Une nuit de bombardements dans un hiver glacial

Bon, alors, pour vous résumer la situation ce mardi, ça a encore été une nuit vraiment dure en Ukraine. L’armée russe a lancé une nouvelle salve de bombardements massifs, et le bilan, comme toujours, est lourd. On parle d’au moins quatre personnes tuées près de Kharkiv, dans le nord-est. Et six autres blessées, rien que pour cette frappe-là. C’est le gouverneur de la région, un certain Oleg Synegoubov, qui a donné ces chiffres.
Mais ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le moment choisi. Vous savez, on est en plein hiver là-bas, un hiver glacial. Ce matin, les températures étaient en dessous de -15°C. Et c’est précisément pour ça, si on en croit le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, que la Russie a attaqué. Il l’a écrit sur X, le réseau social. Le but ? Priver les gens d’électricité, d’eau et de chauffage. Une stratégie de la terreur, en quelque sorte, qui utilise le froid comme une arme. Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a d’ailleurs réagi en disant que la Russie doit comprendre que le froid ne l’aidera pas à gagner la guerre. Il a beau dire ça, la réalité sur le terrain, elle, est glaçante.
Les frappes et leurs conséquences humanitaires immédiates

Maintenant, si on entre un peu dans les détails de cette attaque. L’armée de l’air ukrainienne a compté les coups : les Russes ont tiré 25 missiles et lancé 293 drones. Imaginez un peu le nombre. Ils ont visé plusieurs régions en même temps : la capitale Kiev, bien sûr, mais aussi Kharkiv au nord-est, Zaporijia au sud, et Dnipropetrovsk dans le centre-est. C’était quatre jours seulement après un pilonnage similaire, et cela fait presque quatre ans que ça dure, ce bombardement systématique des villes et des infrastructures.
À Kharkiv, une frappe a particulièrement frappé. Un entrepôt postal a été touché. Un journaliste de l’Agence France-Presse sur place a décrit la scène : des pompiers qui s’activaient autour des décombres en flammes. Un responsable de l’entrepôt, Andriï Pidnebesny, âgé de 31 ans, a raconté à l’AFP avoir ressenti le souffle de l’explosion. Plusieurs de ses collègues sont restés coincés sous les gravats. Son témoignage est poignant, vous savez. Il dit : « Il y a du danger partout. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Vous allez dans un magasin et vous pouvez être tué. Vous allez au travail, vous dormez chez vous, la même chose peut se produire. » Ça résume assez bien l’angoisse quotidienne.
Et puis, il y a les conséquences immédiates sur la vie des gens. Le président Zelensky a dénoncé une frappe « sans aucun but militaire » sur cet entrepôt. Ces bombardements ont laissé plusieurs centaines de milliers de foyers sans électricité dans la seule région de Kiev. Le ministère ukrainien de l’Énergie a dû annoncer de nouvelles coupures de courant dans la capitale et autour, à cause des dégâts sur les infrastructures et du froid intense. À Kiev même, les températures oscillaient entre -7°C et -15°C. Des journalistes de l’AFP ont vu des clients faire leurs courses dans les allées sombres d’un magasin, où seules quelques caisses fonctionnaient encore, alimentées par un générateur. C’est revenir à une époque qu’on croyait révolue.
Un pays tout entier plongé dans le noir et sous la menace

Les dégâts ne se limitent pas à Kharkiv et Kiev, loin de là. Prenez la ville d’Odessa, sur la mer Noire. Là-bas, l’opérateur électrique privé DTEK a signalé que 47 000 foyers étaient privés de courant. Pourquoi ? À cause d’attaques sur deux de ses installations énergétiques. Et ce n’est pas la première fois, loin s’en faut. DTEK affirme que c’est la huitième attaque depuis octobre contre ses sites. Depuis le tout début de l’invasion russe, leurs centrales ont été visées plus de 220 fois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, on est face à une campagne de destruction délibérée.
À Odessa même, le centre-ville a été touché par deux attaques de drones successives. Selon le gouverneur régional Oleg Kiper, six personnes ont été blessées et des bâtiments civils ont été endommagés. Ailleurs, dans la région de Dnipropetrovsk, les services de secours ukrainiens ont fait état de deux blessés supplémentaires : une femme et un homme. De son côté, comme après chaque frappe, le ministère russe de la Défense a affirmé mardi que Moscou ne visait que des cibles liées aux forces ukrainiennes. Un discours qu’on entend depuis le début, mais qui contraste fortement avec les images d’entrepôts civils en flammes et de maisons sans lumière.
Et puis, il ne faut pas croire que le conflit ne se joue qu’à sens unique. L’armée ukrainienne mène aussi ses opérations. Elle a affirmé, ce même mardi, avoir frappé une usine de drones à Taganrog, une ville dans la région russe frontalière de Rostov. Elle a aussi ciblé plusieurs objectifs militaires dans les territoires ukrainiens actuellement occupés par la Russie. La maire de Taganrog, Svetlana Kamboulova, a fait état de dégâts sur au moins deux entreprises et a décrété un état d’urgence local. La guerre fait des ravages des deux côtés de la frontière, même si l’ampleur n’est pas comparable.
Conclusion : Diplomatie en panne et guerre qui s’enlise

Pendant ce temps, sur le front diplomatique, c’est toujours le statu quo, ou presque. Les efforts pour trouver une issue au conflit se sont peut-être intensifiés ces derniers mois – on parle beaucoup de l’impulsion donnée par le président américain Donald Trump – mais concrètement, ça n’a pas abouti à des avancées. Les pourparlers sont dans l’impasse.
Et les tensions verbales, elles, continuent de monter d’un cran. Les États-Unis ont carrément dénoncé, lundi, une « escalade dangereuse et inexplicable » de la part de la Russie. C’était devant le Conseil de sécurité de l’ONU. La raison ? L’utilisation par Moscou, vendredi dernier, d’un missile balistique de dernière génération appelé Orechnik. Les Russes, de leur côté, affirment avoir visé une usine aéronautique près de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. Chacun campe sur ses positions, accuse l’autre, et la guerre s’enlise dans une violence qui semble sans fin.
En refermant le journal ce matin, on ne peut s’empêcher de penser à ces familles ukrainiennes qui affrontent un hiver rude sans chauffage ni lumière, à la peur constante décrite par ce jeune homme de Kharkiv. Le conflit, qui entre dans sa quatrième année, n’a plus rien d’une « opération spéciale ». C’est une guerre d’usure, une guerre contre les civils, une guerre où le froid est devenu une arme. Et malgré les appels répétés de Kiev pour plus de systèmes de défense aérienne, la communauté internationale semble souvent impuissante, ou du moins divisée, pour mettre un terme à cette tragédie.
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Ukraine : nouvelles frappes russes meurtrières et coupures de courant massives en plein hiver
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