Une perquisition qui annonce la couleur
Le 28 janvier 2026, le FBI a débarqué dans un bureau électoral de la région d’Atlanta, en Géorgie. Objectif : saisir des bulletins de vote et des archives liées à l’élection présidentielle de 2020. L’opération a été menée par Tulsi Gabbard, directrice du renseignement et proche de Trump, photographiée sur les lieux le jour même. Trump continue de clamer que l’élection de 2020 lui a été volée, malgré tous les audits, tous les recomptages, toutes les vérifications officielles qui ont confirmé la victoire de Joe Biden. En Géorgie, un audit à l’échelle de l’État et un recomptage demandé par sa propre campagne avaient validé les résultats. Au niveau national, des dizaines de recours judiciaires n’ont jamais permis d’établir l’existence d’une fraude.
Une enquête bidon pour justifier l’ingérence
Mais Trump s’en fiche. Il a promis que des « choses intéressantes » allaient sortir de cette enquête en Géorgie. C’est du théâtre. Du spectacle pour préparer le terrain. Pour conditionner l’opinion publique à accepter l’idée qu’il y a eu fraude, qu’il faut reprendre le contrôle, qu’il faut nationaliser les élections. Les autorités électorales locales ont réclamé la restitution des bulletins saisis, mais personne ne sait si elles les récupéreront un jour. Cette perquisition n’est pas une enquête légitime, c’est un message. Un avertissement.
On assiste à quelque chose d’inédit. Un président qui utilise les agences fédérales pour intimider les États, pour saisir des bulletins de vote, pour créer un climat de peur. Et le plus fou, c’est que ça marche. Les gens commencent à douter. À se demander si peut-être, après tout, il y a eu fraude. C’est exactement ce qu’il veut. Semer le doute. Détruire la confiance. Préparer le terrain pour le coup d’État électoral de novembre.
Section 3 : Steve Bannon et la menace ICE aux bureaux de vote
Des agents fédéraux pour intimider les électeurs
Steve Bannon, ancien conseiller de Trump et figure influente de l’administration, a été encore plus explicite. Le 4 février, sur son podcast War Room, il a déclaré : « Nous allons faire encercler les bureaux de vote par ICE en novembre. » ICE, c’est l’agence d’immigration et de contrôle des douanes, connue pour ses méthodes brutales et ses arrestations musclées. Bannon s’adressait aux Démocrates : « Nous n’allons pas rester assis et vous laisser voler le pays à nouveau. Vous pouvez pleurnicher et crier tant que vous voulez, mais nous ne permettrons plus jamais qu’une élection soit volée. »
Une stratégie d’intimidation massive
L’idée est simple et terrifiante. Déployer des agents d’ICE et de la Border Patrol autour des bureaux de vote dans les quartiers démocrates, particulièrement dans les communautés latinos. Ces agences ont un historique bien documenté d’arrestations de citoyens américains confondus avec des immigrés sans papiers. Le jour de l’élection, leur présence aurait un effet dissuasif massif. Les gens auraient peur de voter. Peur d’être arrêtés, interrogés, déportés. Peu importe qu’ils soient citoyens américains, la peur suffit. Et c’est exactement ce que Trump et Bannon recherchent.
Je me demande à quel moment on va arrêter de faire semblant que c’est normal. À quel moment on va appeler ça par son nom : du fascisme. De l’intimidation électorale. De la suppression du vote. Bannon ne se cache même plus. Il dit ouvertement qu’ils vont envoyer des agents fédéraux pour « encercler » les bureaux de vote. Et la Maison-Blanche refuse de garantir que ça n’arrivera pas. Ils ne disent pas « non, bien sûr que non, c’est illégal ». Ils disent « pas de plans formels pour le moment ». Pour le moment.
Section 4 : La Constitution américaine, ce détail gênant
Un système décentralisé pour protéger la démocratie
La Constitution américaine confie l’organisation et l’administration des scrutins aux États, pas au gouvernement fédéral. C’est un principe fondamental de la démocratie américaine. Cette décentralisation rend une manipulation électorale à grande échelle extrêmement difficile. Il faudrait truquer les élections dans des dizaines d’États simultanément, chacun avec ses propres lois, ses propres systèmes, ses propres responsables électoraux. C’est précisément pour cette raison que les allégations de fraude massive de Trump en 2020 n’ont jamais tenu la route.
