Skip to content

L’or noir d’hier, l’or blanc d’aujourd’hui

Imaginez un processeur. Ce petit carré de silicium qui alimente votre téléphone, votre ordinateur, les data centers qui font tourner ChatGPT. Derrière cette technologie, il y a des éléments que vous n’avez probablement jamais entendus. Gallium. Germanium. Dysprosium. Terbium. Des noms qui ressemblent à des planètes lointaines. Des métaux rares que l’on trouve en infimes quantités dans la croûte terrestre. Sans eux, pas d’IA. Pas de smartphones. Pas de voitures électriques. Pas de satellites. Pas de missiles guidés. Rien. Le monde moderne s’arrête.

Le problème ? La Chine les contrôle. Presque tous. Quatre-vingt-dix-huit pour cent de la production mondiale de gallium primaire. Soixante pour cent du raffinage du germanium. Soixante-dix pour cent des terres rares en 2024. Et quand Trump a imposé des tarifs douaniers à Pékin en 2025, la Chine a frappé là où ça fait mal. Elle a arrêté d’exporter le gallium et le germanium. Pourquoi ? Parce que c’est exactement ce dont l’Amérique a besoin pour son industrie de défense, pour ses technologies avancées, pour son avenir numérique. Eldur Ólafsson, PDG d’Amaroq, l’a dit clairement : « Vous en avez besoin pour l’IA, pour la défense, pour la tech. C’est absolument critique. »

La course aux terres rares lourdes

C’est là que le Groenland entre en scène. Sous ses glaciers, sous sa toundra glacée, dorment des quantités astronomiques de ces minéraux critiques. Pas juste du gallium ou du germanium. Des terres rares lourdes. Yttrium. Gadolinium. Dysprosium. Holmium. Erbium. Des éléments qui permettent de créer des aimants ultra-puissants pour les éoliennes, les véhicules électriques, les robots. Pour faire voler des fusées dans l’espace. Pour construire des sous-marins nucléaires. Pour fabriquer les avions de chasse de la prochaine génération. Tony Sage l’a dit sans hésitation : « Nous ne pouvons pas faire voler des fusées dans l’espace, construire des sous-marins nucléaires ou des avions de combat de prochaine génération sans ces matériaux. »

Et là, je comprends l’urgence. Je comprends pourquoi Gates, Bezos et Altman investissent. Ce n’est pas juste de l’avidité. C’est de la survie. L’Amérique est dépendante de la Chine pour des matériaux essentiels à son économie et à sa sécurité. C’est une vulnérabilité stratégique énorme. Mais est-ce que ça justifie de s’emparer d’un territoire ? De traiter 57 000 êtres humains comme des obstacles mineurs ? J’ai mal à l’estomac à y penser. Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette idée que la fin justifie les moyens. Que la « sécurité nationale » donne le droit d’écraser les droits d’autrui. Est-ce que c’est ça, le prix du progrès ?

Sources

Sources primaires

The Indian Express – « Beyond oil: Why Trump and tech billionaires are racing to secure Greenland’s ‘vast riches’ for future of AI » – 14 janvier 2026

CNBC – « Tech investors assess minerals mining as U.S. takeover talk on Greenland grows, CEO tells CNBC » – 12 janvier 2026

FP Analytics – « Artificial Intelligence and the Critical Minerals Crunch » – Octobre 2025

Sources secondaires

Critical Minerals Institute – Analyses sur la chaîne d’approvisionnement des minéraux critiques

International Energy Agency – Rapports sur l’impact de l’IA sur la demande de minéraux

U.S. Geological Survey – Études sur la dépendance américaine aux importations de minéraux critiques

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu