Skip to content

Cinq sources, une catastrophe

La base de données n’est pas née d’un seul événement. C’est ce qui la rend terrifiante. Les chercheurs de Cybernews ont identifié cinq origines distinctes. Près de 23 millions d’entrées ressemblaient à des registres électoraux ou démographiques. Noms complets. Adresses. Dates de naissance. Les informations de base que vous donnez quand vous vous inscrivez sur les listes électorales, ces listes censées être protégées, ces listes qui fondent la démocratie. Ensuite, 9,2 millions de dossiers de professionnels de santé. Ces enregistrements miroitaient le format officiel des registres RPPS/ADELI. Le Répertoire partagé des professionnels de santé. Ce fichier qui contient tous les médecins, toutes les infirmières, tous les pharmaciens de France. Le fichier que vous utilisez pour vérifier si votre praticien est bien autorisé à exercer. Ce fichier censé être sécurisé. Ce fichier qui se trouve maintenant entre les mains de n’importe qui.

Il y avait aussi 6 millions de contacts CRM. Des fichiers de gestion de relation client. Ces bases de données que les entreprises accumulent : achats, préférences, habitudes de consommation. Puis 6 millions de profils financiers. Certains contenaient des IBAN et des BIC — ces codes bancaires qui permettent d’effectuer des virements, ces codes qui sont littéralement les clés de votre compte. Enfin, des données liant des immatriculations de véhicules à des contrats d’assurance. Le tout, agrégé par une seule entité. Un acteur malveillant ou illégal. Un courtier en données. Quelqu’un qui a récupéré ces informations à partir de fuites précédentes, les a nettoyées, les a organisées, les a combinées pour créer un profil à 360 degrés de dizaines de millions de personnes. L’hébergeur français a été alerté par Cybernews et a sécurisé le serveur. Mais le mal, potentiellement, est déjà fait.

Vous savez ce qui me révolte le plus ? C’est l’assemblage. Ce n’est pas juste une fuite. C’est une construction. Quelqu’un a passé du temps à assembler ces données. À les croiser. À les nettoyer. À les rendre utilisables. C’est du travail. C’est de l’investissement. Quelqu’un a investi du temps, de l’argent, des ressources pour transformer des données personnelles en produit fini. Et pourquoi ? Pour les revendre plus cher. Un fichier de nom et adresse, ça vaut quelques centimes. Un fichier avec nom, adresse, IBAN, immatriculation, assurance, profession médicale ? Ça vaut beaucoup plus. C’est l’économie de la donnée personnelle. L’économie de notre intimité. Nous sommes la matière première. Nous sommes le pétrole de cette nouvelle économie. Et personne ne nous a jamais demandé la permission.

Sources

Sources primaires

blank »>Cybernews – 45M French records leaked in major data breach (14 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Journal du Geek – Alerte aux Français : 45 millions de données très compromettantes circulent librement (15 janvier 2026)

blank »>01Net – Nouvelle fuite massive : 45 millions de données françaises exposées sur Internet, dont des infos bancaires (14 janvier 2026)

blank »>Generation NT – Fuite massive : 45 millions de données françaises sont concernées (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu