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Des centaines de navires dans l’ombre

La flotte fantôme russe, c’est l’un des secrets les moins bien gardés du commerce maritime international. Des centaines de pétroliers, de vraquiers, de cargos qui naviguent avec peu ou pas de régulation, sans assurance connue, sous des pavillons de complaisance. Des navires qui changent de nom comme de chemise, qui éteignent leurs transpondeurs AIS pour disparaître des radars, qui falsifient leurs documents. L’Olina en est l’exemple parfait. Anciennement Minerva M, sanctionné en janvier 2025 par les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres pays pour avoir transporté du pétrole russe en violation des restrictions internationales.

Selon les données de Lloyd’s List Intelligence, une société d’analyse de données maritimes, l’Olina naviguait sous le faux pavillon du Timor-Leste. Un stratagème classique de la flotte fantôme : utiliser le pavillon d’un petit État qui n’a ni les moyens ni la volonté de contrôler les navires enregistrés sous son drapeau. Le dernier signal AIS du navire remontait à 52 jours avant sa saisie, dans la zone économique exclusive vénézuélienne, au nord-est de Curaçao. Cinquante-deux jours d’invisibilité totale. Cinquante-deux jours à naviguer dans l’ombre, transportant du pétrole illégal, défiant les sanctions internationales.

Un système qui finance la guerre en Ukraine

Cette flotte fantôme n’est pas qu’une curiosité maritime. C’est une infrastructure criminelle qui permet à la Russie de contourner les sanctions occidentales et de financer sa guerre en Ukraine. Chaque baril de pétrole transporté par ces navires génère des revenus pour le Kremlin. Des revenus qui achètent des missiles, des drones, des munitions. Des revenus qui permettent à Poutine de poursuivre son agression contre l’Ukraine. La société britannique de gestion des risques maritimes Vanguard a confirmé que la saisie de l’Olina « fait suite à une poursuite prolongée de pétroliers liés à des expéditions de pétrole vénézuélien sanctionné dans la région. »

Le lien entre le Venezuela et la Russie n’est pas nouveau. Maduro a toujours été un allié fidèle de Poutine, recevant en échange un soutien politique, militaire et économique. Mais depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, ce partenariat a pris une nouvelle dimension. Le Venezuela est devenu un point de transit crucial pour le pétrole russe cherchant à échapper aux sanctions. Des navires chargent du pétrole en Russie, naviguent vers le Venezuela où ils mélangent leur cargaison avec du brut vénézuélien, puis repartent vers des destinations en Asie ou ailleurs. Un système de blanchiment de pétrole à l’échelle industrielle.

Il y a quelque chose de profondément révoltant dans ce système. Ces navires qui naviguent dans l’ombre, qui financent des guerres, qui enrichissent des dictateurs, et qui le font en toute impunité depuis des années. Combien de missiles russes tirés sur des villes ukrainiennes ont été payés avec l’argent de ce pétrole ? Combien de vies ukrainiennes ont été détruites grâce à ces navires fantômes ? Je pense à ça quand je vois l’Olina saisi. Je pense à toutes ces connexions invisibles entre un pétrolier dans les Caraïbes et une famille détruite à Kharkiv ou Marioupol. Et je me dis que chaque navire saisi, c’est un peu moins d’argent pour la machine de guerre de Poutine. C’est concret. C’est mesurable. C’est important.

Sources

Sources primaires

Kyiv Independent – « US forces reportedly board another Russia-linked tanker » – 9 janvier 2026

Reuters – « US seizes Olina tanker in Caribbean, fifth vessel taken in Venezuela blockade » – 9 janvier 2026

NBC News – « U.S. seizes another tanker in campaign to control flow of Venezuelan oil » – 9 janvier 2026

The Guardian – « US in process of seizing fifth tanker in effort to control Venezuelan oil » – 9 janvier 2026

Sources secondaires

Wall Street Journal – « U.S. Forces Board Fifth Tanker in Campaign to Track Down Venezuelan Oil » – 9 janvier 2026

Lloyd’s List Intelligence – Données maritimes sur l’Olina – janvier 2026

Vanguard (société britannique de gestion des risques maritimes) – Analyse de la saisie de l’Olina – 9 janvier 2026

U.S. Southern Command – Communiqué officiel sur la saisie de l’Olina – 9 janvier 2026

Ministère russe des Affaires étrangères – Déclaration de Maria Zakharova – 9 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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