Le contexte des manifestations au Minnesota
Les arrestations des membres du clergé s’inscrivent dans un mouvement plus large de protestation qui a débuté immédiatement après la mort de Renee Good, âgée de 37 ans, tuée par balle par un agent de l’ICE lors d’une intervention. Depuis le 7 janvier, des milliers de Minnesotais ont défilé quotidiennement dans les Twin Cities pour réclamer la fin des opérations de l’ICE dans l’État. Le mouvement, intitulé ICE Out of Minnesota, a rassemblé un large éventail d’organisations, notamment les syndicats, les groupes progressistes et les communautés religieuses, unissant des forces politiques et spirituelles dans une cause commune.
Les manifestations se sont multipliées et intensifiées au fil des jours, culminant avec l’événement ICE Out of Minnesota: A Day of Truth and Freedom vendredi 23 janvier. Selon les organisateurs, plus de sept cents entreprises à travers l’État ont fermé leurs portes en solidarité avec le mouvement, allant de petites librairies à des institutions culturelles majeures comme le théâtre Guthrie de Minneapolis. Cette vague de grèves et de fermetures démontre l’ampleur de la mobilisation et la détermination de la communauté à faire pression sur les autorités fédérales pour mettre fin à ce que beaucoup considèrent comme une occupation militaire de leur État par les forces de l’immigration.
Ce qui se passe au Minnesota, c’est une révolte de la conscience. Des milliers de gens qui n’avaient jamais manifesté avant descendent dans la rue, pas pour des slogans politiques, mais parce qu’ils ne supportent plus de voir leurs voisins, leurs collègues, leurs amis être traqués comme des animaux. Quand un agent fédéral abat une mère de trois enfants devant chez elle, quelque chose se brise dans l’âme collective. Les gens ne bougent pas quand c’est abstrait, quand ce sont des statistiques. Mais quand c’est Renee Good, quand c’est quelqu’un qu’on connaissait, ou qu’on aurait pu connaître, ça devient personnel. Et quand ça devient personnel, on ne reste pas à la maison.
Les cas tragiques qui ont alimenté la colère
La colère de la communauté a été alimentée par plusieurs cas tragiques qui ont émergé au cours des opérations d’immigration accrues de l’administration Trump dans le Minnesota. Le plus bouleversant est sans doute celui de Liam Ramos, un enfant de cinq ans qui a été détenu avec son père après que ce dernier a fui lors d’une intervention de l’ICE à Columbia Heights. Le garçon, citoyen américain, se trouve maintenant au centre de détention de Dilley au Texas avec son père, une situation que le superintendant du district scolaire de Columbia Heights a qualifiée de utilisation d’un enfant comme appât.
Un autre cas choquant concerne une fillette de deux ans, citoyenne de l’Équateur née aux États-Unis, qui a été séparée de son père et transportée vers le Texas malgré une ordonnance judiciaire interdisant son transfert hors de l’État. L’enfant et son père, tous deux demandeurs d’asile en attente, n’étaient pas soumis à des ordres de déportation définitifs. Ces incidents ont cristallisé les craintes de la communauté immigrant quant à la brutalité et au manque d’humanité des opérations de l’ICE, renforçant la détermination des manifestants à exiger un changement immédiat des politiques.
On arrête des enfants maintenant. On les sépare de leurs parents comme s’ils étaient des paquets perdus. On met un petit garçon de cinq ans dans un centre de détention au Texas, à des milliers de kilomètres de chez lui, et on appelle ça la justice. Ça me retourne l’estomac, littéralement. Quand j’entends ces histoires, quand je vois ces visages d’enfants terrorisés, je me demande ce qu’il reste de notre humanité. Comment quelqu’un peut-il justifier ça ? Comment peut-on dormir la nuit en sachant qu’on a séparé un enfant de sa famille ? Ce n’est pas de la politique, c’est de la barbarie pure et simple.
Section 3 : Le rôle crucial des leaders religieux
Faith in Minnesota et son combat pour la justice
L’organisation Faith in Minnesota, qui a coordonné la manifestation à l’aéroport, se décrit comme un groupe militant appelant à la justice raciale et économique dans le Minnesota. Cette coalition de groupes religieux et communautaires a été à l’avant-garde de la résistance contre les opérations de l’ICE, utilisant son influence morale pour mobiliser les communautés de foi et au-delà. Selon leur propre communiqué, plus de deux mille vols de déportation ont transité par l’aéroport de Minneapolis, et douze travailleurs de l’aéroport ont été arrêtés par l’ICE alors qu’ils étaient au travail ou en train de se rendre à leur travail.
