L’appel à l’arrestation d’Obama
Au cœur de cette nouvelle salve de publications se trouve une accusation particulièrement explosive : Trump a republié un appel direct à l’arrestation de l’ancien président Barack Obama, en partageant un commentaire de Jesse Watters, l’animateur d’extrême droite de Fox News, affirmant qu’Obama avait personnellement ordonné une opération d’espionnage de la CIA contre lui en 2016. Le post en question contenait explicitement la mention « ARREST OBAMA NOW », un appel sans précédent à l’incarcération d’un ancien président américain par son successeur, une chose qui ne s’était jamais vue dans l’histoire moderne des États-Unis et qui marque une nouvelle escalade dans la polarisation politique extrême qui traverse le pays.
Quand on y pense vraiment, c’est absolument hallucinant. Imaginez un instant n’importe quel autre dirigeant mondial appeler publiquement à l’arrestation de son prédécesseur. C’est le genre de chose qui se passe dans des dictatures en décomposition, pas dans ce qui se prétend encore être la plus grande démocratie de la planète. Et le pire dans cette histoire c’est que personne ne semble vraiment choqué. On s’est habitués à l’incroyable, à l’impensable, jusqu’à ce que l’impensable devienne banal. C’est ça qui est le plus effrayant au final.
Section 2 : Une théorie du complot tenace
Le mythe de l’espionnage Obama
Cette accusation d’espionnage par l’administration Obama n’est pas nouvelle. Elle fait partie d’une constellation de théories du complot que Trump et ses alliés propagent depuis près d’une décennie, affirmant que l’administration précédente aurait fabriqué des preuves pour saper sa victoire à l’élection de 2016. Selon cette version des faits, le FBI et la CIA auraient ourdi un complot dans le but de discréditer Trump, bien que les investigations menées à ce sujet aient démontré que les informations concernant les liens de la campagne Trump avec la Russie n’ont été rendues publiques qu’après l’élection, comme le montre une chronologie détaillée publiée par le Washington Post. Les rapports sur le piratage russe de la campagne d’Hillary Clinton et l’utilisation de bots russes ont été documentés tout au long de l’année 2016, contredisant ainsi la thèse d’une machination post-électorale.
C’est fascinant de voir comment un mensonge peut prendre une telle ampleur. On n’est plus dans le royaume de la vérité ni même de la post-vérité, on est dans quelque chose de bien plus toxique et déstructuré. Une réalité alternative où les faits n’existent plus, où chaque investigation devient une persécution, où chaque preuve devient une conspiration. C’est comme assister à un suicide en direct de la vérité, une lente agonie du sens commun. Et le plus pathétique c’est que Trump s’accroche à ces fables comme un naufragé à une bouée, refusant d’accepter que son élection puisse être entachée par autre chose que sa propre grandeur supposée.
Section 3 : L'obsession de l'élection de 2020
Un président qui refuse de passer à autre chose
Par-delà les accusations lancées contre Obama, les publications de ce jeudi matin révèlent également que Trump demeure profondément obsédé par sa défaite à l’élection présidentielle de 2020. Parmi les multiples posts partagés figuraient des inondations d’accusations qualifiant l’élection de « truquée », accompagnées de captures d’écran d’utilisateurs anonymes de X qui partageaient son sentiment qu’il aurait en réalité gagné. Trump a également partagé une vidéo provenant de CNN qui semblait montrer une discussion sur sa potentielle victoire en Géorgie en 2024, bien qu’il n’ait pas explicité le lien entre cette vidéo prospective et ses théories conspirationnistes concernant l’élection de 2020, illustrant une fois de plus la manière dont il mélange allègrement les faits passés, présents et futurs pour servir son récit victimiste.
Cinq ans. Ça fait cinq ans que tout ça dure. Cinq ans qu’il ressasse les mêmes plaintes, les mêmes accusations, les mêmes mensonges. Comment un être humain peut-il rester bloqué sur un événement aussi longtemps sans perdre complètement la raison ? Comment peut-on prétendre diriger un pays quand on est incapable d’accepter un résultat électoral qui ne nous convient pas ? C’est de la pathologie pure et simple. Une obsession maladive qui dévore tout sur son passage, y compris la démocratie elle-même. Et ce qui me révolte le plus c’est qu’il y a encore des millions de gens qui croient en ce délire. Comment en est-on arrivé là ?
