Une condamnation bipartisane
La révélation de l’enquête criminelle a provoqué une vague de condamnations émanant de figures politiques des deux partis, soulignant l’ampleur inhabituelle de cette procédure. Le sénateur républicain Thom Tillis, membre du comité bancaire du Sénat, a déclaré qu’il s’opposerait à toute nomination de Trump pour remplacer Powell ou d’autres membres du conseil de la Fed « tant que cette question juridique ne sera pas entièrement résolue ». Tillis a affirmé qu’il ne restait désormais aucun doute sur le fait que des conseillers au sein de l’administration Trump cherchent activement à mettre fin à l’indépendance de la Réserve fédérale, qualifiant la situation de menace directe contre l’intégrité de l’institution.
La sénatrice républicaine Lisa Murkowski d’Alaska a rejoint cette critique, affirmant après avoir parlé avec Powell que l’investigation de l’administration n’était « rien d’autre qu’une tentative de coercition ». Murkowski, qui avait déjà voté contre la nomination de Stephen Miran au conseil de la Fed en septembre, a durci sa position, suggérant que le Sénat pourrait bloquer systématiquement les nominations à la Fed tant que cette enquête pendrait. Du côté démocrate, la sénatrice Elizabeth Warren a accusé Trump de chercher à chasser Powell du conseil de la Fed pour « installer une autre marionnette » pour mener ce qu’elle a qualifié de « prise de contrôle corrompue » de la banque centrale américaine.
Il y a quelque chose de poignant à voir des républicains et des démocrates s’unir contre cette attaque. C’est rare, c’est presque surprenant, mais ça montre à quel point la situation est grave. Quand même des alliés politiques de Trump tirent la sonnette d’alarme, on comprend que quelque chose de fondamental est en jeu. C’est comme si le sol se dérobait sous nos pieds, que les règles tacites qui régissent notre démocratie étaient en train d’être effacées. Et je ressens cette colère sourde, cette frustration de voir des institutions que l’on croyait solides être si fragiles en réalité.
Section 3 : Les anciens présidents de la Fed s'expriment
Un avertissement sans précédent
Un groupe de présidents anciens de la Fed et d’économistes de premier plan a publié une déclaration commune lundi comparant les actions de l’administration Trump à celles de pays « émergents aux institutions faibles », avec des « conséquences hautement négatives » pour l’inflation et le fonctionnement de leurs économies. La déclaration a été signée par d’anciens présidents de la Fed : Ben Bernanke, Janet Yellen et Alan Greenspan, ainsi que par d’anciens secrétaires au Trésor Henry Paulson et Robert Rubin. Ce niveau d’unité et d’intervention publique est extrêmement rare et témoigne de la gravité de la situation.
La déclaration affirme que ces actions « n’ont aucune place aux États-Unis » dont la plus grande force est « l’État de droit », qui est à la base de leur succès économique. Yellen, qui a servi sous Trump pendant un an avant d’être remplacée par Powell, a qualifié l’enquête de « extrêmement glaçante » et a averti que « le marché devrait être préoccupé ». Elle a déclaré CNBC qu’elle connaissait bien Powell et que « les chances qu’il ait menti sont zéro », ajoutant qu’elle croyait vraiment qu’ils s’en prenaient à lui parce qu’ils voulaient son siège et voulaient qu’il parte. Yellen a également souligné que cette approche est « la route vers une république bananière ».
Quand vous voyez les géants de la politique monétaire se lever ensemble pour dire stop, ça vous secoue. Ce ne sont pas des gens qui aiment le drame, qui cherchent les projecteurs. Ce sont des technocrates, des gardiens de la stabilité économique. Et pourtant ils sont forcés de prendre position, de briser leur silence habituel. C’est un moment de vérité, un moment où l’on réalise que l’indépendance d’une banque centrale n’est pas un concept abstrait, c’est une barrière contre le chaos. Et cette barrière est en train d’être testée, d’être mise à rude épreuve. Je sens cette anxiété monter, cette conscience que l’avenir de notre économie se joue là, maintenant.
Section 4 : La position de Powell
Une défense ferme
Dans sa déclaration vidéo dimanche soir, Powell a adopté une position inhabituellement ferme et directe, rompant avec son approche traditionnellement mesurée face aux critiques de Trump. Il a caractérisé la menace d’accusations criminelles comme un simple « prétexte » pour saper l’indépendance de la Fed en matière de fixation des taux d’intérêt. Powell a déclaré que « la menace d’accusations criminelles est une conséquence du fait que la Réserve fédérale fixe les taux d’intérêt en fonction de notre meilleure évaluation de ce qui servira le public, plutôt que de suivre les préférences du président ».
