Une rhétorique guerrière
Le discours de Trump au Detroit Economic Club mardi a été marqué par une rhétorique particulièrement belliqueuse et sans compromis. Le président a déclaré que « à partir du 1er février, nous ne ferons aucun paiement aux villes sanctuaires ou aux États ayant des villes sanctuaires, parce qu’ils font tout leur possible pour protéger les criminels aux dépens des citoyens américains et cela favorise la fraude et le crime et tous les autres problèmes qui en découlent ». Cette déclaration a été suivie d’un post Truth Social mercredi matin qui reprenait la même menace avec des termes encore plus durs, qualifiant les juridictions sanctuaires de « centres de protection criminelle corrompus » et affirmant qu’elles ne font que « favoriser le crime et la violence ».
Trump a explicitement déclaré que si les États veulent ces villes sanctuaires, ils devront les payer eux-mêmes, transférant ainsi le fardeau financier du gouvernement fédéral vers les États et les municipalités. Lorsqu’on lui a demandé quels types de financements seraient affectés à partir du 1er février, Trump a répondu de manière évasive : « Vous verrez. Ce sera significatif ». L’absence de détails concrets quant à la nature exacte des coupes budgétaires envisagées ajoute à l’incertitude et à l’anxiété des autorités californiennes, qui doivent se préparer à tous les scénarios possibles.
Ce qui me frappe dans cette rhétorique, c’est la manière dont Trump déshumanise systématiquement les immigrants, les réduisant à des « criminels » et à des menaces pour la sécurité publique. C’est une stratégie politique classique, mais cela n’en reste pas moins dérangeant de voir un président américain utiliser ce genre de langage pour justifier des mesures qui pourraient avoir des conséquences dévastatrices sur des millions de personnes innocentes. La violence de ses mots, cette insistance sur le crime et la dangerosité, cache en réalité une politique cynique qui vise à diviser le pays et à mobiliser sa base électorale en stigmatisant les plus vulnérables.
L’élargissement de la cible
Cette nouvelle offensive représente une escalade significative par rapport aux menaces précédentes de Trump. Initialement, le président ciblait spécifiquement les villes et municipalités qui adoptaient des politiques de sanctuaire. Cette fois-ci, il étend sa menace aux États entiers qui abritent ces juridictions, ce qui représente un changement d’ampleur considérable. Cette approche vise clairement à multiplier la pression sur les gouvernements étatiques en menaçant de couper des financements vitaux pour des programmes qui n’ont rien à voir avec l’immigration.
La stratégie semble être d’utiliser les fonds fédéraux comme levier pour contraindre les États et les municipalités à abandonner leurs politiques de sanctuaire et à coopérer pleinement avec les autorités fédérales en matière d’application des lois sur l’immigration. Cependant, cette approche soulève des questions constitutionnelles majeures sur les limites du pouvoir présidentiel et sur la séparation des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les États. Le sénateur Alex Padilla (D-Calif.) a clairement exprimé cette préoccupation : « Laissez-moi être clair : le Congrès — pas la Maison Blanche et pas Donald Trump — détient le pouvoir de la bourse ».
Je ne peux m’empêcher de penser que cette escalade est le signe d’une désespération politique. Trump semble penser que faire planer la menace d’une catastrophe financière sur des États entiers va les forcer à plier. C’est une vision du pouvoir brutal et simpliste qui ignore complètement la complexité du système fédéral américain. Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est que cette stratégie pourrait créer un précédent dangereux où les futurs présidents, quel que soit leur parti, pourraient utiliser les fonds fédéraux comme arme pour forcer les États à adopter des politiques qu’ils désapprouvent. C’est la porte ouverte à une forme de chantage politique systématique qui pourrait miner gravement le système fédéraliste américain.
