Un budget qui dépasse l’imagination
Pour comprendre l’ampleur de ce que Trump propose, il faut d’abord saisir où on en est aujourd’hui. Le budget de la défense américaine pour 2026 atteint tout juste les 1 000 milliards de dollars. Un trillion. Un chiffre déjà astronomique qui fait des États-Unis le pays qui dépense le plus pour son armée au monde. Pas juste un peu plus. Beaucoup plus. Selon la Peter G. Peterson Foundation, les États-Unis dépensent actuellement plus que les neuf pays suivants combinés. Chine, Russie, Inde, Arabie Saoudite, Royaume-Uni, Allemagne, France, Corée du Sud, Japon — tous ensemble n’arrivent pas à la cheville du Pentagone.
Maintenant, imaginez ajouter 500 milliards à ça. D’un coup. La Peterson Foundation a fait le calcul : avec 1 500 milliards, le budget militaire américain dépasserait les dépenses combinées des 35 pays suivants. Ou, vu autrement, il dépasserait les dépenses militaires de tous les autres pays du monde réunis, à l’exception de la Chine. Tous. Les. Autres. Pays. Laissez ça infuser un instant. On parle d’une domination militaire tellement écrasante qu’elle défie l’entendement. C’est l’équivalent budgétaire d’un porte-avions nucléaire qui écraserait une flotte de canots pneumatiques.
La réalité des capacités industrielles
Mais voilà le problème que personne ne veut vraiment affronter : peut-on même dépenser autant d’argent aussi vite ? L’industrie de la défense américaine tourne déjà à plein régime. Les usines de Lockheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman — elles produisent déjà au maximum de leurs capacités. Les délais d’attente pour les systèmes critiques comme les chasseurs F-35 ou les systèmes de défense aérienne se comptent en années. Pas en mois. En années. L’article d’European Security & Defence soulève cette question cruciale : en Allemagne, passer de 50 milliards d’euros à 82,5 milliards depuis 2022 pose déjà d’énormes problèmes d’absorption. L’administration et l’industrie peinent à déployer les fonds rapidement pour équiper les troupes.
Alors imaginez multiplier ça par dix. Les contrats pour des livraisons en 2027 devraient être conclus dans les prochains mois. Les prochains mois. Où sont les usines ? Où sont les travailleurs qualifiés ? Où sont les chaînes d’approvisionnement ? Et surtout, si l’Amérique absorbe toute cette capacité de production, qu’est-ce qui reste pour les alliés de l’OTAN ? Pour l’Ukraine qui se bat pour sa survie ? Pour Taïwan qui regarde la Chine avec inquiétude ? Trump parle de son « armée de rêve », mais pour les alliés américains, ça pourrait vite devenir un cauchemar d’approvisionnement.
Il y a quelque chose de profondément ironique dans tout ça. Trump veut construire la plus grande machine militaire de l’histoire. Mais l’industrie qui doit la construire est déjà à bout de souffle. C’est comme commander un festin gargantuesque dans un restaurant qui a déjà du mal à servir ses clients actuels. Et pendant ce temps, nos alliés attendent leurs commandes. L’Ukraine attend ses missiles. Taïwan attend ses sous-marins. Mais non, tout doit aller à l’armée de rêve de Trump. Je comprends l’ambition. Vraiment. Mais l’ambition sans réalisme, c’est juste de l’arrogance déguisée en vision.
Le mirage des tarifs douaniers
La promesse de Trump : les autres vont payer
Dans son message sur Truth Social, Trump a une explication simple pour financer cette folie : les tarifs douaniers. Il affirme que les « chiffres extraordinaires produits par les tarifs » suffiront à payer cette expansion militaire, réduire la dette fédérale, et même verser des dividendes de 2 000 dollars par personne aux « patriotes à revenus modérés ». C’est séduisant. C’est simple. C’est vendeur. Les méchants pays étrangers qui nous ont exploités vont enfin payer. L’Amérique va se refaire une santé financière sur leur dos. Et en prime, vous recevrez un chèque. Qui ne voudrait pas croire à ça ?
