Cinq saisies en quelques semaines
L’Olina n’est que la dernière victime d’une offensive américaine sans précédent. Depuis mi-décembre, les garde-côtes américains et les forces spéciales ont saisi cinq pétroliers liés au Venezuela et à la Russie. Cinq. En moins d’un mois. C’est du jamais vu. La semaine dernière, c’était le Marinera, anciennement connu sous le nom de Bella 1. Ce navire naviguait sous pavillon russe et était escorté par un sous-marin russe quand les Américains l’ont intercepté dans l’Atlantique Nord, près de l’Islande. Une opération audacieuse qui a failli tourner à la confrontation militaire directe entre Washington et Moscou.
Le M Sophia, un supertanker sous pavillon panaméen, a également été intercepté dans les eaux latino-américaines. Il transportait du pétrole vénézuélien vers la Chine, naviguant en mode sombre avec son transpondeur éteint pour échapper à la surveillance. Les garde-côtes l’ont rattrapé avant l’aube et l’ont escorté vers les États-Unis pour disposition finale. Deux autres navires ont subi le même sort dans les jours précédents. À chaque fois, le même scénario : repérage, poursuite, arraisonnement, saisie. Les Américains ne lâchent rien. Ils traquent ces pétroliers comme des chasseurs traquent leur proie.
Le blocus total de Trump
Cette campagne militaire s’inscrit dans une stratégie plus large orchestrée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Le président américain a décidé de prendre le contrôle total du pétrole vénézuélien. Pas seulement d’empêcher son exportation. Non. De le contrôler. De décider qui peut l’acheter, qui peut le transporter, qui peut le raffiner. Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, l’a dit clairement sur X : « Les États-Unis continuent d’appliquer le blocus contre tous les navires de la flotte sombre transportant illégalement du pétrole vénézuélien pour financer des activités illicites, volant le peuple vénézuélien. Seul le commerce énergétique légitime et légal — tel que déterminé par les États-Unis — sera autorisé. »
Vous avez bien lu. « Tel que déterminé par les États-Unis. » Washington s’arroge le droit de décider ce qui est légal ou non dans le commerce pétrolier mondial. C’est une déclaration de guerre économique. Un blocus total. Et Trump ne plaisante pas. Depuis la capture de Maduro le 3 janvier lors d’un raid des forces spéciales américaines à Caracas, l’administration Trump a intensifié sa pression sur le Venezuela. Le dictateur est maintenant aux mains de la justice américaine, accusé de trafic de drogue. Et Trump veut s’assurer que le Venezuela ne pourra plus financer ses activités illégales avec son pétrole.
Il y a quelque chose de fascinant dans cette brutalité assumée. Trump ne se cache pas derrière des euphémismes diplomatiques. Il dit les choses comme elles sont : « On prend le contrôle. Point final. » Certains crieront à l’impérialisme, à la violation du droit international. Peut-être. Mais pendant ce temps, des millions de barrels de pétrole sanctionné finançaient des dictatures, des guerres, de la corruption. Alors oui, cette approche musclée me dérange un peu. Mais elle a au moins le mérite de l’efficacité.
La flotte fantôme dans le viseur
Des navires qui jouent à cache-cache
La flotte fantôme. C’est comme ça qu’on appelle ces centaines de pétroliers qui transportent du pétrole sanctionné à travers le monde. Des navires qui changent de nom, de pavillon, d’identité comme on change de vêtements. L’Olina s’appelait Minerva M avant. Le Marinera était le Bella 1. Ces navires naviguent sous des pavillons de complaisance — Timor-Leste, Panama, parfois même la Russie quand ils veulent provoquer. Ils éteignent leurs transpondeurs pour disparaître des systèmes de suivi maritime. Ils falsifient leurs documents de bord. Ils mentent sur leur cargaison, leur destination, leur propriétaire.
Cette flotte de l’ombre s’est développée depuis que les sanctions internationales ont frappé la Russie après l’invasion de l’Ukraine en 2022, et le Venezuela depuis 2019. Incapables d’utiliser les circuits légaux, ces pays ont créé leur propre réseau parallèle. Des armateurs véreux, des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux, des équipages qui ne posent pas de questions. Le pétrole russe et vénézuélien continue de circuler, mais dans l’ombre. Des analystes estiment que plusieurs centaines de navires composent cette flotte fantôme, transportant des millions de barrels par jour.
