Un démenti qui laisse sceptiques
Faisant face à l’ouragan médiatique provoqué par ces révélations, la Maison Blanche a tenté une opération de communication d’urgence. Le compte officiel Rapid Response sur la plateforme X (anciennement Twitter) a qualifié le rapport de Bloomberg de « trompeur », affirmant qu’il n’existe « aucun frais d’adhésion minimum » pour rejoindre le Conseil de Paix. Le communiqué précise que la structure offre simplement un siège permanent aux pays partenaires qui démontrent un « engagement profond envers la paix, la sécurité et la prospérité ». Néanmoins, cette déclaration n’a pas précisé la manière dont cet « engagement profond » serait évalué, laissant planer l’incertitude sur le rôle éventuel des contributions financières.
Le porte-parole du département d’État américain a renvoyé les journalistes vers les messages antérieurs du président Trump et de son envoyé spécial Steve Witkoff sur les réseaux sociaux, dont aucun ne mentionnait de frais d’adhésion ni de montant en dollars. Cette réponse évasive suggère que la Maison Blanche cherche à prendre ses distances avec la polémique sans nier l’existence de la charte projet qui circule dans les cercles diplomatiques. L’ambiguïté demeure alors que plusieurs pays ont confirmé avoir reçu des lettres d’invitation du président américain pour rejoindre ce conseil controversé.
C’est le pire. Ils nous prennent pour des imbéciles. « Pas de frais minimum, juste un engagement profond ». Mais c’est quoi un engagement profond ? Si ce n’est pas de l’argent, c’est quoi ? Des troupes ? Des ressources naturelles ? Des concessions politiques ? Dans tous les cas, ça a un coût. Et ce coût, seuls les pays riches peuvent se le payer, pas les autres. C’est une exclusion déguisée, une discrimination qui n’ose pas dire son nom. Et ce qui me rend le plus triste, c’est que certains pays vont probablement payer pour avoir leur place au soleil.
Un pouvoir présidentiel sans précédent
La charte projet révélée par Bloomberg accorde à Donald Trump des pouvoirs exceptionnels au sein de cette nouvelle organisation internationale. En qualité de président inaugural, il aurait le pouvoir absolu de décider quels pays sont invités à rejoindre le conseil, contrôlant ainsi la composition de l’organisation dès sa création. Les décisions seraient prises par vote majoritaire, chaque État membre présent disposant d’une voix, mais toutes les décisions nécessiteraient l’approbation du président, selon le document. Cette concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme va à l’encontre des principes démocratiques qui régissent normalement les organisations internationales.
Le texte confère également au président le pouvoir de révoquer un membre, bien que cette décision puisse faire l’objet d’un veto par une majorité des deux tiers des États membres. Le président serait également responsable d’approuver le sceau officiel du groupe et devrait « désigner à tout moment un successeur » pour son propre poste. De plus, la charte suggère que Trump contrôlerait personnellement les fonds, une disposition qui serait jugée inacceptable par la plupart des pays potentiels, d’après des personnes familiarisées avec le dossier qui ont parlé à Bloomberg sous couvert d’anonymat.
Section 3 : Une ONU parallèle contestée
Les critiques pleuvent de toutes parts
L’initiative de Trump soulève des critiques virulentes de la part de nombreux experts en droits humains, diplomates et organisations internationales. Plusieurs ont accusé le président américain de chercher à bâtir une alternative ou une rivale à l’Organisation des Nations Unies, qu’il a longuement critiquée pour son inefficacité supposée. L’analyste politique de Fox News, Guy Benson, a réagi sur X en déclarant : « J’aime l’idée d’un contre-poids à l’ONU corrompue et souvent dégoûtante. Mais un frais d’entrée que Trump contrôlerait lui-même ? Si ce détail est vrai, tous les membres potentiels seraient en droit de refuser catégoriquement. »
Plusieurs diplomates ont dénoncé la structure proposée comme une version ‘Trump de l’ONU’ qui ignore les fondements de la charte des Nations Unies, selon les propos rapportés par Reuters. Un diplomate familier avec la lettre d’invitation l’a décrite comme une « nouvelle approche audacieuse pour résoudre les conflits mondiaux », soulignant l’ambition de l’initiative. Mais cette ambition est perçue par beaucoup comme une tentative de contourner les institutions multilatérales existantes pour instaurer un ordre international dominé par les États-Unis et financé par les pays les plus riches.
