Pelosi et Trump, une histoire de haine réciproque
Pour comprendre la portée de cette déclaration, il faut remonter le fil d’une rivalité qui a marqué la politique américaine. Nancy Pelosi et Donald Trump se détestent. Ce n’est pas un secret, ce n’est pas une exagération. C’est un fait documenté, photographié, filmé. En 2020, lors du discours sur l’état de l’Union, Trump refuse de lui serrer la main. Elle déchire son discours derrière lui, devant les caméras du monde entier. L’image fait le tour de la planète. Deux fois, elle lance des procédures d’impeachment contre lui. Deux fois. La première en 2019 pour l’affaire ukrainienne, la seconde en 2021 après l’assaut du Capitole. Trump, de son côté, ne se prive pas. Il la traite de « vieille politicienne brisée », affirme qu’elle a fait fortune illégalement en Bourse, la qualifie de « désastre pour l’Amérique ». En novembre 2025, quand elle annonce qu’elle ne se représentera pas en 2026, Trump jubile sur Truth Social : « Je suis content de voir la puanteur de Nancy Pelosi partir ». Voilà le niveau. Voilà l’ambiance.
Et franchement, on peut dire ce qu’on veut sur Pelosi — qu’elle est trop vieille, trop riche, trop establishment — mais elle a eu les tripes de tenir tête à Trump quand beaucoup d’autres se sont couchés. Elle l’a fait destituer deux fois. Deux fois. Ça n’avait jamais été fait dans l’histoire américaine. Jamais. Et maintenant, elle le traite de roi autoproclamé. Ce n’est pas de la politique habituelle. C’est une accusation frontale contre la démocratie elle-même.
Section 3 : Un roi sans couronne mais avec tous les pouvoirs
Quand les mots deviennent réalité
Mais qu’est-ce que ça veut dire, concrètement, qu’un président se « couronne roi » ? Pelosi ne parle pas d’une cérémonie à Versailles avec sceptre et manteau d’hermine. Elle parle de pouvoir absolu, de décisions unilatérales, de mépris pour les contre-pouvoirs. Trump, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, multiplie les décrets présidentiels, contourne le Congrès, nomme des fidèles à tous les postes clés. Il a placé des loyalistes à la Cour suprême, au FBI, au ministère de la Justice. Il contrôle l’appareil répressif, l’appareil judiciaire, l’appareil médiatique conservateur. Fox News est devenu son porte-voix officiel. Les républicains au Congrès votent en bloc pour lui, sans discussion, sans débat. Le Speaker de la Chambre, Mike Johnson, est devenu son vassal. Pelosi a raison : le Congrès s’est aboli. Il ne joue plus son rôle de contre-pouvoir. Il est devenu une chambre d’enregistrement.
Et là, je me dis : comment on en est arrivés là ? Comment une démocratie vieille de plus de deux siècles peut-elle se transformer en monarchie élective en quelques années ? Parce que c’est bien de ça qu’on parle. Trump ne se contente pas de gouverner. Il règne. Il décide seul, il nomme ses proches, il punit ses ennemis, il récompense ses amis. C’est du népotisme, du clientélisme, de l’autoritarisme pur et dur. Et personne ne dit rien. Ou presque.
Section 4 : Le silence assourdissant du Congrès
Quand les élus abdiquent leur responsabilité
Pelosi affirme que le Congrès « s’est aboli lui-même ». C’est une accusation terrible. Le Congrès américain, c’est censé être le cœur de la démocratie, le lieu du débat, de la délibération, du compromis. C’est là que les lois se votent, que les budgets se décident, que les guerres se déclarent. Mais aujourd’hui, le Congrès est paralysé. Les républicains, majoritaires à la Chambre et au Sénat, refusent de contrarier Trump. Ils votent ses projets de loi sans les lire, approuvent ses nominations sans les questionner, ferment les yeux sur ses abus. Les démocrates, minoritaires et divisés, crient dans le désert. Ils déposent des motions, organisent des auditions, publient des rapports. Personne n’écoute. Les médias couvrent à peine. L’opinion publique s’en fiche. Le Congrès est devenu un théâtre d’ombres, une institution fantôme qui fait semblant d’exister mais qui n’a plus aucun pouvoir réel.
