Tout a commencé avec l’antisémitisme
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à avril 2025. À cette époque, l’administration Trump a révoqué environ 2,2 milliards de dollars de subventions de recherche destinées à Harvard et a gelé le financement fédéral de l’université. La raison invoquée ? Harvard n’en ferait pas assez pour lutter contre l’antisémitisme sur son campus, notamment lors des manifestations pro-palestiniennes qui ont secoué les universités américaines après le début de la guerre à Gaza. Trump et son équipe ont accusé Harvard d’être « fortement antisémite » et de ne pas protéger suffisamment les étudiants juifs. L’université a rejeté ces accusations avec véhémence, affirmant qu’elle prenait très au sérieux la lutte contre toutes les formes de discrimination. Harvard a même poursuivi l’administration Trump en justice, arguant qu’aucun gouvernement ne devrait dicter ce que les universités privées peuvent enseigner, qui elles peuvent admettre et embaucher, et quels domaines d’étude elles peuvent poursuivre.
L’antisémitisme, c’est grave. Personne ne peut nier ça. Mais utiliser cette accusation comme une arme politique pour faire plier une université, c’est une autre histoire. Trump a trouvé le bouton parfait à presser : qui oserait défendre une institution accusée d’antisémitisme ? Personne. C’est le piège parfait. Et Harvard est tombé dedans, coincé entre ses principes et la survie financière.
Section 3 : La victoire judiciaire de Harvard en septembre 2025
Un juge fédéral donne raison à l’université
En septembre 2025, un tribunal fédéral américain a rendu une décision historique. Le juge a annulé les coupes de financement de plusieurs milliards de dollars imposées par la Maison-Blanche, estimant que le gouvernement avait violé les droits de liberté d’expression de l’université. C’était une victoire majeure pour Harvard, qui a vu ses subventions de recherche restaurées. Le juge a même accusé l’administration Trump d’utiliser l’antisémitisme comme un « écran de fumée » pour imposer son idéologie aux campus américains. La Maison-Blanche a immédiatement promis de faire appel de cette « décision scandaleuse », affirmant que Harvard resterait « inéligible pour des subventions à l’avenir ». Mais le mal était fait : Trump avait perdu une bataille importante devant les tribunaux, et cela l’a rendu furieux.
Quand un juge fédéral te dit que tu as tort, normalement, tu te calmes. Tu réfléchis. Tu te demandes si peut-être, juste peut-être, tu es allé trop loin. Mais pas Trump. Lui, il double la mise. Il triple même. Parce que perdre devant un juge, pour lui, c’est inacceptable. Alors il transforme une défaite judiciaire en guerre totale.
Section 4 : Les négociations secrètes qui ont échoué
Cinq cents millions refusés par Harvard
Pendant des mois, des responsables de Harvard et de la Maison-Blanche ont négocié en coulisses pour trouver un accord qui permettrait de restaurer tout le financement fédéral à l’université et de mettre fin aux poursuites judiciaires en cours. Trump réclamait initialement un règlement de 500 millions de dollars. Mais les administrateurs de Harvard ont catégoriquement refusé tout accord incluant un paiement en espèces, selon le Harvard Crimson. Au lieu de cela, ils négociaient les détails d’un accord de développement de la main-d’œuvre pouvant atteindre 500 millions de dollars, une sorte de programme de formation professionnelle. Trump a qualifié cette proposition de « totalement inadéquate » et d’« alambiquée ». Selon lui, c’était simplement une manière pour Harvard d’éviter un règlement en espèces important. Le New York Times a rapporté le 2 février 2026 que l’administration Trump avait abandonné sa demande de paiement de 200 millions de dollars, citant plusieurs sources anonymes. C’est ce rapport qui a déclenché la fureur du président.
Harvard a dit non. Voilà ce qui rend Trump fou. Une institution qui lui tient tête, qui refuse de s’agenouiller, qui ne plie pas devant la pression. Pour un homme habitué à obtenir ce qu’il veut par l’intimidation, c’est insupportable. Alors il augmente le prix. Cinq cents millions ne suffisent plus ? Qu’à cela ne tienne, ce sera un milliard.