Un système bien huilé
Le système est rodé. Un pétrolier charge du pétrole dans un port vénézuélien ou russe. Il éteint son transpondeur. Il navigue vers des eaux internationales où il effectue un transfert ship-to-ship — il transfère sa cargaison à un autre navire en pleine mer, loin des regards. Ce deuxième navire, lui, a des papiers en règle. Il peut accoster dans des ports chinois, indiens, turcs. Le pétrole sanctionné devient magiquement du pétrole légal. Les acheteurs ferment les yeux. Les autorités portuaires aussi. Tout le monde y trouve son compte.
Mais ce système a une faille : il faut bien que ces navires circulent. Et c’est là que les Américains frappent. En interceptant ces pétroliers en pleine mer, Washington perturbe toute la chaîne. Les armateurs deviennent nerveux. Les assureurs refusent de couvrir ces navires. Les acheteurs hésitent. Le coût du transport explose. Et surtout, le message est clair : vous pouvez courir, mais vous ne pouvez pas vous cacher. Les garde-côtes américains vous trouveront. Où que vous soyez.
J’avoue que j’ai un certain respect pour l’audace de cette opération. Traquer des pétroliers à travers les océans, les intercepter en eaux internationales, monter à bord malgré les protestations russes — ça demande des couilles. Et ça envoie un signal fort. Pendant trop longtemps, ces navires fantômes ont opéré en toute impunité. Maintenant, ils savent qu’ils sont dans le collimateur. Chaque voyage peut être le dernier.
Tensions avec Moscou
Un sous-marin russe en embuscade
La saisie du Marinera aurait pu mal tourner. Très mal. Quand les forces américaines ont intercepté ce pétrolier dans l’Atlantique Nord le 7 janvier, un sous-marin russe rôdait dans les parages. Les Américains le savaient. Les Russes savaient que les Américains le savaient. C’était un jeu du chat et de la souris à plusieurs milliers de mètres de profondeur. Les forces spéciales américaines sont montées à bord du Marinera, ont sécurisé le navire, puis se sont retirées pour laisser les garde-côtes prendre le relais. Le sous-marin russe n’a pas bougé. Mais il était là. Une menace silencieuse sous les vagues.
Moscou a réagi avec fureur. Le ministère russe des Transports a déclaré avoir perdu tout contact avec le Marinera après l’arraisonnement américain. Un député russe du parti Russie unie, Andrei Klishas, a qualifié la saisie d’« acte de piraterie pure et simple ». Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur américain pour protester officiellement. Les médias russes parlent d’« escalade dangereuse » et de « provocation américaine ». Certains évoquent même la possibilité d’une confrontation militaire si les États-Unis continuent à saisir des navires sous pavillon russe.
Le risque d’escalade
C’est la première fois depuis des décennies que les États-Unis saisissent un navire battant pavillon russe. C’est un précédent majeur. Et dangereux. Parce que techniquement, arraisonner un navire sous pavillon d’un pays souverain en eaux internationales, c’est une violation du droit maritime international. Les Russes pourraient considérer ça comme un acte de guerre. Ils ne l’ont pas fait. Pas encore. Mais la tension monte. Le sous-marin qui escortait le Marinera était un avertissement. Un message : « Nous sommes là. Nous regardons. Et nous pourrions intervenir. »
Les analystes militaires s’inquiètent. Une confrontation en mer entre forces américaines et russes pourrait dégénérer rapidement. Un malentendu, un geste mal interprété, un capitaine trop nerveux — et c’est l’incident diplomatique majeur. Voire pire. Mais Trump ne semble pas impressionné. Au contraire, il double la mise. Après le Marinera, il a ordonné la saisie de l’Olina. Et il a clairement fait savoir qu’il y en aurait d’autres. Le blocus est « en plein effet — partout dans le monde », a déclaré Pete Hegseth. Partout. Même si ça signifie défier Moscou.
