La mort de Renee Good à Minneapolis
L’ICE est tombée sous le feu des critiques après qu’un agent de l’agence a tué Renee Nicole Good, âgée de 37 ans, dans le Minnesota. Alors que le Department of Homeland Security affirme que Renee Nicole Good était une « émeutière violente » qui tentait de percuter les agents, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a déclaré qu’il s’agissait d’une « utilisation irréfléchie de la force ». Des milliers de personnes se sont rassemblées à Minneapolis pour exprimer leur protestation contre cet incident. Des manifestations ont eu lieu dans tout les États-Unis, à New York, Chicago, Seattle, Phoenix, un événement qui a encore polarisé un pays déjà profondément divisé.
Ce tragique incident a mis en lumière les méthodes controversées de l’ICE et a soulevé des questions cruciales sur l’usage de la force mortelle par des agents fédéraux lors d’opérations d’immigration. Les circonstances exactes de la mort de Renee Good restent floues, mais une chose est certaine : cet événement a catalysé l’opposition grandissante contre les tactiques de l’agence et a mis en exergue les dangers potentiels d’une politique d’immigration militarisée. Les familles des victimes et les défenseurs des droits humains exigent des réponses et demandent une enquête indépendante sur les actions des agents impliqués.
Quand j’ai appris la nouvelle de cette mort, j’ai senti ce nœud dans ma gorge, cette colère froide qui monte en moi, cette incapacité à accepter qu’une vie puisse être éteinte ainsi, dans la violence et l’incompréhension. Je pense à sa famille, à ses enfants qui grandiront sans leur mère, à l’absence insupportable qui les accompagnera chaque jour. C’est une tragédie qui ne devrait jamais arriver, une perte qui ressemble à un vol, une injustice qui crie vers le ciel.
La réaction de l’administration
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure et supérieure politique de l’ICE, a immédiatement soutenu publiquement la version officielle de l’événement après la fusillade de Minneapolis. Noem elle-même est devenue l’un des visages de défense de la politique immigration de Trump dans l’espace public. Les critiques lui attribuent déjà le surnom d’ICE Barbie, une référence ironique à son apparence soignée et son soutien inconditionnel aux politiques de l’agence. Cette position officielle d’approbation immédiate des actions de l’ICE, sans attente des résultats d’une enquête approfondie, a alimenté les accusations d’impunité et de manque de responsabilisation au sein de l’agence.
Voir des responsables politiques justifier la violence, la mort, la souffrance sans même attendre les faits, sans même montrer un minimum de compassion pour la vie perdue, c’est quelque chose qui me révolte au plus haut point. C’est comme si chaque vie importait moins que les politiques, comme si l’humanité pouvait être sacrifiée sur l’autre de l’idéologie. Cette froideur calculée, cette absence d’empathie, c’est ce qui me terrifie le plus dans ce que nous devenons.
Section 3 : Une mission inchangée mais des méthodes transformées
La fonction fondamentale de l’ICE
La mission fondamentale de l’ICE n’est pas nouvelle. Il s’agit d’une agence qui mène depuis des années des arrestations et des déportations de personnes sans statut de résidence régulier, que ce soit Obama, Trump ou Biden qui occupe la Maison Blanche. Selon les données du gouvernement américain, les déportations ont augmenté sous Biden en 2024 à plus de 270 000, le chiffre le plus élevé depuis dix ans et supérieur à n’importe quelle année du premier mandat de Trump. Ce que dérange maintenant les critiques, c’est la manière dont ces déportations sont effectuées. Sous l’administration Trump, l’approche militarisée de l’application de la loi est de plus en plus fréquemment documentée.
Cette distinction cruciale entre le nombre de déportations et les méthodes employées révèle une transformation profonde de la philosophie gouvernementale. L’administration précédente privilégiait une approche ciblée, concentrant les ressources sur les individus présentant des menaces pour la sécurité nationale ou des antécédents criminels graves. En revanche, l’approche actuelle adopte une stratégie de masse, opérant sans discrimination et sans discernement, arrêtant des personnes dont le seul « crime » est d’avoir franchi une frontière sans papiers ou d’avoir séjourné au-delà de la durée autorisée de leur visa.