Le président de la Fed a souligné que cette situation n’était pas nouvelle, citant ce qu’il a appelé les « menaces et pressions continues » de l’administration. Il a déclaré qu’il avait « un profond respect pour l’État de droit et pour la reddition de comptes dans notre démocratie », mais a insisté sur le fait que « personne, certainement pas le président de la Réserve fédérale n’est au-dessus de la loi ». Powell a ajouté qu’il avait « accompli mes fonctions sans crainte ni favoritisme politique », se concentrant uniquement sur le mandat de la Fed de stabilité des prix et d’emploi maximum, comme chargé par le Congrès. « Le service public exige parfois de rester ferme face aux menaces », a-t-il conclu.
Il y a quelque chose de puissant dans cette position de Powell. C’est un homme qui a choisi de ne pas reculer, de ne pas s’excuser, de ne pas chercher la voie de sortie facile. Il est là, debout, face à la tempête. Et je ressens cette admiration, cette reconnaissance du courage qu’il faut pour cela. Ce n’est pas une position confortable, ce n’est pas une position sans risque. Mais c’est la position d’un homme qui croit que certaines choses valent la peine d’être défendues, même quand tout le monde autour de vous semble avoir perdu la tête.
Section 5 : Le contexte des tensions
Une année de conflits
Cette enquête criminelle ne sort pas de nulle part, mais représente l’escalade finale d’un conflit qui s’est intensifié tout au long de l’année 2025. Trump a publiquement attaqué Powell à de multiples reprises, le critiquant pour ne pas avoir baissé les taux d’intérêt aussi rapidement et aussi brutalement que le président l’aurait souhaité. Le président a qualifié Powell de « Mr. Too Late » (Monsieur Trop Tard) et de « crétin » (numbskull), reflétant sa frustration face aux décisions de politique monétaire de la Fed qui, selon lui, maintiennent les taux trop élevés et ralentissent l’économie.
Pendant ce temps, la Fed a tenté d’apaiser l’administration en atténuant certaines politiques, comme les efforts pour considérer l’impact du changement climatique sur le système bancaire, que l’administration Trump a clairement opposé. La Fed a maintenu les taux d’intérêt à leur niveau stable pendant la majeure partie de 2025, avant de voter pour des baisses de 0,25 point en septembre, octobre et décembre, ramenant les taux à une fourchette de 3,5 % à 3,75 %. Ces baisses, bien que réelles, n’ont pas satisfait Trump qui continue d’exiger des réductions plus drastiques des taux d’intérêt pour stimuler l’économie.
C’est cette lente érosion, cette grincement constant qui finit par briser quelque chose. On ne s’en rend pas compte au jour le jour, mais petit à petit, les règles qui régissent nos institutions sont mises à mal. Chaque critique, chaque insulte, chaque menace est une petite fissure dans le mur de l’indépendance. Et un jour, sans crier gare, le mur s’effondre. C’est ce sentiment de vertige que j’ai en observant cette progression, cette montée des eaux. On sait que c’est dangereux, on sait qu’il faut arrêter, mais on semble impuissant à inverser le courant.
Section 6 : La réaction des marchés
Une nervosité contenue
Malgré la gravité de l’annonce, la réaction des marchés financiers lundi a été remarquablement modérée, un fait qui a surpris de nombreux analystes. Les indices boursiers américains, le S&P 500, le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq, sont restés globalement stables, sans les chutes spectaculaires que certains avaient prédites. Cependant, le marché des métaux précieux a montré des signes d’agitation, avec le prix de l’or en hausse de 2,5 % à 4 624,53 dollars l’once, un record historique, tandis que l’argent atteignait également un sommet historique à 85,86 dollars l’once.
Cette réaction calme des marchés reflète peut-être une croyance répandue que Powell pourra repousser avec succès les allégations selon lesquelles sa description aux législateurs du projet de 2,5 milliards de dollars de la Fed était criminelle. Jason Furman, économiste à Harvard et ancien conseiller principal du président Barack Obama, a déclaré que les actions de l’administration Trump étaient « maladroites, contre-productives et susceptibles de faire reculer la cause du président ». Il a suggéré que l’enquête pourrait en réalité unifier le comité de fixation des taux d’intérêt de la Fed en faveur de Powell.