Sauf que les mathématiques, elles, sont impitoyables. Le Congressional Budget Office projette que les tarifs actuels rapporteront environ 2 500 milliards de dollars d’ici 2035. Sur dix ans. Pas par an. Sur dix ans. Même en incluant les économies d’intérêts, on arrive à environ 3 000 milliards. Maintenant, faites le calcul : Trump veut augmenter les dépenses de défense de 500 milliards par an. Sur dix ans, ça fait 5 000 milliards. Les tarifs rapportent 3 000 milliards. Il manque 2 000 milliards. Et on n’a même pas encore parlé des intérêts sur cette dette supplémentaire.
Qui paie vraiment les tarifs ?
Mais attendez, ça devient encore plus intéressant. Ou plus déprimant, selon votre perspective. Goldman Sachs a analysé qui paie réellement ces tarifs. Leur conclusion ? En octobre 2025, les entreprises et consommateurs américains ont payé 82% des tarifs. Pas les Chinois. Pas les Européens. Les Américains. Goldman Sachs projette que ce chiffre sera encore de 75% en juillet 2026. Autrement dit, quand Trump dit que les autres pays vont payer pour son armée de rêve, ce qu’il dit vraiment, c’est que vous allez payer. Vous, moi, tous les Américains qui achètent des produits importés.
Et ce n’est pas tout. Cette situation coïncide avec une réduction de l’activité manufacturière américaine et un affaiblissement du marché du travail. Les économistes parlent d’une combinaison de facteurs qui pourrait sérieusement entraver la croissance économique américaine. On est en train de ralentir l’économie pour financer une expansion militaire qui, de toute façon, ne peut pas être financée par les tarifs. C’est un cercle vicieux parfait. On taxe nos propres citoyens, on ralentit notre économie, et on creuse notre dette. Tout ça pour une « armée de rêve » qui risque de rester un rêve.
Vous savez ce qui me met vraiment en colère dans cette histoire ? Ce n’est pas l’ambition militaire. Ce n’est même pas les chiffres délirants. C’est le mensonge. Le mensonge éhonté que les autres vont payer. Trump sait très bien que ce sont les Américains qui paient les tarifs. Goldman Sachs le sait. Le CBO le sait. Tout le monde le sait. Mais il continue à vendre cette histoire parce qu’elle sonne bien. Parce qu’elle flatte notre ego national. « On va leur montrer, à ces profiteurs étrangers ! » Sauf que non. On se montre surtout à nous-mêmes. On se montre qu’on est prêts à nous endetter jusqu’au cou pour une vision militaire qui dépasse nos moyens. Et le pire, c’est que beaucoup vont y croire. Parce que c’est plus facile de croire au conte de fées que d’affronter la réalité des chiffres.
L'explosion de la dette nationale
5 800 milliards de plus sur la facture
Le Committee for a Responsible Federal Budget ne mâche pas ses mots. Leur analyse, publiée le 8 janvier 2026, est brutale : la proposition de Trump ajouterait 5 800 milliards de dollars à la dette nationale sur la prochaine décennie. Avec les intérêts. Ce n’est pas une estimation optimiste. Ce n’est pas un scénario catastrophe. C’est leur projection centrale, basée sur les chiffres actuels et les tendances économiques. 5 800 milliards. Pour mettre ça en perspective, c’est plus que le PIB de l’Allemagne et du Japon combinés. C’est plus que ce que les États-Unis ont dépensé pour toutes les guerres en Irak et en Afghanistan réunies.
Le CRFB estime que l’augmentation des dépenses militaires atteindrait 5 000 milliards de dollars d’ici 2035. Même en tenant compte des revenus tarifaires — qui, rappelons-le, sont largement payés par les Américains eux-mêmes — l’augmentation des dépenses serait « bien plus importante » et « environ deux fois plus élevée que les revenus tarifaires attendus ». Deux fois. On dépense le double de ce qu’on gagne. N’importe quel ménage qui ferait ça se retrouverait en faillite. Mais apparemment, quand c’est le gouvernement américain, les règles sont différentes.
La menace juridique qui plane
Et ça pourrait empirer. Beaucoup empirer. La Cour suprême doit bientôt se prononcer sur la légalité des tarifs imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act. Si la Cour décide que ces tarifs sont illégaux — et c’est une possibilité réelle — le CRFB estime que la réduction totale du déficit grâce aux revenus tarifaires chuterait à environ 700 milliards de dollars d’ici 2035. Sept cents milliards. Pas trois mille. Sept cents. Dans ce scénario, les revenus tarifaires ne couvriraient que 15% de l’augmentation proposée des dépenses de défense. Quinze pour cent. Les 85% restants ? Pure dette.