Section 4 : La propagation de nouvelles théories conspirationnistes
Bill O’Reilly et la conspiration chinoise
Parmi les autres contenus partagés par Trump lors de cette frénésie matinale figurait une autre théorie du complot propagée par l’ancien animateur de Fox News Bill O’Reilly. Cette fois, il s’agissait d’accusations selon lesquelles le gouvernement chinois financerait des groupes de gauche ainsi que le Minnesota Immigration Rights Action Committee. Ces allégations non prouvées rejoignent une longue liste de théories du complot qui circulent dans les cercles pro-Trump, chacune alimentant un récit de victimisation où le dirigeant et ses partisans seraient assiégés par des forces hostiles, qu’il s’agisse du « deep state », de médias prétendument corrompus, ou de puissances étrangères. Cette rhétorique permet de présenter toute critique ou opposition comme une attaque concertée contre Trump et ses soutiens.
Il y a quelque chose de presque fascinant dans la créativité déployée pour inventer de nouveaux ennemis. La Chine, les gauchistes, les médias, l’État profond, Obama, Biden, et j’en passe… C’est comme une paranoïa en expansion constante qui finit par englober tout ce qui n’est pas Trump. On dirait une secte où chaque jour apporte son nouveau comploteur, son nouveau traître, son nouveau judas. Et ce qui est effrayant c’est que ces fables ne sont pas inoffensives. Elles construisent une réalité alternative où tout devient légitime, où n’importe quelle mesure extrême peut se justifier au nom de la défense contre ces supposés ennemis. C’est la porte ouverte à tous les excès.
Section 5 : Le rôle de Fox News dans la diffusion de ces théories
Une machine à conspirationnisme
Le fait que Trump ait repris des commentaires de Jesse Watters et Bill O’Reilly, deux figures emblématiques de Fox News, souligne le rôle central joué par ce réseau dans la diffusion et la légitimation des théories du complot auprès du public conservateur américain. Watters en particulier s’est distingué par ses commentaires controversés et ses affirmations non vérifiées qui, une fois relayées par le président lui-même, acquièrent une nouvelle audience et une nouvelle crédibilité auprès de ses partisans. Ce cercle vicieux où les animateurs de droite alimentent les obsessions de Trump, qui les amplifie ensuite à travers ses propres réseaux sociaux, crée une chambre d’écho puissante qui renforce continuellement les croyances conspirationnistes au sein de sa base électorale.
Fox News est devenue bien plus qu’une chaîne de télévision, c’est devenu une machine de propagande, une usine à mensonges qui tourne en continu 24 heures sur 24. Et ce qui me scandalise c’est qu’il y a encore des gens qui osent appeler ça du journalisme. C’est une insulte à tous les vrais journalistes qui risquent leur vie pour enquêter et révéler la vérité. Ce sont des marchands de peur, des commerçants de haine qui ont compris que l’audience se gagne dans l’indignation et la division. Ils ont transformé l’information en spectacle et la vérité en produit de consommation. Et ils s’en fichent totalement des dégâts collatéraux.
Section 6 : Les conséquences sur le débat démocratique
L’empoisonnement du discours public
La répétition constante d’accusations infondées et de théories du complot par un président en exercice a des conséquences profondes et durables sur le débat démocratique américain. Lorsque les institutions et les acteurs politiques sont constamment délégitimés par des attaques sans fondement, la confiance du public dans les processus démocratiques s’érode progressivement. Les citoyens finissent par ne plus savoir à qui croire, par douter de tout, ce qui crée un terrain fertile pour la manipulation et l’autoritarisme. Cette dégradation du discours public rend également plus difficile la tenue de débats constructifs sur les véritables défis auxquels le pays fait face, puisque l’attention et l’énergie sont constamment détournées vers des polémiques fictives et des querelles personnelles.
C’est peut-être le pire héritage de cette présidence : avoir banalisé le mensonge, avoir rendu acceptable l’inacceptable. Avant, quand un mentait, il y avait des conséquences. Il y avait une honte, une responsabilité. Aujourd’hui ? Le mensonge est devenu stratégie politique, il est devenu outil de pouvoir. Et le plus effroyable c’est que ça marche. On a vu des gens qui pendant des années ont dénoncé l’importance de la vérité accepter maintenant les mensonges les plus flagrants parce qu’ils servent leur cause. C’est un compromis avec le diable qui finira par nous coûter très cher en tant que société.
Section 7 : L'utilisation stratégique de Truth Social
Une plateforme pour contourner les modérations
Le choix de Trump de privilégier Truth Social pour ses communications directes avec le public n’est pas anodin. Cette plateforme, créée en réponse aux restrictions imposées par les réseaux sociaux traditionnels après les événements du 6 janvier 2021, lui permet de publier du contenu qui serait probablement modéré ou signalé ailleurs. Truth Social fonctionne comme une chambre d’écho où ses partisans peuvent accéder sans filtre à ses publications les plus controversées, créant ainsi une communauté de croyants encore plus isolée de la réalité factuelle. Cette stratégie de contournement des espaces publics traditionnels pour se concentrer sur des espaces contrôlés et favorables participe à la fragmentation de l’espace public américain en multiples réalités parallèles.