Je regarde ces élus, ces sénateurs, ces représentants qui ont prêté serment de défendre la Constitution, et je me demande : où est passé leur courage ? Où est passée leur dignité ? Ils ont peur de Trump, peur de perdre leur siège, peur de se faire insulter sur Twitter. Alors ils se taisent. Ils baissent la tête. Ils obéissent. Et pendant ce temps, la démocratie meurt à petit feu.
Section 5 : Une Cour suprême devenue "voyou"
Quand la justice devient politique
Pelosi ne s’arrête pas au Congrès. Elle s’attaque aussi à la Cour suprême, qu’elle qualifie de « voyou ». C’est un mot fort, un mot choquant. La Cour suprême, c’est censé être l’institution la plus respectée, la plus neutre, la plus au-dessus de la mêlée. Mais depuis que Trump a nommé trois juges conservateurs — Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett — la Cour a basculé à droite. Elle a annulé le droit à l’avortement, affaibli les droits des minorités, validé des lois restrictives sur le vote, protégé les entreprises contre les régulations environnementales. Et surtout, elle a accordé une immunité quasi-totale au président Trump dans plusieurs affaires judiciaires. En juillet 2024, elle a décidé qu’un président ne pouvait pas être poursuivi pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions. Une décision historique, qui fait de Trump un homme intouchable. Pelosi a raison : la Cour est devenue voyou. Elle ne défend plus la loi. Elle défend Trump.
Et moi, ça me rend malade. Parce que la justice, c’est tout ce qui nous reste quand la politique échoue. C’est le dernier rempart contre l’arbitraire, contre la tyrannie. Mais si la justice elle-même est corrompue, si les juges sont nommés pour leur loyauté politique plutôt que pour leur compétence, alors on est foutus. Vraiment foutus.
Section 6 : La réaction de Trump, prévisible et violente
Un président qui ne supporte aucune critique
Trump n’a pas tardé à réagir aux accusations de Pelosi. Comme toujours, il a dégainé son téléphone et posté sur Truth Social. « Nancy Pelosi, la vieille politicienne brisée qui m’a destitué deux fois et a perdu, appelle enfin ça ‘terminé’. Elle a fait fortune illégalement en Bourse, arnaqué le peuple américain, et a été un désastre pour l’Amérique. Je suis content de voir la puanteur de Nancy Pelosi partir », a-t-il écrit en novembre 2025. Depuis, il n’a cessé de l’attaquer, de la ridiculiser, de la traiter de tous les noms. Pour Trump, Pelosi est une ennemie personnelle, une femme qui a osé le défier, le contredire, le mettre en accusation. Il ne lui pardonnera jamais. Et maintenant qu’elle l’accuse de se prendre pour un roi, il va redoubler de violence verbale. C’est sa méthode : attaquer, insulter, humilier. Ne jamais reconnaître, ne jamais s’excuser, ne jamais reculer.
Et vous savez quoi ? Ça marche. Ça marche parce que les gens adorent le spectacle, adorent le clash, adorent voir deux vieux ennemis se déchirer en public. Mais pendant qu’on regarde le spectacle, pendant qu’on commente, qu’on like, qu’on partage, la démocratie se meurt. Et personne ne fait rien.
