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Ce que Moscou exige — et pourquoi c’est inacceptable

Vladimir Poutine ne négocie pas. Il dicte ses conditions. Et ses conditions n’ont pas changé depuis 2022 : la reconnaissance de l’annexion des quatre régions ukrainiennes, la « dénazification » du gouvernement de Kyiv — comprendre : le renversement de Zelensky — et la « neutralité » de l’Ukraine, c’est-à-dire l’abandon définitif de toute aspiration à rejoindre l’OTAN ou l’Union européenne. En échange, Moscou promet d’arrêter les bombardements. De cesser le feu. De ramener la paix. Mais quelle paix ? Celle où l’Ukraine devient un État croupion, amputé de ses régions industrielles, privé de son accès à la mer d’Azov, encerclé par des forces russes prêtes à reprendre l’offensive dès que l’occasion se présentera ?

Le conseiller de Poutine pour la politique étrangère, Iouri Ouchakov, l’a confirmé après Abou Dabi : « Il a été réaffirmé qu’on ne peut pas s’attendre à un règlement durable sans résoudre la question territoriale. » Traduction : pas de paix tant que l’Ukraine n’accepte pas de se mutiler. Tant qu’elle ne signe pas sa propre capitulation. Tant qu’elle ne reconnaît pas que la force prime le droit, que les frontières peuvent être redessinées par les chars, et que les traités internationaux ne valent que le papier sur lequel ils sont imprimés. C’est ça, la « proposition de paix » russe. Un ultimatum déguisé en négociation. Un couteau sur la gorge présenté comme une poignée de main.

Je me demande parfois ce que pensent les diplomates occidentaux qui poussent à un « compromis ». Ils parlent de réalisme. De pragmatisme. D’éviter une escalade. Mais de quel compromis parle-t-on exactement ? Donner à Poutine 20% de l’Ukraine ? 30% ? 50% ? À quel moment le « compromis » devient-il capitulation ? À quel moment le « réalisme » devient-il complicité ? Ces gens-là dorment bien la nuit. Pas les habitants de Kherson qui vivent encore sous les bombes russes.

La position ukrainienne : ni recul, ni reddition

Zelensky l’a dit et répété : « Nous ne pouvons pas simplement nous retirer de nos territoires. Ce n’est pas seulement une question de droit. Des gens vivent là-bas. 300 000 personnes. » Ce n’est pas un argument juridique. C’est un argument humain. Derrière chaque kilomètre carré de territoire contesté, il y a des familles. Des maisons. Des écoles. Des hôpitaux. Des vies qui refusent de devenir russes. Les sondages le confirment : 85% des Ukrainiens s’opposent à tout retrait du Donbass. 87% veulent la paix. Mais pas n’importe laquelle. Pas celle qui les transformerait en sujets de l’empire de Poutine. « Nous voulons la fin de la guerre — pas la fin de l’Ukraine », a déclaré Zelensky lors de son discours du Nouvel An. Cette phrase résume tout.

La loi ukrainienne elle-même interdit au président de céder des territoires sans référendum. Zelensky ne peut pas signer un accord qui amputerait son pays, même s’il le voulait — ce qui n’est manifestement pas le cas. « Un papier à la Budapest ne satisfera pas l’Ukraine », a-t-il averti, en référence au mémorandum de 1994Kyiv avait abandonné son arsenal nucléaire en échange de « garanties de sécurité » qui se sont révélées sans valeur quand la Russie a annexé la Crimée en 2014. « L’Ukraine n’a pas besoin d’un piège soigneusement rédigé à la Minsk. » Les accords de Minsk, censés mettre fin au conflit du Donbass en 2014-2015, n’ont jamais été respectés par Moscou. Zelensky a tiré les leçons de l’histoire. Il sait que la parole de Poutine ne vaut rien.

Sources

Sources primaires

Ukrinform — Zelensky in Vilnius: International unity must guarantee real security for Ukraine and Europe — 25 janvier 2026
France Info — Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky dit être parvenu à un accord avec Trump sur les garanties de sécurité — 22 janvier 2026
La Presse — Guerre en Ukraine : La question des territoires au cœur des pourparlers à Abou Dabi — 23 janvier 2026
France24 — US, Ukraine and Russia meet in Abu Dhabi for first trilateral peace talks — 23 janvier 2026
Kyiv Independent — We want the end of the war — not the end of Ukraine, Zelensky says in New Year address — 1er janvier 2026

Sources secondaires

Euronews — More talks expected next week after Ukraine, Russia and US conclude Abu Dhabi meeting — 24 janvier 2026
Al Jazeera — Ukraine-Russia-US hold talks in Abu Dhabi with territory as key issue — 23 janvier 2026
CNN — January 23, 2026 — Trump’s NATO remarks; US, Russia and Ukraine war talks — 23 janvier 2026
NBC News — Russia, Ukraine to hold trilateral peace talks with U.S. for first time — 22 janvier 2026
Pravda France — Ukraine : Macron, Starmer et Zelensky signent une déclaration d’intention sur un déploiement de forces après un cessez-le-feu — 6 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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