionnisme militaire. Les démocrates modérés, notamment ceux issus des États swing, ont généralement appuyé l’opération tout en exprimant des réserves sur l’absence de consultation du Congrès et sur les risques d’escalade avec la Russie et la Chine. La chef de la minorité à la Chambre, Hakeem Jeffries, a déclaré que « les États-Unis doivent tenir pour responsables les dictateurs qui commettent des crimes contre l’humanité », mais a ajouté que « le Congrès doit être pleinement informé et impliqué dans les décisions qui engagent notre pays dans des opérations militaires à l’étranger ». Les démocrates progressistes, en revanche, ont condamné fermement l’intervention, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez qualifiant l’opération d’« acte impérialiste illégal » et avertissant que « l’Amérique ne peut pas se permettre une nouvelle aventure militaire coûteuse alors que nous devons investir dans les besoins de notre propre peuple ». Le sénateur Bernie Sanders a déclaré que « la capture de Maduro ne résoudra pas les problèmes profonds du Venezuela » et a appelé à une approche diplomatique multilatérale plutôt qu’à l’unilatéralisme militaire.
Cette division politique au sein du Parti démocrate sur l’interventionnisme militaire reflète une tension plus large qui traverse la société américaine depuis la fin de la Guerre froide : entre ceux qui croient que les États-Unis ont une responsabilité morale de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme dans le monde, et ceux qui estiment que les ressources américaines devraient prioritairement être consacrées aux besoins internes du pays. Les progressistes ont raison de souligner les coûts exorbitants des interventions militaires américaines, qui se comptent en trillions de dollars et en milliers de vies américaines perdues. Mais les modérés ont aussi raison de rappeler que l’isolationnisme a ses propres coûts, notamment en termes d’influence internationale et de capacité à façonner un monde qui reflète les valeurs américaines. Ce dilemme ne trouvera jamais de solution parfaitement satisfaisante, car il oppose deux conceptions légitimes mais incompatibles du rôle des États-Unis dans le monde. Ce qui me préoccupe, c’est que cette division interne s’approfondisse au point de rendre toute politique étrangère américaine incohérente et imprévisible, ce qui serait catastrophique pour la stabilité mondiale dans un moment aussi critique de l’histoire.
Conclusion : Les enjeux d'un nouveau monde
Un système international en mutation
La convergence de l’opération américaine au Venezuela et de la déclaration de Zelensky sur le parallèle entre Maduro et Poutine marque potentiellement le début d’une nouvelle ère dans les relations internationales, caractérisée par le retour d’un interventionnisme musclé et par la remise en cause des règles du jeu qui avaient prévalu depuis la fin de la Guerre froide. Le système international basé sur le multilatéralisme, le droit international et l’interdiction de l’usage de la force entre États, bien qu’imparfait et souvent violé, avait au moins fourni un cadre de référence commun qui permettait aux nations de coexister et de résoudre leurs différends par des moyens pacifiques. Ce système est aujourd’hui profondément ébranlé par l’émergence de puissances revisionnistes comme la Russie et la Chine, qui rejettent l’hégémonie occidentale et cherchent à établir un nouvel ordre multipolaire, mais aussi par les actions de puissances occidentales comme les États-Unis, qui semblent de plus en plus disposées à recourir à l’unilatéralisme militaire pour défendre ce qu’elles considèrent comme leurs intérêts vitaux.
Cette mutation du système international crée un environnement d’incertitude et de risque accru pour tous les acteurs, grands et petits. Les puissances émergentes comme l’Inde, le Brésil et l’Indonésie, qui avaient espéré pouvoir naviguer entre les blocs traditionnels et défendre leurs intérêts nationaux dans un cadre multilatéral, se retrouvent désormais confrontées à des choix de plus en plus difficiles et potentiellement dangereux. Les pays de taille moyenne, qui avaient pu compter sur les garanties du droit international pour protéger leur souveraineté contre les interventions de grandes puissances, découvre avec inquiétude que ces garanties s’érodent rapidement et que la force redevient l’ultime arbitre des relations internationales. Même les alliés traditionnels des États-Unis s’inquiètent de voir Washington recourir à l’unilatéralisme militaire sans consulter ses partenaires, craignant que ce précédent ne soit utilisé demain contre leurs propres intérêts.
Quand je regarde le monde qui émerge sous nos yeux, je ressens cette combinaison de fascination et de terreur qui caractérise les moments de basculement historique. Nous assistons en temps réel à la fin d’une époque et au début difficile d’une autre, sans avoir la moindre idée de ce que cette nouvelle ère nous réserve. L’ordre international que j’ai connu toute ma vie, avec ses défauts et ses imperfections mais aussi ses certitudes et ses cadres de référence, se disloque sous nos yeux. Et ce qui le remplace est encore flou, incohérent, potentiellement beaucoup plus dangereux. Les règles qui avaient été mises en place après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale pour empêcher que pareilles atrocités ne se reproduisent sont balayées par la logique brutale du rapport de force. Les institutions qui avaient été créées pour favoriser le dialogue et la coopération entre les nations sont marginalisées ou contournées par ceux qui ont la puissance de le faire. Et le plus effrayant, c’est que personne ne semble avoir de vision claire de ce que le monde devrait être à la place. Les uns veulent le retour d’une hégémonie américaine qui n’existe plus vraiment. Les autres rêvent d’un multipolarisme équilibré que personne ne sait comment construire. Et entre les deux, le monde continue de tourner, pris dans une transition confuse qui pourrait durer des décennies avant de se stabiliser.
