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Une investigation controversée

L’enquête criminelle menée par le Département de la justice contre Jerome Powell représente une étape sans précédent dans l’histoire de la Réserve fédérale américaine. Pour la première fois, un président en exercice de la Fed fait l’objet de menaces d’inculpation criminelle liées à ses fonctions officielles. Les procureurs fédéraux ont délivré des assignations à comparaître devant un grand jury dans le cadre d’une enquête portant sur les dépassements de coûts dans la rénovation du siège de la Fed à Washington, un projet dont le budget initial a explosé pour atteindre 2,5 milliards de dollars. Powell a révélé publiquement l’existence de cette enquête lors d’une déclaration vidéo le 11 janvier 2026, affirmant avoir reçu des menaces d’inculpation criminelle basées sur son témoignage antérieur devant le Sénat concernant ce projet de rénovation.

Le Département de la justice, dirigé par l’adjointe du procureur général Jeanine Pirro, justifie cette enquête par des allégations selon lesquelles Powell aurait sciemment fourni des informations inexactes au Congrès concernant l’étendue et le coût des travaux de rénovation. Selon Pirro, le bureau du procureur américain aurait contacté à plusieurs reprises la Réserve fédérale pour discuter de ces dépassements de coûts et du témoignage de Powell, mais n’aurait reçu aucune réponse, ce qui aurait rendu nécessaire l’utilisation de procédures judiciaires. Cette justification, bien que techniquement plausible, soulève de sérieuses questions sur le véritable motif de cette investigation, d’autant plus qu’elle intervient après des mois de critiques publiques de Trump à l’égard de Powell et de la politique monétaire de la Fed. Les observateurs notent également que l’enquête se concentre sur un projet de rénovation qui, bien que coûteux, est en cours depuis plusieurs années et a été approuvé par les instances compétentes.

Lorsque Powell a annoncé qu’il faisait l’objet d’une enquête criminelle, j’ai senti un frisson me parcourir l’échine. Pas de peur pour lui personnellement, mais pour ce que cela représente pour notre démocratie. Imaginez un instant : le président de la banque centrale américaine, l’une des institutions les plus puissantes du monde, menacé de prison pour avoir témoigné devant le Congrès sur un projet de construction. C’est de la science-fiction dystopique, et pourtant ça se passe maintenant, sous nos yeux, en Amérique. Powell a eu le courage de dire haut et fort que cette enquête était une vaste opération de pression de la part de l’administration Trump, et je le respecte profondément pour ça. Il a mis sa carrière, peut-être même sa liberté, en jeu pour défendre l’indépendance de son institution.

Les réactions politiques s’enflamment

L’annonce de l’enquête contre Powell a déclenché une vague de réactions politiques allant bien au-delà des clivages partisans habituels. Plusieurs sénateurs républicains, y compris certains des plus fidèles soutiens de Trump, ont publiquement exprimé leurs inquiétudes concernant cette enquête. Thom Tillis et Lisa Murkowski ont accusé le Département de la justice de mener une mission pour le compte de la Maison Blanche visant à contraindre la politique monétaire de la Réserve fédérale plutôt qu’à poursuivre une véritable enquête criminelle. Kevin Cramer, autre sénateur républicain, a déclaré qu’il ne croyait pas que Powell soit un criminel, ajoutant sa voix au chorus croissant de critiques au sein même du parti de Trump.

Du côté démocrate, les réactions ont été encore plus sévères. Les législateurs de l’opposition ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’utilisation politique du système judiciaire pour cibler des adversaires politiques. Cette polémique intervient dans un contexte où l’administration Trump a déjà été accusée d’utiliser le Département de la justice pour poursuivre d’autres figures politiques qui avaient enquêté sur le président, notamment l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’État de New York, Letitia James. Les démocrates soulignent que cette tendance à instrumentaliser la justice représente une menace existentielle pour l’État de droit et l’indépendance des institutions démocratiques. L’ampleur de la réaction bipartisan contre l’enquête contre Powell suggère que cette attaque contre l’indépendance de la Fed pourrait avoir franchi une ligne rouge même pour certains alliés politiques de Trump.

Ce qui me fascine vraiment dans cette histoire, c’est de voir des républicains qui soutiennent habituellement Trump à 100% se lever et dire : là, c’est trop. Murkowski, Tillis, Cramer, ce ne sont pas exactement des libéraux enragés, et pourtant ils reconnaissent que l’indépendance de la Fed est une ligne à ne pas franchir. Ça me donne un petit espoir, aussi minime soit-il, que notre système a encore des garde-fous, que certains principes fondamentaux transcendent les divisions partisanes. Mais en même temps, je me demande si ce n’est pas trop peu trop tard, si Trump n’a pas déjà suffisamment érodé ces institutions pour que ces voix dissidentes n’aient plus aucun impact réel. L’histoire nous dira si ce moment de résistance bipartisan restera une anomalie ou le début d’un retour à la normale.

Sources

Sources primaires

Déclaration vidéo de Jerome Powell, 11 janvier 2026, Réserve fédérale américaine

Déclarations de Donald Trump à la Maison Blanche, 13 janvier 2026

Discours de Donald Trump au Detroit Economic Club, 13 janvier 2026

Déclarations de Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, 13 janvier 2026

Communiqué de Jeanine Pirro, Procureur américain du District de Columbia, 12 janvier 2026

Sources secondaires

Lettera43, Trump attacca ancora Powell: È corrotto o incompetente, 13 janvier 2026

CNBC, Trump attacks Powell again amid Fed independence fears: That jerk will be gone soon, 13 janvier 2026

POLITICO, Trump may have damaged the case against Jerome Powell before it’s even begun, 13 janvier 2026

Bloomberg, Why the Federal Reserve’s Renovation Costs $2.5 Billion, 12 janvier 2026

The Washington Post, The Latest: Trump lashes out at Federal Reserve in speech to Detroit Economic Club, 13 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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