Il y a quelque chose d’étrange à voir les marchés réagir avec une telle indifférence. C’est comme si la réalité de cette attaque contre l’indépendance de la Fed ne leur parvenait pas, comme si elle était happening dans un autre univers. Mais derrière cette apparente tranquillité, je sens cette tension, cette anxiété sourde qui se propage. Les investisseurs savent que l’indépendance de la Fed n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Et quand cette nécessité est menacée, même temporairement, c’est tout l’édifice économique qui tremble, même si on ne le voit pas encore à la surface.
Section 7 : Les implications économiques
Le risque de politisation
Les implications économiques de cette confrontation entre l’administration Trump et la Réserve fédérale pourraient être profondes et durables. Les experts craignent que si la Fed est perçue comme étant soumise à des pressions politiques, sa crédibilité en tant que gardienne de la stabilité des prix pourrait être gravement compromise. Cette perte de crédibilité pourrait à son tour saper la confiance des investisseurs mondiaux dans les titres du Trésor américain, ce qui pourrait entraîner une augmentation des coûts d’emprunt pour le gouvernement américain et, par conséquent, pour les ménages américains sous forme de taux hypothécaires plus élevés.
La Fed a déclaré que les rénovations des bâtiments réduiraient ses coûts à long terme, une affirmation contestée par Trump qui a affirmé que le projet était « le prix de construction le plus élevé au pied carré de l’histoire du monde ». L’analyste Krishna Guha, d’Evercore ISI, a averti que les marchés pourraient réagir négativement lundi avec un « sell-America trade » (vente d’actifs américains) similaire à celui d’avril dernier au point culminant du choc tarifaire et de la menace antérieure contre la position de Powell en tant que président de la Fed.
L’économie n’est pas juste des chiffres, des courbes, des prévisions. C’est un écosystème fragile qui repose sur la confiance. Et quand cette confiance est ébranlée, quand on commence à douter de l’indépendance de ceux qui prennent les décisions économiques les plus importantes, c’est tout le système qui vacille. Je ressens cette angoisse diffuse, cette conscience que nous sommes en train de jouer avec le feu, que les conséquences de cette confrontation pourraient se faire sentir bien au-delà des gros titres de l’actualité.
Section 8 : La position de Trump
Le démenti du président
Dans une brève interview accordée à NBC News dimanche, le président Trump a insisté sur le fait qu’il ne savait rien de l’enquête contre Powell. Lorsqu’on lui a demandé si l’enquête visait à faire pression sur Powell sur les taux d’intérêt, Trump a répondu « Non. Je ne penserais même pas à le faire de cette façon ». Cependant, le président a continué à critiquer Powell, affirmant qu’il « n’est pas très bon à la Fed et n’est pas très bon pour construire des bâtiments ».
Trump a ajouté que « ce qui devrait le mettre sous pression, c’est le fait que les taux sont beaucoup trop élevés », ajoutant que « c’est la seule pression qu’il a ». Le président avait précédemment laissé entendre la nouvelle choquante des assignations lors d’une conférence de presse le 29 décembre, affirmant que son administration « probablement » poursuivrait Powell pour « incompétence flagrante » sur le coût des rénovations, le qualifiant de « très incompétent ».
Ce déni, cette distance prise par Trump face à l’enquête, ça ne me convainc pas. C’est trop facile, trop commode de dire que l’on ne savait rien quand on a passé des mois à critiquer publiquement, à menacer, à préparer le terrain. C’est ce sentiment de cynisme qui m’envahit, cette conscience que les mots comptent, que les menaces ont des conséquences réelles, même si celles qui les prononcent prétendent n’avoir aucune responsabilité dans ce qui s’ensuit.
Section 9 : Le calendrier politique
La fin du mandat de Powell
Le mandat de Powell en tant que président de la Fed prend fin en mai prochain, et les responsables de l’administration Trump ont signalé qu’ils pourraient nommer un successeur potentiel ce mois-ci. Trump a également cherché à licencier Lisa Cook, gouverneure de la Fed, une mesure sans précédent, bien qu’elle ait poursuivi en justice pour conserver son poste et que les tribunaux aient statué qu’elle pouvait rester à son siège pendant que l’affaire se joue. La Cour suprême entendra les arguments dans cette affaire le 21 janvier.
