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Le raid d’élite qui a tout changé

Les événements de ce week-end ont servi de détonateur à cette crise majeure. Dans l’après-midi du samedi 3 janvier, des forces spéciales américaines, incluant des éléments de la célèbre Delta Force, ont mené une opération audacieuse au cœur de Caracas, aboutissant à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro. Cette opération, qualifiée par de nombreux experts en droit international d’enlèvement pure et simple d’un chef d’État en exercice, a été menée après des frappes aériennes préliminaires visant des infrastructures militaires et sécuritaires vénézuéliennes. Maduro, qui faisait l’objet d’accusations américaines pour trafic de drogue, a été extrait de sa résidence et transporté vers New York pour y faire face à la justice fédérale américaine.

Le parallèle avec ce qui pourrait se produire en Colombie est évident et effrayant. L’administration Trump a clairement établi un précédent en intervenant militairement pour capturer un chef d’État latino-américain qu’elle considère comme hostile à ses intérêts. Les propos de Trump, suggérant qu’une opération similaire contre le gouvernement de Petro sonne bien pour lui, ne laissent aucune place au doute quant à ses intentions potentielles. La Maison Blanche a justifié ces actions en invoquant la lutte contre le narco-terrorisme et la protection des intérêts américains dans la région, mais ces justifications ont été accueillies avec scepticisme, voire hostilité, par une grande partie de la communauté internationale.

Chaque fois que je repense à ce raid sur Caracas, je suis saisi d’effroi. C’est comme si les règles du monde avaient été réécrites en quelques heures. Un président en exercice kidnappé par une puissance étrangère sur son propre sol, c’est quelque chose qui n’aurait jamais dû arriver, qui défie toute conception du droit international et de la souveraineté. Et maintenant, les yeux se tournent vers Bogota, avec cette angoisse sourde qui nous prend à la gorge : qui sera le prochain ? Cette normalisation de l’impunité, cette arrogance assumée de la force brute, ça me révolte jusqu’aux tripes. On dirait que nous vivons dans un monde où le plus fort fait ce qu’il veut, et les autres n’ont plus qu’à s’incliner ou à subir.

La position colombienne face à la menace

La Colombie se trouve dans une position particulièrement vulnérable dans cette configuration géopolitique. En tant que voisin direct du Venezuela, pays avec lequel elle partage une frontière longue de plus de 2 200 kilomètres, Bogota a été immédiatement plongée dans une situation d’alerte maximale suite aux événements de Caracas. Le ministère colombien de la Défense a ordonné le renforcement immédiat de la présence militaire le long de la frontière, avec le déploiement de troupes supplémentaires et la mise en place de postes de surveillance avancés. Les autorités colombiennes craignent à la fois des représailles de la part du Venezuela en transition et la possibilité que les forces américaines, déjà massivement déployées dans les Caraïbes, utilisent le territoire colombien comme base d’opérations ou cible secondaire.

La réaction du gouvernement Petro a été marquée par une fermeté sans précédent. Dans son message sur les réseaux sociaux, le président colombien a souligné que toute intervention violente des États-Unis en Colombie provoquerait une réponse ferme et déterminée. Il a notamment affirmé sa confiance absolue dans son peuple et demandé aux citoyens de défendre le président contre tout acte violent illégitime visant à le déstabiliser. Ce appel direct à la population, s’apparentant presque à un appel à la résistance civile, témoigne de la gravité de la situation telle que perçue par le leadership colombien. Petro, qui a participé au processus de paix de 1990 après avoir déposé les armes en tant que membre du mouvement M-19, semble prêt à renier son engagement pacifique si la souveraineté nationale est menacée.

Ce qui me frappe le plus dans cette réaction colombienne, c’est ce mélange de dignité et de désespoir. Petro n’est pas un dirigeant qui cherche la confrontation, c’est un homme qui a parcouru le chemin inverse : de la guérilla à la présidence, de la violence à la paix. Et pourtant, voilà qu’il se trouve contraint d’envisager l’impensable, de brandir à nouveau la menace des armes parce que la diplomatie a échoué. C’est tragique à bien des égards. C’est comme si le monde lui disait : la paix, ça ne suffit pas, il faut être prêt à mourir pour ta patrie. Et cette interrogation qui me hante : jusqu’où allerons-nous dans cette spirale de violence ? Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier sur l’autel de la politique et de l’orgueil des puissants ?

Sources

Sources primaires

Al Jazeera, Colombia’s Petro promises to defend homeland amid Trump threats, 5 janvier 2026. Reuters, Trump threatens military operation against Colombia, after Venezuela raid, 5 janvier 2026. Euronews, Colombian president ready to ‘take up arms’ in face of Trump threats, 5 janvier 2026. Déclaration du ministère colombien des Affaires étrangères, 4 janvier 2026. Message de Gustavo Petro sur X, 5 janvier 2026.

Sources secondaires

Air & Space Forces, US Airpower Paved Way for Special Ops to Capture Venezuela’s Maduro, 5 janvier 2026. CNN, January 3, 2026 — Maduro in US custody, 3 janvier 2026. The New York Times, What We Know About Maduro’s Capture and the Fallout, 3 janvier 2026. Politico, Trump on return trip to Washington predicts demise of Cuba, warns Colombia, 4 janvier 2026. Democracy Now, Trump Threatens Colombia, Cuba, Greenland, Iran and Mexico after attack on Venezuela, 5 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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