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Une critique virulente de l’hégémonie américaine

Dans son allocution de Davos, Mark Carney a lancé un avertissement sévère aux « puissances moyennes » du monde entier, les exhortant à s’unir face à la coercition exercée par les grandes puissances. Ancien banquier central devenu Premier ministre, Carney a affirmé avec une franchise inhabituelle que « l’ancien ordre mondial ne reviendra pas » et que les pays intermédiaires devaient cesser de croire que leur géographie et leurs alliances historiques leur garantiraient automatiquement sécurité et prospérité. Son message était clair : l’époque où les petites et moyennes nations pouvaient compter sur la bienveillance des superpuissances était révolue.

Carney a particulièrement souligné que les puissances dominantes commençaient à utiliser l’intégration économique comme arme, les tarifs douaniers comme levier de pression, et les infrastructures financières comme moyen de coercition. Il a dénoncé ce qu’il a appelé « le mensonge du bénéfice mutuel » dans le multilatéralisme traditionnel, suggérant que les institutions internationales sur lesquelles les puissances moyennes s’appuyaient — l’Organisation mondiale du commerce, l’Organisation des Nations unies, les accords climatiques — étaient désormais menacées. Son discours a été accueilli par une standing ovation, témoignant de la résonance de son message auprès de nombreux dirigeants présents.

Il y a quelque chose de profondément courageux dans la prise de position de Carney. Face à la superpuissance américaine et à son président imprévisible, le Premier ministre canadien a choisi de dire ce que beaucoup de dirigeants pensent mais n’osent pas exprimer. Sa dénonciation de l’utilisation de l’interdépendance économique comme arme de coercition touche au cœur même de ce qui ne va pas dans les relations internationales actuelles. Carney a eu le courage de nommer la réalité : le multilatéralisme traditionnel est mort et les puissances moyennes doivent désormais se battre pour ne pas être traitées comme des pions dans le jeu des grandes puissances. C’est un message qui mérite d’être entendu et soutenu.

La mise en garde sur les conséquences de l’inaction

L’un des passages les plus frappants du discours de Carney a été sa mise en garde directe : « Si nous ne sommes pas à table, nous sommes au menu ». Cette formule, aussi puissante qu’inquiétante, résume parfaitement la vision du Premier ministre canadien sur la nouvelle géopolitique mondiale. Selon lui, les puissances moyennes qui ne s’engagent pas activement dans la formation des coalitions et des alliances finiront inévitablement par être dominées et exploitées par les grandes puissances qui détermineront les règles du jeu à leur avantage.

Carney a appelé à la création d’un « réseau dense de connexions » entre les puissances moyennes pour se protéger des intérêts hégémoniques. Il a souligné que lorsqu’un pays de taille moyenne négocie uniquement de manière bilatérale avec une superpuissance, il négocie depuis une position de faiblesse et doit accepter ce qui lui est offert. En revanche, en formant des alliances entre nations de taille comparable, ces pays peuvent créer un rapport de force plus équilibré et défendre leurs intérêts collectifs. Cette stratégie de diversification des alliances et des partenariats commerciaux constitue le cœur de la nouvelle politique étrangère canadienne sous la direction de Carney.

La métaphore de Carney sur le menu et la table est à la fois brillante et terrifiante. Elle capture parfaitement l’essence de la nouvelle géopolitique mondiale où les petits pays sont en danger d’être dévorés par les appétits des grandes puissances. Ce qui est remarquable, c’est que Carney ne se contente pas de décrire le problème, il propose une solution concrète : l’unité des puissances moyennes. C’est un changement radical dans la diplomatie internationale qui pourrait bien façonner l’avenir des relations entre nations. Les dirigeants qui ne comprennent pas cette nouvelle réalité risquent de voir leurs pays marginalisés, exploités et finalement subordonnés aux intérêts de puissances qui ne se soucient guère de leur souveraineté.

Sources

Sources primaires

India Today – « Remember that, Mark…: Trump’s message to Canada PM on fiery Davos speech » – 21 janvier 2026
CBC News – « ‘Canada lives because of the U.S.,’ Trump says while jabbing Carney » – 21 janvier 2026
BBC News – « Carney says the old world order ‘is not coming back’ in Davos speech » – 20 janvier 2026
Axios – « Trump responds to Carney: ‘Canada lives because of the United States’ » – 21 janvier 2026

Sources secondaires

The Globe and Mail – « Trump calls out Carney, says Canada ‘lives because of …’ » – 21 janvier 2026
National Post – « ‘Canada lives because of the U.S.,’ Trump says while … » – 21 janvier 2026
The New York Times – « Carney Speech on U.S. ‘Rupture’ and Canada’s Survival » – 20 janvier 2026
Rolling Stone – « Canadian PM Rips Trump’s Greenland Push » – 21 janvier 2026
The Independent – « Canada PM Mark Carney gets standing ovation at Davos » – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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