Skip to content

Au-delà de la passion, l’usure invisible

credit : saviezvousque.net (image IA)

On nous répète souvent que pour être heureux, il suffit de trouver sa passion. Vous savez, ce fameux « faites ce que vous aimez et vous ne travaillerez pas un seul jour de votre vie ». Mouais… pas si sûr. En réalité, donner du sens à son activité professionnelle est formidable pour la motivation, c’est indéniable, mais cela cache parfois des pièges insidieux, des formes d’usure qu’on ne voit pas venir. C’est un peu comme une voiture qu’on adore conduire mais dont on oublie de vérifier l’huile.

Il suffit parfois d’un rien, une remarque bienveillante au détour d’un couloir ou le sentiment fugace d’avoir été utile, pour sauver une journée mal embarquée. À l’inverse, même le métier le plus passionnant du monde peut nous grignoter à petit feu s’il nous isole ou dépasse nos limites personnelles. Le bien-être au travail, ce n’est donc ni l’absence totale de stress (ça n’existe pas), ni l’amour inconditionnel du métier. C’est un équilibre, très fragile d’ailleurs, entre la motivation, la reconnaissance et les conditions très concrètes du quotidien. Et ça, ce n’est pas moi qui le dis, mais plusieurs études récentes en psychologie organisationnelle qui remettent les pendules à l’heure.

Le piège de la vocation : quand le sens mène à l’exploitation

credit : saviezvousque.net (image IA)

Dans l’imaginaire collectif, avoir un travail qui a du « sens » serait l’antidote absolu au mal-être. C’est vrai que ce lien existe et il est largement documenté : les gens qui trouvent leur activité utile et alignée avec leurs valeurs sont, en général, plus engagés et créatifs. Mais attention, c’est une arme à double tranchant. Lorsqu’on se sent indispensable, on a beaucoup plus de mal à lever le pied. C’est typique des métiers à forte charge morale, comme dans la santé ou le milieu associatif. Paradoxalement, ce sont souvent les plus engagés qui foncent droit dans le mur du burn-out.

Des chercheurs ont illustré ce phénomène avec un exemple frappant : les soigneurs de zoos en Amérique du Nord. Ces gens sont prêts à tout pour leurs animaux, vraiment tout, y compris accepter de vivre sous le seuil de pauvreté. Une étude publiée dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health montre comment cette notion de « travail vocationnel » devient une porte grande ouverte à l’exploitation. En gros, l’engagement personnel sert d’excuse pour justifier des conditions de travail objectivement mauvaises. La souffrance naît alors de la dissonance, ce grand écart douloureux entre l’idéal qu’on se fait du métier et la réalité du terrain. Plus le travail est perçu comme « précieux », plus cette contradiction fait mal, ce qui explique pourquoi on voit tant de démissions silencieuses, même chez les profs ou dans les ONG.

L’harmonie des besoins : Autonomie, Compétence, Lien social

credit : saviezvousque.net (image IA)

Alors, si la quête de sens ne suffit pas, qu’est-ce qu’il nous faut ? Les chercheurs en psychologie de la motivation ont une réponse assez claire avec la théorie de l’autodétermination. D’après eux, le bien-être au boulot repose sur trois piliers essentiels, et on ne peut pas vraiment faire l’impasse dessus. D’abord, il faut pouvoir agir de façon autonome. Ensuite, il est crucial de se sentir compétent dans ce qu’on fait. Et enfin, peut-être le plus important, tisser des liens avec les autres.

Mais attention, il y a une subtilité. Ces besoins ne fonctionnent pas chacun dans leur coin. Une étude très intéressante du Journal of Vocational Behavior souligne que la satisfaction de ces besoins doit rester équilibrée pour que ça marche. Imaginez que vous vous sentiez totalement libre (autonome) mais complètement isolé (pas de lien social), ou alors très compétent mais fliqué en permanence (pas d’autonomie)… eh bien, l’effet positif s’effondre. Ce n’est pas la maximisation de chaque paramètre qui compte, mais leur harmonie. La recherche va même plus loin en disant que cet équilibre, quand on l’atteint, permet de transférer de l’énergie positive jusque dans notre vie privée. On peut donc adorer son job et aller mal, ou avoir un emploi « alimentaire » mais s’y sentir bien parce que ces besoins sont respectés.

Conclusion : Ajuster le tir sans tout plaquer

credit : saviezvousque.net (image IA)

La bonne nouvelle, c’est que la solution n’est pas forcément de tout envoyer valser pour devenir éleveur de chèvres dans le Larzac. Bien souvent, des ajustements fins, presque chirurgicaux, suffisent à changer la donne. Il peut s’agir de négocier un peu plus de marge de manœuvre sur certaines tâches, ou simplement de renforcer les interactions avec les collègues à la machine à café. Les chercheurs, dont les propos sont relayés par The Conservation, insistent lourdement sur l’effet cumulatif du soutien. Un petit coup de main d’un collègue ou un mot du manager, c’est une ressource volatile mais puissante.

Il faut aussi faire preuve de ce qu’on pourrait appeler un « réalisme émotionnel ». Il est essentiel de ne pas surestimer ce qu’un travail, même porteur de sens, peut nous apporter si les conditions matérielles ne suivent pas. Travailler mieux sans changer de poste, c’est identifier ce qui nourrit vraiment notre satisfaction et aménager un cadre compatible avec nos limites. Ce réalisme ne tue pas la passion, bien au contraire : il la rend plus stable, plus durable, pour éviter de se consumer.

Selon la source : science-et-vie.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

Aimer son travail ne suffit pas : la science révèle le vrai secret du bonheur au bureau

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu