L’arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien
La crise cubaine s’est considérablement aggravée début janvier 2026 suite à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines et l’imposition d’un strict blocus pétrolier contre le Venezuela. Depuis cet événement, aucun cargo n’a quitté les ports vénézuéliens à destination de Cuba, coupant l’île de son principal fournisseur d’énergie. Le Venezuela, qui fournissait environ 26 500 barils par jour de brut et de carburant à Cuba l’année dernière, représentait près de 50% du déficit pétrolier de l’île, selon les données de suivi des navires et les documents internes de la compagnie pétrolière d’État PDVSA.
Les derniers navires vénézuéliens ont quitté le pays à la mi-décembre 2025, et l’un d’eux aurait même désactivé son transpondeur alors qu’il transportait environ 600 000 barils de brut vénézuélien, une manœuvre probablement destinée à éviter la détection par les autorités américaines. L’impact sur Cuba a été immédiat et dévastateur. L’île dépendait du pétrole vénézuélien non seulement pour son énergie, mais aussi pour l’électricité, le transport et de nombreuses activités économiques essentielles. L’arrêt de ces livraisons a plongé Cuba dans une crise énergétique sans précédent, avec des coupures d’électricité généralisées et des pénuries de carburant qui paralysent l’économie.
Là encore, la colère me monte. Ce que les États-Unis font à Cuba n’a rien d’une politique étrangère rationnelle ou constructive. C’est de la punition collective pure et simple. Étrangler l’économie cubaine, couper ses approvisionnements en pétrole, laisser les gens dans le noir, sans électricité, sans moyen de se déplacer, sans possibilité de travailler, de produire, de vivre normalement. Et pourquoi ? Parce que Washington ne supporte pas qu’un petit pays de 11 millions d’habitants ose avoir un système politique différent. C’est de l’orgueil, de l’arrogance, du mépris pur et simple pour la souveraineté d’une autre nation. Le président Trump a écrit sur son réseau social : « IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D’ARGENT ALLANT À CUBA – ZÉRO ! » comme s’il parlait de punir un enfant désobéissant. Mais Cuba n’est pas un enfant, Cuba est un pays avec une histoire, une culture, un peuple qui a le droit de choisir son propre chemin.
Les déclarations menaçantes de Trump
Le 11 janvier 2026, le président américain Donald Trump a intensifié la pression sur Cuba en déclarant qu’aucun pétrole ou argent vénézuélien n’irait plus vers l’île et en suggérant que La Havane devrait conclure un accord avec Washington. « JE SUGGÈRE FORTEMENT QU’ILS CONCLUENT UN ACCORD, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD », a-t-il ajouté sur sa plateforme Truth Social. Cette déclaration représente l’escalade la plus récente dans la campagne de l’administration Trump pour aligner les puissances régionales sur les États-Unis et illustre la sérieux de l’ambition de domination de l’hémisphère occidental par Washington.
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a rejeté avec fermeté la menace américaine, affirmant que Cuba est « une nation libre, indépendante et souveraine. Personne ne nous dicte ce que nous devons faire ». Sur le réseau social X, il a ajouté : « Cuba n’attaque pas, elle a été attaquée par les États-Unis pendant 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la patrie jusqu’à la dernière goutte de sang ». Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a également souligné que Cuba avait le droit d’importer du carburant de tout fournisseur disposé à l’exporter, niant que Cuba avait reçu une compensation financière ou autre « matérielle » en échange de services de sécurité fournis à un quelconque pays.
J’admire la résilience du peuple cubain face à cette pression écrasante. Quand j’entends le président Diaz-Canel parler de défendre la patrie « jusqu’à la dernière goutte de sang », je sens la force de cette détermination, ce refus de s’incliner malgré des difficultés immenses. Ce n’est pas de la bravade, c’est la réalité d’un peuple qui a survécu à six décennies d’hostilité américaine, de tentatives de déstabilisation, d’assassinats, d’invasions. Cuba tient debout, têtu, orgueilleux, et ça rend l’attitude de Washington encore plus insupportable. Les États-Unis sont la plus grande puissance du monde, avec une économie et une armée incomparables. Et pourtant ils n’arrivent pas à briser cet îlot de résistance dans les Caraïbes. C’est une leçon d’humilité que Washington ne semble jamais vouloir apprendre.
