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Les chiffres de l’horreur

Les bilans varient selon les sources, mais tous convergent vers une conclusion terrifiante : l’Iran vit la répression la plus sanglante de son histoire contemporaine. L’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a confirmé la mort d’au moins 734 manifestants, tout en avertissant que le nombre réel pourrait s’élever à plusieurs milliers. L’organisation HRANA rapporte 2 403 protestataires tués, dont 12 enfants. Parmi les victimes, on compte également 9 civils qui ne participaient même pas aux manifestations. Ils étaient là. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Une balle perdue. Un coup de matraque qui va trop loin. Une vie qui s’arrête sans raison.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré sur RTL : « Nous soupçonnons la répression la plus violente dans l’histoire contemporaine de l’Iran et elle doit impérativement cesser. » Des vidéos, authentifiées par l’AFP, montrent des dizaines de corps alignés dans la mosquée et le Centre médico-légal de Kahrizak, au sud de Téhéran. Des familles en deuil marchent entre les rangées, soulèvent les draps, cherchent leurs disparus. Certaines trouvent. D’autres repartent en continuant de chercher. L’horreur à l’état pur. La douleur qui ne trouve pas de mots. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker Turk, s’est dit « horrifié » par la violence croissante. Mais les mots « horrifié », « choqué », « préoccupé » ne changent rien. Ils ne ressuscitent personne.

Imaginez une seconde. Vous êtes dans cette morgue. Vous cherchez votre fils, votre fille, votre frère, votre sœur. Vous marchez entre les corps. Vous soulevez les draps un par un. Chaque fois, le cœur qui bat plus vite. L’espoir fou que ce ne soit pas lui, pas elle. Et puis vous le trouvez. Et tout s’effondre. Le monde bascule. Plus rien n’a de sens. Votre enfant est là, dans un sac noir, sur le sol froid d’une morgue. Il était vivant hier. Il criait « liberté » dans les rues. Et maintenant, il est un numéro dans les statistiques. L’un des 3 428. Comment on continue après ça ? Comment on respire ?

Internet coupé : le massacre invisible

Depuis le jeudi 9 janvier, l’Iran a coupé internet et les communications dans tout le pays. Les 86 millions d’habitants sont privés d’emails, de SMS, d’applications étrangères. Les appels téléphoniques sont aléatoires, quand ils passent. Cette coupure totale sert un objectif clair : rendre le massacre invisible. Si personne ne peut filmer, personne ne peut témoigner. Si personne ne peut partager, le monde ne saura pas. L’ONG NetBlocks, qui surveille la cybersécurité, a confirmé que l’accès à internet demeurait bloqué. Pourtant, quelques vidéos ont filtré, probablement via des connexions satellitaires. Ces images montrent des milliers de personnes manifestant la nuit dans les rues de Téhéran. Elles montrent aussi la violence de la répression : gaz lacrymogènes, coups de matraque, tirs à balles réelles.

Cette mise sous cloche numérique rappelle les pires heures des dictatures du XXe siècle, quand les régimes totalitaires pouvaient massacrer leur population à l’abri des regards. Mais en 2026, couper internet ne suffit plus complètement. Des images passent quand même. Des témoignages se faufilent. Mardi 14 janvier, pour la première fois depuis plusieurs jours, certains Iraniens ont pu appeler à l’étranger. Ils ont raconté leur nouvelle réalité : la terreur dans les rues, les arrestations massives, les disparitions. Skylar Thompson, de l’agence HRANA, a déclaré à l’Associated Press : « Nous sommes horrifiés, mais nous pensons que ce chiffre est encore sous-estimé. » Le bilan officiel de 3 428 morts pourrait n’être que la partie visible d’un massacre encore plus massif.

Vous savez ce qui me terrifie le plus dans cette coupure d’internet ? C’est l’isolement total. Les Iraniens meurent seuls. Leurs cris ne sortent pas du pays. Leurs dernières images ne sont pas partagées. Le monde continue de tourner sans savoir exactement ce qui se passe. Et Trump annonce que « les tueries ont pris fin » alors que personne ne peut même plus compter les morts en temps réel. C’est le massacre du XXIe siècle : numérique, invisible, dénié. Les corps tombent dans le silence d’un pays coupé du monde. Et nous, on lit les statistiques en sirotant notre café. Combien de vies faudra-t-il encore avant qu’on arrête de regarder ailleurs ?

Sources

Sources primaires

RTS – Téhéran affirme avoir le contrôle total de la situation, Donald Trump assure que les tueries ont pris fin (14 janvier 2026)

Orange Actualités – Révolte en Iran : Les tueries prennent fin, affirme Donald Trump (14 janvier 2026)

La Presse – Soulèvement en Iran : Donald Trump assure que les tueries ont pris fin (14 janvier 2026)

CNN Politics – Analysis: The questions Trump must ask before striking Iran (14 janvier 2026)

NBC News – Trump warns Iran against protest executions as death toll jumps (14 janvier 2026)

Sources secondaires

CNews – Manifestations en Iran : la répression aurait fait plus de 10 000 morts selon la presse américaine (14 janvier 2026)

ABC News – Iran protests: Trump suggests Americans should leave; over 2400 killed (13 janvier 2026)

Euronews – Keep protesting, help is on the way, Trump tells Iranians as death toll surpasses 2000 (13 janvier 2026)

France 24 – Iran : le bilan de la répression s’alourdit, le pouvoir appelle à des contre-manifestations (11 janvier 2026)

Le Devoir – Le bilan des morts bondit en Iran, Trump donne son appui aux manifestants (13 janvier 2026)

20 Minutes – Au moins 3428 personnes tuées depuis le début de la contestation (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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