Section 7 : Une crise de conscience nationale
Quand un pays perd son âme
Pelosi parle d’une « crise de conscience ». C’est exactement ça. L’Amérique est en train de perdre son âme. Elle est en train d’oublier ce qui fait d’elle une démocratie : la séparation des pouvoirs, l’État de droit, le respect des institutions, la liberté de la presse, le droit de manifester, le droit de voter. Tout ça est en train de s’effriter, lentement mais sûrement. Trump n’est pas le seul responsable. Il y a aussi les républicains qui le soutiennent, les médias qui le glorifient, les électeurs qui le vénèrent. Il y a aussi les démocrates qui n’ont pas su proposer une alternative crédible, qui se sont divisés sur des questions secondaires, qui ont perdu le contact avec les classes populaires. Il y a aussi les institutions qui ont failli : le FBI, le ministère de la Justice, les tribunaux. Tout le monde a sa part de responsabilité. Mais Trump est le catalyseur, l’accélérateur, le symbole de cette dérive autoritaire.
Je ne suis pas américain, mais cette histoire me touche. Parce que l’Amérique, c’est quand même le pays qui a inventé la démocratie moderne, qui a écrit une Constitution qui a inspiré le monde entier, qui a combattu le fascisme et le communisme. Et maintenant, elle est en train de sombrer dans l’autoritarisme. C’est tragique. C’est révoltant. C’est terrifiant.
Section 8 : Le départ de Pelosi, symbole d'une génération qui s'en va
Quand les anciens combattants quittent le champ de bataille
Nancy Pelosi a 85 ans. Elle a annoncé en novembre 2025 qu’elle ne se représenterait pas en 2026. Après près de quarante ans au Congrès, après avoir été deux fois présidente de la Chambre, après avoir affronté quatre présidents républicains, elle tire sa révérence. Son départ marque la fin d’une époque. Pelosi appartient à une génération de politiciens qui croyaient encore au compromis, au dialogue, au respect des institutions. Elle a combattu Trump avec toutes les armes légales à sa disposition : l’impeachment, les enquêtes parlementaires, les discours enflammés. Mais elle a perdu. Trump est revenu au pouvoir, plus fort que jamais. Et maintenant, elle part. Épuisée, déçue, amère. Elle laisse derrière elle un Congrès affaibli, un parti démocrate divisé, une démocratie en lambeaux. Son dernier discours au Washington Press Club est un cri d’alarme, un testament politique, un avertissement solennel. Mais qui l’écoute ?
Je pense à elle, à cette femme qui a tout donné pour son pays, qui a sacrifié sa vie personnelle, sa santé, sa tranquillité, pour défendre des valeurs auxquelles elle croyait. Et je me dis qu’elle mérite mieux que ça. Elle mérite mieux que de partir en voyant son pays sombrer dans l’autoritarisme. Elle mérite mieux que de voir Trump triompher. Mais c’est la vie. Parfois, les méchants gagnent. Et ça fait mal.
Section 9 : Les médias, complices ou impuissants
Quand l’information devient divertissement
Les médias américains ont une responsabilité énorme dans cette crise. Fox News, Newsmax, OAN diffusent en boucle la propagande trumpiste. Ils présentent Trump comme un héros, un sauveur, un génie. Ils attaquent ses adversaires, ridiculisent les démocrates, nient les scandales. De l’autre côté, CNN, MSNBC, le New York Times, le Washington Post dénoncent Trump, enquêtent sur ses abus, révèlent ses mensonges. Mais ils prêchent des convaincus. Leurs audiences sont en baisse, leur crédibilité est contestée, leur influence est limitée. Et entre les deux, il y a les réseaux sociaux, où règnent la désinformation, les théories du complot, les fake news. Trump maîtrise parfaitement cet écosystème. Il tweete, il poste, il partage, il commente. Il crée sa propre réalité, son propre récit, sa propre vérité. Et des millions d’Américains le croient. Les médias traditionnels sont dépassés, impuissants, obsolètes.
Et nous, en France, on regarde ça de loin en se disant que ça ne nous arrivera jamais. Mais on se trompe. Parce que ce qui se passe en Amérique aujourd’hui peut se passer partout demain. L’autoritarisme, le populisme, la désinformation, ce sont des virus qui se propagent. Et on n’est pas immunisés.
Section 10 : L'avenir, sombre et incertain
Que va-t-il se passer maintenant
Alors, que va-t-il se passer maintenant ? Trump va continuer à gouverner comme un roi. Le Congrès va continuer à s’effacer. La Cour suprême va continuer à valider ses décisions. Les médias conservateurs vont continuer à le glorifier. Les démocrates vont continuer à protester dans le vide. Et l’Amérique va continuer à dériver vers l’autoritarisme. Les élections de mi-mandat en 2026 seront cruciales. Si les démocrates reprennent la Chambre, ils pourront freiner Trump, lancer de nouvelles enquêtes, bloquer ses projets de loi. Mais si les républicains conservent leur majorité, Trump aura les mains libres pour les deux dernières années de son mandat. Et là, tout peut arriver. Pelosi prédit que les démocrates vont gagner en 2026. Elle dit que les Américains vont se réveiller, qu’ils vont comprendre le danger, qu’ils vont voter pour sauver la démocratie. Mais est-ce que c’est réaliste ? Est-ce que les Américains vont vraiment se mobiliser ? Ou est-ce qu’ils vont rester chez eux, résignés, indifférents, anesthésiés ?
Honnêtement, je ne sais pas. Je voudrais croire que la démocratie va survivre, que les institutions vont tenir, que les citoyens vont se réveiller. Mais j’ai peur. J’ai peur parce que l’histoire nous a appris que les démocraties peuvent mourir, que les dictatures peuvent naître, que les peuples peuvent accepter l’inacceptable. Et je ne veux pas que ça arrive. Pas en Amérique. Pas maintenant.
Conclusion : Un avertissement qu'on ne peut plus ignorer
Le moment de vérité approche
Nancy Pelosi a lancé un avertissement. Elle a dit que Trump s’est couronné roi, que le Congrès s’est aboli, que la Cour suprême est devenue voyou. Elle a dit que l’Amérique est en crise de conscience. Et elle a raison. Sur tous les points. Mais la question, c’est : qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Est-ce qu’on continue à scroller, à commenter, à s’indigner sur les réseaux sociaux ? Ou est-ce qu’on agit ? Est-ce qu’on se mobilise ? Est-ce qu’on descend dans la rue ? Est-ce qu’on vote ? Est-ce qu’on résiste ? Parce que si on ne fait rien, si on laisse faire, si on accepte l’inacceptable, alors on sera complices. Complices de la mort de la démocratie américaine. Complices de la montée de l’autoritarisme. Complices du triomphe de Trump. Et ça, je refuse. Je refuse de me taire. Je refuse de baisser les bras. Je refuse d’accepter qu’un homme se prenne pour un roi dans le pays qui a inventé la démocratie moderne.
Pelosi s’en va. Elle a fait son temps, elle a mené son combat, elle a dit ce qu’elle avait à dire. Maintenant, c’est à nous de prendre le relais. À nous de défendre la démocratie, de protéger les institutions, de résister à l’autoritarisme. Parce que si on ne le fait pas, personne ne le fera. Et dans quelques années, on se demandera comment on a pu laisser ça arriver. Comment on a pu rester les bras croisés pendant que la démocratie mourait sous nos yeux. Je ne veux pas avoir à me poser cette question. Et vous ?
Signé Jacques Provost
Sources
Fox News, « Nancy Pelosi swipes at Trump, accusing him of crowning himself as ‘king' », 5 février 2026
CNN, « Nancy Pelosi announces she will not seek reelection to Congress », 6 novembre 2025
The Guardian, « In a historic career of firsts, Nancy Pelosi might be best remembered », 6 novembre 2025
ABC News, « Trump calls Nancy Pelosi ‘evil woman’ after she announces retirement », novembre 2025
Le Devoir, « Nancy Pelosi, figure emblématique de la politique américaine, annonce sa retraite », novembre 2025
L’Express, « Solennité et tensions au Capitole pour l’impeachment historique de Trump », 2019-2021
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