Un accident tragique à l’origine d’un constat sévère
Vous savez, un accident, c’est toujours un drame. Mais quand il survient dans des conditions que l’on connaît si bien ici, au Québec, et qu’il pourrait peut-être être évité… ça fait réfléchir, vous ne trouvez pas ? C’est le sentiment qui ressort du récent rapport de la coroner Nancy Bouchard.
Suite à un terrible accident survenu en janvier de l’année dernière, elle tire la sonnette d’alarme. Son message est clair : la Société de l’assurance automobile du Québec, la SAAQ, doit absolument mieux préparer les nouveaux arrivants aux pièges de la conduite hivernale. Le décès d’un jeune homme de 29 ans, originaire du Mexique, est au cœur de cette recommandation. Un événement qui, selon elle, aurait pu être évité.
L’accident s’est produit l’après-midi du 27 janvier 2025, sur la route 116 à Princeville, dans le Centre-du-Québec. Les conditions, ce jour-là, étaient tout simplement… épouvantables. On parle de bourrasques, de poudrerie au sol, d’une visibilité très réduite et d’une chaussée enneigée et glissante. Malgré tout ça, les témoins ont rapporté que les véhicules roulaient toujours à la vitesse maximale autorisée de 90 km/h. L’homme a succombé à ses blessures en mai 2025. Une fin tragique qui a poussé la coroner à se poser des questions cruciales sur la préparation des conducteurs étrangers.
Le parcours du conducteur et un système à double tranchant

Alors, voici la situation dans laquelle se trouvait ce jeune homme. Comme beaucoup d’immigrants, il bénéficiait de ce délai de grâce de six mois après son arrivée pour conduire avec son permis étranger. Il possédait un permis de conduire valide délivré au Mexique et était donc autorisé à l’utiliser au Québec jusqu’en mai 2024. Il avait même pris les devants en réussissant son examen écrit québécois. Par contre, et c’est là que le bât blesse, il n’avait pas encore passé l’examen pratique pour faire reconnaître et valider son expérience de conduite étrangère.
C’est un peu le paradoxe, vous voyez ? La loi vous donne un droit, mais elle ne vous force pas tout de suite à prouver que vous êtes prêt pour nos routes, surtout nos routes en hiver. La coroner Bouchard l’a écrit noir sur blanc : « L’accident est survenu alors qu’il aurait dû avoir fait reconnaître son expérience de conduite acquise à l’extérieur du Québec afin de mettre ses compétences à niveau, ce qui n’était pas le cas. » Elle trouve cette situation carrément préoccupante. Et on peut la comprendre. Elle estime que cela n’aurait pas seulement pu éviter ce décès, mais aussi empêcher d’autres drames à l’avenir.
Elle reconnaît que la SAAQ fait déjà des efforts. L’organisation propose des ressources en ligne sur son site web et mène des activités de sensibilisation via des employeurs, des groupes de francisation ou des organismes communautaires. Mais visiblement, ce n’est pas suffisant. « La SAAQ devrait revoir ses directives afin de s’assurer que les personnes auxquelles un permis de conduire est délivré sont capables de conduire dans des conditions hivernales », insiste-t-elle. En gros, il ne s’agit pas juste d’offrir de l’information, mais de s’assurer qu’elle est comprise et appliquée avant de donner le feu vert.
Les réactions et les changements déjà en marche

Face à ces recommandations, comment a réagi la SAAQ ? Avec prudence, comme on peut s’y attendre. Simon-Pierre Poulin, le porte-parole de l’organisme, a indiqué qu’ils examinaient le rapport de la coroner avant de se prononcer davantage. Mais il a tout de même ajouté une phrase qui en dit long : « tout décès sur la route était un décès de trop pour l’organisation. » Une façon de reconnaître la gravité de la situation, même si les solutions concrètes restent à préciser.
Et chose intéressante, il semble que les rouages administratifs aient déjà commencé à tourner avant même la publication de ce rapport. Depuis juin 2025, donc après l’accident mais avant les conclusions de la coroner, de nouvelles règles sont entrées en vigueur. Elles changent la donne pour les conducteurs étrangers. Désormais, si quelqu’un venant de l’étranger échoue à son examen pratique, il n’a plus le droit de conduire seul avec son permis étranger. Point final.
À la place, il doit conduire avec un permis d’apprenti conducteur. Ça veut dire être accompagné en tout temps par une personne titulaire d’un permis valide. Et ce n’est pas tout : ce statut d’apprenti vient avec d’autres conditions, et il faut attendre un délai minimum de quatre semaines avant de pouvoir repasser l’examen. L’idée, c’est de forcer une période d’adaptation et d’apprentissage supervisé, surtout pour se familiariser avec des conditions qu’on ne trouve pas ailleurs, comme notre hiver.
Est-ce que ces nouvelles règles, si elles avaient été en place plus tôt, auraient changé le cours des choses pour le jeune homme de Princeville ? C’est une question douloureuse, et on n’aura jamais la réponse. Mais c’est peut-être le genre de mesure que la coroner avait en tête.
Conclusion : Une vigilance accrue pour plus de sécurité

Alors, où est-ce que ça nous mène, tout ça ? Le rapport de la coroner Nancy Bouchard met le doigt sur quelque chose d’important. Accueillir des gens du monde entier, c’est une richesse pour le Québec. Mais cela vient avec une responsabilité : celle de les aider à s’adapter à notre réalité, qui peut être rude. La conduite en hiver, ce n’est pas un détail. C’est une compétence spécifique qui s’apprend, souvent par l’expérience, mais parfois, malheureusement, au prix d’erreurs graves.
Les recommandations de la coroner ne sont pas une accusation, mais un appel à l’action. Revoir les directives, s’assurer de la capacité réelle à conduire l’hiver, renforcer la sensibilisation… Ce sont des pistes concrètes. Et on voit que la SAAQ a déjà commencé à serrer la vis avec le permis d’apprenti obligatoire en cas d’échec à l’examen.
Au final, c’est une histoire qui nous rappelle à tous que la sécurité sur nos routes est l’affaire de chacun. Des organismes publics qui doivent mieux guider, bien sûr. Mais aussi des conducteurs, nouveaux arrivants ou non, qui doivent prendre la mesure des défis que pose notre climat. Espérons que ce triste événement serve à éviter d’autres familles de vivre un tel drame. Parce qu’un décès sur la route, comme l’a dit le porte-parole de la SAAQ, c’est toujours un de trop.
La SAAQ sommée de mieux préparer les nouveaux arrivants à l’hiver québécois
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