Il y a un côté terrifiant dans cette escalade. On joue avec le feu. Un sous-marin russe, des forces spéciales américaines, des eaux internationales — tous les ingrédients sont réunis pour un désastre. Et pourtant, une partie de moi se dit que c’était inévitable. Pendant des années, la Russie a utilisé ces navires fantômes pour financer sa guerre en Ukraine. Pendant des années, on a laissé faire. Maintenant, Trump dit stop. C’est risqué. C’est dangereux. Mais peut-être nécessaire.
Le Venezuela dans la tourmente
Après la capture de Maduro
Tout a basculé le 3 janvier 2026. Ce jour-là, avant l’aube, des forces spéciales américaines ont mené un raid éclair à Caracas. Objectif : capturer Nicolas Maduro, le dictateur vénézuélien. L’opération a été rapide, brutale, efficace. Les commandos ont investi le palais présidentiel, neutralisé les gardes, et extrait Maduro. Quelques heures plus tard, il était sur le sol américain, menottes aux poignets, face à des accusations de trafic de drogue et de crimes contre l’humanité. Une opération digne d’un film d’action. Sauf que c’était réel.
Depuis, le Venezuela est en état de choc. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a dénoncé un « enlèvement » et une « agression impérialiste ». Elle a appelé la communauté internationale à condamner cette violation de la souveraineté vénézuélienne. Mais personne n’a bougé. Parce que tout le monde sait que Maduro était un dictateur corrompu qui affamait son peuple pendant que lui et ses proches s’enrichissaient avec le pétrole. Sa capture a été saluée par l’opposition vénézuélienne et par de nombreux pays occidentaux. Seuls la Russie, la Chine, Cuba et quelques alliés ont protesté.
Trump veut le pétrole vénézuélien
Mais Trump n’a pas capturé Maduro par altruisme. Il veut quelque chose. Le pétrole vénézuélien. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Des milliards de barrels. Pendant des années, ce pétrole a été vendu à la Chine, à la Russie, à Cuba. Maintenant, Trump veut le rediriger vers les États-Unis. Il a proposé un deal à Delcy Rodriguez : « Donnez-nous un accès total à votre industrie pétrolière, et on lève le blocus. » Un deal qu’elle ne peut pas refuser. Parce que sans exportations de pétrole, le Venezuela s’effondre économiquement.
Le mardi 7 janvier, Trump a annoncé qu’un accord avait été conclu. Le Venezuela pourra exporter jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole brut vers les États-Unis. Mais — et c’est un gros mais — les revenus seront contrôlés par Washington. Pas par Caracas. Les Américains décideront comment cet argent sera dépensé. Officiellement, pour « reconstruire le Venezuela » et « aider le peuple vénézuélien ». Dans les faits, pour s’assurer que ce pétrole ne finance plus des activités illégales ou des alliés de Moscou. C’est un contrôle total. Une mise sous tutelle économique.
Je regarde ce deal et je ne sais pas quoi en penser. D’un côté, c’est du néocolonialisme pur et dur. Les États-Unis qui prennent le contrôle des ressources d’un pays souverain. De l’autre, le Venezuela sous Maduro était un État failli, corrompu jusqu’à l’os, où le pétrole servait à enrichir une élite pendant que le peuple crevait de faim. Alors oui, ce deal pue l’impérialisme. Mais peut-être que c’est le seul moyen de sortir le Venezuela du gouffre.
Les implications géopolitiques
Un message à Pékin
Cette campagne de saisies de pétroliers ne vise pas seulement la Russie et le Venezuela. Elle vise aussi la Chine. Parce que la Chine est le principal acheteur de pétrole vénézuélien et russe sanctionné. Depuis des années, Pékin achète ce pétrole à prix cassé, profitant des sanctions occidentales pour négocier des rabais massifs. Le pétrole arrive dans des ports chinois via la flotte fantôme, et personne ne pose de questions. C’est un arrangement qui convient à tout le monde : la Chine obtient du pétrole bon marché, la Russie et le Venezuela trouvent un acheteur.
Mais en interceptant ces pétroliers avant qu’ils n’atteignent la Chine, Washington envoie un message clair : « Ce petit jeu est terminé. » Les Chinois ne peuvent plus compter sur un approvisionnement stable en pétrole sanctionné. Les navires sont saisis. Les cargaisons confisquées. Les routes maritimes surveillées. Si Pékin veut du pétrole vénézuélien, il faudra passer par Washington. Et accepter les conditions américaines. C’est une démonstration de force. Une façon de rappeler à la Chine que les États-Unis contrôlent encore les océans.