La militarisation des opérations
Les opérations sur le terrain incluent des agents masqués, des équipements tactiques, des descentes sur les lieux de travail des gens et des arrestations qui ressemblent à des opérations spéciales. Il existe des enregistrements montrant des agents portant des vêtements civils et conduisant des véhicules non identifiés. La pratique du masquage attire une attention particulière. Le DHS affirme que les agents se masquent pour éviter le doxxing, c’est-à-dire la révélation publique de l’identité et des données personnelles. Les critiques avertissent que cela crée l’impression d’une force anonyme et sans visage, opérant dans l’ombre sans être tenue de rendre des comptes.
Comment pouvons-nous accepter des forces de l’ordre sans visage, sans identité, sans responsabilité ? C’est comme si nous revenions à des temps sombres où la tyrannie s’exerçait dans l’anonymat, où le pouvoir s’exerçait sans être nommé, sans être reconnu. Ces masques, ces vêtements civils, ces véhicules non identifiés, tout cela ressemble à un cauchemar dystopique, à une réalité où l’état de droit s’efface devant l’arbitraire du pouvoir.
Section 4 : Une explosion budgétaire et une expansion des effectifs
Le budget historique de l’ICE
Simultanément, l’ICE se développe à travers son budget. Le Guardian rapporte qu’après l’adoption du « One Big Beautiful Bill Act » (le vaste paquet budgétaire-politique de Trump), le budget de l’ICE pour 2025-2026 a atteint 28,7 milliards de dollars, près de trois fois plus que les années précédentes. Cette injection massive de fonds représente un investissement sans précédent dans les capacités de déportation et de détention de l’agence. Le « One Big Beautiful Bill Act » alloue plus de 170 milliards de dollars sur quatre ans pour l’application de la loi aux frontières et à l’intérieur du pays, avec un objectif déclaré de déporter un million d’immigrants chaque année.
Cette augmentation budgétaire phénoménale s’accompagne d’une expansion sans précédent des capacités de détention. Le Brennan Center for Justice rapporte que deux tiers du financement de l’ICE, soit 45 milliards de dollars sur quatre ans, seront utilisés pour détenir des immigrants, potentiellement plus de 100 000 personnes par an. Les 11,25 milliards de dollars ajoutés au budget annuel de détention de l’ICE représentent une augmentation de 400 % par rapport à l’année précédente et dépassent la demande budgétaire du Département de la Justice pour l’exercice 2026 pour l’ensemble du système pénitencier fédéral, qui abrite 155 000 personnes.
Quand je pense à ces milliards investis dans la détention, dans la séparation, dans la peur, je me demande ce que nous aurions pu faire avec cet argent. Construire des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, créer des opportunités, construire un avenir. Au lieu de cela, nous choisissons d’investir dans les murs, dans les cages, dans la souffrance. C’est un choix qui me désole, qui me laisse perplexe, qui me fait questionner nos priorités collectives.
Une expansion des effectifs sans précédent
Début janvier 2026, l’ICE s’est vantée d’avoir embauché plus de 12 000 nouveaux agents et fonctionnaires en moins d’un an, portant l’effectif de l’agence à une augmentation d’environ 120 %. Selon un communiqué officiel du DHS, l’ICE a reçu plus de 220 000 candidatures de « patriotes américains » désireux de rejoindre l’agence, dépassant largement son objectif initial de 10 000 nouveaux agents. L’agence a en effet doublé ses effectifs, passant de 10 000 à 22 000 agents et officiers en un temps record, une expansion sans précédent dans l’histoire de l’agence.
