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Une enquête pan-européenne

Le sondage a été réalisé selon des méthodes scientifiques rigoureuses et éprouvées, garantissant ainsi la fiabilité et la représentativité des résultats obtenus auprès des populations concernées. Les instituts de sondage ont interrogé plus de mille personnes dans chacun des sept pays sélectionnés pour cette étude exhaustive, ce qui représente un échantillon total de sept mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit adultes parfaitement représentatifs de la diversité sociologique et politique de ces nations européennes majeures que sont la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Danemark et la Pologne. La période de collecte des données s’étend du treize janvier au dix-neuf janvier de cette année, une fenêtre temporelle particulièrement pertinente puisqu’elle coïncide exactement avec l’escalade verbale autour du Groenland et les menaces explicites d’intervention militaire américaines formulées par Donald Trump à l’encontre de ce territoire danois autonome.

Le choix de ces sept pays n’est pas anodin et mérite une analyse approfondie car il couvre l’ensemble du spectre politique et géographique de l’Union Européenne, des nations scandinaves historiquement atlantistes aux pays d’Europe centrale et orientale encore marqués par leur passé soviétique et leur dépendance sécuritaire à l’égard de Washington. La France et l’Allemagne, les deux moteurs historiques de la construction européenne, y figurent naturellement tout comme l’Italie et l’Espagne qui représentent le sud méditerranéen du continent, tandis que la Belgique, siège des institutions européennes, et le Danemark, pays directement concerné par la crise du Groenland, complètent ce panel équilibré et révélateur. La Pologne enfin, membre de première ligne face à la menace russe et bénéficiaire historique de la protection américaine, apporte un éclairage crucial sur les tensions entre sécurité nationale et souveraineté européenne qui traversent aujourd’hui le vieux continent.

Il y a quelque chose de profoundly ironique dans ce sondage, une ironie tragique qui m’échappe parfois tellement elle est absurde. Les États-Unis qui se sont toujours présentés comme les champions de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes se retrouvent aujourd’hui accusés par ceux-là mêmes qu’ils ont libéré de vouloir s’emparer par la force d’un territoire européen. C’est comme si les rôles s’inversaient, comme si l’histoire jouait un tour cruel aux idéologues américains qui ont passé des décennies à donner des leçons de morale au reste du monde pour finir par reproduire les pires pratiques du colonialisme qu’ils prétendaient avoir abattu. Cette inversion des valeurs me laisse sans voix, presque désemparé face à l’ampleur de la trahison morale que représente cette évolution dramatique de la politique étrangère américaine sous l’ère Trump.

Les disparités nationales

L’analyse détaillée des résultats par pays révèle des disparités fascinantes et éloquentes qui méritent une attention particulière car elles reflètent les réalités historiques, géographiques et politiques de chaque nation concernée. Le Danemark enregistre logiquement le niveau le plus élevé d’hostilité envers Donald Trump avec cinquante-huit pour cent de ses habitants le qualifiant d’ennemi de l’Europe, un résultat parfaitement compréhensible lorsque l’on sait que ce pays scandinave se trouve directement menacé dans sa souveraineté territoriale par les déclarations belliqueuses de l’administration américaine sur le Groenland. L’Espagne affiche un niveau similaire d’hostilité avec également cinquante-huit pour cent de opinions défavorables, un chiffre qui peut sembler surprenant de prime abord mais qui s’explique sans doute par la mémoire historique des Espagnols vis-à-vis des interventions étrangères et leur attachement profond à la souveraineté nationale.

La Belgique et la France suivent de près avec respectivement cinquante-six et cinquante-cinq pour cent d’opinions négatives, des résultats qui reflètent probablement la sensibilité particulière de ces deux pays fondateurs de l’Union Européenne à tout ce qui menace l’intégrité du projet européen et l’autonomie stratégique du continent. L’Allemagne, traditionnellement la plus atlantiste des grandes nations européennes, affiche néanmoins un niveau élevé d’hostilité avec cinquante-trois pour cent d’Allemands considérant Trump comme un ennemi, ce qui constitue un véritable séisme politique compte tenu de l’histoire particulière de l’Allemagne divisée et protégée par le parapluie américain pendant la guerre froide. L’Italie, avec cinquante-deux pour cent d’opinions négatives, complète ce tableau d’ensemble qui montre une convergence remarquable de l’opinion publique européenne majeure contre la politique de Donald Trump.

Ces chiffres me font penser à une marée montante, inexorable et silencieuse, qui engloutit progressivement des décennies de confiance, de coopération et d’amitié entre l’Europe et l’Amérique. Chaque pourcentag e supplémentaire d’hostilité représente des millions de citoyens qui basculent dans la défiance, qui cessent de croire au rêve transatlantique qui a nourri les générations précédentes et qui commencent à envisager un avenir où les États-Unis ne seraient plus le protecteur bienveillant mais une menace potentielle qu’il faut contenir. Cette transformation collective des consciences européennes me fascine et m’effraie à la fois parce qu’elle témoigne de la fragilité des alliances les plus solides et de la vitesse avec laquelle le capital de confiance accumulé pendant des décennies peut se dissoudre en quelques mois de politique agressive et imprévisible.

Sources

Sources primaires

NDTV, More Europeans see Trump As ‘Enemy’ Than ‘Friend’: Survey, 23 janvier 2026, https://www.ndtv.com/world-news/more-europeans-see-trump-as-enemy-than-friend-survey-10869265

The Rio Times, Greenland Shock: Majority in Seven EU Countries Call Trump an Enemy, 23 janvier 2026, https://www.riotimesonline.com/greenland-shock-majority-in-seven-eu-countries-call-trump-an-enemy/

TRT World, More Europeans label Trump an ‘enemy’ than an ally: survey, 23 janvier 2026, https://www.trtworld.com/article/5aaa21460158

Sources secondaires

Nashaniva, More than half of Europeans consider Trump an enemy of Europe, 23 janvier 2026, https://nashaniva.com/amp/en/386448

Gulf Today, Half of Europeans see Trump as ‘enemy of Europe:’ Survey, 23 janvier 2026, https://www.gulftoday.ae/news/2026/01/23/half-of-europeans-see-trump-as-enemy-of-europe-survey

Business Recorder, More Europeans see Trump as ‘enemy’ than ‘friend’: survey, 23 janvier 2026, https://www.brecorder.com/news/40403704/more-europeans-see-trump-as-enemy-than-friend-survey

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