Les conséquences humaines de l’embargo
L’impact des sanctions américaines sur la population cubaine est dévastateur et se mesure en souffrances humaines concrètes. La majorité des Cubains vivent sans électricité pendant une grande partie de la journée, et même la capitale La Havane subit des délestages tournants de plusieurs heures qui paralysent l’économie. Les pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments mettent les nerfs des Cubans à vif et ont provoqué une exodus sans précédent, principalement vers les États-Unis, au cours des cinq dernières années. Selon les rapports, des centaines de milliers de Cubains ont quitté leur pays, fuyant des conditions de vie devenues insupportables.
Maria Elena Sabina, une habitante de La Havane âgée de 58 ans, née peu après la prise de pouvoir de Fidel Castro, a résumé la situation avec désespoir : « Il n’y a pas d’électricité ici, pas d’essence, pas même de gaz liquide. Il n’y a rien ici. Donc oui, un changement est nécessaire, un changement est nécessaire, et vite. » Alberto Jimenez, un vendeur de produits agricoles de 45 ans, a quant à lui affirmé que la menace de Trump ne l’effrayait pas : « Ça ne me fait pas peur. Pas du tout. Le peuple cubain est prêt à tout. » Ces témoignages illustrent la complexité de la situation cubaine, entre résilience, espoir de changement et désespoir face à des difficultés qui semblent insurmontables.
Ces mots me brisent le cœur. Quand j’entends Maria Elena dire qu’il n’y a « rien » à Cuba, que le changement est nécessaire « et vite », je sens toute la douleur d’une population qui a atteint ses limites. Ce n’est pas de la politique, ce sont des vies brisées, des familles séparées, des rêves anéantis. Des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui ont construit, qui ont espéré, et qui se retrouvent aujourd’hui à devoir tout quitter, risquer leur vie sur des bateaux de fortune, traverser des mers dangereuses pour atteindre une terre d’accueil. Et tout ça à cause de décisions politiques prises à des milliers de kilomètres, par des gens qui n’ont jamais mis les pieds à Cuba, qui ne connaissent rien à la réalité du peuple cubain. C’est une injustice criante qui me révolte au plus profond de moi.
Section 3 : La réponse chinoise et ses implications
Une assistance stratégique et politique
L’aide alimentaire chinoise à Cuba ne peut être comprise uniquement comme une opération humanitaire. Elle s’inscrit dans une stratégie géopolitique plus large de Pékin qui cherche à renforcer son influence dans l’hémisphère occidental et à contrer l’hégémonie américaine. L’ambassadeur chinois à Cuba Hua Xin a déclaré lors de la cérémonie de remise du premier lot de riz que cette assistance « porte non seulement la profonde amitié spéciale entre la Chine et Cuba, mais démontre aussi la ferme conviction des deux parties de rester unies face aux tempêtes et aux défis ». Il a ajouté avoir confiance que par des efforts conjoints, aucun blocus ne pourra éteindre la lumière de l’espoir et aucune difficulté ne pourra arrêter la marche en avant.
Cette rhétorique diplomatique cache des enjeux considérables. Pour la Chine, Cuba représente un allié stratégique dans la Caraïbe, une tête de pont potentielle pour étendre son influence en Amérique latine et contester la domination américaine dans ce que Washington considère traditionnellement comme sa « cour arrière ». L’aide alimentaire sert également d’instrument de soft power, permettant à la Chine de se présenter comme un partenaire fiable et généreux, contrairement à ce qu’elle présente comme la politique coercitive des États-Unis. Cette assistance s’ajoute à d’autres formes de coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’énergie, où les deux parties ont mené une « coopération étendue… réalisant des progrès rapides et efficaces », selon les termes du vice-Premier ministre cubain.