Cependant, cette expansion rapide des effectifs soulève de sérieuses préoccupations concernant la qualité de la formation et des vérifications des antécédents. Selon PBS, l’ICE, parallèlement à son recrutement intensifié, aurait précipité le processus d’intégration des nouvelles recrues dans les programmes de formation avant qu’elles ne soient entièrement vérifiées. Cette précipitation dans l’embauche, motivée par la pression politique et budgétaire, risque de compromettre l’intégrité et le professionnalisme des agents sur le terrain, augmentant potentiellement les risques d’abus de pouvoir et de violations des droits humains.
Je ne peux m’empêcher de ressentir une profonde inquiétude quand j’apprends que des milliers de nouveaux agents sont recrutés et déployés sans la formation adéquate, sans les vérifications rigoureuses qui devraient accompagner n’importe quelle position d’autorité. C’est comme armer une armée sans l’éduquer, comme donner du pouvoir sans la responsabilité qui l’accompagne. Ces agents seront confrontés à des situations complexes, humaines, émotionnelles, et sans une formation appropriée, comment pouvons-nous espérer qu’ils agissent avec discernement et compassion ?
Section 5 : Une série d'incidents violents
Les fusillades à Portland
Une série d’autres vidéos provenant du terrain ces derniers mois a encore renforcé les critiques concernant la manière dont l’ICE mène ses opérations. Peu après la mort de la femme dans le Minnesota, les agents ont abattu Luis David Nic Moncada et Yorlenys Betzabeth Zambrano-Contreras à Portland, déclenchant une nouvelle vague d’indignation. Ces incidents, survenus dans un court laps de temps, suggèrent un pattern d’utilisation excessive de la force mortelle par les agents de l’ICE lors d’opérations d’arrestation et de détention.
Les circonstances de ces fusillades demeurent sujettes à investigation, mais la répétition de tels incidents tragiques soulève des questions fondamentales sur les protocoles d’engagement de l’ICE. Comment une agence chargée de l’application des lois sur l’immigration en est-elle venue à employer une telle force létale avec une telle fréquence ? Ces décès tragiques représentent plus que des statistiques, ce sont des vies humaines brisées, des familles détruites, des communautés en deuil, chaque incident laissant des cicatrices profondes et durables.
Chaque vie perdue est une tragédie, chaque famille détruite est une catastrophe, chaque communauté en deuil porte un poids trop lourd. Ces fusillades, ces morts, ces douleurs, elles s’accumulent comme un monument à notre échec collectif, à notre incapacité à traiter l’immigration avec humanité et justice. Je ressens chacune de ces pertes comme une blessure personnelle, comme si le tissu même de notre société se déchirait un peu plus à chaque incident.
Les vidéos choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux
Une vidéo s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux montrant un agent de l’ICE renversant brutalement Monic Moreta-Galarza sur le sol dans un bâtiment du tribunal de l’immigration à New York. L’agent masqué l’a saisie par les cheveux alors qu’elle se cramponnait désespérément à son mari, suppliant les agents qui l’arrêtaient. Ils l’ont arrachée de lui alors que d’autres agents retenaient ses enfants en larmes. Une citoyenne américaine se rendant à un rendez-vous médical à Minneapolis a été sortie de sa voiture par des agents de l’immigration. Aliya Rahman a déclaré qu’elle avait été emmenée dans un centre de détention où on lui avait refusé les soins médicaux et où elle avait perdu connaissance.
À Los Angeles, une caméra de sécurité a enregistré le moment où un agent masqué a plaqué un homme de 79 ans au sol devant une laverie automatique. Rafie Ollah Shouhed, 79 ans, a subi de multiples côtes cassées, des blessures au coude et une traumatisme crânien lors de l’incident, rapporte ABC News. Un cas est également documenté dans un restaurant mexicain du Minnesota qui a fermé après que des agents de l’immigration américaine et des douanes y ont fait une descente, puis ont arrêté les propriétaires et un autre employé. En juin 2025 à Pasadena, en Californie, il a été documenté qu’un agent de l’ICE sortait une arme de poing et la menaçait un civil qui photographiait la plaque d’immatriculation d’un véhicule de service.