L’organisation a appelé spécifiquement les compagnies aériennes, en particulier Delta et Signature Aviation, à prendre position contre l’application fédérale des lois sur l’immigration. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Faith in Minnesota a déclaré que dans un temps de -20 degrés, plus de cent membres du clergé et leaders religieux ont été arrêtés à l’aéroport MSP alors qu’ils se rassemblaient pour une résistance pacifique et priante pour exiger des compagnies aériennes, surtout Delta et Signature Aviation, de se tenir aux côtés des Minnesotais et de dire #ICEOutOfMN. Cette stratégie de pression sur les entreprises privées représente une approche innovante pour contester les politiques fédérales en ciblant leurs partenaires commerciaux.
Je suis fasciné par le pouvoir de la foi quand elle devient action. Ces religieux ne se contentent pas de prier dans leurs églises, leurs synagogues ou leurs mosquées. Ils prennent leur foi dans la rue, là où elle fait mal, là où elle compte. Ils utilisent leur autorité morale pour dire haut et fort que ce qui se passe est inacceptable. Dans un monde où beaucoup de leaders religieux restent silencieux ou complices, ces gens-là sont une lumière. Ils nous rappellent que la foi, c’est pas juste ce qu’on croit, c’est ce qu’on fait. Et aujourd’hui, ils choisissent de se faire arrêter plutôt que de rester silencieux.
La réaction des pasteurs et prêtres arrêtés
La révérende Mariah Furness Tollgaard, de l’église Hamline à Saint Paul, qui faisait partie des leaders religieux arrêtés, a expliqué sa décision de rester et d’être arrêtée malgré les ordres de la police. Elle a déclaré qu’elle et d’autres avaient choisi de rester pour montrer leur soutien aux migrants, y compris aux membres de sa propre congrégation qui vivent dans la peur de quitter leur domicile. Après sa brève détention, elle a prévu de retourner à son église pour organiser une veillée de prière, transformant son arrestation en un acte de témoignage religieux.
La révérende Elizabeth Barish Browne, pasteure unitarienne universaliste de Cheyenne, au Wyoming, a fait le voyage jusqu’à Minneapolis pour participer au rassemblement malgré une température maximale de moins neuf degrés Fahrenheit. Ce qui se passe ici est clairement immoral, a-t-elle affirmé, ajoutant que c’est certainement froid, mais le genre de glace qui est dangereux pour nous n’est pas la météo. Ces témoignages illustrent comment les leaders religieux voient leur participation aux manifestations comme une extension de leur ministère et une application concrète de leurs valeurs spirituelles.
Ces pasteurs et ces prêtres, ils me donnent espoir. Ils montrent qu’il y a encore des gens prêts à sacrifier leur confort, leur réputation, même leur liberté pour ce en quoi ils croient. Quand la révérende Mariah Furness Tollgaard dit qu’elle a été arrêtée pour soutenir sa congrégation qui a peur de sortir de chez elle, ça me rappelle que la foi ça n’est pas juste des mots dans un livre. C’est des gestes concrets. C’est se faire arrêter par moins vingt degrés parce qu’on refuse d’accepter l’inacceptable. C’est ça le vrai courage, c’est ça la vraie foi.
Section 4 : La position des autorités aéroportuaires
La justification des arrestations par la Metropolitan Airports Commission
La Metropolitan Airports Commission, qui gère l’aéroport international de Minneapolis-St. Paul, a défendu sa décision d’arrêter les manifestants en soulignant que les organisateurs avaient travaillé à l’avance avec les autorités pour obtenir un permis de rassemblement. Jeff Lea, porte-parole de la commission, a expliqué que la police aéroportuaire a arrêté environ cent personnes parce qu’elles avaient dépassé le champ d’application de leur permis de manifestation et perturbé les opérations aériennes. Les manifestants ont reçu des contraventions pour intrusion et refus d’obtempérer à un agent de police avant d’être relâchés.