Une ONU version Trump. L’idée seule me donne la nausée. Trump veut remplacer l’ONU par son propre club privé, où il fixe les règles, choisit les membres, garde l’argent. C’est de la pure folie. C’est un retour à l’ère coloniale, à cette époque où quelques puissances décidaient du destin du monde dans des salons feutrés pendant que les populations subissaient les conséquences. Et le plus effrayant, c’est que certains pays vont peut-être adhérer. Pour avoir le privilège d’être dans le cercle des puissants. C’est la fin de l’idéal d’une communauté internationale où chaque voix a de l’importance.
Des accusations de néocolonialisme
De nombreux défenseurs des droits humains et experts en politique internationale ont comparé le projet de Trump à une structure coloniale, particulièrement concernant son rôle prévu dans la gouvernance de Gaza. La participation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, connu pour son rôle dans la guerre en Irak et l’histoire de l’impérialisme britannique au Moyen-Orient, a alimenté ces critiques. L’absence de représentants palestiniens dans le conseil exécutif, malgré son rôle direct dans la gouvernance de Gaza, a été soulignée par Reuters comme particulièrement problématique.
Le fait que Trump, un président américain, supervise un conseil chargé de gouverner un territoire étranger a été décrit comme une manifestation évidente de néocolonialisme. Le contrôle exercé par les États-Unis sur un territoire arabe musulman, avec l’aide de quelques partenaires internationaux sélectionnés, rappelle les chapitres les plus sombres de l’histoire coloniale du XXe siècle. Cette dynamique de pouvoir asymétrique est particulièrement douloureuse dans un contexte où Gaza continue de souffrir des conséquences dévastatrices d’un conflit qui a fait plus de 71 000 morts selon le ministère de la santé de l’enclave palestinienne, sans distinction entre civils et combattants.
Section 4 : Les membres du conseil : une élite fermée
Une liste de noms prestigieux mais controversés
La Maison Blanche a annoncé les sept membres initiaux du conseil exécutif du Conseil de Paix pour Gaza, une liste qui mêle politiques américains, figures internationales et milliardaires. Marco Rubio, secrétaire d’État américain, Steve Witkoff, envoyé spécial de Trump, Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain, Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, Ajay Banga, président de la Banque mondiale, Marc Rowan, financier milliardaire, et Robert Gabriel, conseiller de Trump, composent ce cercle restreint. Nikolay Mladenov, ancien envoyé de l’ONU pour le Moyen-Orient, a été nommé haut représentant pour Gaza.
L’armée américaine joue également un rôle central, avec le major général Jasper Jeffers, ancien commandant des opérations spéciales des États-Unis, nommé commandant de la Force de stabilisation internationale en Gaza. Cette structure, fortement dominée par les États-Unis et leurs alliés proches, exclut délibérément les Palestiniens des décisions concernant leur propre territoire, une exclusion qui a été vivement critiquée par de nombreux observateurs internationaux. Le conseil exécutif de Gaza, un organe distinct de 11 membres destiné à soutenir le corps technocratique palestinien, comprend des personnalités comme le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, une inclusion que l’État d’Israël a publiquement contestée.
Jared Kushner. Tony Blair. Un milliardaire de Wall Street. Des généraux américains. C’est le casting d’un film dystopique sur la prise de contrôle du monde. Pas une seule voix palestinienne dans les décisions sur Gaza. Pas une seule personne qui connaît la réalité du terrain, qui a vécu sous les bombardements, qui a perdu sa maison, ses proches. Juste des gens confortables dans leurs bureaux climatisés à Washington et New York, qui décident du destin de millions de personnes qu’ils ne comprendront jamais. C’est d’une arrogance absolue. D’une insupportable suffisance.
Section 5 : Les réactions internationales
Les invités se montrent prudents
Plusieurs dirigeants mondiaux ont confirmé avoir reçu des lettres d’invitation de Donald Trump pour rejoindre ce Conseil de Paix controversé. Les présidents de la France, de l’Allemagne, de l’Australie et du Canada figurent parmi les destinataires, selon quatre sources diplomatiques citées par Reuters. Les bureaux des présidents égyptien et turc ont également confirmé avoir reçu des invitations, tandis qu’un fonctionnaire de l’Union européenne a indiqué que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait été invitée à représenter l’UE. L’Argentine a publiquement accepté l’invitation de Trump, le président Javier Milei affirmant que « ce conseil sera unique en son genre, il n’y a jamais rien eu de tel ».