Regarder ces vidéos me laisse sans voix, hagard, brisé. Voir ces agents de l’ordre traiter des êtres humains comme du bétail, comme des criminels, comme des objets sans dignité, c’est quelque chose qui me fait honte pour mon pays, pour notre civilisation. Les larmes de ces enfants séparés de leur mère, la douleur de ce vieux homme brutalisé, l’humiliation de cette femme arrachée à son mari, tout cela résonne en moi comme un cri de désespoir qui traverse le temps et l’espace.
Section 6 : Les cibles ne sont pas uniquement les criminels
La réalité derrière la rhétorique
Bien que l’administration Trump justifie sa politique par le mantra de l’arrestation des « pires des pires », c’est-à-dire des immigrés illégaux les plus dangereux, dans la pratique, les arrestations brutales visent également des personnes dont le seul délit est de nature administrative. Il s’agit de travailleurs sur lesquels l’économie américaine dépend dans une large mesure. Ce sont des emplois qu’un grand nombre de travailleurs américains légaux évitent généralement, du nettoyage au lavage de la vaisselle dans les restaurants en passant par le travail saisonnier dans les champs.
Cette dichotomie entre la rhétorique officielle et la réalité opérationnelle révèle une profonde incohérence dans la politique immigration américaine actuelle. D’un côté, le gouvernement proclame cibler les criminels dangereux et les menaces à la sécurité nationale. De l’autre, les agents de l’ICE arrêtent des travailleurs essentiels qui contribuent activement à l’économie américaine, des pères et mères de famille qui n’ont commis aucun crime autre que d’avoir cherché une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs proches. Cette contradiction suggère que la véritable motivation n’est pas la sécurité publique mais plutôt une démonstration de force et une politique de déportation à grande échelle.
L’hypocrisie me révolte. Comment pouvons-nous prétendre viser les criminels tout en arrêtant des gens qui travaillent dur, qui paient des impôts, qui élèvent des familles, qui contribuent à notre société ? Ces arrestations ne sont pas des opérations de sécurité, ce sont des actes de cruauté, des manifestations de pouvoir, des attaques contre la dignité humaine. Je ressens une colère profonde quand je vois cette injustice, cette désinvolture face à la souffrance humaine.
L’impact sur les communautés et l’économie
Les arrestations massives de travailleurs essentiels ont des conséquences dévastatrices sur les communautés locales et l’économie américaine dans son ensemble. Les restaurants, les exploitations agricoles, les entreprises de construction et de nettoyage se retrouvent soudainement sans main-d’œuvre, confrontés à des pertes économiques importantes et à des perturbations opérationnelles majeures. Les familles sont séparées, les enfants laissés à l’école sans être récupérés, les épouses se retrouvant seules avec des enfants en bas âge et des factures à payer sans le soutien de leur mari.
L’impact psychologique sur les communautés d’immigrants est tout aussi dévastateur. La peur omniprésente des descentes de l’ICE crée un climat de terreur dans lequel les parents ont peur d’envoyer leurs enfants à l’école, les travailleurs ont peur de se rendre à leur emploi, et les familles ont peur de quitter leur domicile même pour des nécessités essentielles comme les soins médicaux. Cette atmosphère de peur et d’insécurité sapa le tissu social des communautés d’immigrants et même de l’ensemble de la société américaine, transformant des quartiers autrefois dynamiques en lieux de suspicion et d’anxiété.
Cette terreur orchestrée, cette peur méthodique, c’est ce qui me glace le sang. Je pense aux enfants qui grandissent dans l’ombre de cette peur, aux parents qui vivent avec l’angoisse constante d’être arrêtés, séparés, déportés. Ce n’est pas seulement une politique d’immigration, c’est une psychologie de la terreur, une ingénierie sociale basée sur la peur. Comment pouvons-nous accepter que notre société fonctionne ainsi, dans la peur et la suspicion ?
