Au-delà du simple divertissement

On a souvent cette image d’Épinal du jeu vidéo : un loisir purement divertissant, voire une perte de temps pour certains. Pourtant, derrière les univers fantastiques qui semblent parfois n’avoir ni queue ni tête, se cache une réalité bien plus sérieuse. Saviez-vous que cette industrie, qui génère aujourd’hui plus de 100 milliards de dollars par an, est devenue un allié inattendu mais précieux pour la science ?
Que ce soit pour étudier nos comportements, tester de nouvelles technologies ou entraîner des intelligences artificielles, le jeu vidéo a quitté le salon pour entrer dans les laboratoires. L’idée vous paraît saugrenue ? Pas tant que ça. Après tout, la science et le jeu reposent sur le même principe fondamental : l’essai et l’erreur. On tente, on rate, on recommence jusqu’à comprendre. C’est ce qu’on appelle l’expérimentation.
Un terrain d’entraînement pour l’homme et la machine

Concrètement, comment ça marche ? D’abord, il y a l’apprentissage par la pratique. C’est bien connu, on retient mieux en faisant qu’en écoutant passivement. Les jeux vidéo, grâce à leur interactivité, sont des outils pédagogiques redoutables. Prenez le célèbre FIFA : il permet de s’initier aux subtilités du football. D’autres titres plus nerveux, comme le jeu de stratégie Call of Duty Warzone, sollicitent et affûtent la précision, l’adresse et l’anticipation des joueurs.
Mais ce n’est pas tout. Le jeu vidéo pousse la technologie dans ses retranchements. C’est un moteur formidable pour l’informatique graphique — souvenez-vous du précurseur français Alone in the Dark et sa 3D révolutionnaire dès 1992. Aujourd’hui, le défi, c’est l’intelligence artificielle (IA). Pour une IA, battre un humain est un casse-tête monumental. Imaginez : les meilleurs joueurs pros peuvent réaliser jusqu’à 300 actions par minute !
Pourtant, la machine progresse. En 2019, le système AlphaStar développé par DeepMind a réussi l’exploit de se hisser parmi les 0,2 % des meilleurs joueurs mondiaux sur le complexe Starcraft 2. Une prouesse qui sert ensuite à résoudre des problèmes bien réels.
Quand les joueurs deviennent des assistants de recherche

C’est là que ça devient fascinant : parfois, c’est l’intelligence collective des joueurs qui débloque la situation. Vous avez peut-être entendu parler de Foldit ? Ce jeu propose de résoudre des puzzles de pliage de protéines. Là où les ordinateurs séchaient, les joueurs ont réussi en 2011 à modéliser la structure de l’enzyme M-PMV. Plus récemment, cette plateforme a même été mobilisée dans la lutte contre le Covid-19.
Même l’espace n’échappe pas à ce phénomène. En 2017, l’éditeur CCP Games a lancé un projet un peu fou dans son jeu massivement multijoueur EVE Online. En partenariat avec les universités de Reykjavik et de Genève, ainsi que l’astronome Michel Mayor (découvreur de la première exoplanète, 51 Pegasi b, en 1995), ils ont intégré un mini-jeu scientifique : « Project Discovery ».
Leur mission ? Analyser les relevés du télescope spatial CoRoT, lancé par le Cnes en 2006. Les joueurs devaient repérer des anomalies dans les courbes de lumière, signes potentiels d’exoplanètes. Ces milliers d’yeux humains ont permis de pré-mâcher le travail des chercheurs de l’Université de Genève. Alors, la prochaine fois que vous prendrez votre manette, dites-vous bien que vous contribuez peut-être, à votre échelle, à la prochaine grande découverte scientifique.
Créé par des humains, assisté par IA.
Et si votre manette de jeu faisait de vous un chercheur qui s’ignore ?
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.