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Introduction

credit : saviezvousque.net (image IA)

Il y a des mots qui font plus mal que d’autres. À Mirabel, prononcer « expropriation », c’est comme appuyer sur une vieille cicatrice encore sensible. Vous connaissez l’histoire ? En 1969, le gouvernement fédéral saisissait brutalement 97 000 acres de terres pour construire un aéroport qui ne tiendra jamais ses promesses. Une blessure collective.

Pour Christian Couvrette, ce n’est pas de l’histoire ancienne. Il avait 4 ans quand sa famille a fait partie des 1 700 foyers expropriés. Aujourd’hui, sexagénaire, il est revenu sur ces terres pour y exploiter une ferme laitière à Sainte-Scholastique. Mais voilà que le passé le rattrape : sa ferme se trouve pile dans la zone d’étude du nouveau train à grande vitesse (TGV) censé relier Québec à Toronto. « On ne veut pas revivre ça », lâche-t-il, ému. Et il n’est pas le seul à trembler.

Un tracé encore flou, des inquiétudes bien réelles

credit : saviezvousque.net (image IA)

Concrètement, de quoi parle-t-on ? Le projet vise à connecter Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal et Toronto. Pour l’instant, la société Alto — le promoteur public — a identifié un « corridor » d’une dizaine de kilomètres de large pour ses consultations. Rassurez-vous, la voie ferrée finale ne fera que 40 à 60 mètres de largeur, mais l’incertitude plane : qui sera épargné ? Qui verra ses champs coupés en deux ?

À Mirabel, le sentiment de gâchis est tenace. On se souvient du long combat pour la rétrocession des terres, débuté seulement en 1985, pour des parcelles acquises « pour rien ». Aujourd’hui, le député bloquiste Jean-Denis Garon s’indigne : le tracé risque de passer chez des gens déjà traumatisés, et pour l’instant, aucune consultation n’a eu lieu sur place.

La mairesse Roxane Therrien ne décolère pas non plus. Elle déplore l’absence de séances d’information dans sa ville, alors que les consultations ont débuté en janvier. Du côté de la société Alto, Philippe Archambault, vice-président aux communications, tente de calmer le jeu : des dates seront ajoutées, probablement en février. « La demande de Mirabel, on l’a bien entendue », promet-il.

La loi C-15 : passage en force ou modernisation ?

credit : lanature.ca (image IA)

Au-delà du tracé, c’est la méthode qui inquiète. Le gouvernement minoritaire tente de faire passer le projet de loi C-15, un pavé de plus de 600 pages. Son but ? Accélérer les projets dits d’« intérêt national ». Mais pour les élus locaux, cela ressemble fort à un chèque en blanc.

Jean-Denis Garon et Roxane Therrien craignent que cette loi permette d’envoyer des avis d’expropriation par simple courriel, sans possibilité de contestation après 30 jours, et surtout sans audiences publiques obligatoires. « Ils veulent garder le contrôle pendant deux ans et fixer unilatéralement le prix des terres », s’alarme le député. La mairesse prévient : si les règles changent, « on va montrer les dents ».

Elle propose d’ailleurs une solution de bon sens : que le fédéral utilise les terres qui lui appartiennent déjà dans le périmètre de l’ancien aéroport pour épargner les agriculteurs.

Ottawa tente de rassurer : « On va négocier »

credit : lanature.ca (image IA)

Face à la grogne, Ottawa répond par la voix de Steven MacKinnon, le ministre des Transports. Son argument ? La loi C-15 s’inspire directement de ce qui se fait déjà au Québec pour le REM et en Ontario. « Bien sûr qu’on va négocier de gré à gré avec les propriétaires », a-t-il assuré en Chambre.

Transports Canada, via son porte-parole Hicham Ayoun, précise que le droit d’opposition n’est pas supprimé, mais transformé. La période de 30 jours pour une opposition écrite est maintenue et les dossiers seront examinés. C’est la fin des audiences publiques systématiques, jugées trop lentes pour les grands chantiers modernes, mais le ministère promet « respect et transparence ».

Et pour la suite ? Philippe Archambault d’Alto est formel : rien n’est joué. L’année 2026 servira à affiner le tracé via une deuxième vague de consultations. Les acquisitions de terrains ne débuteraient qu’en 2027, et l’expropriation restera une mesure de « dernier recours ». L’objectif est de coller aux infrastructures existantes pour limiter la casse.

Conclusion

credit : saviezvousque.net (image IA)

Pour les résidents de Mirabel, c’est une nouvelle période d’attente qui commence. Entre les promesses de négociations à l’amiable et le spectre d’une loi accélérée, la confiance reste à bâtir. Une chose est sûre : quatre arrêts sont prévus au Québec (Laval, Montréal, Trois-Rivières, Québec), mais le prix à payer pour les terres agricoles reste la grande inconnue de l’équation.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

TGV à Mirabel : pourquoi le spectre de 1969 refait surface

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