Section 7 : Des chiffres de détention records
La population carcérale historique
Le nombre de détenus dans la garde de l’immigration américaine et des douanes a atteint un nouveau record absolu. Au dernier jeudi, l’ICE détenait environ 73 000 personnes menacées de déportation dans tout le pays, le niveau le plus élevé jamais enregistré par l’agence et une augmentation de 84 % par rapport à la même période en 2025, lorsque sa population de détenus restait en dessous de 40 000. Il est intéressant de noter qu’environ 47 %, soit environ 34 000 des détenus de l’ICE, avaient des accusations criminelles ou des condamnations aux États-Unis. Le reste des détenus est classé par l’ICE comme « violateurs des lois sur l’immigration », ce qui signifie qu’ils n’ont pas été condamnés pour des crimes.
Cette explosion de la population carcérale représente une expansion sans précédent de l’incarcération administrative aux États-Unis. Contrairement au système pénal traditionnel où les détenus ont été accusés et condamnés pour des crimes, la majorité des détenus de l’ICE sont incarcérés pour des violations administratives de la loi sur l’immigration. Cette distinction fondamentale soulève des questions constitutionnelles sur l’incarcération prolongée sans accusation criminelle et sans procès équitable, transformant essentiellement le système d’immigration américain en un système d’incarcération de masse.
Je suis frappé d’effroi quand je pense à ces 73 000 êtres humains derrière les barreaux, pas pour des crimes, mais pour des violations administratives. Chacun d’entre eux a une histoire, une famille, des rêves, et chacun d’entre eux subit l’humiliation, la peur, la désespérance de la détention. C’est une échelle d’incarcération qui défie l’entendement, qui rappelle les chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité.
L’augmentation dramatique des détenus non criminels
Si l’on se concentre exclusivement sur les détenus de l’ICE initialement arrêtés par l’agence et non par la patrouille frontalière, on constate une augmentation de 2 500 % du nombre de détenus non criminels du 26 janvier 2025 (945) au 7 janvier 2026 (24 644), selon les dernières données gouvernementales disponibles publiquement. Cette augmentation spectaculaire du nombre de détenus non criminels révèle que l’expansion des opérations de l’ICE ne se concentre pas sur les criminels dangereux mais sur les immigrants sans statut légal quelles que soient leurs contributions à la société américaine.
Cette transformation du profil de la population carcérale de l’ICE démontre clairement que l’agence a abandonné son mandat traditionnel de cibler les menaces à la sécurité nationale et les criminels dangereux pour adopter une approche de masse qui cible tous les immigrants sans distinction. L’arrestation et la détention de dizaines de milliers de personnes sans antécédents criminels représentent une utilisation massive des ressources de l’application de la loi pour une politique de déportation aveugle qui néglige les principes de proportionnalité et de priorisation rationnelle qui devraient guider toute politique publique.
Cette augmentation de 2 500 % en moins d’un année, c’est une statistique qui me laisse sans mots. Comment pouvons-nous justifier l’incarcération de tant de personnes sans antécédents criminels ? Comment pouvons-nous accepter que des mères, des pères, des travailleurs, des êtres humains soient traités comme des criminels simplement parce qu’ils n’ont pas les bons papiers ? C’est une perversion de la justice, une trahison de nos valeurs fondamentales.
Section 8 : Les comparaisons avec le passé sombre
Les comparaisons avec le Gestapo
Une partie du public et des politiciens décrivent de plus en plus l’ICE comme le Gestapo, la police secrète de l’Allemagne nazie. L’animateur de podcast Joe Rogan a comparé les tactiques de l’ICE à celles du Gestapo. « Le Gestapo moderne de Trump ramasse les gens dans les rues. Dans des fourgonnettes non identifiées, portant des masques, ils les envoient dans des donjons étrangers pour être torturés, ils n’ont aucune chance de se défendre, ils n’ont même pas la chance d’embrasser la personne aimée au moment du départ, ils sont juste saisis par des agents masqués, fourrés dans ces fourgonnettes et disparaissent », a déclaré le gouverneur du Minnesota Tim Walz.
