La fin d’une ère
Le discours de Carney à Davos marque une rupture brutale avec des décennies de diplomatie canadienne. Pour comprendre l’ampleur de ce changement, il faut se souvenir de ce que signifiait la politique étrangère canadienne auparavant. Le Canada était traditionnellement un partisan fidèle de l’ordre international fondé sur des règles, cet ensemble d’institutions et de normes qui a régi les relations internationales depuis la Seconde Guerre mondiale. Le pays participait activement à l’ONU, à l’OTAN, à l’OMC et aux autres organisations multilatérales. Sa force résidait dans sa capacité à jouer le rôle de médiateur honnête, de constructeur de ponts entre les blocs. C’est cette identité qui a permis au Canada de jouir d’une influence disproportionnée à sa taille.
Mais cette époque est révolue. Dans son discours, Carney a utilisé une image particulièrement frappante. Il a évoqué l’écrivain tchèque Václav Havel et son essai sur Le pouvoir des sans-pouvoir. Havel décrivait comment les gens ordinaires, en acceptant de « vivre dans le mensonge », maintiennent des systèmes oppressifs en place. Le parallèle avec la situation actuelle est saisissant. Carney soutient que les pays comme le Canada ont trop longtemps accepté de vivre dans le mensonge d’un ordre international qui fonctionnait réellement. Les États-Unis, et dans une moindre mesure d’autres grandes puissances, ont toujours appliqué les règles sélectivement, les respectant quand cela leur convenait et les ignorant quand leurs intérêts étaient en jeu. Le Canada et d’autres pays se sont tus pour maintenir la paix et prospérer sous cette protection imparfaite.
Cette image du marchand de légumes qui affiche un slogan qu’il ne croit pas pour éviter les ennuis, elle m’a frappé. C’est exactement ce que les pays moyens ont fait pendant des décennies. Nous avons affiché notre soutien aux règles internationales, à la démocratie, aux droits de l’homme, mais quand les grandes puissances violaient ces règles, nous nous taisions. Pourquoi ? Parce que nous avions peur. Peur de perdre nos marchés, peur de représailles, peur d’être isolés. Mais ce silence a un prix. Il nous a rendus complices d’un système injuste. Et il a rendu le monde plus dangereux. Dire la vérité, c’est risquer l’hostilité des puissants. Mais continuer à mentir, c’est participer à notre propre subordination.
Une nouvelle réalité
La rupture que Carney décrit n’est pas une transition douce. C’est un effondrement brutal des structures qui ont maintenu la paix et la prospérité depuis des générations. Les guerres commerciales initiées par les États-Unis ont été le catalyseur de cette prise de conscience. L’imposition de droits de douane de vingt-cinq pour cent sur les produits canadiens et mexicains a envoyé un message terrifiant : même les alliés les plus proches ne sont pas à l’abri de la coercition économique américaine. Les traités commerciaux qui semblaient intouchables, comme l’ACEUM, sont soudainement apparus fragiles.
Carney a été particulièrement clair sur ce point. Nous ne vivons pas une transition, a-t-il insisté. Nous vivons une rupture. L’ancien ordre ne reviendra pas. Les institutions que nous avions construites pour régler nos différends pacifiquement sont maintenant sous menace. L’OMC est paralysée par l’obstruction américaine. L’ONU est marginalisée. L’OTAN elle-même est remise en question par les doutes Trump sur l’engagement américain envers ses alliés. Face à cette réalité, les pays ont deux choix : construire des forteresses individuelles ou se rassembler pour créer quelque chose de nouveau. Le Canada a choisi la deuxième option.
Section 2 : La réponse canadienne à la guerre commerciale
Une riposte coordonnée
La réponse canadienne aux droits de douane américains a été aussi rapide que surprenante. Le gouvernement de l’époque, dirigé par Justin Trudeau, avait préparé des mesures de représailles massives. Vingt-cinq pour cent de droits de douane sur trente milliards de dollars de produits américains dès le premier jour, avec la menace d’étendre ces mesures à cent cinquante-cinq milliards de dollars supplémentaires trois semaines plus tard. La liste des produits ciblés était stratégique. Alcool américain, légumes, vêtements, chaussures, parfums. Le but n’était pas seulement de punir l’Amérique, mais de cibler les États qui soutiennent Trump, ces « red states » républicains qui forment sa base électorale.
