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L’escalade de la campagne disciplinaire

Le limogeage de Zhang Youxia ne constitue pas un événement isolé, mais s’inscrit dans une longue série de purges orchestrées par Xi Jinping depuis son accession à la présidence en 2012. Depuis cette date, plus de deux cent mille officiels ont été punis dans le cadre d’une vaste campagne anti-corruption qui a touché tous les secteurs de la société chinoise, mais particulièrement le monde militaire. L’ampleur de cette épuration atteint aujourd’hui des sommets jamais égalés, avec des dizaines de généraux tombés en disgrâce depuis 2023 seulement, y compris deux ministres de la Défense successifs. Cette vague de sanctions sans précédent témoigne de la volonté inébranlable du président chinois de reprendre le contrôle total d’une armée qu’il juge potentiellement menaçante pour son autorité.

Le mois d’octobre 2025 avait déjà vu l’exclusion du Parti communiste de He Weidong, l’autre vice-président de la Commission militaire centrale, remplacé par Zhang Shengmin, un fidèle de Xi. Avec la chute simultanée de Zhang Youxia et de Liu Zhenli, chef d’état-major de la commission, c’est l’ensemble du haut commandement militaire qui se retrouve décapité en quelques mois à peine. Cette hécatombe aux plus hauts niveaux de la hiérarchie militaire chinoise suscite de nombreuses interrogations sur la cohésion interne de l’Armée populaire de libération et sur la capacité de l’institution à fonctionner normalement après une telle saignée. Les analystes notent que cette escalade dans la campagne disciplinaire intervient alors que la Chine fait face à des défis géopolitiques majeurs, notamment dans sa relation tendue avec les États-Unis de Donald Trump et la question épineuse de Taïwan.

Il y a quelque chose de presque glaçant dans cette mécanique impitoyable. Xi Jinping, depuis plus d’une décennie, y va méthode. Il démantèle méthodiquement tout ce qui pourrait représenter une menace, même potentielle, pour son pouvoir. Deux cent mille personnes punies, c’est un chiffre qui donne le vertige. Et ce n’est pas fini. On dirait qu’il est obsédé par l’idée de contrôler tout le monde, tout le temps. L’armée, c’est le pilier du pouvoir en Chine, et il est en train de le détruire pour le reconstruire à son image. C’est du pur contrôle, de la paranoïa organisée. Je me demande ce qui se passe vraiment dans la tête de ces généraux qui dorment sur des oreillers en or chaque soir, en sachant que tout peut basculer du jour au lendemain. C’est vivre dans la terreur permanente. Comment diriger une armée dans ces conditions ?

Les conséquences sur la chaîne de commandement

La vacance créée par ces limogeages successifs laisse Xi Jinping pratiquement seul aux commandes d’une armée de plus de deux millions de soldats, qu’il tente de moderniser à marche forcée dans le cadre de son « rêve chinois » de renaissance nationale. Cette concentration extrême du pouvoir militaire entre les mains d’un seul homme présente des risques considérables, tant sur le plan opérationnel que stratégique. L’absence de contre-pouvoirs au sein du haut commandement militaire prive l’institution de la diversité de points de vue et de l’expertise collective nécessaires à la prise de décisions complexes dans un environnement géopolitique de plus en plus instable. Les militaires restants, conscients de la fragilité de leur position, pourraient être tentés par une autocensure excessive, limitant ainsi leur capacité à formuler des avis francs et des recommandations stratégiques audacieuses.

Par ailleurs, cette instabilité au sommet de la hiérarchie militaire chinoise pourrait avoir des répercussions sur la préparation opérationnelle des forces armées et leur capacité à mener des opérations complexes, notamment en cas de conflit potentiel autour de Taïwan. Les généraux en poste, craignant pour leur propre carrière, pourraient privilégier la prudence et le conformisme plutôt que l’innovation tactique ou stratégique. Cette atmosphère de suspicion généralisée risque également d’affecter le moral des troupes et la cohésion des unités, éléments essentiels pour une armée moderne efficace. Les spécialistes de la défense s’inquiètent particulièrement de l’impact de ces purges sur les capacités nucléaires chinoises, alors que le pays poursuit un programme ambitieux de modernisation de son arsenal atomique dans un contexte de tension croissante avec les États-Unis.

Je suis frappé par le paradoxe de cette situation. Xi Jinping veut faire de la Chine une superpuissance militaire capable de rivaliser avec les États-Unis, mais en même temps, il détruit les fondations même de cette puissance en épurant ses meilleurs généraux. C’est comme si un architecte démolissait les fondations d’un gratte-ciel en pleine construction. Comment peut-on prétendre diriger une armée moderne et efficace quand personne n’ose dire la vérité au chef de peur d’être limogé ? Je pense aux soldats sur le terrain, qui ont besoin de chefs compétents et expérimentés pour les guider. S’ils sentent que leurs supérieurs sont paralysés par la peur, comment peuvent-ils avoir confiance dans leur mission ? C’est une recette pour le désastre. Et puis cette solitude au sommet… Xi Jinping tout seul à gérer une armée de deux millions d’hommes, ça me fait peur. Une telle concentration de pouvoir dans les mains d’un seul homme, c’est dangereux pour tout le monde.

Sources

Sources primaires

Ministère chinois de la Défense, annonce du 24 janvier 2026 sur la mise en enquête du général Zhang Youxia pour violations de discipline et de loi, Pékin.

TV5MONDE, « Chine: Xi Jinping limoge son plus haut général », 25 janvier 2026, Paris.

CNN, « China’s top general under investigation in latest military purge », 24 janvier 2026, Atlanta.

Fox News, « China’s top general ousted, placed under investigation in latest military purge », 25 janvier 2026, New York.

Sources secondaires

Le Figaro, « La Chine purge son plus haut général, laissant Xi Jinping seul aux commandes », Sébastien Falletti, 24 janvier 2026, Paris.

The Economist, « What Xi Jinping’s purge of China’s most senior general reveals », 24 janvier 2026, Londres.

The Diplomat, « The Purge of Zhang Youxia and Liu Zhenli – Why and What’s Next for China’s Military », 24 janvier 2026, Tokyo.

The New York Times, « Xi’s Purge of China’s Military Brings Its Top General Down », 24 janvier 2026, New York.

NPR, « China’s top general under investigation in latest military purge », 24 janvier 2026, Washington.

ABC News (Australie), « Chinese military’s top general investigated for ‘suspected serious violations' », 25 janvier 2026, Sydney.

UPI, « China’s President Xi Jinping ousts two top generals », 24 janvier 2026, Washington.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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