Je suis partagé face à l’intervention chinoise. D’un côté, je me réjouis que Cuba trouve un allié capable de l’aider à surmonter cette crise. Quand je vois Pékin venir en aide à La Havane, je ne peux m’empêcher de penser que c’est une forme de justice poétique : après des décennies d’isolement américain, Cuba trouve du soutien auprès de la nouvelle superpuissance mondiale. Mais d’un autre côté, je reste lucide. La Chine n’est pas une organisation caritative, et son aide n’est pas désintéressée. Pékin voit en Cuba un pion sur l’échiquier géopolitique mondial, un moyen de contester l’influence américaine dans sa propre sphère. C’est le jeu des grandes puissances, et Cuba se retrouve une fois de plus pris entre deux feux. Ce qui me frappe, c’est que le peuple cubain semble n’avoir que le choix entre deux formes de dépendance : dépendre de la bonne volonté américaine ou dépendre de l’aide chinoise. Ni l’une ni l’autre ne semble offrir une véritable solution durable.
Les dimensions énergétiques de la coopération
La coopération sino-cubaine s’étend bien au-delà de l’aide alimentaire et touche des secteurs critiques comme l’énergie. Dans un contexte où l’arrêt des livraisons vénézuéliennes a créé un vide énergétique dramatique, Cuba cherche activement des alternatives pour maintenir ses centrales électriques en fonctionnement et assurer la mobilité de ses véhicules. Le Mexique a émergé ces dernières semaines comme fournisseur alternatif de pétrole pour l’île, mais le volume de cette assistance reste limité. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré que son pays n’avait pas augmenté les volumes d’approvisionnement, mais qu’il était devenu un « fournisseur important » de brut pour Cuba compte tenu des événements politiques récents au Venezuela.
La Chine, pour sa part, pourrait jouer un rôle croissant dans le secteur énergétique cubain. Les deux pays ont déjà « mené une coopération étendue dans des domaines tels que l’énergie, réalisant des progrès rapides et efficaces », selon le vice-Premier ministre cubain Oscar Perez-Oliva Fraga. Cette coopération pourrait prendre diverses formes : investissements dans les infrastructures énergétiques cubaines, fourniture d’équipements, assistance technique, ou même des livraisons directes de pétrole ou de produits raffinés. Dans un contexte où les États-Unis cherchent à isoler Cuba énergétiquement, le soutien chinois dans ce domaine revêt une importance stratégique cruciale pour La Havane.
L’énergie, c’est la vie. Sans électricité, pas d’hôpitaux qui fonctionnent, pas d’écoles, pas d’industries, pas de commerce. Pas de vie moderne, tout simplement. Quand je pense à ces Cubains qui vivent dans le noir des heures chaque jour, qui ne savent pas quand ils pourront allumer la lumière, faire fonctionner leur réfrigérateur, charger leur téléphone, ça me met en colère. C’est inacceptable au 21e siècle, que des gens soient privés de l’accès à l’électricité à cause de jeux politiques. La Chine semble comprendre cette réalité et cherche à aider Cuba à retrouver une autonomie énergétique. J’espère que cette coopération aboutira à des résultats concrets, que les Cubains ne devront plus choisir entre avoir de la lumière et manger, entre se chauffer et se déplacer. L’énergie doit être un droit, pas une monnaie d’échange politique.
Section 4 : La crise agricole cubaine
L’échec du modèle agricole étatique
La crise alimentaire que traverse Cuba aujourd’hui est le résultat direct de l’échec du modèle agricole étatique mis en place après la révolution de 1959. Après des décennies de discours officiels sur la « souveraineté alimentaire », la réalité est que Cuba dépend aujourd’hui presque entièrement des importations et de l’aide extérieure pour assurer son approvisionnement en produits de base. Le riz, composant essentiel de l’alimentation cubaine, illustre parfaitement cette situation : la production locale s’est effondrée, malgré le climat favorable et les terres fertiles de l’île, et Cuba doit désormais importer la quasi-totalité de sa consommation.