Section 2 : la réponse californienne
Une position de fermeté
La réponse de la Californie à cette nouvelle menace a été marquée par une détermination ferme et immédiate. Les autorités californiennes n’entendent pas reculer face aux pressions de Washington et semblent prêtes à défendre leurs positions juridiques et politiques jusqu’au bout. Le bureau du procureur général Rob Bonta a rapidement publié une déclaration affirmant que bien que les détails restent flous, l’État examinerait attentivement tout ce que le président ferait réellement et « restait prêt à prendre les mesures nécessaires pour protéger notre État et faire respecter la loi ».
Los Angeles n’est pas en reste dans cette mobilisation. La procureure municipale Hydee Feldstein Soto a confirmé que la ville prendrait des mesures juridiques pour protéger son accès aux dollars fédéraux. La maire Karen Bass, pour sa part, a déclaré qu’elle prévoyait de travailler avec des partenaires à tous les niveaux de gouvernement pour s’assurer que les Angelenos continuent à recevoir les services gouvernementaux. « Les Américains travailleurs et honnêtes ne devraient pas avoir à payer le prix pour l’attaque politique continue du président contre les États et villes bleus », a-t-elle affirmé dans une déclaration. Cette unité face à la menace fédérale témoigne de la détermination de la Californie à défendre ses valeurs et ses politiques, quel qu’en soit le coût.
Ce qui me touche profondément dans cette réaction, c’est la solidarité et la résilience dont fait preuve la Californie face à cette attaque. Il y a quelque chose d’inspirant à voir cet État, avec toutes ses diversités et ses complexités, se dresser uni contre ce qui est perçu comme une injustice flagrante. La Californie refuse de devenir l’otage d’une politique nationaliste et vindicative qui remet en question ses principes fondamentaux d’accueil et de protection des plus vulnérables. C’est une leçon de courage civique que beaucoup d’autres États et communautés à travers le monde pourraient méditer.
Le précédent juridique favorable
La Californie dispose d’un précédent juridique solide qui renforce sa position dans ce conflit. Les tribunaux ont déjà rejeté à deux reprises les tentatives de Trump de couper des financements aux juridictions sanctuaires. En 2017, lors de son premier mandat, les tribunaux avaient déjà bloqué ses efforts pour couper les financements aux villes. Plus récemment, en août dernier, le juge fédéral William Orrick avait statué que le gouvernement fédéral ne pouvait pas refuser des fonds à Los Angeles et à 30 autres villes en raison de leurs politiques limitant la coopération avec l’application des lois sur l’immigration.
Cependant, la situation juridique reste complexe. Lors d’une audience en décembre, un panel de la Cour d’appel du 9e circuit a signalé qu’il pourrait renverser l’injonction, les juges remettant en question si les derniers ordres de l’administration exigeaient réellement que les agences coupent les financements d’une manière qui dépasse leur autorité. Un jugement final sur l’appel est en attente, ce qui ajoute une couche supplémentaire d’incertitude à cette situation déjà tendue. Malgré cela, la Californie semble confiante dans sa position juridique et prête à se battre devant les tribunaux si nécessaire.
Cette bataille juridique me fascine parce qu’elle met en lumière les mécanismes de protection qui existent dans le système américain contre l’excès de pouvoir exécutif. Les tribunaux, jusqu’à présent, ont agi comme un rempart contre les tentatives de Trump d’utiliser les fonds fédéraux comme arme politique. C’est un rappel important que même dans les moments de polarisation politique extrême, le système judiciaire peut jouer un rôle crucial dans la protection de l’État de droit et des droits constitutionnels des États et des municipalités.
Section 3 : les implications concrètes
Les programmes menacés
Si Trump venait à mettre sa menace à exécution, les conséquences concrètes pour la Californie seraient considérables. Les fonds fédéraux financent une multitude de programmes essentiels qui touchent directement la vie quotidienne des Californiens. Les services de santé publique, qui ont déjà été mis à rude épreuve par la pandémie de COVID-19, risqueraient de se retrouver avec des ressources insuffisantes pour répondre aux besoins de la population. Les programmes d’éducation, de la maternelle à l’université, pourraient subir des coupes drastiques qui compromettraient la qualité de l’enseignement et l’avenir de milliers d’étudiants.