Section 5 : La réponse explosive de Trump sur Truth Social
Un milliard de dollars et plus rien à faire avec Harvard
Dans son message publié tard dans la soirée du 2 février 2026, Trump a contesté le rapport du New York Times, affirmant que le journal avait tout faux concernant Harvard. « Nous réclamons maintenant un milliard de dollars de dommages et intérêts, et ne voulons plus rien avoir à faire, à l’avenir, avec l’université Harvard », a-t-il écrit. Il a accusé Harvard d’avoir « alimenté beaucoup de bêtises » au New York Times et a insisté sur le fait que l’université avait commis des « illégalités sérieuses et odieuses ». Trump est allé encore plus loin en déclarant que cette affaire devrait être criminelle et non civile, suggérant que des poursuites pénales devraient être engagées contre l’université. « Harvard devra vivre avec les conséquences de ses actes répréhensibles », a-t-il menacé. Il a également défendu ses chiffres de popularité, affirmant que le Times s’était trompé et que ses « chiffres de sondage sont excellents ».
Criminel. Il veut que ce soit criminel. Vous comprenez ce que ça veut dire ? Trump ne veut pas juste de l’argent. Il veut détruire Harvard. Il veut voir des gens en prison. Des professeurs, des administrateurs, peut-être même des étudiants. C’est ça, son Amérique. Une Amérique où tu paies ou tu vas en taule.
Section 6 : Les autres universités qui ont plié
Columbia, Brown et Cornell ont payé
Pendant que Harvard résiste, d’autres universités prestigieuses ont choisi une approche moins conflictuelle avec l’équipe du président. En juillet 2025, l’université Columbia a accepté de payer au Trésor américain un règlement de 200 millions de dollars pour restaurer tout son financement fédéral. Quelques jours plus tard, l’université Brown a conclu un accord dans lequel elle paierait 50 millions de dollars en subventions aux organisations de développement de la main-d’œuvre du Rhode Island sur dix ans. En novembre 2025, l’université Cornell a accepté de payer à l’administration Trump 30 millions de dollars sur trois ans. Ces universités ont préféré négocier plutôt que d’affronter la Maison-Blanche devant les tribunaux. Elles ont accepté diverses conditions, notamment l’interdiction des masques faciaux sur les campus, l’autorisation pour la police du campus d’arrêter les étudiants, et l’installation de nouveaux administrateurs pour superviser certains départements d’études.
Ils ont tous plié. Columbia, Brown, Cornell. Des institutions centenaires, des bastions du savoir, des phares de la pensée critique. Tous à genoux devant Trump. Ils ont payé pour avoir la paix. Et maintenant, Harvard est seul. Le dernier debout. Le dernier à dire non. Et ça, Trump ne peut pas le tolérer.
Section 7 : La croisade de Trump contre les universités "woke"
Une campagne pour éradiquer les idéologies de gauche
Harvard est devenu la cible centrale de la campagne de la Maison-Blanche visant à éliminer ce qu’elle appelle les idéologies « woke », « socialistes » et « anti-américaines » sur les campus américains. Trump et son administration s’en prennent aux manifestations pro-palestiniennes, aux initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), et à tout ce qu’ils considèrent comme de la « gauche radicale ». Peu après son entrée en fonction pour son second mandat, le président a signé plusieurs décrets exécutifs demandant aux agences gouvernementales de prendre des mesures contre les programmes DEI des institutions privées et d’intensifier les actions pour combattre l’antisémitisme, en particulier sur les campus. Le ministère de la Justice a même lancé un groupe de travail pour « éradiquer le harcèlement antisémite dans les écoles et sur les campus universitaires », nommant une liste initiale de dix écoles qui, selon lui, n’avaient pas réussi à protéger les étudiants juifs.
Woke. Ce mot est devenu une arme. Une insulte. Un moyen de discréditer tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la justice sociale. Tu veux plus de diversité ? Woke. Tu défends les Palestiniens ? Woke. Tu crois au changement climatique ? Woke. Et si tu es woke, tu es l’ennemi. C’est aussi simple que ça dans la tête de Trump.
Section 8 : Les implications pour l'enseignement supérieur américain
Un précédent dangereux pour l’autonomie universitaire
Cette bataille entre Trump et Harvard dépasse largement le cas d’une seule université. Elle pose des questions fondamentales sur l’autonomie des universités, la liberté académique et le rôle du gouvernement fédéral dans l’enseignement supérieur. Si Trump réussit à forcer Harvard à payer un milliard de dollars, cela créera un précédent terrifiant : le gouvernement pourra utiliser le financement fédéral comme une arme pour imposer son idéologie politique aux institutions académiques. Les universités devront choisir entre leur indépendance et leur survie financière. Beaucoup d’experts en droit constitutionnel s’inquiètent de cette dérive autoritaire. Le juge fédéral qui a statué en faveur de Harvard en septembre 2025 a clairement indiqué que le gouvernement ne pouvait pas violer les droits de liberté d’expression des universités. Mais Trump semble déterminé à ignorer cette décision et à poursuivre sa croisade, quitte à bafouer les principes démocratiques les plus fondamentaux.