La dette nationale américaine s’élève déjà à 38 000 milliards de dollars. C’est un chiffre tellement énorme qu’il en devient abstrait. Mais ajoutez-y 5 800 milliards de plus, et on parle de 43 800 milliards. À ce niveau, les paiements d’intérêts seuls deviennent écrasants. Chaque dollar dépensé pour payer les intérêts est un dollar qui ne va pas dans l’éducation, la santé, les infrastructures, ou même dans l’armée elle-même. C’est un dollar jeté par la fenêtre. Et Trump veut jeter des milliers de milliards de dollars par cette fenêtre pour son armée de rêve.
Il y a des moments où je me demande si les gens comprennent vraiment ce que signifie une dette de 43 800 milliards de dollars. C’est tellement énorme que ça dépasse l’entendement humain. Mais laissez-moi essayer de le rendre concret. Si vous deviez rembourser cette dette à raison d’un dollar par seconde, il vous faudrait 1,4 million d’années. Un million quatre cent mille ans. Nos ancêtres n’avaient même pas découvert le feu quand ce compte à rebours aurait commencé. Et on parle d’ajouter 5 800 milliards de plus. Pour quoi ? Pour des porte-avions ? Pour des chasseurs ? Pour une « armée de rêve » dont personne ne peut vraiment expliquer pourquoi on en a besoin alors qu’on dépense déjà plus que le reste du monde combiné ? Je ne suis pas pacifiste. Je comprends l’importance de la défense nationale. Mais il y a une différence entre la défense et la folie des grandeurs.
Les ambitions militaires de Trump
Golden Dome et Golden Fleet
Alors, pour quoi exactement Trump veut-il tout cet argent ? Il a mentionné plusieurs programmes ambitieux, dont le Golden Dome — un système de défense aérienne massif — et ce qu’on appelle le Golden Fleet, qui inclurait de nouveaux designs de cuirassés. Ces programmes sont pharaoniques. Le Golden Dome seul nécessiterait des dizaines de milliards de dollars pour être pleinement opérationnel. L’idée est de créer un bouclier antimissile si complet, si sophistiqué, qu’aucune menace aérienne ne pourrait pénétrer l’espace aérien américain. C’est séduisant. C’est rassurant. C’est aussi incroyablement coûteux.
Le Golden Fleet, lui, représente un retour à une époque révolue. Trump veut de nouveaux cuirassés. Des navires de guerre massifs, lourdement armés, qui domineraient les océans. Le problème ? Les cuirassés sont obsolètes depuis la Seconde Guerre mondiale. Les porte-avions et les sous-marins les ont rendus inutiles. Mais Trump a une vision romantique de la puissance navale, et il veut ses cuirassés. Peu importe que les experts militaires disent que c’est un gaspillage d’argent. Peu importe que ces navires seraient des cibles faciles pour les missiles modernes. Trump veut son Golden Fleet, et il l’aura. Ou du moins, il essaiera.
L’industrie de défense sous pression
Mais voici l’ironie suprême : quelques heures avant d’annoncer son budget de 1 500 milliards, Trump a fait chuter les actions des entreprises de défense en les attaquant violemment sur les réseaux sociaux. Il a déclaré qu’il n’autoriserait pas les entreprises de défense à racheter leurs propres actions, à verser de gros salaires aux dirigeants, ou à distribuer des dividendes aux actionnaires. Il les a accusées d’être trop lentes et de facturer trop cher. C’était un spectacle surréaliste : le président qui veut donner des centaines de milliards à l’industrie de la défense tout en la dénonçant publiquement.
Les entreprises de défense sont dans une position impossible. D’un côté, Trump leur promet un déluge d’argent sans précédent. De l’autre, il les menace et les humilie publiquement. Il veut qu’elles produisent plus, plus vite, moins cher, tout en leur interdisant les pratiques financières normales. C’est du capitalisme d’État déguisé en patriotisme. Et les entreprises ? Elles sourient, hochent la tête, et espèrent que le chèque arrivera quand même. Parce qu’au final, 1 500 milliards de dollars, même avec des conditions draconiennes, ça reste 1 500 milliards de dollars.