Les infrastructures de transport, cruciales pour une économie aussi dynamique que celle de la Californie, verraient leur financement réduit, ce qui pourrait ralentir ou annuler des projets de développement indispensables. Les programmes sociaux, qui soutiennent les familles les plus vulnérables, seraient également menacés, exacerbant les inégalités et la précarité dans un État qui lutte déjà contre une crise du logement sans précédent. Les répercussions se feraient sentir à tous les niveaux de la société californienne, des grandes métropoles comme Los Angeles aux communautés rurales les plus isolées.
L’idée que des programmes qui sauvent des vies, qui éduquent nos enfants, qui soignent nos malades, puissent être sacrifiés sur l’autel d’une politique xénophobe me révolte au plus haut point. Ce sont des vies humaines qui sont en jeu, pas des chiffres dans un budget. Chaque dollar coupé représente une opportunité perdue, une vie qui pourrait être améliorée, un espoir qui s’éteint. C’est une vision cynique et brutale du gouvernement qui voit dans les citoyens les plus vulnérables des variables d’ajustement budgétaire plutôt que des êtres humains dignes de respect et de protection.
L’impact économique
Au-delà des conséquences sociales et humaines, les coupes de financement fédéral auraient également des répercussions économiques majeures pour la Californie. L’État, qui constitue à lui seul la cinquième économie mondiale, dépend des fonds fédéraux pour soutenir son infrastructure économique et sociale. Une réduction significative de ces financements pourrait ralentir la croissance économique, compromettre la compétitivité de la Californie et même déclencher une récession locale dans certains secteurs.
Les industries qui dépendent directement ou indirectement des financements fédéraux, de la construction aux services de santé, en passant par l’éducation et la recherche, seraient particulièrement touchées. Des milliers d’emplois pourraient être menacés, ce qui aurait un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie californienne. De plus, l’incertitude créée par cette menace pourrait décourager les investissements et freiner l’innovation, deux moteurs essentiels de la prospérité californienne. L’État pourrait également se trouver dans une position plus difficile pour faire face aux défis à venir, du changement climatique aux inégalités économiques croissantes.
Ce qui me désespère dans cette perspective, c’est que l’économie californienne, avec toute sa puissance et sa créativité, est menacée non pas par une crise naturelle ou un accident historique, mais par une décision politique délibérée. C’est comme si l’on sabotait volontairement un moteur économique qui profite non seulement aux Californiens mais à l’ensemble du pays. La Californie contribue énormément à l’économie nationale, et la punir pour ses politiques progressistes est non seulement injuste mais aussi contre-productif pour l’ensemble des États-Unis.
Section 4 : le contexte national
Une stratégie plus large
Les menaces de Trump contre la Californie s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’administration fédérale pour faire plier les juridictions qui s’opposent à ses politiques d’immigration. La semaine dernière, le ministère américain de l’Agriculture a averti les États qui ont refusé de fournir des données sur les bénéficiaires de l’aide alimentaire qu’ils se verraient retirer des fonds administratifs. Une bataille judiciaire sur cette demande d’informations était déjà en cours avant que cette menace ne soit formulée.
Le ministère américain de la Santé et des Services sociaux a annoncé la semaine dernière qu’il gelait les fonds destinés à cinq États dirigés par des démocrates pour les subventions de garde d’enfants et autres aides aux familles à faible revenu avec enfants, en raison de soupçons non spécifiés de fraude. Un tribunal a suspendu cette mesure. L’administration a également tenté d’utiliser une pression financière supplémentaire contre le Minnesota, un État où elle a également envoyé une vague d’agents fédéraux dans le cadre d’une répression de l’immigration. Le ministère de l’Agriculture a déclaré qu’il gèle les financements dans l’État, mais sans fournir beaucoup de détails.
Ce qui me glace le sang, c’est la systématicité de cette approche. Ce n’est pas simplement une attaque contre la Californie, c’est une offensive coordonnée contre tous les États et municipalités qui osent s’opposer aux politiques de Trump. C’est une forme de terrorisme financier, l’utilisation de l’argent public comme arme pour terroriser les gouvernements locaux et les forcer à abandonner leurs principes. C’est une vision autoritaire du pouvoir qui nie le pluralisme et la diversité qui sont censés être les forces de la démocratie américaine.
La situation à Minneapolis
La déclaration de Trump intervient dans un contexte de tensions croissantes à Minneapolis, où une semaine s’est écoulée depuis qu’un agent de l’immigration a mortellement tiré sur Renee Good, 37 ans, citoyenne américaine, dans sa voiture. L’administration Trump a déployé plus de 2 000 agents fédéraux dans la ville malgré les objections véhémentes du maire Jacob Frey, démocrate. Des agents semblent mener des rafales itinérantes et arrêter des personnes sans mandat, selon les comptes rendus des résidents et les vidéos.
Des journalistes de Reuters ont documenté des dizaines d’agents armés transportant des armes dans les rues glacées des quartiers résidentiels, portant des tenues de camouflage de style militaire et des masques qui couvrent leurs visages et souvent rencontrés par des résidents qui sifflent et hurlent sur les agents. À l’occasion, les agents ont brisé les vitres des voitures et tiré des gens de leurs véhicules, montrent des vidéos. Certains ont confronté des citoyens américains non blancs, exigeant de voir leurs pièces d’identité avant de s’éloigner, attirant les huées en colère et les accusations de racisme des badauds.
Les images de Minneapolis me hantent. Voir des agents fédéraux en tenue militaire patrouiller les rues d’une ville américaine, arrêtant des gens sans mandat, brisant des vitres de voiture, cela ressemble à quelque chose que l’on s’attendrait à voir dans une dictature, pas dans une démocratie. La mort de Renee Good, une citoyenne américaine abattue par un agent de l’immigration, est une tragédie qui symbolise tout ce qui ne va pas dans cette approche brutale de l’application des lois sur l’immigration. C’est une spirale de violence qui ne peut que conduire à plus de souffrance et de division.
Section 5 : la dimension constitutionnelle
La séparation des pouvoirs
Le conflit entre l’administration Trump et la Californie soulève des questions constitutionnelles fondamentales sur la séparation des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les États. La Constitution américaine établit un système fédéral où les États conservent certains pouvoirs souverains, y compris le droit de déterminer dans quelle mesure ils coopèrent avec les autorités fédérales. Les menaces de Trump de couper les fonds fédéraux pour forcer les États à abandonner leurs politiques de sanctuaire sont perçues par beaucoup comme une violation de ce principe constitutionnel.
Le sénateur Alex Padilla a souligné ce point crucial : « Laissez-moi être clair : le Congrès — pas la Maison Blanche et pas Donald Trump — détient le pouvoir de la bourse ». Cette affirmation rappelle que le pouvoir de débloquer des fonds fédéraux appartient au Congrès, et non au président. Les tentatives de Trump d’utiliser les fonds fédéraux comme levier politique ont déjà été rejetées par les tribunaux, ce qui suggère que sa stratégie actuelle pourrait également être jugée inconstitutionnelle.
Ce qui me frappe dans cette dimension constitutionnelle, c’est le contraste entre la vision de Trump d’un pouvoir présidentiel illimité et la réalité d’un système conçu pour empêcher justement ce genre d’abus de pouvoir. Les pères fondateurs américains avaient prévu des freins et contrepoids précisément pour éviter qu’un individu ne puisse concentrer trop de pouvoir. Trump semble considérer ces mécanismes de protection comme des obstacles à surmonter plutôt que comme des garanties essentielles de la démocratie.