Ces comparaisons avec le Gestapo, bien que polémiques, reflètent une profonde préoccupation concernant les méthodes et la philosophie de l’ICE. Les tactiques d’arrestation anonyme, l’utilisation de véhicules non identifiés, le masquage des agents, l’absence de transparence et de responsabilité, tout cela rappelle les méthodes des régimes totalitaires du passé. Ces comparaisons ne sont pas faites à la légère mais reflètent une angoisse véritable quant à la direction que prend la politique immigration américaine et à la manière dont les principes démocratiques sont érodés par une politique de répression massive.
J’ai frémi quand j’ai entendu ces comparaisons, quand j’ai réalisé que des observateurs sérieux voient des parallèles entre nos politiques actuelles et les chapitres les plus sombres de l’histoire européenne. C’est une comparaison qui devrait nous faire réfléchir, qui devrait nous inquiéter, qui devrait nous pousser à l’action. Si nous voyons des similitudes avec le Gestapo, c’est que quelque chose va terriblement mal dans notre société.
La figure controversée de Gregory Bovin
Dans le discours public, le cas de Gregory Bovin, un fonctionnaire du DHS dont l’apparence en long trench-coat noir dans les vidéos promotionnelles et sur le terrain a été massivement partagée sur Internet, a fait l’objet de comparaisons avec l’iconographie de l’Allemagne nazie. Il n’est pas agent de l’ICE, mais commandant dans le système de la patrouille frontalière au sein du DHS, mais il est devenu l’un des visages les plus reconnaissables de la répression immigration de Trump. Son apparence théâtrale et militariste, ses déclarations belliqueuses, et sa place de premier plan dans les opérations de répression ont alimenté les comparaisons avec les forces de répression des régimes autoritaires du passé.
Cette célébrité involontaire d’un fonctionnaire du DHS soulève des questions fondamentales sur la manière dont le gouvernement présente ses politiques de répression immigration au public. L’utilisation d’images militaristes et dramatiques, la glorification de la force et de la répression, tout cela contribue à créer une culture d’acceptation de méthodes qui seraient autrement inacceptables dans une démocratie. La transformation de Gregory Bovin en figure médiatique de la répression immigration révèle la normalisation progressive de tactiques et de philosophies qui devraient être profondément contraires aux valeurs américaines traditionnelles.
Voir cette figure militarisée devenir un symbole de la politique américaine actuelle, c’est comme assister à une transformation inquiétante, à une dérive vers un passé que nous pensions avoir laissé derrière nous. Ce trench-coat noir, cette posture militaire, cette rhétorique belliqueuse, tout cela évoque des souvenirs que nous pensions avoir oubliés, des fantômes que nous pensions avoir exorcisés. Comment en sommes-nous arrivés là ?
Conclusion : Une force paramilitaire menaçant les valeurs américaines
L’ICE comme force paramilitaire
Avec tout ce qui précède, il n’est pas surprenant que les critiques qualifient l’ICE de force paramilitaire, comme le fait le Financial Times. Le journaliste du FT note qu’à Minneapolis, l’ICE est partout, qu’elle attend en embuscade et crée un sentiment de peur et d’anxiété omniprésents. MS Now écrit que nous assistons à quelque chose de sinistre et note que l’ICE ne se comporte pas comme une branche normale de la police fédérale et qu’elle agit de plus en plus comme une police secrète ou une force paramilitaire. The Atlantic a avancé la thèse dans son titre selon laquelle l’ICE est devenue l’armée secrète de Trump, selon laquelle la répression globale contre l’immigration a transformé l’Amérique en ce qui pourrait être appelé une « société basée sur la peur ».
Cette transformation de l’ICE en force paramilitaire représente une menace fondamentale pour les valeurs démocratiques américaines. Une police secrète qui opère dans l’anonymat, qui arrête des gens sans discernement, qui incarcère des masses de personnes sans accusation criminelle, tout cela ressemble plus aux méthodes des régimes autoritaires qu’aux pratiques d’une démocratie libérale. L’expansion massive des pouvoirs de l’ICE, combinée à l’absence de responsabilité et de transparence, crée les conditions propices aux abus de pouvoir et à l’érosion des libertés civiles.