Toutefois, les réactions restent prudentes dans de nombreuses capitales européennes qui doivent naviguer entre leur volonté de coopérer avec les États-Unis et leur engagement envers le multilatéralisme traditionnel. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé des réserves sur la composition du conseil exécutif de Gaza, indiquant qu’elle n’avait pas été coordonnée avec son gouvernement et contredisait sa politique, une référence probable à la présence du ministre turc des Affaires étrangères. Ces réactions mitigées mettent en lumière les défis diplomatiques que devra relever l’initiative américaine pour asseoir sa légitimité internationale.
Un contexte régional explosif
Le lancement de ce Conseil de Paix intervient dans un contexte particulièrement volatile au Moyen-Orient. Gaza est sous un cessez-le-feu fragile depuis octobre 2025, mais les violations persistent des deux côtés. Plus de 450 Palestiniens, dont plus de 100 enfants, ont été tués lors de frappes israéliennes depuis le début de la trêve, tandis que l’armée israélienne signale la mort de trois de ses soldats lors d’attaques de groupes armés palestiniens, selon les chiffres rapportés par Reuters. L’offensive israélienne sur Gaza, qui a commencé après les attaques du 7 octobre 2023 où 1 200 personnes ont été tuées et 251 otages capturés selon les autorités israéliennes, a provoqué une crise humanitaire dévastatrice.
Une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à la mi-novembre 2025, a autorisé le Conseil de Paix et les pays travaillant avec lui à établir cette Force de stabilisation internationale en Gaza. Cependant, l’absence de représentation palestinienne significative dans la prise de décision et la domination américaine sur le processus continuent de susciter des interrogations sur la viabilité à long terme de cette initiative de paix. Le conflit a déjà été qualifié de génocide par plusieurs experts en droits humains, des universitaires et une enquête de l’ONU, des accusations qu’Israël rejette fermement en invoquant son droit à l’autodéfense.
Conclusion : La paix aux enchères
Un précédent dangereux
L’initiative de Donald Trump de créer un Conseil de Paix dont l’accès permanent serait conditionné à une contribution d’un milliard de dollars représente un précédent dangereux dans les relations internationales. En monétisant l’accès à la gouvernance de la paix, les États-Unis risquent de créer un système à deux vitesses où seuls les pays les plus riches auront leur mot à dire sur les conflits mondiaux. Cette approche va à l’encontre des principes fondateurs de l’ONU, qui s’efforce de donner une voix égale à tous les pays, quelle que soit leur taille ou leur richesse, dans la résolution des conflits internationaux.
La concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme, le président des États-Unis, avec la capacité d’approuver toutes les décisions et de contrôler les finances, s’éloigne radicalement des modèles démocratiques de gouvernance internationale. Alors que le monde continue de faire face à de multiples crises, de l’Ukraine au climat en passant par les inégalités économiques croissantes, la création d’une organisation parallèle dominée par les États-Unis pourrait fragmenter davantage le système international déjà fragilisé. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si les pays invités accepteront de rejoindre ce conseil controversé ou s’ils préféreront demeurer fidèles aux structures multilatérales existantes.
Un milliard de dollars. C’est le prix que Trump met sur la paix. Sur la dignité. Sur l’égalité des nations. C’est une insulte à tous ceux qui croient en un monde plus juste. À tous ceux qui ont travaillé pendant des décennies pour bâtir des institutions où chaque voix compte. Trump tente de raser des années de progrès, de diplomatie, d’espoir. Et il le fait avec arrogance, avec ce mépris des faibles qui le caractérise. Mais je veux croire que le monde ne se laissera pas acheter. Que la paix n’est pas à vendre. Que les victimes de Gaza et de tous les conflits du monde méritent mieux que d’être une monnaie d’échange entre puissants. Il faut se battre. Contre cette idée. Contre cette logique. Pour que la paix reste un droit, pas un privilège.
Sources
Sources primaires
TASS, « Trump demands $1 bln from countries for permanent seats on Gaza Peace Council », 18 janvier 2026
Newsweek, « Trump Seeks $1B From Nations for Board of Peace Permanent Membership », 17 janvier 2026
Livemint, « Trump seeks $1 billion buy-in for permanent seats on Board of Peace for Gaza », 18 janvier 2026
Sources secondaires
Reuters, « Leaders receive US invite for ‘Board of Peace’ to go beyond Gaza conflict », 17 janvier 2026
Bloomberg, rapport cité par TASS, Newsweek et Livemint, janvier 2026
White House, déclaration du compte Rapid Response sur X, 17 janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.