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Des noms, des visages, des vies

On parle de condamnés à mort. Mais qui sont-ils vraiment? Ce ne sont pas des terroristes. Ce ne sont pas des criminels de guerre. Ce sont des jeunes Iraniens qui ont osé descendre dans la rue en 2022 et 2023 pour crier leur ras-le-bol. Après la mort de Mahsa Amini, cette femme de 22 ans battue à mort par la police des mœurs pour un voile mal porté, l’Iran s’est embrasé. Des millions de personnes ont manifesté. Et le régime a répondu par la violence. Les balles. Les arrestations massives. Les tortures. Les procès expéditifs. Et les condamnations à mort.

Certains ont été condamnés pour avoir lancé des pierres. D’autres pour avoir scandé des slogans. D’autres encore pour avoir filmé la répression et partagé les vidéos sur les réseaux sociaux. Des crimes qui, dans n’importe quel pays démocratique, mériteraient au pire une amende ou quelques mois de prison. En Iran, ils mènent à la potence. Parce que le régime a peur. Parce qu’il sait qu’il ne tient que par la terreur. Et que relâcher la pression, même légèrement, pourrait déclencher son effondrement.

Les familles qui attendent

Pendant des mois, des familles ont vécu dans l’angoisse. Imaginez savoir que votre fils, votre frère, votre mari est condamné à mort. Que n’importe quel matin, on pourrait venir frapper à votre porte pour vous annoncer que c’est fini. Qu’il a été pendu à l’aube. Que vous ne le reverrez jamais. Certaines de ces familles ont tout tenté. Les avocats. Les pétitions internationales. Les appels à l’aide sur les réseaux sociaux. Rien n’y faisait. Le régime restait sourd.

Et puis, ce 15 janvier, l’annonce tombe. Les exécutions sont annulées. Les condamnés seront graciés. Les familles pleurent. De soulagement. De joie. Mais aussi de terreur rétrospective. Parce qu’elles réalisent à quel point elles sont passées près de l’irréparable. Combien de nuits blanches. Combien de prières désespérées. Combien de fois ont-elles imaginé le pire. Et maintenant, un répit. Fragile. Incertain. Mais un répit quand même.

Je pense à ces mères qui peuvent enfin dormir cette nuit. À ces pères qui n’auront pas à enterrer leur enfant. Je pense aussi à ceux qui n’ont pas eu cette chance. Ceux qui ont été exécutés avant que Trump ne menace. Ceux dont les corps reposent dans des fosses anonymes. Parce que soyons clairs : ce geste de clémence est tardif. Des centaines de manifestants ont déjà été tués. Cette grâce sauve des vies, oui. Mais elle ne répare rien. Elle ne ressuscite personne.

Sources

Sources primaires

blank »>NBC News – Trump leaves U.S. military action unclear as Iran says it won’t execute protesters (15 janvier 2026)

blank »>Reuters – Iran announces pardon for protesters condemned to death (15 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Associated Press – Couverture des manifestations et répression en Iran (janvier 2026)

blank »>BBC News – Iran protests and human rights situation (janvier 2026)

Amnesty International – Rapports sur les droits humains en Iran (2025-2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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