Les causes de cet échec sont multiples et bien documentées. Le modèle agricole cubain souffre d’une centralisation excessive qui étouffe l’initiative individuelle, d’un manque d’incitations pour les producteurs, d’une pénurie chronique d’intrants (semences, engrais, carburant, machinerie) et d’une bureaucratie paralysante. Les fermes d’État, censées être le pilier de la production agricole, se sont avérées inefficaces et incapables de répondre aux besoins de la population. Pendant ce temps, le secteur privé, qui pourrait apporter dynamisme et innovation, reste limité par des restrictions strictes et un accès insuffisant aux ressources. Cette situation a transformé Cuba, qui était autrefois autosuffisant pour de nombreux produits, en un pays dépendant de l’aide internationale pour nourrir sa population.
C’est une tragédie absurde. Cuba a tout ce qu’il faut pour nourrir son peuple : des terres riches, un climat idéal, des agriculteurs compétents, des traditions agricoles anciennes. Et pourtant, le pays importe la majeure partie de sa nourriture. J’ai vu des images de fermes cubaines abandonnées, de terres fertiles laissées en friche faute d’outils et de semences. Ça me rend fou de gâchis. Ce n’est pas de la mauvaise volonté des paysans, ce sont des décisions politiques prises à La Havane qui ont conduit à cette situation. La centralisation, le contrôle, l’idéologie ont primé sur la réalité des besoins du peuple. Et aujourd’hui, c’est le peuple qui en souffre, qui dépend de la charité étrangère pour avoir à manger. C’est une leçon cruelle : l’idéologie ne nourrit personne. Seuls le travail, la production, la liberté économique peuvent permettre à un pays de nourrir ses enfants.
Les propositions controversées du régime
Faisant face à cette crise alimentaire majeure, les autorités cubaines ont récemment avancé des propositions qui ont suscité la controverse et l’incompréhension. Des responsables cubains ont suggéré de tirer parti de la pénurie actuelle pour « arrêter de manger des produits comme le riz et les pommes de terre, étrangers à la culture nationale », une déclaration qui a provoqué l’incrédulité et la colère de nombreux Cubans. Le riz et la pomme de terre font partie de l’alimentation cubaine depuis des siècles, et leur consommation est profondément ancrée dans les traditions culinaires de l’île.
Cette proposition a été vivement critiquée par de nombreux observateurs et par la population elle-même. Des économistes ont démontré que les affirmations officielles sur la « consommation excessive » de riz à Cuba étaient fausses, soulignant au contraire le déclin historique de la disponibilité de cette céréale. Des humoristes et commentateurs ont moqué ce discours officiel, soulignant l’absurdité de suggérer aux Cubans d’abandonner des aliments qui font partie intégrante de leur identité culturelle. Ulises Toirac, un commentateur cubain connu, a fait irruption contre cet appel officiel : « Dans ce pays, les gens ne choisissent pas ce qu’ils vont manger », a-t-il affirmé, soulignant la réalité des pénuries et le manque de choix pour la population.
Quand j’ai entendu ces propos des autorités cubaines suggérant d’arrêter de manger du riz et des pommes de terre parce que ce seraient des aliments « étrangers à la culture nationale », j’ai cru à une blague. C’est à n’y rien comprendre. Le riz, le riz fait partie de l’âme cubaine depuis des siècles, depuis l’époque coloniale. C’est comme dire aux Français d’arrêter de manger du pain, aux Italiens d’arrêter de manger des pâtes, aux Japonais d’arrêter de manger du riz. C’est nier l’histoire, nier la culture, nier l’identité d’un peuple. Et au-delà de l’absurdité culturelle, c’est une insulte à l’intelligence. Les Cubans ne mangent pas du riz par choix, ils mangent du riz parce que c’est ce qui est disponible, parce que c’est ce qu’on leur distribue. Suggérer que le problème c’est qu’ils mangent trop de riz, c’est essayer de détourner l’attention des véritables responsabilités du régime dans cette catastrophe.