C’est ça qui me terrifie le plus. Pas le milliard de dollars. Pas même Trump et sa rage. Non, ce qui me terrifie, c’est que ça pourrait marcher. Que demain, toutes les universités américaines devront se soumettre ou mourir. Que la pensée critique, le débat, la recherche libre, tout ça pourrait disparaître parce qu’un président a décidé qu’il n’aimait pas ce qu’on enseignait.
Section 9 : Les réactions et le silence assourdissant
Harvard ne répond pas, le monde observe
Depuis l’annonce de Trump, Harvard n’a pas répondu publiquement à ses dernières exigences. L’université maintient un silence stratégique, probablement sur les conseils de ses avocats. Le ministère de l’Éducation, quant à lui, a déclaré que les « négociations avec Harvard sont en cours » et que l’objectif de l’administration est de « garantir que les campus appliquent correctement les lois sur les droits civils ». Mais cette réponse bureaucratique ne cache pas la réalité : Trump veut la tête de Harvard. Dans le monde académique international, on observe cette bataille avec un mélange de fascination et d’horreur. Des universités européennes et asiatiques se demandent si elles doivent continuer à collaborer avec des institutions américaines qui pourraient être soumises à des pressions politiques aussi flagrantes. La réputation de l’enseignement supérieur américain, longtemps considéré comme le meilleur au monde, est en train de s’effriter sous les coups de boutoir de cette administration.
Le silence de Harvard me rend fou. Je sais qu’ils ont leurs raisons, leurs stratégies juridiques, leurs conseillers qui leur disent de ne rien dire. Mais bordel, parfois, il faut parler. Il faut dire non. Il faut crier que c’est inacceptable. Parce que si Harvard se tait trop longtemps, Trump gagnera par forfait.
Conclusion : Un combat qui dépasse Harvard
L’avenir de la liberté académique en jeu
Cette affaire n’est pas seulement un conflit entre un président et une université. C’est un combat pour l’âme de l’enseignement supérieur américain. C’est une bataille pour savoir si les universités peuvent rester des espaces de liberté intellectuelle, de débat ouvert et de recherche indépendante, ou si elles deviendront des instruments au service du pouvoir politique. Trump réclame un milliard de dollars, mais ce qu’il veut vraiment, c’est la soumission totale. Il veut que Harvard s’agenouille, qu’elle reconnaisse ses torts imaginaires, qu’elle accepte de transformer son enseignement selon ses désirs. Et si Harvard cède, toutes les autres universités suivront. Le précédent sera établi. Le gouvernement fédéral pourra dicter ce qui se dit, ce qui se pense, ce qui s’enseigne dans les amphithéâtres américains. C’est ça, l’enjeu réel de cette guerre. Pas l’argent. Le contrôle. Le pouvoir absolu sur les esprits.
Je ne sais pas comment cette histoire va se terminer. Peut-être que Harvard tiendra bon. Peut-être qu’elle finira par plier, comme les autres. Mais ce que je sais, c’est que nous sommes en train de vivre un moment historique. Un moment où l’on décide si la connaissance est libre ou si elle appartient au plus fort. Et franchement, ça me fout la trouille. Parce que si Trump gagne, ce n’est pas juste Harvard qui perd. C’est nous tous. C’est l’idée même qu’on peut penser librement, questionner, douter, chercher la vérité sans qu’un pouvoir politique vienne nous dire ce qu’on a le droit de croire. Et ça, mes amis, c’est la fin de tout.
Signé Jacques Provost
Sources
The Epoch Times, « Trump Says Administration Will Seek $1 Billion in Damages From Harvard », 3 février 2026
BBC News, « Trump seeks $1bn in damages from Harvard », 3 février 2026
Al Jazeera, « Trump announces plan to sue Harvard for $1bn damages », 3 février 2026
CNN, « Trump ups demands from Harvard, seeks $1 billion settlement after months of strained talks », 3 février 2026
The New York Times, « Trump administration drops demand for payment from Harvard », 2 février 2026
Harvard Crimson, « Trump-Harvard negotiations ongoing », 3 février 2026