L’enquête contre Powell
Jarome Powell a révélé dimanche de manière hautement inhabituelle qu’il faisait l’objet d’une enquête criminelle du ministère de la Justice. Il a qualifié cette enquête de sans précédent et a affirmé qu’elle avait été ouverte en raison de la colère de Donald Trump face au refus de la Fed de baisser les taux d’intérêt malgré les pressions répétées du président. La rénovation des bâtiments Eccles et Constitution Avenue de la Réserve fédérale, la première depuis les années 1930, comprend des travaux de santé et de sécurité comme l’élimination de l’amiante et de la contamination au plomb. Trump a critiqué les coûts de ce projet, affirmant qu’il coûterait 3,1 milliards de dollars, bien plus que les 2,5 milliards prévus par la Fed. L’enquête se concentre sur les déclarations de Powell sous serment devant le Congrès concernant ces travaux.
Vous réalisez l’absurdité de la situation ? On parle d’une rénovation de bâtiments qui n’a rien à voir avec les fonctions de Powell en tant que président de la Fed. Trump est furieux parce que Powell refuse de baisser les taux pour l’aider dans sa politique, et voilà que le ministère de la Justice ouvre soudainement une enquête criminelle. Quelle coïncidence ! Et ce qui me rend encore plus malade, c’est que ça marche pas vraiment. Tillis résiste, mais Trump continue comme si de rien n’était. C’est l’impunité à l’état pur. L’ex-présidente de la Fed Janet Yellen a dit que cette enquête était extrêmement glaçante et qu’elle montrait jusqu’où Trump était prêt à aller pour avoir gain de cause. Elle a raison. C’est la route vers la république bananière, pour reprendre ses mots.
Section 3 : La riposte politique
Tillis prêt au combat
Thom Tillis a déclaré qu’il était prêt à se battre avec l’administration si nécessaire. J’ai grandi dans une parc à caravanes et j’aime les combats, a-t-il dit. Si ces gens veulent être peu professionnels, je serai à leur niveau. S’ils veulent être professionnels et montrer un certain respect pour les branches coégales, nous pourrons résoudre cela assez rapidement. Les républicains ont une majorité de 13 contre 11 au comité bancaire, ce qui signifie que si tous les démocrates et Tillis s’opposent à Warsh, sa nomination ne pourra pas sortir du comité. Le chef de la majorité au Sénat John Thune a admis jeudi qu’il ne pensait pas que le Sénat puisse confirmer un candidat à la Fed sans le soutien de Tillis. Tillis a précisé que le ministère de la Justice doit être complètement terminé avec son enquête avant qu’il ne considère de nouvelles nominations à l’institution.
J’admire Tillis pour ça. Vraiment. Il prend un risque politique énorme en s’opposant à Trump de cette façon, surtout quand on sait à quel point le président peut être vindicatif. Mais il tient bon parce qu’il croit en quelque chose de plus grand que la politique partisane. Il croit en l’indépendance de la Réserve fédérale. Il croit que les institutions démocratiques doivent être protégées. C’est rare aujourd’hui, surtout chez les républicains qui ont tendance à suivre Trump aveuglément. Tillis a dit qu’il voulait que les amateurs sortent du Bureau ovale. Moi aussi. J’en ai marre de ces gens qui pensent que le gouvernement est leur jouet personnel. Tillis montre qu’il y a encore des gens avec une colonne vertébrale à Washington.
Section 4 : La réponse de Trump
L’indifférence du président
Donald Trump semblait peu impressionné par l’opposition du sénateur lors de remarques faites plus tard vendredi au Bureau ovale. Il a même suggéré que la nomination pourrait attendre que Tillis ne soit plus en fonction, ce qui pourrait être politiquement difficile compte tenu des résultats incertains des prochaines élections de mi-mandat qui décideront du successeur du législateur républicain. Ce genre de pensée explique pourquoi il n’est plus sénateur, a dit Trump aux journalistes. S’il n’approuve pas, nous devrons simplement attendre que quelqu’un vienne qui approuvera. Trump avait initialement déclaré qu’il ne savait rien de l’enquête du ministère de la Justice contre Powell, disant seulement qu’il n’était pas très bon à la Fed et pas très bon pour construire des bâtiments.
C’est absolument incroyable. Trump ne se soucie même pas de simuler le respect des institutions. Il dit en gros : pas de problème, on attendra que Tillis parte et on trouvera quelqu’un d’autre pour confirmer notre candidat. Comme si la confirmation des nominations à la Fed n’était qu’une formalité administrative sans importance. Il traite le Sénat comme un obstacle mineur à contourner. Et cette insulte à Tillis, ce genre de pensée explique pourquoi il n’est plus sénateur, c’est digne d’un chef d’État autoritaire qui ne tolère aucune opposition. Trump ne comprend pas ou ne se soucie pas du fait que l’indépendance de la Fed est l’un des piliers de l’économie américaine. Tout ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir et le contrôle.
