Skip to content

Mark Carney brise le silence

Et puis, au Forum économique mondial de Davos, quelque chose s’est produit. Mark Carney, le premier ministre canadien, a pris la parole. Pas pour faire de la diplomatie de salon. Pas pour ménager les susceptibilités. Non. Il a parlé franchement, brutalement même, de ce que tout le monde voyait mais que personne n’osait nommer : une rupture dans l’ordre mondial. « La fin d’une fiction agréable et le début d’une réalité brutale », a-t-il déclaré. Il a dit tout haut ce que les chancelleries murmuraient tout bas : nous vivons désormais dans une ère de rivalité entre grandes puissances, où l’ordre fondé sur des règles s’efface, où les forts font ce qu’ils veulent et les faibles subissent ce qu’ils doivent. Ce discours a fendu le brouillard des convenances diplomatiques comme un coup de tonnerre. Carney n’a pas utilisé le langage feutré des communiqués officiels. Il a appelé un chat un chat, un tyran un tyran.

Enfin. Enfin quelqu’un qui ose. Quelqu’un qui refuse de jouer le jeu. Parce que c’est exactement ça le problème : on joue tous un jeu dont on connaît les règles truquées, et on fait semblant que tout va bien. Carney a arraché le masque. Il a dit : regardez, l’empereur est nu. Et cette simple vérité, prononcée à voix haute, change tout.

Un discours qui résonne au-delà de Davos

Le discours de Carney n’était pas qu’une simple prise de parole. C’était un acte de résistance. Dans un monde où les dirigeants occidentaux semblent avoir perdu leur boussole morale, où la peur de représailles économiques paralyse toute velléité de courage, Carney a rappelé que certaines valeurs ne se négocient pas. Il a parlé de l’ordre international fondé sur des règles, cet ordre que les États-Unis eux-mêmes avaient contribué à bâtir après la Seconde Guerre mondiale. Un ordre imparfait, certes, mais qui avait permis des décennies de relative stabilité. Carney a reconnu les hypocrisies de cet ordre – les puissants qui s’exemptent quand ça les arrange, les règles commerciales appliquées de manière asymétrique, le droit international à géométrie variable. Mais il a aussi rappelé que cet ordre, malgré ses défauts, valait mieux que la loi du plus fort.

Sources

Patrick Smyth, « Worldview: We owe Mark Carney thanks for the reminder that the arc of history doesn’t bend to bullies », The Irish Times, 2 février 2026

World Economic Forum, « Davos 2026 – Special Address by Mark Carney, Prime Minister of Canada », janvier 2026

Vaclav Havel, « The Power of the Powerless », 1978

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu