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Cinq piliers pour une paix durable

La déclaration signée à Paris repose sur cinq composantes. Première : une force multinationale chargée de renforcer les forces armées ukrainiennes et d’assurer la sécurité « dans les airs, en mer et sur terre ». Deuxième : un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis. Troisième : un soutien continu à l’armée ukrainienne. Quatrième : des engagements contraignants pour soutenir Kiev en cas de nouvelle attaque russe. Cinquième : une coopération de défense à long terme avec l’Ukraine.

Sur le papier, c’est impressionnant. C’est complet. C’est exactement ce dont l’Ukraine a besoin pour se sentir en sécurité. Mais le diable est dans les détails. Combien de soldats seront déployés ? Où exactement ? Avec quel mandat ? Que se passe-t-il si la Russie attaque ces forces ? Les réponses à ces questions sont floues. Macron a parlé de « plusieurs milliers » de soldats français. Starmer a évoqué des « hubs militaires » à travers l’Ukraine. Mais aucun chiffre précis. Aucune carte. Aucun calendrier détaillé. Juste des promesses et des intentions. Et dans la géopolitique, les intentions ne suffisent pas.

Je lis ces cinq piliers et je pense : c’est exactement ce qu’il fallait faire il y a deux ans. Avant que des centaines de milliers de personnes ne meurent. Avant que des villes entières ne soient rasées. Mais mieux vaut tard que jamais, non ? Sauf que je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce n’est pas trop peu, trop tard. Si Poutine n’a pas déjà gagné ce qu’il voulait. Si cette garantie de sécurité n’est pas juste un pansement sur une plaie béante qui ne guérira jamais vraiment.

Les garanties juridiquement contraignantes

Le communiqué parle de garanties « robustes » et « juridiquement contraignantes ». C’est important. Parce que jusqu’à présent, toutes les promesses faites à l’Ukraine étaient conditionnelles. Politiques. Révocables. Là, on parle d’engagements légaux. De traités. De documents qui lient les signataires devant le droit international. En théorie, ça change tout. En pratique, ça dépend de la volonté politique de les faire respecter. Et l’histoire récente nous a appris que les traités internationaux ne valent que ce que les puissances sont prêtes à investir pour les défendre.

Macron a insisté sur ce point : ces garanties sont « la clé pour s’assurer qu’un accord de paix ne peut jamais signifier une capitulation ukrainienne et qu’un accord de paix ne peut jamais signifier une nouvelle menace pour l’Ukraine » de la part de la Russie. C’est une déclaration forte. C’est une ligne rouge claire. Mais Poutine a déjà franchi tellement de lignes rouges qu’on peut se demander si une de plus fera vraiment la différence. La vraie question n’est pas ce qui est écrit sur le papier. C’est ce qui se passera le jour où Moscou décidera de tester ces garanties. Et ce jour viendra. C’est inévitable.

Sources

Kyiv Independent – « Zelensky, UK, France sign declaration on multinational force in Ukraine post-war » – 6 janvier 2026 – https://kyivindependent.com/zelensky-uk-france-sign-declaration-on-multinational-force-deployment-in-ukraine-post-war/

Le Monde – « Ukraine: Western allies agree on key security guarantees in Paris » – 6 janvier 2026 – https://www.lemonde.fr/en/international/article/2026/01/06/ukraine-western-allies-agree-on-key-security-guarantees-in-paris67491514.html

The Guardian – « UK and France ‘ready to deploy troops’ to Ukraine after ceasefire » – 6 janvier 2026 – https://www.theguardian.com/world/2026/jan/06/uk-france-ready-to-deploy-troops-to-ukraine-after-ceasefire

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