Je suis saisi d’une peur profonde quand je regarde cette transformation. L’ICE n’est plus une agence d’immigration, c’est devenu une armée d’occupation, une force de terreur qui sème la peur dans les communautés. C’est comme si nous étions en train de créer un État dans l’État, une force qui ne rend de comptes à personne, qui opère dans l’ombre, qui menace les fondements mêmes de notre démocratie.
L’avenir de la politique immigration américaine
L’expansion continue des pouvoirs de l’ICE, combinée à l’augmentation massive de son budget et de ses effectifs, suggère que la politique de répression immigration ne fera que s’intensifier dans les années à venir. Le financement massif de l’incarcération et de la déportation, la priorisation des arrests de masse plutôt que des opérations ciblées, la normalisation des tactiques militarisées, tout cela indique une orientation politique qui privilégie la répression sur l’intégration, la peur sur la compassion, l’exclusion sur l’inclusion.
Cependant, cette approche draconienne rencontre une opposition croissante de la part de groupes de défense des droits civils, de communautés touchées, et même de certains membres du Congrès qui s’inquiètent de l’érosion des valeurs démocratiques et des violations potentielles des droits constitutionnels. L’avenir de la politique immigration américaine reste incertain, mais une chose est claire : l’ICE, telle qu’elle fonctionne actuellement, représente une transformation profonde et inquiétante de la manière dont l’Amérique traite ses immigrants et, potentiellement, de la manière dont elle conçoit la relation entre le gouvernement et les citoyens.
Je reste debout, mais je tremble. Je regarde ce que nous devenons, cette machine de répression que nous construisons, cette société de peur que nous créons, et je demande : est-ce vraiment ce que nous voulons être ? L’ICE n’est pas seulement une agence, c’est le miroir de notre âme collective, le reflet de nos choix moraux et politiques. Dans ce miroir, je vois des visages effrayés, des familles séparées, des rêves brisés. Et je demande : avons-nous vraiment oublié ce que signifie être américain ? Avons-nous vraiment perdu le chemin qui nous a rendus grands ?
Sources
Sources primaires
Index.hr, « Trumpov Gestapo sije strah po Americi », 19 janvier 2026, https://www.index.hr/vijesti/clanak/ice-je-postao-trumpova-privatna-paravojska/2751595.aspx
CBS News, « ICE’s detainee population reaches new record high of 73,000, as crackdown widens », 16 janvier 2026, https://www.cbsnews.com/news/ices-detainee-population-record-high-of-73000/
Department of Homeland Security, « ICE Announces Historic 120% Manpower Increase, Thanks to Recruitment Campaign that Brought in 12,000 Officers and Agents », 3 janvier 2026, https://www.dhs.gov/news/2026/01/03/ice-announces-historic-120-manpower-increase-thanks-recruitment-campaign-brought
Brennan Center for Justice, « Big Budget Act Creates a ‘Deportation-Industrial Complex' », 13 août 2025, https://www.brennancenter.org/our-work/analysis-opinion/big-budget-act-creates-deportation-industrial-complex
Migration Policy Institute, « Comparing the Biden and Trump Deportation Records », 27 juin 2024, https://www.migrationpolicy.org/article/biden-deportation-record
Sources secondaires
The Guardian (cité par Index.hr), rapport sur le budget de l’ICE après le One Big Beautiful Bill Act
PBS NewsHour (cité par Index.hr), rapport sur les allégations de précipitation dans la formation des nouvelles recrues de l’ICE
Financial Times (cité par Index.hr), analyse de l’ICE comme force paramilitaire
The Atlantic (cité par Index.hr), thèse sur l’ICE comme armée secrète de Trump
ABC News (cité par Index.hr), rapport sur les blessures de Rafie Ollah Shouhed
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