Quand les routes du commerce contournent Washington
Vous avez remarqué ce ballet diplomatique ? Jeudi, le premier ministre britannique Keir Starmer a atterri en Chine pour quatre jours, accompagné d’une délégation commerciale massive. Il n’est pas le seul : en décembre et janvier, le président français Emmanuel Macron et le premier ministre canadien Mark Carney avaient déjà fait le voyage à Pékin. Et ce n’est pas tout : lundi, l’Union européenne a bouclé un accord de libre-échange historique avec l’Inde.
Le message est clair : les chemins du commerce international ne passent plus par la Maison-Blanche. Pourquoi ? Parce que la guerre commerciale permanente menée par Donald Trump a fini par lasser tout le monde. Ses « sautes d’humeur », ses menaces et ses éruptions ont poussé ses partenaires historiques à regarder ailleurs. Keir Starmer l’a résumé simplement en route vers l’Asie : « Ce qui se passe à l’étranger a des répercussions sur nos pays : des prix des supermarchés à notre sentiment de sécurité. »
C’est le monde à l’envers : alors que les États-Unis sont perçus comme instables, voire dangereux, la Chine — pourtant une dictature en pleine purge interne — récupère le rôle de pôle de stabilité. Un comble, non ?
Davos et l’affaire du Groenland : le mode d’emploi pour faire plier Trump

Le point de bascule, c’était à Davos. C’est là que la « résistance » a commencé à se voir. Rappelez-vous : Donald Trump voulait annexer le Groenland et l’arracher au Danemark. Finalement, il a reculé. Mais pourquoi ? On a la recette.
D’abord, la levée de boucliers a été générale. Ensuite, la réalité du terrain : une conquête par la force aurait signifié affronter physiquement des soldats français ou allemands. Une rupture symbolique impensable. Ajoutez à cela les marchés boursiers qui ont commencé à tanguer dangereusement face à l’obstination américaine. Enfin, la diplomatie a joué son rôle : Mark Rutte, le secrétaire de l’OTAN, a proposé un plan alternatif un peu flou sur les bases américaines, ce qui a permis à Trump de dire « oui » et de sauver la face.
À Davos, le ton a changé. Mark Carney a appelé les puissances moyennes à s’unir. Emmanuel Macron a été cinglant : « Nous préférons le respect aux voyous, la science aux théories du complot, l’État de droit à la brutalité. » Donald Trump n’était pas nommé, mais tout le monde a compris.
De l’Europe de l’Est au Brésil : la fin de la peur
Ce qui est fascinant, c’est de voir qui rejoint cette fronde. La Chine avait ouvert le bal dès le printemps 2025, en rendant les tarifs coup pour coup et en bloquant les terres rares, forçant Washington à une trêve. Puis le Brésil a suivi : en septembre 2025, quand l’ex-président Bolsonaro a été condamné à la prison pour tentative de coup d’État, Trump a menacé de taxes à 50 %. Le président Lula n’a pas cillé, a joué la carte du soja et de la rivalité avec Pékin, et Trump a, là encore, reculé.
Mais la surprise vient d’Europe. Longtemps divisé et timoré (on se souvient de l’humiliant accord commercial signé par Ursula von der Leyen en juillet 2025 avec des tarifs à sens unique), le Vieux Continent se réveille. Même les plus fidèles alliés de l’Amérique changent de ton. Le 20 janvier 2026, Donald Tusk, premier ministre polonais, a lâché cette phrase lourde de sens : « L’apaisement est toujours un signe de faiblesse […] L’Europe ne peut se permettre la faiblesse. »
Plus étonnant encore : l’extrême droite européenne prend ses distances. Bart de Wever en Belgique, Marine Le Pen et Jordan Bardella en France, ou Alice Weidel en Allemagne se sont opposés à Trump sur le Groenland. Pour ces nationalistes, la souveraineté est sacrée. Comme l’a dit De Wever : « Être un vassal heureux est une chose, être un esclave malheureux en est une autre. »
Selon la source : ici.radio-canada.ca
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Une « résistance » émerge face à Trump
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