La commission a également précisé qu’elle ne peut pas légalement restreindre l’accès à l’aéroport pour les opérations aéronefs publiques ou privés, ce qui explique pourquoi les vols de déportation continuent de transiter par l’aéroport malgré les protestations. Cette position met en lumière le dilemme juridique auquel sont confrontées les autorités locales : elles sont prises entre leur engagement à permettre la liberté d’expression et leur obligation de maintenir les opérations aéroportuaires et de respecter les mandats fédéraux.
Je comprends que les aéroports doivent fonctionner, que les vols doivent partir et arriver, que la sécurité doit être maintenue. Mais quand des gens prient pacifiquement par moins vingt degrés et qu’on les arrête pour intrusion, quelque chose cloche vraiment. On a vu des gens faire bien pire dans les aéroports sans se faire arrêter. Des gens qui crient, qui s’agitent, qui perturbent bien plus que ces religieux en prière. Mais quand ils protestent contre l’ICE, tout d’un coup c’est une intrusion, c’est un danger pour la sécurité. La sélectivité de l’application de la loi, c’est suffoquant.
Les implications juridiques des contraventions
Les contraventions pour intrusion et refus d’obtempérer reçues par les membres du clergé représentent des délits mineurs qui ne devraient pas entraîner de peines de prison importantes, mais elles marquent néanmoins un précédent dans la criminalisation de la dissidence religieuse pacifique. Ces accusations envoient un message clair aux autres groupes qui envisagent des actions de désobéissance civile : même les manifestations autorisées peuvent déboucher sur des arrestations si elles dépassent les limites imposées par les autorités.
Cette situation soulève des questions importantes sur l’équilibre entre le droit de manifestation et la nécessité de maintenir l’ordre public, ainsi que sur le rôle des forces de l’ordre dans la gestion des protestations contre les politiques gouvernementales. Alors que les manifestations se poursuivent, il est probable que d’autres arrestations auront lieu, créant potentiellement un cycle de confrontation entre les manifestants et les autorités qui pourrait intensifier les tensions déjà vives dans la communauté.
Quand on arrête des prêtres et des pasteurs pour prière pacifique, on a perdu tout sens de la proportion. Ces gens-là ne menacent personne. Ils ne cassent rien. Ils ne violent personne. Ils sont là, mains jointes, dans le froid extrême, pour dire que quelque chose ne va pas. Et la réponse, c’est des menottes ? Des contraventions ? Des dossiers judiciaires ? Ça me fait peur. Si on ne peut même plus prier publiquement pour la justice sans se faire arrêter, qu’est-ce qui reste de nos libertés ? Où est la limite ? Quand est-ce que ça va s’arrêter ?
Section 5 : L'impact économique et social du mouvement
La solidarité des entreprises et des travailleurs
Le mouvement de protestation contre l’ICE au Minnesota a généré une solidarité économique remarquable, avec plus de sept cents entreprises fermant leurs portes en signe de soutien. Kate Havelin d’Indivisible Twin Cities, l’une des plus de cent organisations participantes, a déclaré que nous réalisons quelque chose d’historique. Cette vague de fermetures représente non seulement un soutien symbolique aux manifestants, mais aussi une perte économique réelle pour les entreprises concernées, démontrant l’importance de la cause pour leurs propriétaires et employés.
Les fermetures ont touché toutes sortes d’entreprises, des petites boutiques de Grand Marais près de la frontière canadienne jusqu’au théâtre Guthrie, l’une des institutions culturelles les plus prestigieuses de Minneapolis. Cette diversité d’entreprises participantes souligne la largeur du mouvement et son pouvoir de rassembler des secteurs économiques traditionnellement divisés sur des questions politiques. Sam Nelson, un manifestant qui a manqué le travail pour participer à la marche, a résumé le sentiment de beaucoup : c’est ma communauté, comme tout le monde, je ne veux pas l’ICE dans nos rues.
Quand je vois cette vague de fermetures d’entreprises, je suis ému. Ces gens-là, ils perdent de l’argent. Ils perdent des clients. Ils prennent un risque financier réel pour soutenir un mouvement qui ne les concerne peut-être pas directement. C’est ça la vraie solidarité. C’est pas juste un like sur Facebook ou un hashtag sur Twitter. C’est fermer boutique et dire : je suis avec vous. C’est dire que l’humanité passe avant le profit. Dans un monde où tout est calculé, où chaque geste est pesé en termes de retour sur investissement, ça c’est de l’authenticité pure.