Cette approche a été coordonnée avec les provinces canadiennes. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a ordonné à la Commission de contrôle des boissons alcoolisées de l’Ontario de cesser toute vente d’alcool américain. Le Québec a suivi le même exemple avec sa Société des alcools. La Nouvelle-Écosse a même doublé les péages routiers pour les véhicules américains. Ces mesures symboliques ont eu un impact réel. Elles ont montré que le Canada n’était pas un partenaire passif, mais un acteur capable de riposter.
L’impact économique
Les droits de douane américains ont eu des effets immédiats sur l’économie canadienne. Les marchés boursiers ont chuté. Les entreprises ont paniqué. Les consommateurs ont vu les prix augmenter. Mais un phénomène intéressant s’est produit. La résistance canadienne a suscité un regain de patriotisme. Les consommateurs canadiens ont commencé à rechercher activement des produits locaux. Le mouvement « Buy Canadian » a pris de l’ampleur, non pas comme une campagne gouvernementale, mais comme un mouvement spontané de la société civile.
Cette résistance a eu un coût économique, certes, mais elle a aussi permis au Canada de diversifier ses marchés. Les entreprises qui dépendaient quasi exclusivement des États-Unis ont cherché des alternatives en Europe, en Asie et ailleurs dans le monde. Le choc des droits de douane a agi comme un électrochoc, forçant l’économie canadienne à sortir de sa dépendance américaine. À long terme, cette diversification pourrait se révéler bénéfique, rendant l’économie canadienne plus résiliente et moins vulnérable aux caprices de la politique américaine.
Section 3 : Le partenariat stratégique avec la Chine
Un virage controversé
L’annonce la plus spectaculaire de la nouvelle diplomatie canadienne est sans conteste le partenariat stratégique conclu avec la Chine en janvier 2026. Cet accord a envoyé des ondes de choc dans les capitales occidentales. Le Canada accepte de réduire drastiquement ses droits de douane sur les véhicules électriques chinois, les abaissant de cent pour cent à six virgule un pour cent pour les quarante-neuf mille premiers véhicules importés chaque année. En échange, la Chine s’engage à réduire ses droits de douane sur le canola canadien de quatre-vingt-quatre pour cent à environ quinze pour cent.
Cet accord est profondément controversé pour plusieurs raisons. Premièrement, Carney lui-même avait qualifié la Chine de « plus grande menace pour la sécurité » du Canada moins d’un an auparavant. Deuxièmement, les États-Unis et le Canada avaient convenu ensemble d’imposer des droits de douane de cent pour cent sur les véhicules électriques chinois en 2024. Le Canada rompt donc un front commun avec Washington. Troisièmement, beaucoup craignent que cet accord n’ouvre le marché canadien à une concurrence déloyale de la part des constructeurs automobiles chinois, qui bénéficient de subventions massives de leur gouvernement.
Je comprends les critiques. Je partage même certaines de leurs préoccupations. La Chine n’est pas un partenaire idéal. Son gouvernement viole les droits de l’homme, opprime les minorités, menace Taïwan, pratique l’espionnage industriel. Mais voici la dure vérité : le Canada n’a pas le luxe de choisir des partenaires parfaits. Il doit choisir des partenaires qui existent. Les États-Unis ont montré qu’ils sont prêts à utiliser la dépendance économique canadienne comme une arme. Dans ce contexte, refuser de diversifier nos relations économiques serait suicidaire. Carney l’a dit simplement : nous prenons le monde tel qu’il est, pas tel que nous souhaiterions qu’il soit. C’est du réalisme. Et le réalisme exige parfois de faire des compromis inconfortables.
Les raisons du revirement
Pourquoi le Canada a-t-il pris ce risque ? Plusieurs facteurs expliquent cette décision audacieuse. Premièrement, la nécessité économique. Les agriculteurs canadiens, particulièrement dans la province de Saskatchewan, souffrent des droits de douane chinois sur le canola depuis des années. Cet accord leur apporte un soulagement immédiat et vital. Le premier ministre de Saskatchewan, Scott Moe, a qualifié l’accord de « très bonne nouvelle » pour les agriculteurs de sa province.