Trump veut détruire ce système
Mais Trump veut changer ça. Il veut que le gouvernement fédéral, c’est-à-dire lui, contrôle les élections. Mardi 4 février, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, il a doublé la mise : « Si vous y réfléchissez, un État est un agent du gouvernement fédéral pour les élections. Je ne sais pas pourquoi le gouvernement fédéral ne les organise pas de toute façon. » C’est faux. Constitutionnellement faux. Mais Trump s’en fiche. Il répète le mensonge jusqu’à ce que les gens commencent à y croire. Jusqu’à ce que l’idée d’une nationalisation des élections semble raisonnable, voire nécessaire.
Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette stratégie. Trump ne se contente pas de mentir, il réécrit la réalité. Il dit que les États sont des « agents » du gouvernement fédéral pour les élections, alors que c’est exactement l’inverse. Et il le dit avec une telle assurance que les gens commencent à douter. À se demander s’ils ont bien compris la Constitution. C’est du gaslighting à l’échelle nationale. Et ça fonctionne.
Section 5 : Les Républicains divisés mais impuissants
Une opposition timide au sein du parti
Tous les Républicains ne sont pas à bord. John Thune, le leader de la majorité républicaine au Sénat, a souligné que la Constitution confie l’administration des élections aux États, pas au gouvernement fédéral. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a tenté de minimiser les propos de Trump, affirmant qu’il faisait seulement référence au SAVE Act, une loi en attente au Congrès qui exigerait une multitude de documents pour s’inscrire sur les listes électorales. Mais cette loi n’a aucune chance de passer au Sénat, où elle se heurtera au seuil des 60 voix nécessaires.
Une résistance insuffisante face à l’autoritarisme
Cette division rappelle le 6 janvier 2021, lorsque le personnel de Trump, les Républicains du Congrès, les présentateurs de Fox News et même sa propre fille l’ont supplié de dire aux émeutiers de quitter le Capitole. Trump a résisté pendant des heures. Aujourd’hui, la même fracture émerge sur la question électorale. Trump est déterminé à truquer ou renverser les résultats qui diminueraient son pouvoir, même si cela signifie aller contre son propre parti. Et l’histoire montre que l’opposition républicaine, aussi sincère soit-elle, ne suffira probablement pas à l’arrêter.
C’est ça qui me rend malade. Les Républicains savent que c’est mal. Ils savent que c’est anticonstitutionnel. Ils savent que c’est dangereux. Mais ils ne feront rien. Ils vont émettre des réserves polies, des déclarations prudentes, et puis ils vont se ranger derrière Trump. Comme toujours. Parce qu’ils ont peur de lui. Peur de sa base. Peur de perdre leur siège. Alors ils vont laisser la démocratie mourir plutôt que de prendre position.
Section 6 : Les États se préparent au pire
Des exercices de simulation pour anticiper l’ingérence
Les responsables électoraux des États ne sont pas naïfs. Lors de la conférence d’hiver de la National Association of Secretaries of State, plusieurs secrétaires d’État démocrates ont révélé qu’ils participent à des appels et des exercices de simulation pour anticiper les différentes façons dont l’administration Trump pourrait tenter de truquer le vote. Steve Simon, secrétaire d’État du Minnesota, a expliqué : « Nous imaginons les façons dont le gouvernement fédéral pourrait interférer explicitement ou implicitement avec l’administration des élections, et nous planifions notre réponse. »
Une stratégie de résistance juridique et administrative
Cette réponse comprend plusieurs volets : une réponse contentieuse, une réponse communicationnelle et une réponse purement administrative. Les États démocrates se préparent à aller en justice pour obtenir des ordonnances interdisant à ICE, à la Border Patrol et à d’autres agences fédérales de s’approcher des bureaux de vote. Ces ordonnances devront être obtenues avant le jour de l’élection, car des ordonnances émises le jour même arriveraient trop tard pour empêcher les déploiements. L’administration Trump arguera probablement que tout État demandant de telles ordonnances essaie manifestement d’encourager le vote des non-citoyens, mais cet argument ne tiendra pas devant les tribunaux.