Section 5 : Le soutien républicain à Warsh
Des figures du GOP approuvent
Malgré l’opposition de Tillis, d’autres républicains louent le choix de Warsh. Le président de la commission bancaire du Sénat Tim Scott de Caroline du Sud a déclaré dans un communiqué que Warsh avait une connaissance approfondie des marchés et de la politique monétaire qui sera essentielle dans ce rôle. Il a promis de mener un processus de confirmation réfléchi et rapide qui examinera attentivement sa vision pour centrer la Réserve fédérale sur sa mission principale. L’indépendance de la Réserve fédérale reste primordiale, et je suis convaincu que Kevin travaillera à instaurer la confiance et la crédibilité dans la politique monétaire de la Fed, a déclaré Scott. Le président de la commission des services financiers de la Chambre French Hill de l’Arkansas a également salué la nomination.
Scott et Hill disent toutes les bonnes choses sur l’indépendance de la Fed, mais est-ce qu’ils comprennent vraiment ce qui se passe ? Warsh est un candidat qui a apparemment passé le test de loyauté de Trump, comme l’a dit la sénatrice Elizabeth Warren. C’est pas un hasard si Trump l’a choisi. Scott parle de confiance et de crédibilité, mais comment la Fed peut-elle être crédible quand son président est choisi parce qu’il fera probablement ce que Trump veut ? C’est contradictoire. Vous ne pouvez pas avoir une Fed indépendante et en même temps avoir un président qui a été choisi pour sa volonté de suivre les ordres politiques. Scott essaie de trouver un équilibre impossible entre le soutien à Trump et la défense de l’indépendance de la Fed.
Section 6 : La réaction démocrate
Warren dénonce une prise de contrôle
La sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts, démocrate de haut rang au comité bancaire du Sénat, a déclaré que Warsh avait apparemment passé le test de loyauté de Trump. Cette nomination est la dernière étape de la tentative de Trump de prendre le contrôle de la Fed et fait suite à l’armement du ministère de la Justice par l’administration Trump pour ouvrir des enquêtes criminelles contre la gouverneure de la Fed Lisa Cook et le président sortant Jerome Powell, a-t-elle dit. Warren a affirmé que le plan de Trump était de chasser Powell définitivement du conseil de la Fed et d’installer une autre marionnette pour compléter sa prise de contrôle corrompue de la banque centrale américaine. Ce comité et le Sénat ne devraient pas avancer avec aucun candidat de Trump pour la Fed, y compris le président de la Fed, a-t-elle ajouté.
Elizabeth Warren a raison sur le fond. Trump essaie clairement de prendre le contrôle de la Fed pour qu’elle serve ses intérêts politiques plutôt que l’intérêt général de l’économie. Mais ce qui m’exaspère, c’est l’hypocrisie. Warren n’aurait jamais eu ce genre de réaction si un président démocrate avait nommé quelqu’un avec des vues similaires sur la politique monétaire. Les deux partis manipulent la Fed quand ils le peuvent. La différence ici, c’est que Trump est beaucoup plus ouvert et agressif dans ses tentatives de contrôle. Il n’essaie même pas de dissimuler ses intentions. Et ça, c’est peut-être encore plus dangereux que la manipulation habituelle. Quand la transparence devient une arme pour éroder les normes démocratiques, on est dans une zone très sombre.
Section 7 : L'impact sur les marchés
L’incertitude plane
L’enquête criminelle contre Powell, combinée aux nouvelles des troubles continus en Iran, a provoqué une hausse des prix des métaux précieux. Le prix de l’or, souvent considéré comme un actif plus sûr en période d’incertitude, a augmenté de 2,5 % à 4 624,53 dollars l’once lundi, un niveau record. L’argent a également atteint un record de 85,86 dollars l’once, soit une hausse de 7,3 % pour la journée. Cependant, malgré l’avertissement de Powell selon lequel l’indépendance de la banque centrale est en danger, la réaction des marchés américains a été modérée lundi. Les indices boursiers S&P 500, Dow Jones Industrial Average et Nasdaq étaient tous globalement stables. April Larusse, responsable des spécialistes en investissement chez Insight Investment, a déclaré qu’il n’était vraiment pas le cas que la Réserve fédérale n’avait rien fait sur les taux d’intérêt.
C’est fascinant de voir comment les marchés réagissent à tout ça. D’un côté, l’or et l’argent montent en flèche, ce qui montre que certains investisseurs sont vraiment inquiets. De l’autre, les marchés boursiers restent stables, comme si cette crise n’existait pas. C’est cette dichotomie qui me perturbe. Les investisseurs semblent penser que tout finira par s’arranger, que les institutions américaines sont assez fortes pour survivre à ces attaques. Mais est-ce vraiment le cas ? Chaque attaque affaiblit un peu plus les fondations. La stabilité actuelle des marchés pourrait être une illusion. Et quand la réalité finira par rattraper la fiction, ça va faire mal. L’histoire nous enseigne que les marchés sous-estiment souvent les risques politiques jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Section 8 : Le contexte historique
Une relation orageuse
Trump a nommé Powell au poste de président de la Fed en 2017 lors de son premier mandat présidentiel. Jusqu’à présent, la querelle de longue date entre Trump et Powell a été largement unilatérale, le président américain appelant le banquier M. Trop Tard et un idiot. La déclaration de Powell dimanche est la première fois qu’il repousse publiquement et vigoureusement contre Trump alors qu’il avertit que l’indépendance de la banque centrale américaine est en jeu. Trump a menacé à plusieurs reprises de destituer Powell, qu’il a critiqué pour ne pas avoir baissé les taux d’intérêt aussi rapidement que le président l’aurait souhaité. Dans la seconde moitié de 2025, la Fed a baissé les taux d’intérêt trois fois. Le président a constamment blâmé son prédécesseur Joe Biden et les taux d’intérêt pour l’inflation américaine.