Deuxièmement, le calcul géopolitique. En concluant cet accord avec la Chine, le Canada envoie un message clair aux États-Unis : nous ne sommes pas votre vassal. Nous avons d’autres partenaires. D’autres options. Cette diversification donne au Canada une marge de manœuvre dans ses négociations avec Washington. Si les États-Unis savent que le Canada peut se tourner vers d’autres marchés, ils seront peut-être plus enclins à faire des concessions.
Troisièmement, la reconnaissance d’une nouvelle réalité mondiale. Carney a noté quelque chose d’important : la relation économique avec la Chine est devenue « plus prévisible » que celle avec les États-Unis. C’est une observation stupéfiante venant d’un dirigeant occidental. Mais elle reflète une réalité que beaucoup d’autres pays ont déjà comprise. La Chine peut être difficile, voire hostile, mais elle agit selon une logique compréhensible. Les États-Unis sous Trump sont devenus imprévisibles, changeant de politique du jour au lendemain sans avertissement. Pour une économie qui a besoin de stabilité pour planifier ses investissements à long terme, cette imprévisibilité est plus terrifiante encore que l’hostilité.
Section 4 : La coalition des puissances moyennes
Une nouvelle alliance
Le cœur de la stratégie de Carney est la constitution d’une coalition de « puissances moyennes » capables de résister ensemble à la coercition des grandes puissances. Cette idée n’est pas entièrement nouvelle. Des pays comme l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et d’autres ont longtemps cherché à coordonner leurs politiques pour contrebalancer l’influence des superpuissances. Mais jamais cette coordination n’a été aussi systématique et ambitieuse que celle proposée par le Canada.
Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, Carney a signé douze nouveaux accords commerciaux et de sécurité sur quatre continents en six mois seulement. Le Canada a conclu un partenariat stratégique complet avec l’Union européenne, incluant l’adhésion à SAFE, les arrangements d’approvisionnement en défense européens. De nouveaux partenariats ont été signés avec le Qatar et d’autres pays du Golfe. Des négociations de libre-échange sont en cours avec l’Inde, l’ASEAN, la Thaïlande, les Philippines et le Mercosur. C’est une offensive diplomatique sans précédent pour le Canada.
La géométrie variable
L’aspect le plus innovant de cette approche est ce que Carney appelle la « géométrie variable ». Plutôt que de chercher à créer une alliance permanente et rigide, le Canada propose de former différentes coalitions pour différents problèmes, basées sur des valeurs et des intérêts communs. Sur l’Ukraine, le Canada est membre central de la coalition des volontaires et l’un des plus grands contributeurs par habitant à sa défense. Sur l’Arctique, le Canada se range fermement aux côtés du Groenland et du Danemark pour défendre leur droit de déterminer leur propre avenir face aux menaces américaines.
Sur le commerce plurilatéral, le Canada pèse de tout son poids pour créer un pont entre le Partenariat transpacifique et l’Union européenne, ce qui créerait un nouveau bloc commercial d’un milliard et demi de personnes. Sur les minéraux critiques, le Canada forme des clubs d’acheteurs ancrés dans le G7 pour permettre au monde de se diversifier loin des approvisionnements concentrés. Cette approche flexible permet au Canada de maximiser son influence sur chaque dossier en travaillant avec les partenaires les plus pertinents pour chaque problème.
Section 5 : La résilience économique intérieure
Investissements massifs
La diplomatie ne peut réussir que si elle est soutenue par une économie forte. Carney l’a compris et a lancé un programme d’investissements massifs pour renforcer la résilience économique du Canada. Depuis son entrée en fonction, son gouvernement a réduit les impôts sur les revenus, les gains en capital et l’investissement des entreprises. Il a éliminé toutes les barrières fédérales au commerce interprovincial, un chantier de réforme que beaucoup avaient jugé impossible.
Plus spectaculaire encore est l’accélération d’investissements d’un billion de dollars dans l’énergie, l’intelligence artificielle, les minéraux critiques, de nouveaux corridors commerciaux et bien plus encore. Ces investissements ne visent pas seulement à créer des emplois. Ils visent à réduire la vulnérabilité du Canada aux pressions économiques extérieures. Un pays qui peut se nourrir, s’approvisionner en énergie et défendre ses frontières a plus d’options qu’un pays qui dépend des autres pour ces nécessités fondamentales.