Section 5 : La perspective des Cubans
Entre résilience et désespoir
La population cubaine fait face à cette crise multidimensionnelle avec un mélange complexe de résilience, de frustration et d’espoir. Alberto Jimenez, le vendeur de produits agricoles de La Havane, a exprimé le sentiment de beaucoup de Cubans lorsqu’il a affirmé que la menace américaine ne l’effrayait pas : « Ça ne me fait pas peur. Pas du tout. Le peuple cubain est prêt à tout. » Cette détermination à ne pas céder face à la pression extérieure reflète une identité nationale forgée par six décennies de confrontation avec les États-Unis et une fierté inébranlable d’avoir survécu à des difficultés immenses.
Mais cette résilience a ses limites, et le désespoir gagne du terrain. Maria Elena Sabina, l’habitant de La Havane âgée de 58 ans, a exprimé une urgence que beaucoup partagent : « Il n’y a pas d’électricité ici, pas d’essence, pas même de gaz liquide. Il n’y a rien ici. Donc oui, un changement est nécessaire, un changement est nécessaire, et vite. » Ce cri du cœur illustre l’épuisement d’une population qui a enduré des années de privations et qui ne voit pas de lumière au bout du tunnel. L’exodus massif des Cubans vers les États-Unis et d’autres pays au cours des cinq dernières années témoigne de cette désespérance : des centaines de milliers de personnes ont choisi de tout quitter, de risquer leur vie en mer, plutôt que de rester dans des conditions devenues insupportables.
Ce qui me touche le plus dans cette histoire, c’est la dignité du peuple cubain face à l’adversité. Quand j’entends Alberto Jimenez dire que la menace américaine ne lui fait pas peur, que le peuple cubain est prêt à tout, je sens cette force tranquille, cette résistance obstinée qui a permis à Cuba de survivre à tout. Ce n’est pas de l’héroïsme romantique, c’est la réalité de gens qui s’accrochent à leur terre, à leur identité, à leur fierté malgré les épreuves. Mais quand j’entends Maria Elena supplier pour un changement « et vite », je sens toute la douleur d’une population qui a atteint ses limites. C’est là toute la tragédie cubaine : un peuple fier et résilient qui doit choisir entre la loyauté envers son pays et le désir de vivre une vie normale. Aucun peuple ne devrait avoir à faire ce choix. C’est une injustice qui me révolte au plus profond de moi.
Les divisions au sein de la société cubaine
La crise actuelle a également exacerbé les divisions existantes au sein de la société cubaine. D’un côté, il y a ceux qui soutiennent le régime et qui voient dans les difficultés actuelles le résultat de l’hostilité américaine et des sanctions économiques. Pour cette partie de la population, la résistance face à la pression américaine est une question de dignité nationale et de souveraineté. Les livraisons d’aide chinoise sont perçues comme la preuve que Cuba n’est pas isolée et que le régime peut compter sur des alliés fidèles dans cette épreuve.
D’un autre côté, une partie croissante de la population blâme le gouvernement pour la gestion de la crise et réclame des changements radicaux. Ces critiques soulignent l’échec du modèle économique, la corruption, l’inefficacité bureaucratique et le refus des réformes nécessaires comme causes principales des difficultés actuelles. Pour eux, les livraisons d’aide étrangère, qu’elles viennent de la Chine ou d’autres pays, ne sont que des pansements temporaires qui ne résolvent pas les problèmes structurels du pays. Cette division se reflète dans les conversations quotidiennes, dans les débats familiaux, et dans les frustrations qui s’accumulent face à une situation qui semble sans issue.