Au moins, certains se battent. Les secrétaires d’État démocrates ne restent pas les bras croisés. Ils se préparent. Ils anticipent. Ils planifient. Mais est-ce que ça suffira ? Est-ce qu’on peut vraiment compter sur les tribunaux pour arrêter Trump ? Les mêmes tribunaux qu’il a remplis de juges conservateurs pendant son premier mandat ? Je veux y croire. Mais j’ai peur que ce ne soit pas assez.
Section 7 : Le Minnesota, laboratoire de la résistance
Quand Trump réclame les fichiers électoraux
Le Minnesota est devenu un cas d’école. En janvier 2026, la procureure générale Pam Bondi a proposé un marché au Minnesota : si l’État transmettait ses listes électorales, l’administration pourrait retirer ses agents d’ICE et de la Border Patrol. Cette proposition a révélé de manière flagrante la peur que Trump éprouve face aux prochaines élections, et l’absence de canaux légaux à sa disposition pour truquer ou limiter le scrutin. Trump n’a aucune autorité légale pour exiger que les États lui transmettent leurs listes électorales.
Un chantage qui révèle la stratégie
Cette tentative de chantage montre à quel point Trump est désespéré. Il veut ces listes pour pouvoir radier les électeurs démocrates probables. Il veut pouvoir contester les inscriptions, créer le chaos, semer le doute. Mais il n’a pas le pouvoir légal de le faire. Alors il essaie d’intimider les États. De les menacer. De leur faire peur. Le Minnesota a refusé. D’autres États suivront probablement. Mais combien résisteront vraiment quand la pression montera ?
Le chantage de Bondi est tellement grotesque qu’il en devient presque comique. Presque. Parce que derrière cette proposition ridicule, il y a une menace réelle. Des agents fédéraux qui terrorisent des communautés entières. Des familles qui vivent dans la peur. Des citoyens américains qui ont peur d’aller voter. C’est ça, l’Amérique de Trump. Un pays où le gouvernement fédéral fait du chantage aux États pour obtenir des listes électorales. Un pays où la démocratie est devenue une négociation.
Section 8 : Le précédent du 6 janvier, un avertissement ignoré
Quand Trump a déjà tenté de renverser une élection
On a déjà vu ce film. Le 6 janvier 2021, Trump a tenté de renverser les résultats de l’élection présidentielle. Il a incité ses partisans à envahir le Capitole. Il a fait pression sur son vice-président Mike Pence pour qu’il refuse de certifier les résultats. Il a regardé l’insurrection se dérouler à la télévision pendant des heures, refusant d’intervenir malgré les supplications de son entourage. Ce jour-là, la démocratie américaine a failli basculer. Elle a été sauvée par quelques personnes courageuses qui ont refusé de céder.
Une menace encore plus grave aujourd’hui
Mais aujourd’hui, Trump est mieux préparé. Il a appris de ses erreurs. Il a remplacé les gens qui lui ont résisté par des loyalistes. Il a purgé les agences fédérales des fonctionnaires qui auraient pu s’opposer à lui. Il a mis en place une infrastructure pour truquer les élections de 2026 bien avant qu’elles n’aient lieu. Et cette fois, il ne compte pas échouer. Le 6 janvier était un avertissement. Novembre 2026 pourrait être le véritable coup d’État.
Je repense souvent au 6 janvier. À ces images du Capitole envahi. À ces émeutiers qui cherchaient des élus pour les lyncher. À Trump qui regardait ça à la télévision en refusant d’intervenir. Et je me dis qu’on n’a rien appris. Qu’on n’a rien compris. Trump n’a pas été arrêté. Il n’a pas été jugé. Il n’a pas payé pour ce qu’il a fait. Au contraire, il est revenu au pouvoir. Et maintenant, il recommence. Mais en pire. En plus organisé. En plus dangereux.
