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Quand la loi devient un outil de répression

Parlons de ces « procès rapides » promis par le régime. Dans un État de droit, un procès rapide, c’est un droit. Ça évite les détentions interminables. Ça garantit une justice efficace. Mais en Iran? C’est l’inverse. Un procès rapide, c’est l’absence de défense. C’est un avocat qu’on n’a pas le temps de consulter. Des preuves qu’on n’a pas le temps d’examiner. Des témoins qu’on n’a pas le temps d’appeler. C’est un juge qui lit une condamnation pré-écrite. Et dans les cas les plus graves — et le régime considère que manifester contre lui, c’est TRÈS grave — ça peut mener directement à la peine de mort. L’Iran est le deuxième pays au monde pour le nombre d’exécutions. Seule la Chine fait « mieux ». En 2025, au moins 850 personnes ont été exécutées en Iran. Huit cent cinquante. Et ce chiffre ne compte que les exécutions publiquement reconnues.

Le régime a un historique. En 2009, lors des manifestations post-électorales, des centaines de manifestants ont été condamnés lors de procès de masse. Certains exécutés en quelques semaines. En 2019, quand les protestations ont éclaté à cause de la hausse du prix de l’essence, le régime a tué plus de 1500 personnes en quelques jours. Puis il a arrêté des milliers d’autres. Beaucoup ont « disparu ». D’autres ont été jugés en secret. Torturés. Condamnés. Certains exécutés. Et maintenant, en 2026, le scénario se répète. Mais cette fois, avec une menace américaine qui plane. Avec un régime encore plus paranoïaque. Encore plus brutal. Encore plus désespéré. Les avocats des droits humains préviennent : ces procès express pourraient mener à une vague d’exécutions sans précédent. Le régime veut faire un exemple. Terroriser la population. Montrer que se soulever = mourir. C’est ça, la « justice » iranienne en 2026.

Imaginez une seconde. Vous manifestez. Pacifiquement. Vous criez des slogans. Vous tenez une pancarte. Et soudain, les forces de sécurité vous attrapent. Vous disparaissez. Votre famille vous cherche partout. Personne ne sait où vous êtes. Deux semaines passent. Puis un jour, un avis officiel : vous serez jugé demain. Pas d’avocat. Pas de temps pour préparer une défense. Le juge lit les charges. « Incitation à l’émeute. Trouble à l’ordre public. Guerre contre Dieu. » Cette dernière accusation porte automatiquement la peine de mort. Le verdict tombe en dix minutes. Coupable. Vous savez ce que ça fait? Cette terreur? Cette impuissance totale? C’est ça que vivent les 10 000 personnes arrêtées. En ce moment même. Pendant qu’on lit ces lignes.

Les familles dans l’angoisse

Pendant que le régime prépare ses procès, des milliers de familles cherchent. Elles font le tour des postes de police. Des centres de détention. Des prisons. « Avez-vous vu mon fils? » « Ma fille a disparu il y a une semaine. » « Mon mari est parti manifester et n’est jamais rentré. » Les autorités ne répondent pas. Ou mentent. « On n’a personne sous ce nom. » « Réessayez demain. » « Allez voir ailleurs. » Les familles attendent. Des heures. Des jours. Des semaines. Sans nouvelles. Sans savoir si leur proche est vivant. Blessé. Torturé. Mort peut-être. L’angoisse devient une compagne permanente. On dort plus. On mange plus. On attend juste un signe. N’importe quoi. Et maintenant, avec l’annonce des procès rapides, cette angoisse se transforme en terreur pure. Parce que si votre proche est jugé demain, vous n’aurez même pas le temps de trouver un avocat. De rassembler des preuves. De faire quoi que ce soit pour le sauver.

Des groupes comme Human Rights Activists in Iran documentent chaque cas. Chaque disparition. Chaque arrestation. Ils compilent les noms. Les photos. Les témoignages. Pour que le monde sache. Pour que l’histoire se souvienne. Parce qu’ils savent que le régime va nier. Va minimiser. Va mentir. Comme il l’a toujours fait. Ils savent aussi que beaucoup de ces noms finiront sur une liste de martyrs. Que beaucoup de ces visages ne reverront jamais la lumière du jour. C’est pour ça qu’ils continuent. Malgré les menaces. Malgré les risques. Parce que quelqu’un doit être la voix de ceux qui n’en ont plus. Quelqu’un doit dire leurs noms. Raconter leurs histoires. S’assurer qu’on n’oublie pas que derrière chaque chiffre — 2400 morts, 10 000 arrêtés — il y a un humain. Une vie. Un rêve brisé. Une famille détruite.

Sources

Sources primaires

Reuters, « US May Strike Iran Within 24 Hours », 14 janvier 2026

CNN Politics, « Trump weighs potential military intervention in Iran », 11 janvier 2026

Al Jazeera, « Trump administration says still considering US military strikes on Iran », 12 janvier 2026

Sud Ouest, « L’Iran se dit capable de riposter à une éventuelle attaque américaine », 14 janvier 2026

Sources secondaires

The Washington Post, « Trump hints at decision on Iran strike », 13 janvier 2026

Human Rights Activists in Iran (HRA), rapports sur les arrestations et les morts, janvier 2026

TIME Magazine, « Will the U.S. Strike Iran? », 13 janvier 2026

CBS News, « Trump briefed on new options for military strikes in Iran », 11 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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