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Une confusion historique révélatrice

Trump mentionne quatre statues d’aigles qui auraient été érigées dans le cadre de ce projet d’arche avant 1861. Sauf que ces aigles existent bel et bien — mais ils ornent l’Arlington Memorial Bridge, un pont reliant la Virginie à Washington, construit dans les années 1920 et 1930. Soit près de 70 ans après la fin de la guerre de Sécession. Chandra Manning, professeure d’histoire à l’université Georgetown, explique que Washington était à l’époque une ville inachevée et dysfonctionnelle, luttant avec une pénurie de logements, des routes qui ne menaient nulle part et un Capitole incomplet. L’idée qu’on ait pu envisager un monument décoratif monumental dans ce contexte relève de la pure fiction. La capitale américaine avait d’autres priorités : survivre, se construire, exister.

Cette confusion n’est pas anodine. Elle révèle quelque chose de plus profond qu’une simple erreur. Trump prend des éléments réels — ces aigles sur le pont — et les réarrange dans une chronologie fantaisiste pour servir son récit. C’est du révisionnisme historique en temps réel, diffusé depuis Air Force One. Et personne ne bronche vraiment. On hausse les épaules, on soupire, on passe à autre chose. Comme si c’était normal qu’un président invente l’histoire de son propre pays.

Sources

Associated Press, « Trump says Washington has waited 200 years for the arch he wants to build. Not quite », 4 février 2026

The Washington Post, rapports sur le projet d’arche de Trump, février 2026

Déclarations de Chandra Manning, professeure d’histoire à l’université Georgetown, février 2026

Déclarations de Donald Trump à bord d’Air Force One, février 2026

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