L’Europe dans l’embarras
L’Europe, elle, observe avec un mélange de fascination et d’inquiétude. D’un côté, les Européens applaudissent la fermeté américaine contre la flotte fantôme. L’Union européenne a elle-même sanctionné des dizaines de navires pour transport de pétrole russe. La France a même arraisonné un pétrolier suspect au large de ses côtes l’année dernière. Mais d’un autre côté, cette approche musclée de Trump inquiète. Parce qu’elle contourne complètement les institutions internationales. Pas de résolution de l’ONU. Pas de coordination avec les alliés. Juste des opérations militaires unilatérales.
Le Royaume-Uni a discrètement apporté son soutien. Le ministère de la Défense britannique a refusé de commenter, mais des sources indiquent que les forces britanniques ont aidé à l’interception du Marinera. Le navire devrait d’ailleurs entrer dans les eaux territoriales britanniques prochainement. Mais d’autres pays européens sont plus réticents. L’Allemagne et la France préféreraient une approche multilatérale, avec des sanctions coordonnées plutôt que des saisies militaires. Ils craignent que cette escalade ne provoque une réaction russe imprévisible.
L’Europe, toujours coincée entre ses principes et la réalité. On veut sanctionner la Russie, mais pas trop fort. On veut arrêter la flotte fantôme, mais avec des procédures légales. Pendant ce temps, Trump agit. Brutalement, unilatéralement, mais efficacement. Et au final, c’est peut-être ça qui compte. Parce que pendant qu’on débat de la légalité internationale, des millions de barrels de pétrole sanctionné continuent de circuler.
Les conséquences économiques
Le prix du pétrole sous pression
Ces saisies ont un impact direct sur les marchés pétroliers. Chaque navire intercepté, c’est des millions de barrels qui n’arrivent pas à destination. C’est une offre qui se réduit. Et quand l’offre baisse, les prix montent. Depuis le début de la campagne américaine, le prix du baril a connu des fluctuations importantes. Les traders sont nerveux. Ils ne savent pas combien de navires seront saisis. Ils ne savent pas si la Russie ou le Venezuela vont riposter. L’incertitude règne.
Pour les consommateurs, ça pourrait se traduire par une hausse des prix à la pompe. Moins de pétrole vénézuélien et russe sur le marché, c’est une pression à la hausse sur les prix. Mais Trump a un plan pour compenser : augmenter la production américaine et rediriger le pétrole vénézuélien vers les raffineries américaines. Les États-Unis sont déjà le premier producteur mondial de pétrole. Avec le pétrole vénézuélien en plus, ils pourraient inonder le marché et faire baisser les prix. C’est un pari risqué, mais Trump aime les paris risqués.
Les armateurs dans la tourmente
Pour les armateurs qui opèrent ces navires fantômes, c’est la panique. Chaque voyage devient un risque énorme. Les assureurs refusent de couvrir ces navires. Les équipages demandent des primes de risque exorbitantes. Les acheteurs hésitent à passer commande, de peur que la cargaison soit saisie en route. Le coût du transport explose. Certains armateurs abandonnent complètement le commerce de pétrole sanctionné. D’autres essaient de trouver des routes alternatives, plus longues, plus coûteuses, mais peut-être plus sûres.
Les taux de fret pour les pétroliers ont bondi. Selon des analystes maritimes, les tarifs pour transporter du pétrole depuis le Venezuela ou la Russie ont augmenté de 30 à 40% depuis le début de l’année. C’est une hausse massive qui rend le commerce de pétrole sanctionné beaucoup moins rentable. Et c’est exactement ce que Washington veut. Rendre ce commerce si risqué et si coûteux qu’il ne vaut plus la peine. Asphyxier économiquement la flotte fantôme jusqu’à ce qu’elle disparaisse.
Il y a quelque chose de satisfaisant à voir ces armateurs véreux paniquer. Pendant des années, ils ont fait fortune en transportant du pétrole sanctionné, en fermant les yeux sur les conséquences. Maintenant, ils paient le prix. Leurs navires sont saisis, leurs équipages arrêtés, leurs profits évaporés. C’est la justice, même si elle arrive tard.
