Un retour qui change la donne

C’est arrivé un peu plus tôt que prévu. Même beaucoup plus tôt. Imaginez la scène : le 15 janvier 2026, à 08h41 UTC précises, la capsule Dragon Endeavour de SpaceX touche l’eau au large de San Diego. À l’intérieur ? Quatre astronautes secoués, mais en sécurité. La météo était parfaite, l’amerrissage impeccable… mais l’ambiance, elle, devait être particulière.
Pourquoi ? Parce que c’est historique, et pas forcément pour les raisons qu’on espère d’habitude. Pour la toute première fois en 65 ans de vols habités américains, la NASA a dû ordonner une évacuation médicale depuis la Station spatiale internationale (ISS). Ça n’était jamais arrivé, vous vous rendez compte ?
Tout a commencé le 7 janvier, avec un problème de santé « non précisé » chez l’un des membres. On ne saura pas qui — secret médical oblige — mais cet événement vient de nous rappeler brutalement que là-haut, le moindre pépin peut devenir un casse-tête logistique monumental.
Un équipage d’exception pour une situation inédite

Il faut dire que l’équipe de ce Crew-11, ce n’était pas n’importe qui. D’ailleurs, c’est peut-être leur sang-froid qui a permis que tout se passe si bien. On avait d’abord Zena Cardman, 38 ans. C’était sa première mission. Biologiste de formation, habituée aux milieux extrêmes… elle ne devait même pas être là au départ ! Elle a remplacé Butch Wilmore à cause des retards à n’en plus finir du programme Starliner de Boeing. Comme quoi, le destin…
À ses côtés, il y avait du lourd. Mike Fincke, le pilote. Un vrai vétéran de 58 ans, ancien pilote d’essai de l’US Air Force. Le type a quand même plus de 380 jours cumulés dans l’espace et neuf sorties extravéhiculaires au compteur. Difficile de faire plus expérimenté pour gérer une crise. Il y avait aussi Kimiya Yui, de la JAXA (l’agence japonaise), 55 ans, qui fêtait justement son 300e jour en orbite durant cette mission. Et enfin, Oleg Platonov, 39 ans, un ex-pilote de chasse russe qui vivait son premier vol après des années d’attente pour… des raisons médicales, justement.
Tout ce beau monde a dû plier bagage un mois plus tôt que prévu. C’est dommage, vraiment. Ils bossaient dur dans les modules Kibo et Columbus sur la physique des fluides et le climat. Zena et Mike devaient même sortir dans le vide pour installer de nouveaux panneaux solaires. Tout ça ? Annulé. Amit Kshatriya, le responsable des vols habités, a quand même tenu à saluer leur gestion « exemplaire » de la situation. Et franchement, vu le stress, chapeau.
Pourquoi on ne pouvait pas les soigner là-haut ?

C’est la question que tout le monde se pose. Pourquoi rentrer ? James Polk, le médecin-chef de la NASA, a été assez clair : il y avait une « incertitude persistante quant au diagnostic ». En gros, ils ne savaient pas exactement ce qui clochait, et ils ne pouvaient pas le savoir en restant là-haut.
Il faut bien comprendre qu’à bord de l’ISS, c’est un peu le camping médical. Ils ont l’essentiel, certes : un échographe portable (le fameux Ultrasound 2), un électrocardiogramme, des médicaments génériques… Zena Cardman avait d’ailleurs utilisé ce matériel quelques jours avant pour vérifier les artères de son collègue Chris Williams et sa propre rétine. Mais voilà, sans scanner, sans IRM, sans vrai labo d’analyse biologique… on est vite limité. C’est frustrant, non ?
Ce n’était pas une urgence vitale immédiate, mais la NASA a préféré ne prendre aucun risque. Les statistiques prévoyaient une évacuation tous les trois ans, et pourtant, côté américain, c’est la première fois. Les Russes, eux, avaient déjà connu ça en 1985 avec Vladimir Vasyutin sur Salyut 7, qui avait fait une infection carabinée. Comme quoi, le corps humain reste le maillon faible, peu importe la technologie.
Conclusion : Et maintenant, on fait quoi ?

Le départ précipité de Crew-11 laisse un grand vide dans la station. Littéralement. Il ne reste plus que trois personnes là-haut : le nouveau commandant russe Sergey Kud-Sverchkov, son collègue Sergei Mikaev et l’Américain Chris Williams. À trois, impossible de faire des sorties extravéhiculaires, c’est trop dangereux. Ils vont devoir se contenter de faire tourner la boutique et de surveiller les systèmes vitaux en attendant les renforts.
La NASA et SpaceX ont donc décidé d’accélérer le mouvement pour lancer Crew-12 dès la mi-février. Jared Isaacman, le nouveau patron de la NASA, a bien résumé la situation : la sécurité passe avant tout. C’est son premier gros test, et il semble vouloir marquer le coup.
Au fond, cet incident est peut-être un mal pour un bien. Il nous force à ouvrir les yeux : si on veut aller sur Mars un jour, il va falloir des modules médicaux bien plus costauds, avec de la chirurgie robotisée et de l’imagerie avancée. Parce qu’à six mois de voyage de la Terre, on ne pourra pas juste faire demi-tour.
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Alerte médicale sur l’ISS : pourquoi la NASA a dû briser 65 ans d’histoire
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