Les conséquences sur les travailleurs immigrants
Les opérations intensives de l’ICE au Minnesota ont eu des conséquences dévastatrices sur les travailleurs immigrants et leurs familles, créant un climat de peur qui paralyse les communautés. Selon les syndicats, douze travailleurs de l’aéroport ont été arrêtés par l’ICE alors qu’ils étaient au travail ou en train de se rendre à leur travail, créant une situation d’insécurité constante pour les employés immigrants qui craignent d’être les prochaines victimes. Cette insécurité affecte non seulement les travailleurs directs, mais aussi leurs familles et leurs communautés qui vivent dans la terreur d’une arrestation soudaine.
Les employeurs se retrouvent également dans une position difficile, devant naviguer entre leurs obligations légales et leurs valeurs éthiques. Certains ont choisi de protéger leurs employés en refusant de coopérer avec les agents de l’ICE, tandis que d’autres craignent des sanctions légales s’ils ne se conforment pas aux mandats fédéraux. Cette situation crée une tension qui affecte l’économie locale et les relations sociales, renforçant la polarisation autour de la question de l’immigration.
Je pense aux travailleurs de l’aéroport, ces gens qui se lèvent tous les matins pour faire leur travail, pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ils ont peur maintenant. Peur d’aller au travail. Peur d’être arrêtés juste parce qu’ils essaient de gagner leur vie. Comment peut-on vivre dans cette terreur constante ? Comment peut-on élever ses enfants dans cette angoisse ? Ce n’est pas juste une question de politique, c’est une question d’humanité. Ces gens méritent de travailler en paix, de rentrer chez eux en sécurité, de vivre sans peur.
Section 6 : La dimension nationale et politique
La résonance au-delà du Minnesota
Les événements au Minnesota ont suscité une attention nationale et internationale, reflétant les débats plus larges sur l’immigration et les droits de l’homme aux États-Unis. Des médias comme CBS News, Associated Press et Fox News ont couvert les manifestations et les arrestations, soulignant l’importance de ce mouvement comme exemple de résistance locale contre les politiques fédérales de l’administration Trump. La participation de leaders religiques venus d’autres États, comme la révérende Elizabeth Barish Browne du Wyoming, démontre que le mouvement du Minnesota résonne au-delà des frontières de l’État.
L’accent mis par l’administration Trump sur l’immigration comme enjeu central de son agenda politique a créé des tensions dans de nombreuses communautés à travers le pays, mais la réaction du Minnesota se distingue par son ampleur et sa composition multiconfessionnelle. Le fait que des chrétiens, des juifs, des musulmans et d’autres groupes religieux unissent leurs forces pour protester contre l’ICE représente un nouveau modèle de coalition interconfessionnelle qui pourrait inspirer des mouvements similaires dans d’autres régions.
Ce qui se passe au Minnesota, ce n’est pas juste une histoire locale. C’est une lumière, un phare pour tout le pays. Quand on voit des prêtres, des pasteurs, des rabbins, des imams, tous ensemble, main dans la main, dire non à l’injustice, ça donne de l’espoir. Ça montre que malgré toutes les divisions qu’on nous impose, malgré toutes les tentatives de nous monter les uns contre les autres, il y a encore des choses qui nous unissent. La compassion, la justice, la dignité humaine, ça n’a pas de religion. Ça n’a pas de bordières.
Les implications pour les prochaines élections
Les manifestations du Minnesota surviennent dans un contexte politique tendu, avec les élections de mi-mandat qui approchent et les débats sur l’immigration qui continuent de diviser le pays. L’administration Trump a présenté ses politiques d’immigration comme nécessaires pour sécuriser les frontières et appliquer la loi, tandis que les critiques les ont qualifiées d’inhumanes et contre-productives. La réponse massive du Minnesota pourrait influencer le débat national et potentiellement affecter les résultats électoraux dans un État traditionnellement swing.