Les défis opérationnels
Traquer des fantômes
Intercepter ces navires n’est pas simple. La flotte fantôme est conçue pour être insaisissable. Les navires éteignent leurs transpondeurs AIS (Automatic Identification System) qui permettent de les suivre en temps réel. Ils naviguent dans des zones reculées, loin des routes maritimes principales. Ils effectuent des transferts ship-to-ship en pleine mer pour brouiller les pistes. Ils changent de nom, de pavillon, de propriétaire apparent. Traquer ces navires, c’est comme chercher une aiguille dans un océan.
Mais les Américains ont des moyens. Des satellites qui surveillent les océans en permanence. Des drones qui patrouillent au-dessus des zones sensibles. Des systèmes d’intelligence artificielle qui analysent les données maritimes pour détecter les comportements suspects. Et surtout, des informateurs. Des équipages mécontents, des concurrents jaloux, des autorités portuaires qui coopèrent. Chaque information est précieuse. Chaque indice est suivi. Et petit à petit, les Américains resserrent le filet.
Les limites du blocus
Mais ce blocus a ses limites. Les États-Unis ne peuvent pas être partout. Les océans sont vastes. Il y a des centaines de navires dans la flotte fantôme. Même avec tous leurs moyens, les Américains ne peuvent en intercepter qu’une fraction. Les autres continuent de naviguer, de transporter du pétrole, de contourner les sanctions. C’est un jeu du chat et de la souris qui pourrait durer des années. Et il y a toujours le risque d’une escalade militaire. Si un navire résiste à l’arraisonnement. Si un pays décide de protéger militairement ses pétroliers. Si une confrontation dégénère.
De plus, ce blocus dépend entièrement de la volonté politique de Trump. S’il change d’avis, s’il négocie un deal avec la Russie ou le Venezuela, tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Les alliés européens sont sceptiques. Ils se souviennent des revirements de Trump lors de son premier mandat. Ils se demandent combien de temps cette campagne va durer. Et ce qui se passera après. Parce qu’une fois qu’on commence à saisir des navires en eaux internationales, il est difficile de faire marche arrière sans perdre la face.
C’est le problème avec les opérations militaires spectaculaires. Elles font les gros titres, elles impressionnent, elles envoient un message. Mais elles ne résolvent pas le problème de fond. Tant qu’il y aura une demande pour du pétrole sanctionné, il y aura des navires pour le transporter. Tant qu’il y aura des acheteurs prêts à fermer les yeux, la flotte fantôme existera. On peut saisir cinq navires, dix navires, cent navires. Il y en aura toujours d’autres.
Les réactions internationales
Moscou crie au scandale
La Russie est furieuse. Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué cinglant, dénonçant une « violation flagrante du droit international » et un « acte de piraterie d’État ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a averti que ces saisies auraient des « conséquences graves » pour les relations russo-américaines. Des députés russes ont appelé à des représailles, suggérant que Moscou pourrait saisir des navires américains ou européens en réponse. L’ambiance est électrique.
Mais au-delà de la rhétorique, la Russie a peu d’options. Elle ne peut pas affronter militairement les États-Unis en pleine mer. Elle ne peut pas empêcher les saisies. Tout ce qu’elle peut faire, c’est protester, menacer, et essayer de trouver des routes alternatives pour son pétrole. Certains analystes suggèrent que Moscou pourrait intensifier ses transferts ship-to-ship dans des eaux plus proches de la Russie, où les Américains hésiteraient à intervenir. D’autres pensent que la Russie pourrait utiliser des navires militaires pour escorter ses pétroliers, comme elle l’a fait avec le Marinera. Mais c’est un jeu dangereux.
Le Venezuela isolé
Le Venezuela, lui, est dans une position encore plus précaire. Avec Maduro aux mains des Américains, le pays est en plein chaos politique. Delcy Rodriguez essaie de maintenir le régime à flot, mais elle n’a pas l’autorité de Maduro. L’armée vénézuélienne est divisée. Certains généraux soutiennent Rodriguez. D’autres négocient secrètement avec Washington. L’opposition vénézuélienne, menée par Juan Guaido et d’autres figures, sent que c’est le moment de frapper. Les manifestations se multiplient dans les rues de Caracas.
