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L’argent qui n’existait pas

Il y a six mois, le plan était différent. Le rêve était beau. L’Europe allait utiliser les avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine. Environ 210 milliards d’euros dormaient chez Euroclear, en Belgique. Cet argent, disaient les dirigeants européens, devait payer pour la reconstruction de l’Ukraine. Ursula von der Leyen, Friedrich Merz, chancelier allemand, Mette Frederiksen, Première ministre danoise, tous ont fait pression. Ils ont supplié. Ils ont exigé. Utilisons cet argent, disaient-ils. La Russie a commis l’agression. La Russie doit payer. Pas le contribuable européen. Leur argument était irréfutable sur le plan moral. Sur le plan juridique, c’était un autre problème. Le Premier ministre belge Bart De Wever a opposé un refus absolu. Jamais, disait-il. Pas sur le sol belge. Pas avec cet argent. Les risques étaient trop grands. Juridiques. Financiers. Sécuritaires. « Même pendant la Seconde Guerre mondiale, on n’a pas fait ça », a-t-il déclaré en décembre.

Le refus de Bart De Wever a tout fait échouer. Le plan des avoirs russes s’est effondré. L’opposition d’un seul homme, d’un seul pays, a bloqué tout. Les 210 milliards sont toujours là. Dormants. Inutilisables. Et donc Bruxelles a dû trouver une autre solution. Une solution de repli. Une solution de compromis. La dette commune. L’emprunt commun. L’argent qui n’existait pas dans les avoirs russes, il a fallu aller le chercher ailleurs. Sur les marchés. À des taux d’intérêt qui devront être remboursés pendant des décennies. L’argent des avoirs russes, c’était de l’argent virtuel. Un rêve de justice. Mais cet argent n’existait pas vraiment. Il ne pouvait pas être utilisé. Les 90 milliards qui vont être empruntés, eux, sont bien réels. Et la facture aussi.

J’ai le cœur serré en pensant à ces 210 milliards. Cet argent qui semblait si facile. C’était tentant, n’est-ce pas ? Prendre l’argent de l’ennemi. Le rendre à la victime. Un joli conte de fées. Mais voilà, dans la vraie vie, les contes de fées n’existent pas. Bart De Wever a eu raison, même si ça fait mal de l’admettre. Il a protégé son pays. Il a protégé la Belgique. Et le résultat ? C’est nous qui payons. Moi. Vous. Marie. Son mari. Ses élèves. On a voulu une justice facile. On se retrouve avec une facture lourde. Combien de fois dans l’histoire, le désir de justice a-t-il créé plus d’injustice ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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