Je dois admettre que j’ai ri en voyant Trump attaquer les entreprises de défense le matin, puis leur promettre des centaines de milliards l’après-midi. C’est tellement Trump. Tellement imprévisible et contradictoire. Mais derrière le spectacle, il y a une vraie question : est-ce qu’on peut vraiment construire une armée de rêve en traitant l’industrie qui doit la construire comme un ennemi ? Les entreprises de défense ne sont pas des saints. Elles font des profits obscènes. Leurs dirigeants gagnent des fortunes. Mais elles sont aussi les seules capables de produire les armes dont l’Amérique a besoin. Alors soit on travaille avec elles, soit on les nationalise. Mais cette danse bizarre où on les insulte tout en leur donnant de l’argent ? Ça ne mène nulle part.
Les réactions politiques
Les faucons républicains jubilent
Sur Capitol Hill, les réactions sont divisées mais prévisibles. Les faucons républicains sont aux anges. Le représentant Don Bacon du Nebraska a qualifié les aspirations de Trump de « bonne nouvelle » après des années où l’administration proposait des budgets que les faucons de la défense jugeaient insuffisants. « Nous pensons qu’il faut un permanent 4% du PIB ou mieux », a déclaré Bacon. « C’est ce qu’il faudra pour construire notre Marine, notre Force aérienne, nos ICBM, nos bombardiers, et prendre soin de nos troupes. » Quatre pour cent du PIB. Actuellement, on est à 3,5%. Ça ne semble pas beaucoup, mais sur une économie de 28 000 milliards de dollars, chaque demi-point représente 140 milliards de dollars.
Le représentant Steve Womack de l’Arkansas a été encore plus enthousiaste, déclarant Trump « absolument dans le vrai ». « Pendant trop longtemps, nous avons sous-financé notre appareil de défense — sapant notre sécurité nationale et profitant à nos adversaires étrangers », a-t-il écrit. « Une défense nationale forte est essentielle à notre prospérité à long terme et à la protection de notre pays contre toutes les menaces émergentes. » C’est le discours classique des faucons : on ne dépense jamais assez, nos ennemis sont toujours plus forts qu’on ne le pense, et la seule solution est de dépenser plus. Toujours plus.
Les modérés expriment leurs doutes
Mais tout le monde n’est pas convaincu. Le président de la commission des crédits de la Chambre, Tom Cole de l’Oklahoma, a été plus prudent. Il a reconnu que les dépenses de défense « doivent augmenter », mais a refusé de dire si l’augmentation massive proposée par Trump était réaliste. « Je prendrai au sérieux toute demande du président, et on verra », a-t-il déclaré. C’est la réponse d’un politicien qui sait compter. Cole comprend que promettre 1 500 milliards est une chose. Trouver l’argent en est une autre. Et faire passer ça au Congrès ? C’est encore une autre paire de manches.
Les démocrates, eux, sont susceptibles de s’opposer fermement à toute mesure qui réduirait les prestations de santé, l’éducation et l’aide étrangère de la manière dont les républicains l’ont cherché. Un lobbyiste de la défense, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a été direct : « Golden Dome et Golden Fleet sont complètement inabordables sans des budgets de cette taille, donc l’administration devrait trouver les chiffres pour le justifier. Mais je suppose que l’argent supplémentaire devra passer par la réconciliation. » La réconciliation — ce processus parlementaire qui permet aux républicains de faire passer des lois budgétaires sans le soutien démocrate. C’est la seule façon dont ce budget pourrait devenir réalité.
Regarder les politiciens réagir à cette annonce, c’est comme regarder des gens essayer de rester debout sur un bateau qui coule. Les faucons applaudissent parce que c’est ce qu’ils ont toujours voulu. Les modérés font semblant de réfléchir tout en sachant que c’est impossible. Et les démocrates se préparent à la bataille. Mais personne — personne — ne pose la vraie question : en avons-nous vraiment besoin ? Est-ce que dépenser 1 500 milliards par an pour l’armée nous rend vraiment plus sûrs ? Ou est-ce juste du théâtre politique ? Une façon pour Trump de prouver qu’il est le président le plus pro-militaire de l’histoire ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que pendant qu’on débat de cuirassés et de boucliers antimissiles, il y a des écoles qui s’effondrent, des ponts qui s’écroulent, et des gens qui ne peuvent pas se payer leurs médicaments. Mais bon, au moins on aura la plus grosse armée du monde. Ça doit compter pour quelque chose, non ?
Les implications pour les alliés
L’OTAN face à un dilemme
L’annonce de Trump ne concerne pas seulement l’Amérique. Elle a des répercussions massives pour les alliés de l’OTAN et les partenaires stratégiques à travers le monde. Si les États-Unis absorbent toute la capacité de production de l’industrie de défense occidentale pour leur propre expansion militaire, qu’est-ce qui reste pour les autres ? L’Europe, qui essaie désespérément de se réarmer face à la menace russe, pourrait se retrouver en queue de liste. Les délais d’attente, déjà longs, pourraient s’étendre de mois en années. Les prix, déjà élevés, pourraient exploser avec la demande américaine.
L’article d’European Security & Defence pose cette question cruciale : « Y aura-t-il alors assez de capacité pour approvisionner les partenaires de l’OTAN et les autres alliés ? » C’est une question existentielle pour des pays comme la Pologne, les États baltes, ou la Roumanie, qui comptent sur les armes américaines pour se défendre contre une Russie agressive. Si l’Amérique accapare toute la production, ces pays se retrouvent vulnérables. Et Trump, qui a déjà menacé de se retirer de l’OTAN s’il n’obtient pas ce qu’il veut, ne semble pas particulièrement préoccupé par leurs inquiétudes.
L’Ukraine et Taïwan en danger
Mais les implications les plus graves concernent peut-être l’Ukraine et Taïwan. L’Ukraine, qui se bat pour sa survie contre l’invasion russe, dépend crucialement des livraisons d’armes occidentales. Les systèmes de défense aérienne, les missiles, les munitions — tout vient principalement des États-Unis et de leurs alliés. Si cette capacité de production est redirigée vers l’armée américaine, l’Ukraine pourrait se retrouver à court de munitions au moment le plus critique. Et Poutine, lui, observe. Il attend. Il sait que le temps joue en sa faveur si l’Occident ne peut plus approvisionner l’Ukraine.
Taïwan fait face à un dilemme similaire. L’île démocratique, menacée par une Chine de plus en plus agressive, a commandé des milliards de dollars d’armes américaines. Des F-16, des systèmes de missiles, des sous-marins. Mais les délais de livraison sont déjà de plusieurs années. Si l’Amérique décide que son armée de rêve passe en premier, Taïwan pourrait attendre encore plus longtemps. Et pendant ce temps, la Chine construit sa marine, modernise son armée de l’air, et se prépare. Le message envoyé aux alliés est clair : l’Amérique d’abord. Littéralement. Même si ça vous met en danger.
C’est ici que je commence vraiment à m’inquiéter. Pas pour l’Amérique — l’Amérique sera toujours la plus grande puissance militaire du monde, avec ou sans ce budget délirant. Non, je m’inquiète pour les pays qui comptent sur nous. L’Ukraine qui saigne. Taïwan qui tremble. Les États baltes qui regardent la Russie avec terreur. Ces pays ont cru aux promesses américaines. Ils ont cru que l’Amérique serait là pour eux. Et maintenant, Trump leur dit essentiellement : « Désolé, mais mon armée de rêve passe en premier. Vous atte
Sources
Sources primaires
European Security & Defence – « Trump calls for record 50% jump in US defence spending to $1.5 trillion » – 9 janvier 2026 – https://euro-sd.com/2026/01/major-news/48404/trump-defence-spending-call/
POLITICO – « Trump calls for record $1.5 trillion defense budget, a 50 percent jump » par Paul McLeary, Connor O’Brien et Joe Gould – 7 janvier 2026 – https://www.politico.com/news/2026/01/07/trump-calls-record-defense-budget-00715298
Fortune – « Trump’s $1.5 trillion military budget would add $5.8 trillion to the national debt, with interest, CRFB says » par Nick Lichtenberg – 8 janvier 2026 – https://fortune.com/2026/01/08/trump-1-5-trillion-military-budget-how-much-5-8-trillion-national-debt/
Sources secondaires
Committee for a Responsible Federal Budget (CRFB) – Analyse budgétaire – 8 janvier 2026
Congressional Budget Office (CBO) – Projections des revenus tarifaires – 2026
Goldman Sachs – Analyse de l’impact des tarifs douaniers – 2025-2026
Peter G. Peterson Foundation – Comparaisons des dépenses de défense internationales – 2026
Truth Social – Publication de Donald Trump sur le budget de défense – 7 janvier 2026
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