Sur le plan économique, le Venezuela est au bord de l’effondrement. Sans exportations de pétrole, le pays n’a plus de revenus. Les réserves de change sont épuisées. L’inflation explose. Les pénuries s’aggravent. Rodriguez n’a pas d’autre choix que d’accepter le deal de Trump. Donner aux Américains un accès total à l’industrie pétrolière vénézuélienne en échange d’une levée partielle du blocus. C’est une capitulation déguisée. Mais c’est ça ou l’effondrement total.
Je regarde le Venezuela sombrer et je ressens un mélange de tristesse et de colère. Ce pays avait tout. Les plus grandes réserves de pétrole au monde. Des ressources naturelles incroyables. Un peuple éduqué et travailleur. Et puis Chavez est arrivé. Puis Maduro. Et ils ont tout détruit. Ils ont transformé un pays riche en un État failli. Maintenant, Trump ramasse les morceaux. Pas par altruisme. Par intérêt. Mais au moins, peut-être que le peuple vénézuélien aura une chance de reconstruire.
Conclusion
Un tournant historique
La saisie de l’Olina ce 9 janvier 2026 marque un tournant. Ce n’est pas juste un pétrolier de plus intercepté. C’est la confirmation d’une nouvelle doctrine américaine : le contrôle total des flux pétroliers. Washington ne se contente plus de sanctionner. Il agit. Il saisit. Il contrôle. Et il le fait partout dans le monde, sans demander la permission à personne. C’est une démonstration de puissance brute. Une affirmation de domination maritime. Un message envoyé à tous ceux qui pensaient pouvoir contourner les sanctions américaines : vous ne pouvez pas.
Cette campagne aura des conséquences durables. Elle redéfinit les règles du commerce pétrolier international. Elle force les pays à choisir leur camp. Elle met la Russie et la Chine sur la défensive. Elle donne aux États-Unis un levier énorme sur le Venezuela. Mais elle comporte aussi des risques. Le risque d’une escalade militaire avec Moscou. Le risque d’une déstabilisation du marché pétrolier. Le risque d’une réaction en chaîne imprévisible. Trump joue gros. Très gros.
Et moi, je regarde tout ça avec des sentiments contradictoires. Une partie de moi applaudit. Enfin quelqu’un qui ose affronter la flotte fantôme, qui ose défier Moscou, qui ose prendre des risques pour faire respecter les sanctions. Pendant trop longtemps, on a laissé ces navires circuler librement, finançant des guerres et des dictatures. Maintenant, ça change. Mais une autre partie de moi s’inquiète. Parce que cette approche musclée, unilatérale, brutale — elle pourrait mal tourner. Un incident en mer, une confrontation qui dégénère, et on se retrouve au bord d’un conflit majeur. Trump joue avec le feu. Et nous tous, on regarde, fascinés et terrifiés, en se demandant jusqu’où il ira. Jusqu’où il peut aller avant que tout explose. Cinq pétroliers saisis. Combien d’autres suivront ? Et à quel prix ?
Sources
Sources primaires
The Kyiv Independent – « US forces reportedly board another Russia-linked tanker » – 9 janvier 2026
The Wall Street Journal – « U.S. Forces Board Fifth Tanker in Campaign to Track Down Venezuelan Oil » – 9 janvier 2026
Reuters – « Exclusive: US seizes Venezuela-linked, Russian-flagged oil tanker after weeks-long pursuit » – 7 janvier 2026
Pete Hegseth (X/Twitter) – Déclaration officielle sur le blocus – 9 janvier 2026
Sources secondaires
ABC News – « US seizes Russian-flagged oil tanker in North Atlantic and 2nd tanker » – 7 janvier 2026
CBS News – « U.S. forces seize 5th oil tanker linked to Venezuela » – 9 janvier 2026
NBC News – « U.S. seizes another tanker in the Caribbean » – 9 janvier 2026
CNN – « What we know about the US seizure of a Russian-flagged oil tanker » – 8 janvier 2026
The Guardian – « US seizes Russian-flagged oil tanker in Atlantic after two-week pursuit » – 7 janvier 2026
BBC – « US seizes two ‘shadow fleet’ tankers linked to Venezuelan oil » – 7 janvier 2026
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