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Des chiffres qui défient l’imagination

L’annonce par Khamenei que « plusieurs milliers » de personnes ont perdu la vie lors des manifestations constitue un aveu choquant de l’ampleur de la répression. Selon l’Agence de nouvelles des activistes des droits humains basée aux États-Unis, un organisme généralement considéré comme fiable pour le suivi des troubles en Iran, le bilan s’élève à au moins 3 090 morts, dont 2 885 manifestants. Ces chiffres, s’ils sont exacts, représenteraient le plus lourd bilan humain de toute période de protestation ou d’agitation en Iran depuis des décennies, rappelant le chaos qui entourait la révolution de 1979 qui a renversé le Shah et instauré la République islamique. L’ampleur de cette violence d’État sans précédent en temps de paix soulève des questions fondamentales sur la légitimité du régime et sa capacité à maintenir le contrôle par des moyens autrement que la force brute.

La communauté internationale peine à obtenir une image claire de la situation sur le terrain en raison d’un blackout total d’Internet imposé par les autorités iraniennes depuis le 8 janvier. Cette coupure délibérée de l’accès à l’information a rendu extrêmement difficile la vérification indépendante des rapports sur les morts et les arrestations. Des témoignages recueillis par des médias internationaux font état de forces de sécurité tirant sur les manifestants dans les rues et depuis les toits, utilisant une force létale disproportionnée pour disperser les foules. La rareté des images et des vidéos en provenance d’Iran contraste fortement avec les protestations précédentes, suggérant une détermination du régime à étouffer toute visibilité de sa répression sanglante.

Chaque fois que je pense à ces trois mille morts, je ressens une oppression dans ma poitrine qui devient presque physique. Ce ne sont pas des statistiques, pas des abstractions. Ce sont trois mille êtres humains qui avaient des rêves, des familles, des projets de vie. Trois mille vies brisées parce que des gens ont eu le courage de dire « ça suffit ». La froideur avec laquelle ces chiffres sont annoncés, l’absence totale d’émotion dans les communiqués officiels, c’est proprement effrayant. Comment une société peut-elle survivre à un tel traumatisme collectif ? Comment les mères iraniennes peuvent-elles continuer à vivre après avoir perdu leurs enfants dans des circonstances aussi atroces ? C’est le genre de question qui me hante et dont je n’arrive pas à trouver la réponse.

La méthodologie de la répression étatique

Les détails qui filtrent malgré le blackout médiatique révèlent une stratégie de terreur systématique mise en œuvre par les autorités iraniennes. Khamenei a affirmé que les émeutiers étaient armés de « munitions réelles importées de l’étranger », une allégation non vérifiée qui semble destinée à justifier l’utilisation d’une force létale contre des manifestants autrement pacifiques. Le procureur général de Téhéran, Ali Salehi, a déclaré que les détenus seraient soumis à des « punitions sévères », précisant que les personnes arrêtées comprenaient ceux qui « ont aidé les émeutiers et terroristes attaquant les forces de sécurité et les biens publics » ainsi que des « mercenaires qui ont pris les armes et ont semé la peur parmi les citoyens ».

Plus inquiétant encore, le procureur général a déclaré que tous les suspects sont considérés comme des « mohareb », un terme juridique islamique signifiant faire la guerre à Dieu et passible de la peine de mort en vertu de la loi iranienne. Cette criminalisation systématique de la dissidence suggère que le régime prévoit d’organiser des procès expéditifs suivis d’exécutions publiques pour terroriser la population et décourager toute nouvelle mobilisation. Les organisations de droits humains du monde entier ont exprimé leur alarme face à ces développements, craignant que l’Iran ne se prépare à une nouvelle vague d’exécutions de masse qui pourrait faire encore plus de victimes que les violences directes des manifestations.

Sources

Sources primaires

ABC News, Iran’s leader calls Trump a ‘criminal’ for backing protests, January 17, 2026

Reuters, Death toll in Iran protests over 3,000 rights group says, January 17, 2026

CNN, Iran’s supreme leader admits thousands were killed in protests supported by ‘criminal’ Trump, January 17, 2026

AP News, Iran’s leader calls Trump a ‘criminal’ for backing protests and blames demonstrators for deaths, January 17, 2026

BBC News, Iran supreme leader acknowledges thousands killed during recent protests, January 17, 2026

Sources secondaires

Human Rights Activists News Agency (HRANA), rapports sur les troubles en Iran, janvier 2026

NetBlocks, monitoring des coupures d’Internet en Iran, janvier 2026

Amnesty International et Human Rights Watch, déclarations sur la situation en Iran, janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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