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L’attente interminable… même quand la place est libre

credit : saviezvousque.net (image IA)

Imaginez un instant. Vous cherchez désespérément une place en garderie. Juste à côté de chez vous, une petite chaise est libre. Elle vous attend. Pourtant, elle va rester vide pendant des semaines, voire un mois et demi. Absurde ? C’est pourtant la réalité kafkaïenne que vivent actuellement de nombreux directeurs de CPE.

Le coupable désigné : le tout nouveau portail d’inscription gouvernemental. Lancé en décembre pour remplacer « La Place 0-5 » et géré par le géant américain Salesforce, ce système devait simplifier la vie de tout le monde. Résultat ? C’est la panique à bord pour gérer les dossiers de 250 000 enfants.

Frédéric Lamarche, directeur adjoint du CPE Viroulu au centre-ville de Montréal, n’en revient toujours pas. Avant, remplir une place lui prenait deux ou trois jours. Récemment ? « Ça m’a pris un mois et demi », déplore-t-il. Même son de cloche chez Sébastien Breton, du CPE La Ruche, qui n’avait « jamais vu ça » en douze ans de carrière.

Quand l’ordinateur décide de tout (et se trompe)

credit : saviezvousque.net (image IA)

Mais pourquoi est-ce si long ? C’est là que ça se corse. Le nouvel algorithme impose une rigidité administrative déconcertante. Les directeurs ne peuvent plus contacter plusieurs parents en même temps. Ils doivent suivre la liste, un nom à la fois. Si l’âge de l’enfant ne colle pas exactement — parfois à quelques jours près pour changer de groupe d’âge — ou si les parents cherchent une place pour une fratrie, le système bloque.

Pire encore, il y a les bugs. Sabine Tutellier-de Peyrelongue, directrice de CPE au centre-ville, raconte que l’algorithme lui propose régulièrement des enfants… qui fréquentent déjà son établissement !

Pendant qu’elle fait des allers-retours administratifs pour signaler l’erreur et attendre un nouveau nom, la place reste vacante. « Quand l’algorithme bogue, moi, dans mon bureau, je ne peux rien faire », soupire-t-elle.

Pour les parents, c’est l’incompréhension totale. Marjorie Peyric, de l’organisme Ma place au travail, rappelle qu’il y a plus de 30 000 enfants en attente. Laisser des places vides pour « de la paperasse », c’est tout simplement « illogique ».

Dialogue de sourds avec le ministère

credit : saviezvousque.net (image IA)

Face à ce chaos logistique, que dit le gouvernement ? « Tout va bien ». Ou presque. Le cabinet de la ministre de la Famille, Kateri Champagne Jourdain, parle d’un déploiement qui est un « succès » et ne recense qu’une dizaine de plaintes, toutes en voie de règlement.

Carl Renaud, sous-ministre adjoint, minimise les problèmes. Pour lui, ce sont des « défis mineurs » liés à une période de transition. Il renvoie même la balle aux directeurs de garderie, suggérant qu’ils n’ont pas correctement mis à jour leurs dossiers pour expliquer les bugs des enfants déjà inscrits. Pas question d’assouplir les règles pour l’instant : le système est là pour rester et centraliser les admissions afin d’éviter toute discrimination (critères religieux, ethniques, ou sélection trop rapide).

Pourtant, la facture, elle, continue de grimper. Le projet, initialement évalué à 9,7 millions de dollars, atteint désormais 12,6 millions.

La crainte du « mur » de mai

credit : saviezvousque.net (image IA)

Si la situation est déjà tendue, le pire est peut-être à venir. Les mois de mai et juin correspondent à la période critique où les groupes se reforment pour la rentrée, avec le départ des grands vers la maternelle. Sabine Tutellier-de Peyrelongue ne cache pas son inquiétude : « On va avoir un très, très gros problème ».

Frédéric Lamarche, lui, compare ce nouveau portail à « une arme nucléaire » utilisée pour régler des problèmes qui ne nécessitaient pas une telle force de frappe. L’Association québécoise des CPE (AQCPE), par la voix de Geneviève Blanchard, demande d’urgence au ministère de rectifier le tir et surtout, de ne pas pénaliser financièrement les garderies dont les places restent vides à cause du système. Car oui, les subventions dépendent du taux d’occupation.

Les directeurs réclament juste un peu de flexibilité et d’écoute. Comme le résume Sébastien Breton : « Si j’avais une baguette magique, ça serait : écoutez-nous ».

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

Places en garderie : ce bug à 13 millions qui laisse des lits vides

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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