Les démocrates ont saisi l’occasion de critiquer les politiques de l’administration Trump, soulignant les souffrances causées aux familles immigrantes et les tensions créées dans les communautés locales. Cependant, certains républicains ont également exprimé des réserves sur l’approche agressive de l’ICE, suggérant que des réformes pourraient être nécessaires pour équilibrer les impératifs de sécurité avec les valeurs humanitaires. Ce débat continue d’évoluer à mesure que de nouveaux incidents surviennent et que les mouvements de protestation se multiplient.
Les politiciens de tous bords nous disent que c’est compliqué. Que l’immigration, c’est complexe. Qu’il faut équilibrer ceci avec cela. Mais quand je vois ces enfants arrêtés, quand je vois ces mères séparées de leurs familles, quand je vois ces prêtres arrêtés par moins vingt degrés, je ne vois rien de complexe. Je vois juste une cruauté pure. Je vois des gens qui ont besoin de protection et qui se font attaquer. La politique, ça devrait être about protéger les plus vulnérables, pas les traquer. Si nos politiciens ne peuvent pas comprendre ça, alors ils ne méritent pas leurs postes.
Section 7 : L'avenir du mouvement de résistance
Les prochaines étapes des manifestants
Alors que les manifestations se poursuivent au Minnesota, les organisateurs cherchent à maintenir l’élan et à étendre le mouvement à d’autres communautés et d’autres formes de résistance. Kate Havelin d’Indivisible Twin Cities a souligné que les organisateurs estiment être en train de réaliser quelque chose d’historique, suggérant que le mouvement pourrait évoluer vers des actions plus structurées et à plus long terme. Les manifestants envisagent notamment de cibler les entreprises qui continuent de coopérer avec l’ICE, y compris les compagnies aériennes qui transportent les déportés.
Faith in Minnesota a appelé spécifiquement Delta et Signature Aviation à prendre position contre les opérations de l’ICE, suggérant que la pression sur les entreprises privées pourrait être un moyen efficace de contester les politiques fédérales. Cette stratégie de désinvestissement et de boycott représente une approche novatrice qui pourrait être adoptée par d’autres mouvements de résistance à travers le pays, créant potentiellement un nouveau front dans la lutte contre les politiques d’immigration restrictives.
Je sens que ce n’est que le début. Ce mouvement, il a quelque chose de spécial. Il a de la profondeur, de la dignité, de la détermination. Les gens ne vont pas renoncer, pas après avoir vu ce qu’ils ont vu, pas après avoir vécu ce qu’ils ont vécu. Ils vont continuer, par moins vingt degrés ou plus. Ils vont continuer parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que quand on voit l’injustice, on ne peut plus se taire. Et ce n’est pas juste au Minnesota. Ça va se propager, comme une flamme qui ne s’éteint pas.
Les défis à venir
Malgré l’élan actuel, le mouvement fait face à plusieurs défis importants qui pourraient affecter sa capacité à maintenir sa dynamique. Le premier défi est la fatigue manifestante : maintenir des protestations quotidiennes pendant plusieurs semaines exige une énorme mobilisation et peut épuiser les participants, d’autant plus que les températures glaciales du Minnesota rendent les manifestations physiquement éprouvantes. Le deuxième défi est la répression potentielle : alors que les arrestations se multiplient, certains manifestants pourraient être dissuadés de continuer par peur des conséquences juridiques.
Le troisième défi est la polarisation politique : alors que le mouvement gagne en visibilité, il risque également de susciter une réaction de la part des partisans des politiques anti-immigration, créant potentiellement des confrontations qui pourraient détourner l’attention des messages centraux du mouvement. Les organisateurs devront naviguer habilement entre ces défis pour maintenir l’unité et la cohésion du mouvement tout en poursuivant leurs objectifs.
Je sais que ce ne sera pas facile. Je sais que les gens vont se fatiguer, que l’hiver va continuer, que les arrestations vont continuer. Mais j’ai aussi confiance. Confiance dans la capacité des gens à se lever pour la justice, même quand c’est difficile. Confiance dans la conviction de ces manifestants qui savent qu’ils ont raison. Parce que quand on se bat pour les autres, quand on se bat pour les plus vulnérables, on a une force qu’on ne peut pas expliquer rationnellement. C’est une force qui vient du cœur, de l’âme, et ça, ça ne s’épuise pas.
