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Un moment historique, malgré tout

Mikaël Kingsbury — photo par Pleclown (œuvre propre de Clément Bucco-Lechat), prise lors de la finale de la Coupe du monde de ski de bosses à Megève, France, le 15 mars 2015 — Licence CC BY-SA 3.0Source sur Wikimedia Commons

Il faut le dire, ce n’était vraiment pas écrit d’avance. Mais Mikaël Kingsbury a une fois de plus prouvé qu’il savait écrire l’histoire, même quand la météo et les circonstances semblaient tout faire pour l’en empêcher.

Vendredi, à Val Saint-Côme, devant sa famille, ses amis, son public, sous une pluie battante et dans un épais brouillard, le « roi des bosses » a décroché quelque chose d’énorme. Sa 100e victoire en Coupe du monde. On parle d’un exploit inédit dans le ski acrobatique, un vrai record, vous imaginez? Moi, cent victoires dans n’importe quoi, ça me semble de la science-fiction!

L’émotion, visiblement, était au rendez-vous. Il avait beau dire toute la semaine que ce chiffre n’était pas sa priorité… on devine bien que quand la première place s’est confirmée, ça a dû faire quelque chose. Un moment lourd de sens, comme il l’a dit lui-même, et difficile à vraiment saisir sur le coup.

Une victoire arrachée dans des conditions extrêmes

credit : saviezvousque.net (image IA)

Faut vous raconter comment ça s’est passé, parce que ce n’était pas une simple balade. La pluie et le brouillard ont tellement gêné les organisateurs qu’ils ont dû tout repousser. Les qualifications masculines ont finalement eu lieu en début de soirée, et ils ont même dû modifier le format de la compétition. La super finale a été carrément annulée, et tout s’est décidé lors d’une simple finale à 16 skieurs. Pas le genre de cadre qu’on imagine pour une page d’histoire, vous ne trouvez pas?

Mikaël Kingsbury n’était pourtant pas favori en sortant des qualifications. Il n’était que troisième, devancé par deux concurrents redoutables : le Japonais Ikuma Horishima, qui est le leader mondial cette saison et qui était deuxième, et un jeune Sud-Coréen de seulement 20 ans, Daeyoon Jung, qui était en tête à ce moment-là.

Mais voilà, le destin fait parfois bien les choses. En finale, les deux rivaux ont fait une faute, ratant leur figure. Horishima a terminé 15e (avec 61,63 points) et Jung dernier (41,20 points). Kingsbury, lui, a haussé son jeu d’un cran. Il a signé une descente notée 85,83 points, s’emparant de la victoire. Le podium a été complété par l’Australien Matt Graham (83,50 points) et l’Américain Nick Page (80,96 points).

Le poids du chiffre et le retour de la blessure

credit : saviezvousque.net (image IA)

En parlant avec Radio-Canada Sports, Kingsbury a essayé de nous faire comprendre l’ampleur de la chose. « Dans notre sport, faire 100 départs, c’est comme faire 1000 games dans la Ligue nationale. C’est gros, c’est pas tout le monde qui se rend à 100 », a-t-il expliqué. C’est une belle façon de voir les choses. Il a aussi avoué, avec cette franchise qui le caractérise, qu’il n’y croyait presque plus. « Jamais de ma vie je n’aurais pensé me rendre à 100. Je m’en souviens, même quand j’étais à 50, je me disais : ‘c’est ridicule, 100’ ».

Ce triomphe est d’autant plus remarquable qu’il intervient après une période compliquée. En début de saison, Kingsbury a été gêné par une blessure à l’aine. C’était suffisamment sérieux pour qu’il doive renoncer à l’étape de Ruka, en Finlande, en décembre dernier. Ce retour à la compétition était donc crucial, surtout avec les Jeux olympiques en ligne de mire. « J’y tenais, » a-t-il reconnu. « C’est comme si je n’y croyais plus de pouvoir y arriver avant les Jeux olympiques à cause de la blessure. » On comprend mieux son émotion maintenant.

Petite précision pour les fans : la vedette québécoise n’a pas confirmé s’il participerait à l’épreuve des bosses en parallèle prévue le samedi. Cette épreuve sera présentée sur ICI TOU.TV, si vous voulez suivre.

Et chez les femmes, et la suite

credit : saviezvousque.net (image IA)

Du côté des femmes, la compétition a aussi été chamboulée par la météo. La pluie a forcé l’annulation des finales, et le classement a été déterminé par les qualifications. La Canadienne Maïa Schwinghammer a pris une solide 6e place avec 73,38 points.

La victoire est revenue à l’Australienne Jakara Anthony (79,83 points), devant les Américaines Tess Johnson (75,85 points) et Olivia Giaccio (75,78 points). Une autre Canadienne, Jessica Linton, s’est classée 10e.

Pour replacer cette 100e victoire dans un contexte plus large, sachez que Kingsbury rejoint un club très fermé. Chez les femmes, seule l’Américaine Mikaela Shiffrin a atteint ce cap, et c’était en février 2025. Chez les hommes, en ski de fond, le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo en totalise même 114. C’est dire le niveau de performance dont on parle ici.

Finalement, pour ceux qui veulent en savoir plus, Radio-Canada propose aussi de lire des articles sur le rôle de Val Saint-Côme comme terrain de préparation clé pour les bosseurs canadiens en vue des JO, et sur le fait que Kingsbury visait cette 100e victoire même s’il n’était « pas toujours à 100 % » physiquement. Une histoire qui, décidément, ne fait que commencer.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Le centième triomphe de Mikaël Kingsbury : une page d’histoire écrite sous la pluie

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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