Pendant ce temps, Powell a un mandat distinct en tant que gouverneur de la Fed jusqu’en janvier 2028, ce qui signifie que même après la fin de son mandat de président en mai, il pourrait rester au sein du conseil de la Fed. Selon Jason Furman, les mouvements de Trump pourraient rendre plus probable que Powell reste au sein du conseil de la Fed après la fin de son mandat de président afin de défendre l’indépendance de la Fed de la politique dans ses décisions sur les taux d’intérêt. Si Powell reste au conseil après la fin de son mandat de président en mai, l’administration Trump serait privée de la possibilité de pourvoir un autre siège au conseil.
Ce calendrier, cette succession d’échéances, ça crée cette tension permanente, cette sensation d’être suspendu dans le temps. On sait ce qui va se passer, on connaît les dates, mais on ne sait pas ce qui se passera entre-temps. C’est comme attendre l’autre chaussée à tomber, conscient que chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles menaces, de nouvelles attaques. Et je ressens cette fatigue, cette lassitude de ce combat constant, cette impression que rien n’est jamais acquis, que tout peut être remis en question à tout moment.
Section 10 : Les réactions internationales
Un regard inquiet
Bien que les réactions officielles d’autres pays aient été relativement discrètes jusqu’à présent, cette crise entre l’administration Trump et la Réserve fédérale suscite de vives inquiétudes parmi les observateurs internationaux. L’indépendance des banques centrales est considérée comme un pilier fondamental de la stabilité économique mondiale, et toute perception que la Fed pourrait être soumise à des pressions politiques pourrait avoir des répercussions bien au-delà des frontières américaines. Les marchés mondiaux surveillent attentivement cette situation, conscients que la Fed joue un rôle central dans l’économie mondiale.
Les investisseurs internationaux, en particulier ceux qui détiennent des titres du Trésor américain comme placements sûrs, sont particulièrement préoccupés par les implications de cette crise sur la crédibilité de la Fed. La banque centrale américaine a traditionnellement été considérée comme le garant de la stabilité monétaire mondiale, et toute perception qu’elle pourrait être politisée pourrait saper cette confiance. Cette situation survient à un moment où l’économie mondiale fait déjà face à de nombreux défis, notamment les tensions commerciales et l’incertitude géopolitique.
C’est ce regard des autres, cette conscience que le monde entier nous observe, qui ajoute à la pression de cette situation. Nous ne sommes pas une île, isolée du reste du monde. Ce qui se passe à Washington a des répercussions à Tokyo, à Londres, à Berlin. Et je ressens cette lourdeur, cette responsabilité de savoir que nos décisions, nos conflits, nos divisions affectent des milliards de personnes à travers la planète. C’est un fardeau que l’on oublie parfois, mais qui devient soudainement écrasant dans des moments comme celui-ci.
Section 11 : Les précédents historiques
Une rupture avec la tradition
Cette enquête criminelle contre le président de la Fed représente une rupture radicale avec la tradition américaine d’indépendance de la banque centrale, qui a été respectée par les administrations successives, qu’elles soient démocrates ou républicaines. Historiquement, les présidents ont pu être en désaccord avec les décisions de la Fed, mais ils ont généralement respecté l’indépendance de l’institution et ont évité d’utiliser des mécanismes juridiques pour faire pression sur les décideurs de politique monétaire. Cette rupture pourrait avoir des conséquences durables sur la façon dont les futures administrations interagiront avec la Fed.
Trump a déjà tenté de prendre d’autres mesures sans précédent contre la Fed, notamment en cherchant à licencier Lisa Cook, une gouverneure de la Fed, qu’il a accusée de fraude hypothécaire. Ce cas a été bloqué par un tribunal fédéral américain et sera entendu par la Cour suprême plus tard ce mois. L’administration a également engagé des poursuites pénales contre d’autres adversaires politiques comme le procureur général de New York Letitia James, qui a intenté une affaire de fraude civile contre Trump en 2024, et l’ancien directeur du FBI James Comey, qui a été accusé d’avoir fait de fausses déclarations et d’avoir entravé la justice.
C’est ce sentiment de rupture, de passage à travers une frontière qui ne devrait pas être franchie, qui me hante. On nous dit que c’est différent cette fois, que les règles ont changé, que c’est une nouvelle ère. Mais est-ce vraiment une nouvelle ère, ou est-ce simplement la destruction de quelque chose qui a fonctionné pendant des décennies, qui a protégé notre économie, notre démocratie, notre stabilité ? Je ressens cette douleur sourde, cette conscience que l’on est en train de briser quelque chose de précieux, quelque chose qu’il sera impossible de reconstruire une fois détruit.