Conclusion : Un moment décisif pour la conscience américaine
Le héritage des arrestations du clergé
L’arrestation de plus de cent membres du clergé à l’aéroport de Minneapolis représente un moment charnière dans l’histoire américaine, rappelant d’autres moments où les leaders religiques se sont levés contre l’injustice, des droits civiques au mouvement anti-guerre. Ces arrestations ne sont pas seulement des actes de désobéissance civile, elles sont des témoignages spirituels qui défient la nation à examiner sa conscience et à réévaluer ses priorités. La révérende Mariah Furness Tollgaard a résumé ce sentiment lorsqu’elle a déclaré : nous ne pouvons pas accepter de vivre sous cette occupation fédérale du Minnesota.
Les images de ces leaders religiques en prière, menottés dans le froid extrême, resteront gravées dans la mémoire collective comme un symbole de résistance morale contre les politiques que beaucoup considèrent comme contraires aux valeurs fondamentales de la nation. Comme les révérends Martin Luther King Jr. et autres leaders religiques des mouvements des droits civiques, ces membres du clergé du Minnesota utilisent leur foi comme un instrument de justice sociale, rappelant à la nation que la véritable moralité se mesure par la façon dont nous traitons les plus vulnérables.
Quand je regarde ces photos de prêtres et de pasteurs menottés, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’histoire. Je pense à tous ces moments où des gens de foi se sont levés contre l’injustice. Aux droits civiques, au Vietnam, à l’Apartheid. Chaque fois, on leur a dit qu’ils avaient tort, qu’ils étaient dans l’illégalité, qu’ils devaient rentrer chez eux. Et chaque fois, l’histoire a montré qu’ils avaient raison. Que c’était eux qui avaient la moralité de leur côté. Aujourd’hui, c’est au tour du Minnesota. Et l’histoire se souviendra qui était du bon côté.
L’appel à l’action pour tous les Américains
Les événements du Minnesota interpellent tous les Américains, quelle que soit leur position politique ou religieuse, à réfléchir sur le genre de nation qu’ils veulent être. Les manifestations posent des questions fondamentales sur l’identité américaine : sommes-nous une nation qui sépare les enfants de leurs parents ? Sommes-nous une nation qui arrête les leaders religiques pour avoir prié pacifiquement ? Sommes-nous une nation qui traque les travailleurs immigrants qui contribuent à nos communautés ? Ou sommes-nous une nation qui célèbre la diversité, qui protège les vulnérables, qui honore la dignité de tous les êtres humains ?
Les manifestants du Minnesota ont choisi leur réponse à ces questions par leur courage et leur sacrifice. Ils ont montré que même face à des températures glaciales, des arrestations massives et des intimidations, l’esprit de résistance reste intact. Ils ont démontré que la foi, lorsqu’elle est mise en action, devient une force puissante pour le changement. Maintenant, c’est au reste de la nation de répondre à leur appel et de décider quel héritage elle veut laisser aux générations futures.
Je regarde ce qui se passe au Minnesota et je me dis : si ces gens-là peuvent se lever par moins vingt degrés, si ces prêtres et ces pasteurs peuvent se faire arrêter pour la justice, alors qu’est-ce qui nous empêche de faire quelque chose ? Pas besoin d’aller manifester, pas besoin de se faire arrêter. Juste dire que c’est inacceptable. Juste parler à nos voisins, à nos collègues, à nos familles. Juste refuser d’accepter que ça soit normal. Parce que ce n’est pas normal. Ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. Et c’est à nous, à tous, de le dire. Maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard.
Sources
Sources primaires
Faith in Minnesota – Déclaration sur les arrestations à l’aéroport MSP – 23 janvier 2026
Just The News – Minnesota faith group says more than 100 clergy members were arrested at airport in anti-ICE protest – 23 janvier 2026
CBS News Minnesota – Clergy members arrested at MSP while protesting ICE in Minneapolis – 23 janvier 2026
Associated Press – Thousands rally against immigration enforcement in subzero Minnesota temperatures – 23 janvier 2026
Sources secondaires
Fox News – Anti-ICE agitators arrested at Minneapolis airport during demonstration – 23 janvier 2026
KARE 11 – Around 100 detained in ICE protests outside MSP Airport – 23 janvier 2026
Político – Thousands rally against immigration enforcement in subzero Minnesota temperatures – 23 janvier 2026
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