La défense et la sécurité
Le Canada a également annoncé son intention de doubler ses dépenses de défense d’ici la fin de la décennie. Cet engagement dépasse largement les exigences de l’OTAN, qui demandent aux membres de consacrer deux pour cent de leur PIB à la défense. Ce qui est remarquable, c’est que ces investissements sont conçus pour construire simultanément les industries domestiques canadiennes. Au lieu d’acheter simplement du matériel militaire à l’étranger, le Canada investit dans la fabrication de ses propres capacités de défense.
Cette approche répond à une critique récurrente faite au Canada : que son sous-investissement militaire le rendait dépendant des États-Unis pour sa sécurité. En construisant sa propre base industrielle de défense, le Canada gagne en autonomie stratégique. Il peut mieux défendre son territoire, notamment dans l’Arctique, mais il peut aussi soutenir ses alliés sans dépendre entièrement de Washington.
Section 6 : La réaction des États-Unis
Un mélange d’hostilité et de respect
La réaction des États-Unis à la nouvelle approche canadienne a été ambiguë. Trump a d’abord réagi avec hostilité, déclarant que le Canada recevait « beaucoup de choses gratuites » des États-Unis et qu’il « devrait être reconnaissant ». Il a continué à menacer d’annexer le Canada comme « cinquante et unième état », une proposition que Trudeau a catégoriquement rejetée comme « jamais arrivante ». Mais à mesure que le Canada montrait sa détermination à résister, le ton américain a quelque peu changé.
Après la première rencontre entre Trump et Carney en mars 2025, le président américain a décrit leur conversation comme « extrêmement productive » et a déclaré qu’ils « étaient d’accord sur beaucoup de choses ». Trump a même qualifié Carney de « grand progrès » par rapport à son prédécesseur Trudeau. Cette évolution suggère que Trump respecte la force et la détermination, même chez un adversaire.
Ce qui me fascine dans la relation entre Trump et Carney, c’est la dynamique psychologique. Trump est un bully. Il respecte ceux qui résistent. Il méprise ceux qui plient. Trudeau a essayé d’être conciliant, de trouver des compromis, de ne pas provoquer Trump. Résultat : Trump l’a traité comme un subordonné, le qualifiant de « gouverneur » du Canada comme s’il s’agissait d’un État américain. Carney a adopté une approche différente. Il a dit clairement que le Canada n’était pas à vendre. Il a défendu la souveraineté canadienne avec fermeté. Et paradoxalement, Trump semble le respecter davantage pour ça. C’est une leçon importante. La soumission ne gagne pas le respect. La résistance, parfois, oui.
Les divisions aux États-Unis
La position ferme du Canada a également révélé des divisions au sein même de l’establishment américain. Le représentant commercial américain, Jamieson Greer, a qualifié l’accord canado-chinois de « problématique » et suggéré que le Canada pourrait le regretter. Mais Trump lui-même a salué l’accord comme « une bonne chose », déclarant que si l’on peut obtenir un accord avec la Chine, on devrait le faire.
Le Sénat américain a même adopté une résolution visant à annuler certains des droits de douane Trump sur le Canada. Quatre sénateurs républicains ont rejoint tous les sénateurs démocrates pour voter en faveur de cette mesure. Bien que la mesure doive encore être approuvée par la Chambre des représentants, dominée par les républicains, elle montre que la politique de Trump ne fait pas l’unanimité, même au sein de son propre parti.
Section 7 : Le modèle canadien pour le monde
Un exemple pour les pays moyens
La question centrale de cet article est : le Canada est-il à la tête de la résistance mondiale contre Trump ? La réponse dépend de ce que l’on entend par « à la tête ». Le Canada ne prétend pas diriger un mouvement anti-américain. Il ne cherche pas à renverser le gouvernement américain ni à isoler les États-Unis. Ce qu’il fait est plus subtil et peut-être plus important. Il montre aux autres pays moyens comment résister à la coercition économique sans s’effondrer.
D’autres pays observent attentivement l’expérience canadienne. Le Mexique, initialement plus conciliant avec les États-Unis, a commencé à durcir sa position à mesure que le Canada montrait que la résistance était possible. Des pays européens, qui ont longtemps hésité à contrer les pressions américaines, trouvent dans l’approche canadienne un modèle intéressant. Même certains alliés asiatiques des États-Unis regardent ce qui se passe au Canada avec intérêt.