Les précédents juridiques
Les tribunaux ont déjà établi des précédents importants qui pourraient s’appliquer à ce conflit. En 2017, lors du premier mandat de Trump, les tribunaux avaient bloqué ses efforts pour couper les financements aux villes sanctuaires. Plus récemment, en août dernier, le juge fédéral William Orrick avait statué que le gouvernement fédéral ne pouvait pas refuser des fonds à Los Angeles et à 30 autres villes en raison de leurs politiques limitant la coopération avec l’application des lois sur l’immigration.
Cependant, la situation juridique reste complexe. Lors d’une audience en décembre, un panel de la Cour d’appel du 9e circuit a signalé qu’il pourrait renverser l’injonction, les juges remettant en question si les derniers ordres de l’administration exigeaient réellement que les agences coupent les financements d’une manière qui dépasse leur autorité. Un jugement final sur l’appel est en attente, ce qui ajoute une couche supplémentaire d’incertitude à cette situation déjà tendue.
Cette bataille juridique est cruciale non seulement pour la Californie mais pour l’ensemble du système fédéral américain. Si Trump réussissait à imposer sa volonté par la force financière, cela créerait un précédent dangereux qui pourrait être utilisé par les futurs présidents pour contourner le Congrès et imposer leur agenda politique aux États récalcitrants. C’est pour cela que la défense de la Californie n’est pas simplement une question politique locale, c’est un combat pour les principes fondamentaux de la démocratie américaine.
Section 6 : la dimension humaine
Les immigrants visés
Au-delà des enjeux politiques et juridiques, ce conflit a une dimension humaine profonde qui touche directement des millions d’immigrants vivant en Californie. Les politiques de sanctuaire de l’État visent à protéger ces populations, dont beaucoup vivent et travaillent en Californie depuis des années, contribuant à l’économie et à la société californienne de manière significative. Les menaces de Trump de couper les fonds fédéraux mettent en péril cette protection et exposent ces communautés à des risques accrus de déportation et de séparation familiale.
Les enfants nés aux États-Unis de parents immigrants sans papiers, les Dreamers qui ont grandi en Amérique et se considèrent comme américains, les travailleurs essentiels qui ont maintenu l’économie californienne en fonctionnement pendant la pandémie, tous ces groupes se sentent visés et menacés par cette offensive fédérale. L’incertitude et la peur qui règnent dans ces communautés ont des conséquences psychologiques et sociales profondes, affectant leur santé mentale, leur capacité à travailler et à étudier, et leur confiance dans les institutions américaines.
Ce qui me brise le cœur, c’est la terreur qui s’installe dans ces communautés qui n’ont demandé qu’à vivre en paix, à travailler dur et à construire une vie meilleure pour elles-mêmes et leurs enfants. Je pense à ces enfants qui entendent leurs parents parler de la possibilité d’être séparés, de ces familles qui vivent dans la peur constante d’un raid au milieu de la nuit. C’est une violence silencieuse mais dévastatrice qui déchire le tissu social et psychique de communautés entières.
Les réfugiés du Minnesota
La situation est particulièrement critique pour les réfugiés légaux du Minnesota, qui ont été arrêtés dans le cadre de la répression de l’immigration de Trump. L’organisation à but non lucratif World Relief a déclaré que des dizaines de réfugiés légaux dans l’État, y compris des enfants, avaient été arrêtés pendant le week-end et détenus dans le cadre d’un effort de Trump pour réexaminer les réfugiés qui étaient entrés sous le prédécesseur démocrate de Trump, Joe Biden.
Beth Oppenheim, directrice générale de HIAS, une autre organisation de réinstallation, a déclaré que les réfugiés pris en custody n’avaient pas encore obtenu la résidence permanente, et beaucoup avaient été amenés dans des centres de détention au Texas, loin de leurs foyers. « Ce sont des enfants et des familles innocents qui ont fui les pires guerres et persécutions imaginables », a déclaré Myal Greene, président de World Relief. « Ces personnes sont ici avec un statut légal après avoir fait l’objet d’une vérification approfondie et extensive par notre gouvernement », a ajouté Oppenheim.