Le dilemme moral de la communauté internationale
La déclaration de Zelensky sur le parallèle entre Maduro et Poutine met en lumière un dilemme moral fondamental qui hante la communauté internationale depuis des décennies : comment réconcilier l’impératif moral de défendre les droits de l’homme et de combattre les dictatures avec la nécessité pragmatique de maintenir la stabilité internationale et d’éviter les conflits généralisés ? D’un côté, l’argument moral est irréfutable : les dictateurs comme Maduro et Poutine commettent des atrocités impardonnables contre leurs propres peuples et contre les peuples voisins, et la communauté internationale a le devoir moral d’intervenir pour mettre fin à ces souffrances. Les victimes de ces régimes ne peuvent pas être abandonnées à leur sort simplement parce que leur oppresseur a le pouvoir de nuire s’il est attaqué. La justice exige que les criminels, quels que soient leur rang et leur pouvoir, soient tenus pour responsables de leurs actes.
De l’autre, l’argument pragmatique est tout aussi convaincant : chaque intervention militaire, même motivée par les meilleures intentions morales, crée des conséquences imprévisibles et souvent catastrophiques qui peuvent causer plus de souffrances que celles qu’elles visaient à soulager. L’histoire regorge d’exemples d’interventions qui ont commencé comme des missions humanitaires nobles et qui ont fini par plonger des pays entiers dans le chaos, la guerre civile et la misère. De plus, le principe de l’égalité souveraine des États, bien qu’imparfait dans sa mise en œuvre, reste la meilleure protection contre un monde où chaque grande puissance s’arrogerait le droit d’intervenir où bon lui semble selon son propre jugement moral. Si chaque pays puissant décidait unilatéralement de renverser les dictateurs qu’il considère comme immoraux, le monde deviendrait une arène de conflits permanents où la force primerait sur le droit.
Ce dilemme moral est insoluble, et c’est ce qui le rend si douloureux. D’un côté, je sais avec certitude que laisser des dictateurs comme Maduro ou Poutine opprimer impunément leur peuple et envahir leurs voisins est moralement inacceptable. Comment pourrais-je dormir tranquille en sachant que des êtres humains souffrent et meurent par milliers parce que la communauté internationale préfère la « stabilité » à la justice ? De l’autre, je connais l’histoire des interventions militaires, leurs coûts humains, leurs échecs répétés, leurs conséquences imprévisibles et souvent désastreuses. Comment pourrais-je appeler à de nouvelles interventions en sachant qu’elles risquent de causer encore plus de souffrances qu’elles ne cherchent à en finir ? C’est cette impossibilité de choisir entre deux maux qui me paralyse. Et ce qui me rend le plus triste, c’est que ce dilemme n’a pas de solution satisfaisante. Chaque choix que nous ferons aura des conséquences tragiques pour des innocents. La seule consolation que je peux trouver, c’est que nous devons au moins être conscients de ce dilemme, l’admettre clairement, et ne pas prétendre qu’il existe des solutions simples ou moralement pures. L’honnêteté intellectuelle est la première étape vers toute décision responsable.
L’avenir incertain : scénarios possibles
Plusieurs scénarios sont possibles pour l’avenir des relations internationales à la suite de l’opération au Venezuela et de la déclaration de Zelensky. Dans le scénario le plus optimiste, l’opération au Venezuela pourrait marquer le début d’un nouveau consensus international sur la nécessité de tenir pour responsables les dictateurs qui commettent des crimes contre l’humanité, avec la mise en place de mécanismes multilatéraux plus efficaces pour autoriser et encadrer de telles interventions. Les grandes puissances, conscientes des dangers d’un monde sans règles, pourraient se réunir pour réformer les Nations Unies et créer un cadre juridique plus adapté aux réalités du XXIe siècle, permettant des interventions humanitaires légitimes tout en préservant les principes de souveraineté et d’égalité entre les États. Dans ce scénario, la capture de Maduro pourrait être le catalyseur d’un renouveau du multilatéralisme et d’une meilleure protection des droits fondamentaux dans le monde.