C’est génial en un sens. On a créé l’Internet pour connecter le monde, pour partager la connaissance, pour rapprocher les gens. Et qu’est-ce qu’on en a fait ? On en a fait un outil de division encore plus puissant. Des bulles où chacun ne voit que ce qu’il veut voir, n’entend que ce qu’il veut entendre. Truth Social c’est ça incarné : une bulle géante où la réalité se plie aux désirs de Trump et de ses fidèles. C’est le communautarisme poussé à l’extrême, le tribalisme numérique version 21e siècle. Et moi là-dedans je me demande si on peut encore espérer un retour à la vérité partagée ou si c’est définitivement cassé.
Section 8 : Le silence des institutions
L’absence de réaction face à l’inacceptable
Face à ces appels à l’arrestation d’un ancien président et à la répétition de mensonges avérés, une question lancinante se pose : pourquoi le silence des institutions démocratiques ? Le Congrès, les agences de sécurité nationale, le FBI lui-même restent remarquablement discrets, comme si ces attaques répétées contre les fondations de l’État de droit faisaient partie du nouveau paysage politique normal. Cette absence de réaction forme un précédent dangereux, suggérant que les normes qui régissaient autrefois la vie politique américaine peuvent être violées impunément. Chaque jour où ces attaques restent sans réponse institutionnelle significative, la barre de ce qui est acceptable est abaissée un peu plus, normalisant progressivement des comportements qui auraient été inimaginables il y a seulement quelques années.
Et c’est peut-être ça qui me désespère le plus. Pas les mensonges, on sait qu’il ment. Pas les théories du complot, on sait qu’il les invente. Mais le silence. Le silence complice de ceux qui devraient défendre les institutions, qui devraient protéger la démocratie, qui devraient dire STOP. Mais ils ne disent rien. Ils se taisent. Ils calculent. Ils attendent. Et pendant ce temps, la démocratie se vide de sa substance, devenir une coquille vide, un décor de théâtre sans âme. Comment peut-on rester silencieux quand on voit la maison brûler ? Je n’arrive vraiment pas à comprendre.
Conclusion : Le naufrage du leadership américain
Un point de non-retour
Cette nouvelle série de publications sur Truth Social par Donald Trump, avec ses appels à l’arrestation d’un ancien président et sa perpétuelle obsession pour des élections passées, illustre une fois de plus la profondeur du naufrage du leadership américain sur la scène mondiale. Alors que d’autres pays font face à des défis existentiels comme le changement climatique, les pandémies mondiales ou les tensions géopolitiques croissantes, le président des États-Unis reste bloqué dans une boucle de ressentiment personnel et de théories conspirationnistes. Cette fixation sur le passé empêche toute vision constructive pour l’avenir et condamne le pays à une paralysie politique qui pourrait avoir des conséquences irréversibles. La question qui se pose désormais n’est plus de savoir si le système peut survivre à cette présidence, mais plutôt s’il pourra jamais se remettre entièrement des dommages qui ont été causés.
J’écris ces lignes avec une lourdeur dans le cœur que je n’avais jamais connue auparavant. Parce qu’en dépit de tout ce qu’on a vu, en dépit de tous les scandales, de tous les mensonges, de toutes les attaques, il y avait toujours cette petite voix qui me disait « ça va passer, le système va tenir, la démocratie est plus forte qu’un homme ». Mais aujourd’hui, après avoir vu ce président appeler à l’arrestation d’un autre président sans que rien ne bouge, je ne suis plus sûr de rien. On a franchi une ligne. Une ligne qu’on ne pourra peut-être jamais reculer. Et ça me fait peur. Parce que je sais que ce qui se passe aux États-Unis ne reste pas aux États-Unis. C’est un exemple, un modèle, un avertissement. Et j’ai terriblement peur que ce message soit le suivant : la démocratie peut mourir non pas dans un grand fracas, mais dans le silence complice de ceux qui auraient dû la défendre.
Signé Jacques Provost
Sources
AlterNet – Trump goes on early morning Truth Social spree reposting calls for Obama’s arrest (29 janvier 2026) – https://www.alternet.org/trump-social-media-2675057870/
The Washington Post – Timeline: How Russian trolls allegedly tried to throw the 2016 election to Trump (16 février 2018)
Truth Social – @realDonaldTrump – Posts publics (29 janvier 2026)
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