L’arrestation de réfugiés légaux, de personnes qui ont fui la guerre et la persécution et qui ont obtenu le droit de vivre en Amérique après un processus de vérification rigoureux, est une abomination. Ces gens ont déjà connu l’enfer dans leur pays d’origine, et les voilà maintenant détenus dans des centres loin de chez eux, séparés de leurs familles, traités comme des criminels alors qu’ils n’ont commis aucun crime. C’est une trahison des valeurs américaines d’accueil et de protection des persécutés.
Section 7 : l'avenir incertain
Les scénarios possibles
L’avenir de ce conflit reste incertain et plusieurs scénarios sont possibles. Le plus optimiste serait que les tribunaux bloquent à nouveau les tentatives de Trump de couper les fonds fédéraux, comme ils l’ont fait par le passé. Dans ce cas, la Californie pourrait continuer à appliquer ses politiques de sanctuaire sans subir de coupes budgétaires drastiques. Cependant, cela dépendrait de la décision de la Cour d’appel du 9e circuit, qui a signalé qu’elle pourrait renverser l’injonction précédente.
Un scénario plus pessimiste serait que Trump réussisse à imposer au moins certaines coupes de financement, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les programmes californiens. Dans ce cas, la Californie devrait probablement augmenter ses propres impôts ou réduire d’autres dépenses pour compenser la perte de fonds fédéraux, ce qui pourrait avoir des répercussions économiques et sociales importantes. Un troisième scénario serait une négociation politique entre l’administration Trump et les autorités californiennes, mais compte tenu de la polarisation actuelle et de la rhétorique belliqueuse de Trump, cela semble peu probable.
Ce qui me keeps me awake at night, c’est l’incertitude qui plane sur des millions de vies. Comment planifier son avenir quand on ne sait pas si l’on sera encore là demain ? Comment investir dans une communauté quand on ne sait pas si elle sera décimée par des raids d’immigration ? Cette incertitude est une forme de torture psychologique qui mine les fondements mêmes de la vie communautaire et individuelle. C’est une arme politique aussi destructrice que les bombes, mais invisible et insidieuse.
Les implications à long terme
Quoi qu’il arrive, ce conflit aura des implications à long terme pour la relation entre le gouvernement fédéral et les États, en particulier sur les questions d’immigration. Si Trump réussit à imposer sa volonté par la force financière, cela pourrait créer un précédent qui pourrait être utilisé par les futurs présidents pour contourner le Congrès et imposer leur agenda politique aux États récalcitrants. À l’inverse, si les tribunaux bloquent à nouveau ses efforts, cela renforcera le principe que les États ont le droit de définir leurs propres politiques dans des domaines qui ne relèvent pas exclusivement de la compétence fédérale.
À plus long terme, ce conflit pourrait également avoir des implications pour le débat national sur l’immigration. La Californie, en tant qu’État pionnier dans l’adoption de politiques progressistes en matière d’immigration, pourrait servir de modèle pour d’autres États qui cherchent à protéger leurs communautés immigrantes. À l’inverse, si Trump réussit à faire plier la Californie, cela pourrait envoyer un message décourageant aux autres États et municipalités qui envisagent d’adopter des politiques de sanctuaire.
Ce qui me donne un peu d’espoir, c’est la résilience et la créativité de la société californienne. Face à cette menace, les communautés s’organisent, les avocats se mobilisent, les citoyens se rassemblent pour défendre leurs valeurs. C’est dans ces moments de crise que l’on voit le meilleur de la démocratie américaine, cette capacité à s’unir et à se battre pour des principes qui dépassent les intérêts individuels. La Californie a survécu à des défis plus grands dans le passé, et je suis convaincu qu’elle trouvera le moyen de traverser cette tempête avec son âme intacte.