Section 9 : Les démocrates doivent agir maintenant
Une stratégie juridique préventive indispensable
Les avocats démocrates doivent se préparer à aller en justice bien avant le jour de l’élection. Ils doivent obtenir des ordonnances interdisant le déploiement d’agents fédéraux près des bureaux de vote. Ils doivent avoir sous la main les innombrables études documentant l’inexistence du vote des non-citoyens. Ils doivent être prêts à réagir immédiatement à toute tentative d’ingérence. Attendre le jour de l’élection serait trop tard. Les ordonnances émises ce jour-là n’empêcheraient pas les déploiements déjà en cours.
Une mobilisation citoyenne massive nécessaire
Mais les tribunaux ne suffiront pas. Il faut une mobilisation massive du peuple américain. Les citoyens doivent comprendre ce qui se passe. Ils doivent savoir que leur droit de vote est menacé. Ils doivent être prêts à se battre pour le défendre. Cela signifie manifester, protester, faire pression sur les élus. Cela signifie aussi aller voter en masse, malgré l’intimidation, malgré la peur. Parce que si les Américains abandonnent leur droit de vote, Trump aura gagné sans même avoir besoin de truquer les élections.
C’est maintenant qu’il faut agir. Pas en novembre. Maintenant. Parce qu’en novembre, il sera trop tard. Trump et Bannon sont en train de mettre en place leur stratégie sous nos yeux. Ils nous disent exactement ce qu’ils vont faire. Et on les regarde faire. On écrit des articles. On tweete notre indignation. Mais est-ce qu’on agit vraiment ? Est-ce qu’on se mobilise vraiment ? Ou est-ce qu’on va encore une fois se réveiller trop tard, quand le mal sera fait ?
Conclusion : La démocratie américaine à un tournant historique
Un choix entre résistance et capitulation
Les élections de mi-mandat de novembre 2026 seront un moment décisif pour la démocratie américaine. Soit le peuple américain se lève et défend son droit de vote, soit il laisse Trump et ses alliés détruire le système électoral. Il n’y a pas de troisième option. Trump a clairement exprimé ses intentions. Il veut contrôler les élections. Il veut pouvoir les truquer si nécessaire. Il veut pouvoir les renverser si les résultats ne lui conviennent pas. Et il a les moyens de le faire, avec le FBI, ICE, la Border Patrol et toutes les agences fédérales à sa disposition.
L’urgence d’une réponse collective
Comme le 6 janvier 2021, l’opposition républicaine ne suffira probablement pas à arrêter Trump. Même si certains élus républicains expriment des réserves, même si certains membres de son administration sont mal à l’aise, Trump fera ce qu’il veut. C’est contre cette menace que le peuple américain doit se dresser. Les États doivent se préparer juridiquement. Les citoyens doivent se mobiliser massivement. Les médias doivent informer sans relâche. Et tout le monde doit comprendre que ce qui se joue en novembre 2026, ce n’est pas juste une élection de mi-mandat. C’est l’avenir de la démocratie américaine.
Je ne sais pas comment cette histoire va se terminer. Je ne sais pas si les Américains vont se réveiller à temps. Je ne sais pas si les tribunaux vont tenir. Je ne sais pas si les États vont résister. Ce que je sais, c’est qu’on est à un tournant. Que ce qui se passe maintenant déterminera l’avenir de la démocratie américaine pour les décennies à venir. Et que si on ne fait rien, si on laisse Trump détruire le système électoral, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Parce qu’il nous l’a dit. Il nous a dit exactement ce qu’il allait faire. Et on l’a laissé faire.
Signé Jacques Provost
Sources
Harold Meyerson, « How to Deter Trump From Rigging and Overturning the Midterm Election », The American Prospect, 5 février 2026. Vincent Pialat, « « Prendre le contrôle du vote » : Donald Trump franchit un nouveau cap dans sa contestation du système électoral », Le Parisien, 3 février 2026. Matt Cohen, « Steve Bannon says ICE will ‘surround the polls’ as Trump doubles down on taking over elections », Democracy Docket, 4 février 2026. « Trump ravive la peur d’une ingérence électorale après une descente du FBI en Géorgie », Courrier International, février 2026. « Officials prep for possible 2026 election interference from Trump », NPR, 21 novembre 2025.
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