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Les coulisses d’une invasion éclair

L’opération militaire au Venezuela, baptisée « liberté restaurée » en interne, a été planifiée dans les moindres détails pendant des mois. Selon des informations obtenues par des proches du Pentagone, tout a commencé par une directive classifiée signée par Miller lui-même en juillet 2025, autorisant une série de frappes contre des navires suspects dans les Caraïbes. Cette stratégie d’épuisement progressif visait à créer un prétexte pour une intervention plus large, en accusant le gouvernement Maduro de faciliter le trafic de drogue vers les États-Unis. Les frappes se sont intensifiées à l’automne 2025, créant une tension croissante dans la région et préparant le terrain pour l’opération finale.

La décision d’agir a été prise après que les services de renseignement américains ont confirmé que Maduro ne pouvait être renversé par des moyens politiques traditionnels. L’opposition vénézuélienne, bien que soutenue par Washington, restait fragmentée et incapable de proposer une alternative crédible. C’est alors que l’option militaire, longtemps considérée comme trop risquée, a été reconsidérée. Trump, convaincu par Miller que le contrôle des réserves pétrolières vénézuéliennes était essentiel pour la sécurité énergétique américaine, a donné son feu vert en décembre 2025. L’opération a été lancée dans la nuit du 4 au 5 janvier 2026, profitant du week-end prolongé pour minimiser les réactions immédiates de la communauté internationale. Près de 200 soldats des forces spéciales ont été déposés par hélicoptères dans la périphérie de Caracas, tandis que des frappes aériennes précises neutralisaient les défenses anti-aériennes et les sites de commandement militaire.

L’enjeu pétrolier au cœur de la décision

Les réserves de pétrole du Venezuela constituent l’enjeu principal de cette intervention. Avec plus de 300 milliards de barils prouvés, le pays possède les plus grandes réserves au monde, dépassant même celles de l’Arabie Saoudite. Ces ressources sont d’autant plus stratégiques qu’elles sont de qualité supérieure et facilement exploitables, contrairement aux sables bitumineux canadiens ou aux gisements de schiste américain dont l’extraction est coûteuse et environnementalement destructrice. En contrôlant le Venezuela, les États-Unis ne se contentent pas d’assurer leur sécurité énergétique ; ils s’assurent aussi un levier économique majeur sur les marchés mondiaux et la capacité d’influencer les prix de manière unilatérale.

Les compagnies pétrolières américaines ont été informées des projets d’intervention bien avant qu’elle ne devienne publique. ExxonMobil, Chevron et ConocoPhillips ont maintenu des contacts discrets avec la Maison Blanche tout au long de l’année 2025, préparant des plans pour une rapide reprise des champs pétrolifères qu’elles avaient dû abandonner lors de la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne par Hugo Chávez en 2007. La promesse de Trump de « fortement s’impliquer » dans l’industrie pétrolière vénézuélienne doit être comprise comme un signal clair à ces entreprises : les portes du plus grand gisement pétrolier mondial s’ouvrent à elles, sans conditions et sans concurrence sérieuse. Cette dimension économique de l’opération explique pourquoi Miller a pu la présenter comme un succès historique de la politique étrangère américaine, ignorant complètement les considérations juridiques et éthiques qui auraient dû prévaloir.

Je suis écœuré. Pendant que nous parlons de démocratie, de liberté, de droits humains, la réalité est bien plus cynique. Des milliers de vies sont détruites, un pays entier est plongé dans le chaos, et tout ça pour quoi ? Pour du pétrole. Toujours du pétrole. La même sanglante obsession qui a transformé le Moyen-Orient en enfer pendant des décennies s’exporte maintenant en Amérique Latine. Et le pire, c’est que nous sommes censés applaudir. Nous sommes censés voir ça comme une victoire. Non, ce n’est pas une victoire. C’est une honte.

Les conséquences humaines de l’opération

Derrière les discours triomphalistes se cache une réalité humaine dévastatrice. Les frappes aériennes sur Caracas ont fait environ 80 victimes selon les estimations les plus fiables, majoritairement des civils. Les combats dans les rues de la capitale ont entraîné des destructions importantes dans les quartiers populaires, où les forces spéciales américaines ont rencontré une résistance farouche de la part de milices loyalistes et de simples citoyens armés. Des centaines de Vénézuéliens ont été arrêtés dans le chaos suivant la capture de Maduro, beaucoup d’entre eux disparaissant dans des centres de détention non officiels.

La communauté internationale a été largement prise de vitesse par la rapidité et l’audace de l’opération. L’Organisation des États Américains, traditionnellement dominée par Washington, a publié un communiqué timide exprimant sa « préoccupation », tandis que l’ONU se contentait d’appeler à la « retenue ». Les pays européens, engagés dans leurs propres crises, ont réagi avec une prudence qui frise la complaisance. Seuls quelques gouvernements progressistes d’Amérique Latine, comme celui de la Colombie ou du Mexique, ont fermement condamné ce qu’ils qualifient de « violation flagrante du droit international ». Mais sans le soutien des puissances occidentales, ces condamnations restent largement symboliques.

Sources

Sources primaires

Truthout, « Miller Says ‘Free World’ Depends on US Ability to Take Over Other Countries », 6 janvier 2026

HuffPost, « ‘Damn Straight We Did’: Stephen Miller Admits U.S. Invaded Venezuela In On-Air CNN Outburst », 6 janvier 2026

The New Republic, « Stephen Miller Crashes Out Over American Intervention in Wild Rant », 6 janvier 2026

Sources secondaires

CNN Transcription, « The Lead with Jake Tapper », interview avec Stephen Miller, 5 janvier 2026

Déclaration du Premier Ministre danois Mette Frederiksen sur les menaces américaines contre le Groenland, 5 janvier 2026

Communiqué de l’Organisation des États Américains sur la situation au Venezuela, 6 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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