Conclusion : un test pour la démocratie américaine
Un moment décisif
Le conflit entre l’administration Trump et la Californie représente un test crucial pour la démocratie américaine et pour le système fédéral qui la sous-tend. Ce n’est pas simplement une dispute politique entre un président et un État, c’est une bataille pour les principes fondamentaux qui ont guidé la nation depuis sa fondation : la séparation des pouvoirs, les droits des États, la protection des minorités vulnérables, la primauté de la loi sur l’arbitraire présidentiel.
La manière dont ce conflit sera résolu aura des implications qui dépassent largement les frontières de la Californie et qui pourraient façonner l’avenir de la démocratie américaine pour les générations à venir. Si Trump réussit à utiliser les fonds fédéraux comme arme politique pour forcer les États à se plier à sa volonté, cela créera un précédent dangereux qui pourrait être utilisé par les futurs présidents, quel que soit leur parti, pour contourner le Congrès et imposer leur agenda politique.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous sommes à un point de bascule historique. Ce qui se joue aujourd’hui en Californie, c’est l’âme même de l’Amérique qui est en jeu. Sera-t-elle une nation qui respecte la diversité et protège les plus vulnérables, ou deviendra-t-elle un État autoritaire qui impose une vision unique par la force et la coercition ? La réponse à cette question dépendra non seulement de ce que fera Trump, mais aussi de la capacité de la Californie et de tous les Américains qui croient en les valeurs de tolérance et de justice à se lever et à se faire entendre. L’histoire nous jugera, et je veux pouvoir dire que nous avons été du bon côté.
L’appel à la résistance
Face à cette menace, la Californie et tous les Américains qui croient en les valeurs de tolérance et de justice doivent se mobiliser pour défendre les principes fondamentaux de la démocratie. Cela signifie soutenir les efforts juridiques pour bloquer les tentatives de Trump de couper les fonds fédéraux, mais aussi s’engager dans un dialogue national sur l’immigration qui reconnaît à la fois la complexité du problème et l’humanité des personnes concernées.
Cela signifie également reconnaître que l’immigration est une force qui a enrichi l’Amérique depuis sa fondation, et que les politiques qui stigmatisent et criminalisent les immigrants ne font que diviser le pays et saper ses valeurs fondamentales. La Californie, avec sa longue tradition d’accueil et d’innovation, a un rôle crucial à jouer dans ce combat non seulement pour elle-même, mais pour l’ensemble du pays.
Je crois profondément que la Californie peut et doit être une lumière dans l’obscurité qui semble s’étendre sur l’Amérique. Cet État a toujours été un pionnier, un innovateur, un lieu où les rêves les plus audacieux peuvent devenir réalité. Aujourd’hui, son rêve est de montrer qu’une société peut être à la fois prospère et accueillante, innovante et compatissante, forte et juste. C’est un rêve qui vaut la peine d’être combattu, et je suis convaincu que si nous nous unissons autour de ce rêve, nous pouvons triompher de cette tentative de nous diviser et de nous soumettre. L’avenir de l’Amérique dépend de notre capacité à résister à la haine et à la peur, et à construire à la place une société fondée sur l’espoir et la solidarité.
Sources
Sources primaires
Los Angeles Times, California, L.A. brace for Trump’s new threats to cut funds over immigration stance, 14 janvier 2026. NBC News, Trump threatens to cut off funds to sanctuary cities and their states starting next month, 14 janvier 2026. Reuters, Trump threatens funding for states over sanctuary cities as clashes intensify in Minneapolis, 14 janvier 2026.
Sources secondaires
Stateline, Democrats shrug as Trump threatens sanctuary cities again with February funding cutoff, 14 janvier 2026. ABC7 News, Bay Area could lose billions if Trump cuts funding to sanctuary cities, attorney general Rob Bonta says unlawful, 14 janvier 2026. Associated Press, via NBC News et Reuters, janvier 2026.
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