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Un précédent qui annonçait la stratégie

Le 6 janvier n’était pas la première fois. Moins d’un mois plus tôt, dans la nuit du 12 décembre 2025, la même raffinerie avait déjà été touchée. Même scénario : des drones ukrainiens, des explosions, un incendie massif. À l’époque, l’état-major ukrainien avait confirmé la frappe sur Facebook : « Les unités des forces de défense ukrainiennes ont frappé les capacités de la raffinerie Slavneft-YANOS dans la région de Iaroslavl en Russie. Des explosions et un grand incendie ont été enregistrés dans la zone de la cible. »

Les images diffusées par Exilenova+ et relayées par Astra montraient une colonne de fumée épaisse s’élevant au-dessus de la raffinerie. Les habitants parlaient d’une série d’explosions après 3 heures du matin. Déjà. Le même horaire. La même méthode. Les Ukrainiens avaient trouvé la faille dans les défenses russes. Et ils l’exploitaient. Encore et encore.

Une production suspendue, une économie ébranlée

Après la frappe de décembre, les sources industrielles citées par Reuters ont confirmé que la production avait été suspendue. L’unité de traitement primaire endommagée, les installations de chargement touchées. La raffinerie, qui produisait normalement 2,6 millions de tonnes d’essence, 4 millions de tonnes de diesel et 4,7 millions de tonnes de fioul par an, était à l’arrêt. Combien de temps ? Personne ne le dit officiellement. Mais les experts parlent de semaines, voire de mois pour réparer les dégâts.

Et maintenant, avec la frappe du 6 janvier, la question se pose : la raffinerie avait-elle même eu le temps de redémarrer ? Ou les Ukrainiens ont-ils frappé pendant les réparations, enfonçant le clou, s’assurant que cette installation resterait hors service le plus longtemps possible ? La réponse n’est pas claire. Mais une chose l’est : Iaroslavl est devenue une cible prioritaire. Et les Ukrainiens ne lâchent rien.

Je regarde ces chiffres et je réalise l’ampleur de ce qui se joue. 2,6 millions de tonnes d’essence. 4 millions de tonnes de diesel. C’est ça qui alimente les colonnes de chars russes qui avancent dans le Donbass. C’est ça qui fait voler les bombardiers qui larguent leurs bombes sur Kharkiv. Chaque tonne de carburant qui ne sort pas de cette raffinerie, c’est une tonne de moins pour la machine de guerre de Poutine. Et les Ukrainiens l’ont compris. Ils ne peuvent pas arrêter l’armée russe sur le front ? Ils vont l’asphyxier à la source. C’est brillant. C’est impitoyable. C’est la guerre.

Sources

Militarnyi – « Nighttime Explosions in Yaroslavl Possibly Linked to Oil Refinery Attack » – 6 janvier 2026 – https://militarnyi.com/en/news/nighttime-explosions-in-yaroslavl-possibly-linked-to-oil-refinery-attack/

Militarnyi – « Drone Strike Sparks Fire at One of Russia’s Largest Refineries in Yaroslavl » – 12 décembre 2025 – https://militarnyi.com/en/news/drone-strike-sparks-fire-at-one-of-russia-s-largest-refineries-in-yaroslavl/

Reuters – « Ukraine says it hit Yaroslavl oil refinery, sources say output suspended » – 12 décembre 2025 – https://www.reuters.com/business/energy/ukraine-says-it-hit-yaroslavl-oil-refinery-sources-say-output-suspended-2025-12-12/

Exilenova+ (Telegram) – Rapports locaux et images des frappes – Décembre 2025 et janvier 2026

Astra (Telegram) – Témoignages et confirmations des attaques – Décembre 2025 et janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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