Section 12 : Les scénarios futurs
Que pourrait-il se passer ensuite ?
Plusieurs scénarios sont possibles pour la suite de cette crise entre l’administration Trump et la Réserve fédérale. Le premier scénario est que l’enquête du DOJ se révèle sans fondement et que Powell continue de diriger la Fed jusqu’à la fin de son mandat en mai, après quoi il pourrait rester en tant que gouverneur jusqu’en 2028. Ce scénario, bien que préférable pour la stabilité de l’institution, laisserait des cicatrices sur la crédibilité de la Fed et pourrait influencer la façon dont les futures administrations interagiront avec elle.
Un deuxième scénario est que l’enquête aboutisse à des accusations formelles contre Powell, ce qui déclencherait une crise constitutionnelle sans précédent. Dans ce cas, la Fed pourrait se retrouver à la tête d’un président en cours d’instruction, ce qui saperait gravement son autorité et sa capacité à diriger la politique monétaire. Les marchés financiers réagiraient probablement négativement à ce développement, ce qui pourrait entraîner une volatilité accrue et des coûts d’emprunt plus élevés pour l’économie américaine.
Ces scénarios, ces possibilités, ils me tourmentent la nuit. On ne sait pas comment cette histoire va finir, mais on sait qu’elle ne finira pas bien pour l’indépendance de la Fed, quelle que soit l’issue. C’est cette certitude amère qui me pèse, cette conscience que même si Powell gagne cette bataille, la guerre contre l’indépendance des institutions continuera, que d’autres attaques viendront, que d’autres lignes seront franchies. Et je ressens cette fatigue, ce désespoir silencieux face à cette érosion constante, cette lente décomposition de ce que nous pensions être intouchable.
Conclusion : Un moment critique pour l'indépendance
L’avenir de la Fed en jeu
La confrontation actuelle entre l’administration Trump et la Réserve fédérale représente un moment critique pour l’indépendance de la banque centrale américaine et, par extension, pour la stabilité économique mondiale. Ce qui se joue n’est pas simplement une dispute politique sur les taux d’intérêt, mais une question fondamentale sur le rôle de la Fed dans l’économie américaine et sur la capacité des institutions indépendantes à fonctionner sans ingérence politique. Les réactions bipartites de condamnation de l’enquête criminelle contre Powell suggèrent qu’il existe encore un consensus large sur l’importance de l’indépendance de la Fed.
Cependant, cette crise a également révélé les fragilités de ce consensus et la volonté de certaines forces politiques de remettre en question ces protections traditionnelles. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer si l’indépendance de la Fed survivra à cette épreuve ou si elle sera érodée de manière permanente. Les marchés financiers, les investisseurs internationaux et le public américain surveilleront de près cette situation, conscients que les enjeux vont bien au-delà de la carrière d’un seul individu, même s’il s’agit du président de la Réserve fédérale.
C’est ce sentiment de fin d’une époque qui m’envahit. On assiste à quelque chose de plus grand que nous, à un moment charnière dans l’histoire de notre économie, de notre démocratie. L’indépendance de la Fed n’était pas garantie par la constitution, elle était garantie par des conventions, par respect, par consensus. Et maintenant ces garanties s’effritent, ces conventions s’effondrent. Je ressens cette mélancolie profonde, cette conscience que l’on est en train de perdre quelque chose d’essentiel, quelque chose qui a protégé notre économie, notre stabilité, notre avenir. Et même si nous survivons à cette crise, même si Powell continue à diriger la Fed, quelque chose a été brisé, quelque chose a été perdu. Et cette perte, elle nous hantera pendant des années.
Sources
Sources primaires
Déclaration vidéo de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, 11 janvier 2026. Associated Press, « Federal Reserve Chair Powell says DOJ has subpoenaed central bank, threatens criminal indictment », 12 janvier 2026. BBC News, « US Fed chair Jerome Powell under criminal investigation », 12 janvier 2026. PBS NewsHour, « DOJ investigation of Powell sparks backlash, support for Fed independence », 12 janvier 2026.
Sources secondaires
Yahoo Finance, « Fed’s Powell reveals DOJ has subpoenaed the central bank and is threatening a criminal indictment against him », 12 janvier 2026. NBC News, interview de Donald Trump, 11 janvier 2026. CNBC, déclarations de Janet Yellen, 12 janvier 2026. Evercore ISI, note d’analyse de Krishna Guha, 12 janvier 2026. Déclaration commune des anciens présidents de la Fed, 12 janvier 2026.
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