Les limites du modèle
Cependant, il est important de ne pas surestimer ce que le Canada peut accomplir. Le Canada reste un pays de quarante millions d’habitants avec une économie dix fois plus petite que celle des États-Unis. Il ne peut pas remplacer l’Amérique comme leader mondial. Il ne peut pas offrir les mêmes marchés, les mêmes investissements, la même sécurité que les États-Unis.
De plus, la stratégie canadienne comporte des risques. En se rapprochant de la Chine, le Canada pourrait s’aliéner certains de ses alliés démocratiques traditionnels. En investissant massivement dans la défense, il pourrait déclencher une course aux armements dans sa région. Et en diversifiant ses relations économiques, il pourrait perdre certains des avantages de son intégration profonde avec l’économie américaine.
Conclusion : L'avenir de la résistance
Un moment décisif
Nous vivons un moment décisif dans l’histoire du monde. L’ordre international qui a émergé après la Seconde Guerre mondiale s’effondre. Un nouveau système est en train de naître, mais sa forme reste incertaine. Sera-t-il un monde de forteresses, où chaque pays se barricade derrière des murs économiques et militaires ? Ou sera-t-il un monde de coalitions flexibles, où des pays aux intérêts communs collaborent pour résister à la coercition des grandes puissances ?
Le Canada a clairement choisi la deuxième option. Sa stratégie de résistance active, de diversification économique et de coalition avec d’autres puissances moyennes représente une tentative audacieuse de façonner ce nouveau monde ordre. C’est une entreprise risquée, peut-être même téméraire. Mais c’est aussi une entreprise nécessaire. Car l’alternative, l’acceptation passive d’un monde où les puissants peuvent dicter leurs conditions aux faibles, est encore plus terrifiante.
Je regarde ce qui se passe au Canada avec une admiration mitigée d’inquiétude. J’admire le courage de Carney et de son gouvernement. Ils auraient pu choisir la facilité. Ils auraient pu continuer à accepter le statu quo, à vivre dans le mensonge d’un ordre international qui ne fonctionnait plus vraiment. Ils auraient pu essayer de plaire à Trump, de faire des concessions, d’accepter d’être traités comme un partenaire mineur. Au lieu de ça, ils ont choisi la vérité. Ils ont choisi de dire que le roi est nu. Ils ont choisi de résister. Cette résistance a un coût. Le Canada paie ce prix économiquement, politiquement, peut-être même stratégiquement. Mais il y a quelque chose de noble dans cette entreprise. Quelque chose qui transcende les intérêts nationaux. Car en résistant, le Canada ne se bat pas seulement pour lui-même. Il se bat pour l’idée que les pays moyens ont leur mot à dire dans le monde. Qu’ils ne sont pas simplement des pions sur l’échiquier des grandes puissances. Qu’ils ont le droit de déterminer leur propre destin. C’est une idée puissante. Une idée qui mérite d’être défendue. Même si cela demande du courage. Même si cela demande des sacrifices. Même si cela signifie se tenir seul face au plus puissant. L’histoire jugera si Carney a eu raison ou tort. Mais pour l’instant, je ne peux m’empêcher de respecter sa détermination à refuser le rôle de vassal. Le Canada mène-t-il la résistance mondiale contre Trump ? Peut-être pas. Mais il montre au monde comment résister. Et ça, c’est peut-être encore plus important.
Sources
Sources primaires
BBC News. Read Mark Carney’s full speech on middle powers navigating a rapidly changing world. 20 janvier 2026.
BBC World Service. The Global Story, Is Canada leading the global resistance against Trump? 23 janvier 2026.
Gouvernement du Canada. Departmental plan 2025-2026. Global Affairs Canada. 2025.
Sources secondaires
Wikipedia. 2025 United States trade war with Canada and Mexico. Consulté le 23 janvier 2026.
BBC News. Canada’s deal with China signals it is serious about shift from US. 17 janvier 2026.
CBC News. Carney says old world order is not coming back. 20 janvier 2026.
Politico. Canada’s Carney calls on world to adapt to rupture. 20 janvier 2026.
Bloomberg. Carney’s Blunt Message to Davos: The Rules-Based Order Is Broken. 20 janvier 2026.
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