Cette division de la société cubaine me rappelle d’autres crises que j’ai observées ailleurs. Quand un pays s’enfonce dans la difficulté, les gens cherchent des coupables. Certains blâment l’ennemi extérieur, d’autres blâment leur propre gouvernement. Les deux ont raison, d’une certaine manière. Les sanctions américaines sont réelles, elles ont un impact dévastateur sur l’économie cubaine. Mais le régime cubain porte aussi une responsabilité énorme dans cette situation : des décisions économiques désastreuses, un refus des réformes, une corruption endémique. Ce qui est triste, c’est que cette division empêche le dialogue, empêche de trouver des solutions. Les Cubans sont unis dans leur souffrance, mais divisés dans leurs analyses et leurs espérances. C’est une recette pour la stagnation, alors que le pays a désespérément besoin de changement et de renouveau.
Section 6 : L'avenir incertain de Cuba
Les scénarios possibles
L’avenir de Cuba reste incertain, plusieurs scénarios étant possibles selon l’évolution de la situation intérieure et internationale. Le scénario le plus optimiste verrait Cuba réussir à naviguer cette période de crise grâce à l’aide de ses alliés, notamment la Chine, tout en entreprenant les réformes économiques nécessaires pour relancer la production nationale et réduire sa dépendance extérieure. Ce scénario nécessiterait une volonté politique réelle de changement, une ouverture économique accrue et la mise en place d’incitations pour le secteur privé et les producteurs agricoles.
Un scénario plus pessimiste verrait Cuba s’enfoncer davantage dans la crise, l’aide étrangère ne suffisant pas à compenser l’impact des sanctions américaines et l’échec du modèle économique. Dans ce cas, les pénuries s’aggraveraient, l’exodus de la population s’intensifierait et le pays pourrait faire face à une instabilité sociale croissante. L’administration américaine, de son côté, pourrait continuer d’intensifier la pression dans l’espoir de provoquer un changement de régime à La Havane, une stratégie qui a échoué pendant des décennies mais qui pourrait sembler plus prometteuse aux yeux de certains responsables américains compte tenu de la gravité de la crise actuelle.
Quand je regarde vers l’avenir de Cuba, je ressens une inquiétude profonde. Le pays est à la croisée des chemins, et les choix qui seront faits dans les mois et années à venir détermineront le sort de millions de Cubans. Le scénario optimiste me paraît difficile mais pas impossible : Cuba a survécu à des crises terribles par le passé, le peuple a une capacité de résistance étonnante, et l’aide internationale peut apporter un souffle. Mais le scénario pessimiste me hante : celui où Cuba sombre davantage, où les gens fuient en masse, où la société se déchire. Je crois que la clé, c’est que les Cubans eux-mêmes puissent décider de leur avenir, sans ingérence extérieure ni oppression intérieure. C’est un idéal difficile à atteindre, mais c’est le seul qui puisse offrir un avenir digne au peuple cubain.
Le rôle de la communauté internationale
La communauté internationale a un rôle crucial à jouer dans la résolution de la crise cubaine. D’un côté, les pays alliés de Cuba comme la Chine, la Russie, le Vietnam et d’autres nations peuvent continuer à apporter une aide humanitaire et économique qui permette à l’île de survivre à cette période difficile. Cette aide est essentielle pour éviter une catastrophe humanitaire majeure et donner au gouvernement cubain le temps et les ressources nécessaires pour entreprendre les réformes dont le pays a besoin.
D’un autre côté, la communauté internationale a aussi la responsabilité d’exercer des pressions sur les États-Unis pour qu’ils adoucissent leur politique de sanctions contre Cuba. Le blocus américain, qui dure depuis plus de six décennies, a été condamné à de multiples reprises par l’Assemblée générale des Nations Unies. De nombreux pays, y compris certains alliés traditionnels des États-Unis, ont exprimé leur opposition à cette politique qu’ils jugent contre-productive et nuisible aux populations civiles. Une action concertée de la communauté internationale pourrait encourager Washington à reconsidérer son approche et à rechercher des solutions constructives plutôt que coercitives.