Dans le scénario le plus pessimiste, l’opération au Venezuela pourrait au contraire marquer le début d’une nouvelle ère d’unilatéralisme militaire et de confrontation entre les grandes puissances. La Russie et la Chine, percevant l’intervention américaine comme une menace directe à leurs intérêts stratégiques, pourraient intensifier leurs efforts pour contester l’hégémonie américaine et construire un ordre international alternatif basé sur des règles différentes. Les pays du Sud global, se sentant menacés par ce nouvel interventionnisme, pourraient se rapprocher de la Russie et de la Chine, créant un bloc anti-occidental qui s’opposerait systématiquement aux initiatives américaines dans les forums internationaux. Dans ce scénario, le monde se diviserait en blocs antagonistes avec des décisions prises sur la base de l’appartenance à un camp plutôt que sur la base de principes universels. Ce serait un retour à la logique de la Guerre froide, mais potentiellement plus dangereux car plus multipolaire et donc plus instable.
Entre ces deux extrêmes existe un scénario intermédiaire, plus probable mais plus difficile à prévoir avec précision. Dans ce scénario, le monde évoluerait vers une forme de multipolarisme pragmatique où les grandes puissances continueraient à rivaliser pour l’influence mais chercheraient également à coopérer sur des questions d’intérêt commun comme le changement climatique, la santé mondiale et la prévention des pandémies. Les interventions militaires unilatérales resteraient possibles mais deviendraient plus rares et plus sélectives, généralement limitées à des cas où l’intervenant est convaincu que ses intérêts vitaux sont en jeu et que les coûts d’une intervention sont acceptables. Ce serait un monde moins idéaliste que l’ordre international libéral de l’après-Guerre froide, mais aussi moins dangereux qu’un retour à la confrontation pure et dure des blocs. Un monde où la realpolitik reprendrait ses droits, mais tempérée par la conscience que la coopération reste nécessaire face aux défis globaux qui transcendent les rivalités nationales.
Quand j’essaie d’imaginer ce que l’avenir nous réserve, je me heurte à cette réalité fondamentale que le futur est fondamentalement imprévisible, surtout à l’échelle des relations internationales. Les analystes et les experts peuvent proposer tous les scénarios qu’ils veulent, tracer toutes les courbes de probabilité, mais l’histoire a toujours cette capacité à nous surprendre, à nous dérouter, à prendre des tournants que personne n’avait anticipés. Ce qui me semble certain, c’est que nous vivons une période de transition historique, que le vieux monde est en train de mourir et que le nouveau est encore en gestation. Ce qui me semble également certain, c’est que cette transition sera longue, douloureuse et potentiellement violente. Les transitions entre ordres internationaux ne se font jamais sans heurts. Mais ce qui me donne un peu d’espoir, c’est que l’humanité a traversé des périodes similaires par le passé et en est toujours ressortie, changée mais survivante. Nous vivrons probablement des moments difficiles dans les années à venir, peut-être des décennies difficiles, mais je veux croire qu’à la fin de cette transition, un nouvel ordre international émergera, meilleur ou au moins plus adapté aux réalités du XXIe siècle que celui que nous sommes en train de laisser derrière nous.
Sources
Sources primaires
Déclaration de Volodymyr Zelensky lors de la conférence de presse après la réunion des conseillers à la sécurité nationale des pays européens, 3 janvier 2026. Communiqué du ministère américain de la Défense sur l’« Opération Résolution Absolue », 3 janvier 2026. Déclaration du président Donald Trump à la Maison Blanche sur l’intervention au Venezuela, 3 janvier 2026. Acte d’accusation du ministère américain de la Justice contre Nicolás Maduro, 3 janvier 2026. Déclaration du ministère russe des Affaires étrangères sur l’opération au Venezuela, 3 janvier 2026. Déclaration conjointe de l’Union africaine condamnant l’agression contre un État souverain, 4 janvier 2026. Rapport du secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Venezuela, 4 janvier 2026.
Sources secondaires
Article de wPolityce.pl : « Trump traitera-t-il Poutine comme Maduro ? La déclaration choc de Zelensky », publié le 4 janvier 2026. Article de News18 : « ‘US Knows What To Do Next’: Zelenskyy Makes Veiled Remark On Putin After Maduro’s Capture », publié le 4 janvier 2026. Article de Firstpost : « ‘US knows what to do next’: Did Zelenskyy just urge Trump to take down Putin after Maduro’s capture? », publié le 4 janvier 2026. Article de Reuters : « Trump says U.S. will run Venezuela after Maduro captured », publié le 4 janvier 2026. Article d’Al Jazeera : « Trump bombs Venezuela, US ‘captures’ Maduro: All we know », publié le 3 janvier 2026. Article du New York Times : « Inside ‘Operation Absolute Resolve,’ the U.S. Effort to Capture Maduro », publié le 3 janvier 2026. Article du Guardian : « World reacts to US bombing of Venezuela, ‘capture’ of Maduro », publié le 4 janvier 2026. Article de CBS News : « U.S. strikes Venezuela and captures Maduro; Trump says ‘we’re going to run’ country until transformation », publié le 4 janvier 2026.
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