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Le message en question et son contenu explosif

Le texte envoyé par Trump à son homologue norvégien révèle une vision du monde profondément troublante. « Cher Jonas : Considérant que votre pays a décidé de ne pas me donner le Prix Nobel de la paix pour avoir arrêté 8 Guerres PLUS, je ne sens plus l’obligation de penser purement à la Paix, bien qu’elle sera toujours prédominante, mais je peux maintenant penser à ce qui est bon et convenable pour les États-Unis d’Amérique, » écrit-il dans un style qui mélange l’informel et le menaçant. Le Président américain poursuit en contestant la souveraineté danoise sur le Groenland : « Le Danemark ne peut pas protéger ces terres de la Russie ou de la Chine, et pourquoi ont-ils un ‘droit de propriété’ de toute façon ? Il n’y a pas de documents écrits, c’est seulement qu’un bateau a atterri il y a des centaines d’années, mais nous avons aussi eu des bateaux qui ont atterri là-bas. » Cette logique, qui pourrait sembler sortie d’un manuel de conquête du XIXe siècle, est présentée comme justification pour une politique étrangère agressive.

L’aspect le plus préoccupant de ce message réside dans l’explicite mention que Trump ne se sent plus contraint par des considérations de paix. C’est une révolution dans la doctrine américaine de politique étrangère, traditionnellement fondée sur l’équilibre des pouvoirs et la promotion de la stabilité internationale. En affirmant que son « obligation » de penser à la paix a été levée par le refus norvégien de lui accorder le Prix Nobel, Trump établit une connexion directe entre son ego personnel et la politique étrangère américaine. C’est une vision dangereuse qui subordonne les intérêts nationaux et internationaux aux ressentiments personnels du dirigeant, une approche qui a historiquement conduit aux catastrophes diplomatiques les plus graves de l’histoire moderne.

Ce qui me glace le sang dans cette affaire, c’est la banalité du mal. Trump ne décrit pas une vision stratégique élaborée, il se plaint comme quelqu’un à qui on aurait refusé un service. « Vous ne m’avez pas donné mon prix, donc je ne joue plus le jeu de la paix. » C’est d’une immaturité terrifiante de la part de l’homme qui contrôle l’arsenal nucléaire américain. On a l’impression d’assister à la prise de pouvoir d’un caprice impérial, d’une fantaisie d’enfant gâté avec des conséquences potentiellement apocalyptiques. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment un pays comme les États-Unis a-t-il pu permettre à quelqu’un d’aussi instable d’accéder au pouvoir suprême ? La réponse m’effraie presque autant que la question elle-même.

Les réactions internationales immédiates

La communauté internationale a réagi avec une rapidité inhabituelle à ce message. Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a confirmé l’authenticité de l’échange et a répondu avec une diplomatie feutrée mais ferme : « La position de la Norvège sur le Groenland est claire. Le Groenland fait partie du Royaume du Danemark, et la Norvège soutient pleinement le Royaume du Danemark sur cette question. Nous soutenons également que l’OTAN, de manière responsable, prend des mesures pour renforcer la sécurité et la stabilité dans l’Arctique. » Il a également précisé ce qui devrait être évident pour tout dirigeant informé : « En ce qui concerne le Prix Nobel de la paix, j’ai clairement expliqué, y compris au président Trump, ce qui est bien connu, le prix est décerné par un Comité Nobel indépendant et non par le gouvernement norvégien. »

Les réactions n’ont pas été limitées à la Norvège. Huit pays européens — le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni — ont publié une déclaration commune condamnant les menaces tarifaires américaines. Ces nations, toutes membres de l’OTAN, ont averti que « les tarifs proposés sapent les relations transatlantiques et risquent une spirale descendante dangereuse. » L’Union européenne, de son côté, a annoncé la tenue d’un sommet d’urgence pour discuter d’une réponse coordonnée aux menaces américaines. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, a déclaré que le bloc n’avait « aucun intérêt à se battre » mais « tiendrait bon » face aux pressions américaines.

Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette situation. Les États-Unis, qui ont été pendant des décennies le garant de la stabilité mondiale et l’architecte de l’ordre international, sont désormais devenus la source principale de l’instabilité. Trump, en transformant ses frustrations personnelles en menaces géopolitiques, a réussi l’exploit de réunir contre lui l’ensemble de l’Europe occidentale, une alliance historique forgée dans le feu de la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide. C’est comme si l’Amérique s’était suicidée diplomatiquement, un suicide lent et douloureux que le monde entier contemple avec stupeur. Et le plus triste, c’est que personne ne semble savoir comment arrêter cette descente aux enfers.

Sources

Sources primaires

Fox News, « House Democrat calls Trump ‘extremely mentally ill’ after Greenland remarks, urges 25th Amendment removal, » publié le 20 janvier 2026

Newsweek, « Democrats call to invoke 25th Amendment against Donald Trump, » publié le 20 janvier 2026

NPR, « Trump says he’s pursuing Greenland after perceived Nobel Peace Prize snub, » publié le 19-20 janvier 2026

Sources secondaires

NBC News, entretien avec Donald Trump sur le Groenland et l’utilisation de la force, janvier 2026

Déclaration commune de huit pays européens concernant les menaces tarifaires américaines, janvier 2026

Communiqué de l’Union européenne annonçant le sommet d’urgence, janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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