C’est triste à dire, mais Trump et Powell n’auraient jamais dû être dans cette position. Powell a été nommé par Trump lui-même, ce qui rend toute cette querelle encore plus absurde. Trump a choisi quelqu’un qu’il pensait être docile, et quand Powell a refusé de se plier à ses exigences, Trump s’est mis en colère. C’est le comportement d’un chef d’entreprise autoritaire qui ne comprend pas que certaines institutions ne peuvent pas être dirigées comme une entreprise familiale. Powell essaie de défendre l’indépendance de la Fed, mais il est dans une position impossible. S’il baisse les taux pour apaiser Trump, il trahit sa mission. S’il résiste, il fait l’objet d’enquêtes criminelles. C’est le genre de choix impossible que personne ne devrait avoir à faire.
Section 9 : L'avenir de la Fed
Une institution en danger
Powell a déclaré que cette affaire portait sur la question de savoir si la Fed serait en mesure de continuer à fixer les taux d’intérêt sur la base de preuves et de conditions économiques, ou si au contraire la politique monétaire serait dirigée par une pression politique ou une intimidation. Il a dit qu’il avait un profond respect pour l’État de droit et la responsabilité dans notre démocratie, ajoutant que personne, certainement pas le président de la Réserve fédérale, n’est au-dessus de la loi. Mais cette action sans précédent devrait être vue dans le contexte plus large des menaces et de la pression continues de l’administration, a-t-il poursuivi. Tillis a déclaré que s’il y avait un quelconque doute restant sur le fait que les conseillers au sein de l’administration Trump poussent activement à mettre fin à l’indépendance de la Réserve fédérale, il ne devrait maintenant plus y en avoir.
C’est peut-être ce qui me préoccupe le plus. Powell soulève une question fondamentale : la Fed peut-elle continuer à fonctionner correctement si elle est soumise à ce genre de pressions ? La réponse semble être non. Une banque centrale indépendante est essentielle pour une économie saine. Sans elle, les taux d’intérêt deviennent un outil politique, utilisé pour gagner des élections plutôt que pour contrôler l’inflation et maintenir l’emploi. C’est la recette pour le désastre économique. Et ce qui est vraiment effrayant, c’est que Trump semble vouloir exactement ça. Il ne comprend pas ou ne se soucie pas des conséquences économiques à long terme. Tout ce qui l’intéresse, c’est le gain politique à court terme. Et nous risquons tous de payer le prix.
Conclusion : Un moment critique pour la démocratie
Le test des institutions
La bataille autour de la nomination de Kevin Warsh et l’enquête contre Jerome Powell représentent bien plus qu’une querelle politique de plus à Washington. Elles mettent à l’épreuve l’une des institutions les plus importantes de l’économie américaine et le principe de l’indépendance des agences gouvernementales face aux pressions politiques. La Réserve fédérale a été créée précisément pour être indépendante de l’influence politique, afin que les décisions économiques cruciales soient prises sur la base de données et d’analyses plutôt que de considérations politiques. Ce qui se passe aujourd’hui menace cet équilibre soigneusement construit et pourrait avoir des conséquences profondes pour l’économie américaine et pour la confiance dans les institutions démocratiques.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que nous assistons à un point de basculement. Ce qui se passe avec la Fed n’est pas isolé. C’est partie d’un modèle plus large d’attaque contre les institutions démocratiques. Trump teste les limites de ce qu’il peut faire, et jusqu’à présent, il n’a pas vraiment été freiné. Tillis offre une résistance, mais est-ce que ce sera suffisant ? J’ai peur que non. Les normes qui ont soutenu la démocratie américaine pendant des siècles sont en train d’être érodées, jour après jour, attaque après attaque. Et le plus effrayant, c’est que beaucoup de gens ne semblent pas s’en rendre compte. Ils voient ça comme juste de la politique habituelle. Mais ce n’est pas de la politique habituelle. C’est quelque chose de beaucoup plus dangereux. Et je crains que d’ici le temps que tout le monde se rende compte de la gravité de la situation, il soit trop tard pour réparer les dégâts.
Signé Jacques Provost
Sources
Fox News, GOP senator vows to block Trump’s Fed chair pick unless Powell probe is dropped, publié le 30 janvier 2026
Politico, Republicans love Kevin Warsh. But he still has a problem in the Senate, publié le 30 janvier 2026
BBC, US Fed chair Jerome Powell under criminal investigation, publié le 12 janvier 2026
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