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Une rupture diplomatique ancienne

Les relations entre les États-Unis et le Venezuela se sont considérablement dégradées au fil des années, passant d’une collaboration étroite à une hostilité ouverte. L’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez en 1999 avait déjà marqué un tournant, avec des politiques ouvertement anti-américaines et une réorientation des alliances internationales vers des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran. La mort de Chávez et l’élection de Maduro n’ont fait qu’accentuer cette tendance, malgré les difficultés économiques croissantes du pays. Les sanctions économiques imposées par Washington ont progressivement asphyxié l’économie vénézuélienne, exacerbant les tensions politiques et humaines dans le pays. Le ressentiment accumulé des deux côtés a créé un terrain fertile pour l’escalade actuelle, avec peu de volonté politique apparente pour apaiser le conflit.

La crise politique de 2019, lorsque Juan Guaidó s’est autoproclamé président par intérim, a constitué un point de non-retour dans les relations bilatérales. Plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis, ont reconnu Guaidó comme dirigeant légitime du Venezuela, tandis que Maduro conservait le contrôle effectif des institutions et de l’armée. Cette situation de double pouvoir a créé une instabilité chronique, avec des manifestations massives, une répression sévère et une émigration sans précédent. La communauté internationale s’est trouvée divisée, certains pays soutenant la position américaine, d’autres maintenant leurs relations avec le gouvernement Maduro. Cette fragmentation géopolitique a compliqué toute résolution pacifique du conflit et laissé le champ libre aux actions unilatérales.

Cette histoire de double pouvoir, c’est le cauchemar absolu pour un peuple qui a déjà tant souffert. Imaginez vivre dans un pays où personne ne sait vraiment qui commande, où chaque jour apporte son lot d’incertitudes, où la police peut vous arrêter n’importe quand sans la moindre garantie légale. C’est une violence quotidienne, insidieuse, qui ronge la société de l’intérieur. Et pendant ce temps, les grandes puissances jouent leur grand jeu stratégique sans se soucier des conséquences humaines. La dignité d’un peuple entier est sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques, et ça me révolte au plus haut point. Comment peut-on accepter que la politique se fasse sur le dos des plus vulnérables ?

Les accusations de terrorisme

Le gouvernement américain a formellement accusé plusieurs hauts responsables vénézuéliens, y compris Maduro lui-même, de liens avec des cartels de la drogue et d’activités terroristes. Ces accusations, dénoncées par Caracas comme des inventions, ont servi de justification à une série de sanctions supplémentaires et à l’option militaire évoquée par Trump. Le ministère de la Justice américain a publié des inculpations détaillées, accusant le gouvernement vénézuélien d’avoir transformé le pays en un narco-État, avec une corruption systémique à tous les niveaux de l’administration. Ces allégations, bien que sévèrement contestées par le régime Maduro, ont considérablement renforcé la position dure à Washington et justifié une réponse militaire potentielle.

La réalité du phénomène narcotique au Venezuela reste un sujet de débat intense. Le pays, situé sur des routes de trafic majeures entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord, a indéniablement vu son territoire utilisé par des organisations criminelles. Cependant, l’ampleur exacte de l’implication de l’État vénézuélien dans ces activités reste controversée, avec des accusations allant de la simple négligence à une participation active et organisée. Les experts notent que la situation complexe du pays, avec ses institutions affaiblies et son économie en ruine, a créé un environnement propice au développement d’activités criminelles, mais que l’établissement de liens directs avec la plus haute hiérarchie du pouvoir nécessite plus de preuves que ce qui a été publiquement présenté à ce jour.

Quand j’entends ces accusations de terrorisme, je ne peux m’empêcher de penser à l’histoire malheureuse de l’Amérique latine. Combien de fois avons-nous vu cette justification utilisée pour justifier des interventions qui ont fini par déstabiliser des régions entières ? La guerre contre la drogue est devenue cet outil commode pour contourner le droit international et imposer une volonté hégémonique. Sans nier l’existence réelle du problème narcotique, j’ai du mal à croire que la solution militaire soit la réponse appropriée, surtout quand elle vient de l’extérieur. La souveraineté nationale n’est pas un concept accessoire qu’on peut balayer d’un revers de main quand ça nous arrange, c’est un pilier fondamental des relations internationales qui est systématiquement bafoué par ceux qui se prétendent garants de l’ordre mondial.

Sources

Sources primaires

Council on Foreign Relations – The U.S. Military Campaign Targeting Venezuela and Nicolás Maduro: What to Know, publié le 3 janvier 2026

Al Jazeera – Is Venezuela the big cocaine menace Trump claims it to be?, publié le 4 septembre 2025

BBC – Why has Donald Trump attacked Venezuela and taken Maduro?, publié en janvier 2026

United States Department of Justice – Indictments against Nicolás Maduro et autres responsables vénézuéliens, 2020 et 2025

United Nations Office on Drugs and Crime – World Drug Report 2025

Sources secondaires

The New York Times – Aircraft carrier moves into the Caribbean as US confronts Venezuela, 11 novembre 2025

Reuters – Trump weighs strikes targeting cartels inside Venezuela, 5 septembre 2025

PBS – A timeline of U.S. military escalation against Venezuela leading to Maduro’s capture, 2026

War on the Rocks – Weak in Battle, Dangerous in Resistance: Venezuela’s Military Preparedness, décembre 2025

NPR – ‘Will happen again’: Rubio hints at more US strikes against drug smugglers, 3 septembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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