Je crois fermement que la communauté internationale ne peut pas rester passive face à cette crise. L’aide humanitaire de la Chine et d’autres pays est cruciale, bien sûr, mais elle ne suffit pas. Il faut un changement de politique de la part des États-Unis, une fin de cet embargo qui étouffe Cuba depuis trop longtemps. Je comprends les différences politiques entre Washington et La Havane, mais je ne peux pas accepter que des populations civiles en fassent les frais. C’est une question de morale, d’humanité. Le monde doit dire assez, assez de punir les innocents, assez d’utiliser la faim et la maladie comme armes politiques. Cuba mérite une chance de se développer librement, sans pression ni ingérence. Ce n’est qu’ainsi que le peuple cubain pourra construire l’avenir qu’il mérite.
Conclusion : Une île en quête d'espoir
Les leçons de la crise actuelle
La crise que traverse Cuba aujourd’hui offre des leçons importantes pour l’avenir. Premièrement, elle démontre les limites d’un modèle économique trop centralisé et inefficace qui ne parvient pas à répondre aux besoins fondamentaux de la population. La dépendance cubaine à l’égard des importations et de l’aide extérieure pour nourrir son peuple est le résultat direct d’années de politiques agricoles et économiques qui ont échoué à créer un système durable et autonome. Deuxièmement, elle illustre l’impact dévastateur des sanctions économiques sur les populations civiles, qui en subissent les conséquences les plus dures alors qu’elles n’ont aucune responsabilité dans les conflits politiques.
Troisièmement, cette crise révèle la complexité des alliances internationales et la manière dont les petites puissances peuvent être prises entre les grandes puissances dans leurs jeux géopolitiques. Cuba se retrouve aujourd’hui dépendant de l’aide chinoise pour survivre, tout en subissant la pression américaine maximale. Cette situation fragile souligne la nécessité pour les petits pays de diversifier leurs partenariats et de développer leur autonomie stratégique pour éviter d’être soumis aux caprices des grandes puissances.
Ce qui me reste de cette analyse de la crise cubaine, c’est un sentiment de profonde tristesse mêlée d’espoir. Tristesse parce que j’ai vu un pays avec un si grand potentiel réduit à la mendicité alimentaire, un peuple fier réduit à dépendre de la charité internationale pour survivre. Tristesse parce que cette catastrophe n’était pas inévitable, qu’elle est le résultat de décisions politiques humaines, d’orgueils nationaux, de calculs géopolitiques froids. Mais aussi espoir parce que malgré tout, Cuba tient debout. Son peuple résiste, s’accroche, refuse d’abandonner. L’aide chinoise est un signe que Cuba n’est pas seule dans cette épreuve. J’espère que cette crise sera un électrochoc, que les leçons seront tirées, que Cuba pourra enfin se relever et bâtir un avenir où ses enfants n’auront plus besoin de dépendre de personne pour manger. C’est le vœu que je forme pour cette île caraïbe qui m’a tant touché.
Sources
Sources primaires
South China Morning Post, « China sends emergency food aid to Cuba as US sanctions worsen shortages », 20 janvier 2026. Global Times, « China delivers first batch of emergency rice aid to Cuba », 20 janvier 2026. Xinhua News Agency, rapport sur la cérémonie de remise de l’aide alimentaire chinoise à Cuba, janvier 2026. Reuters, « Cuba defiant after Trump says island to receive no more Venezuelan oil or money », 11 janvier 2026. CiberCuba, « Another shipment of rice donated by China has arrived in Cuba », 19 janvier 2026.
Sources secondaires
Reuters, analysis sur les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba, janvier 2026. Associated Press, rapports sur la crise économique cubaine, 2025-2026. BBC News, couverture des relations Cuba-États-Unis, 2025-2026. Financial Times, analyse de la stratégie américaine envers Cuba et le Venezuela, janvier 2026. The New York Times, reportages sur l’exodus des Cubans, 2025-2026.
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