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Les opérations de reprises, l’automne secret de Kyiv

La Russie avait failli à Kupiansk. En septembre 2022, les Ukrainiens l’avaient libérée. Puis, à l’automne 2024, les Russes sont revenus, attaquant de toutes parts. Les troupes russes semblaient près de prendre la ville. Jusqu’à ce que l’Ukraine joue sa carte maître: L group, l’un de ses unités les plus prestigieuses, accompagnée de plusieurs brigades d’assaut et de la 13e brigade « Khartiia ». Ces hommes ne sont pas des territoriaux fatigués. Ce sont des opérateurs chevronés, des professionnels de la guerre. En silence, ils se sont infiltrés à l’automne 2025. À travers les forêts, par les ruelles détruites de Kupiansk, en contournant le fleuve Oskil qui divise la ville. Discrètement. Professionnellement.

Le lieutenant-colonel Yuri Butusov, commentateur militaire et membre de la 13e brigade, a raconté l’opération comme si elle sortait d’un manuel de tactique spéciale. « Les Ukrainiens priorisent l’équipement et le renforcement des régiments d’assaut« , a-t-il expliqué. Ces unités reçoivent la priorité: véhicules blindés, renforts rapides de mobilisés, opérateurs expérimentés. Quand une position devient critique, c’est vers elles qu’on se tourne. Pas vers les brigades territoriales, qui manquent de tout. Non. Vers les meilleurs. Les plus fiables. Les plus chers aussi, en termes de ressources.

Et c’est là qu’on voit le calcul brutal de la guerre moderne. On ne peut pas sauver tout le monde. Alors on sauve ce qu’on peut avec ce qu’on a de mieux. Et on prie pour que ce soit suffisant.

L’effet Zelensky: une vidéo au bon moment

Par mi-décembre 2025, Kupiansk était presque reprise. Les troupes russes avaient été refoulées. Et puis Volodymyr Zelensky s’est présenté devant le panneau d’entrée de la ville, caméra en poche, avec l’allure d’un homme qui vient de remonter une pente impossible. Cette image, c’était une arme. Une arme politique. Alors que les États-Unis s’apprêtaient à négocier à Berlin, alors que le monde parlait d’un Ukraine à bout de souffle, voilà qu’on voyait le président ukrainien sourire devant un succès militaire rare. C’était parfait. C’était trop parfait, peut-être. Une mise en scène d’une efficacité redoutable.

Mais à Huliaipole, à ce moment précis, les troupes ukrainiennes ne souriaient pas. Elles couraient. Et elles perdaient du terrain à chaque pas.

Voilà comment la guerre se gagne aujourd’hui: pas seulement avec des armes, mais avec des images. Pas seulement sur le terrain, mais dans les salons diplomatiques. Et pendant qu’on célèbre un succès à Kupiansk, on en paye le prix au sud, où les troupes les moins expérimentées se battent avec les miettes qu’on leur laisse.

Sources

Sources primaires

blank »>Financial Times – Military briefing: Ukraine’s elite units dash to repel Russian frontline advances

blank »>Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment, January 11, 2026

blank »>CNN – Ukrainian forces under ‘intense’ pressure in south, as troop shortages bite

Sources secondaires

blank »>Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment, January 13, 2026

blank »>CTV News – Ukrainian forces under ‘intense’ pressure in south – 1er janvier 2026

blank »>ABC News – Ukrainian soldiers battle to stabilize southern front amid latest Russian offensive

blank »>Ukrinform – War update: 104 clashes on front line, Pokrovsk, Huliaipole sectors most intense

blank »>Foreign Policy Research Institute – Ukraine Military Analysis

Atlantic Council – Ukraine’s Military Sustainability Assessment

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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