Décembre 2025, le début du cauchemar
Tout a commencé en décembre 2025 avec ce qu’ils ont appelé l’Opération Metro Surge. Le Département de la Sécurité intérieure a déployé environ 3 000 agents fédéraux dans le Minnesota, transformant Minneapolis et ses environs en zone de guerre. Des agents masqués, lourdement armés, patrouillant dans les rues. Des arrestations brutales. Des familles séparées. Et puis, inévitablement, la violence. Renee Macklin Good, une citoyenne américaine, a été tuée par un agent de l’ICE. Puis Alex Pretti, un autre Américain, travailleur d’un hôpital pour vétérans, abattu lui aussi. Deux citoyens américains morts sous les balles de leur propre gouvernement. Pas des criminels, pas des terroristes, juste des gens qui vivaient leur vie.
Des agents venus de partout pour une mission floue
Ces agents venaient de Los Angeles, de New York, de Portland. Homan l’a dit lui-même : ils ont besoin de ces effectifs ailleurs aussi. Parce que les problèmes existent partout, apparemment. Mais pourquoi le Minnesota ? Pourquoi cette concentration massive de forces fédérales dans un État qui n’avait pas demandé cette intervention ? La réponse est simple et terrifiante : pour faire un exemple. Pour montrer ce qui arrive quand un État ose résister, quand des autorités locales refusent de coopérer pleinement avec les politiques d’immigration fédérales.
Il y a quelque chose de profondément américain dans cette histoire, et pas dans le bon sens. Cette idée qu’on peut déployer une armée dans nos propres villes, contre nos propres citoyens, au nom de la sécurité. Combien de fois avons-nous vu ce scénario se répéter ? Combien de fois avons-nous accepté que la peur justifie tout ? Je pense à ces agents, venus de l’autre bout du pays, qui ne connaissent rien au Minnesota, rien à ses communautés, et qui ont carte blanche pour arrêter, détenir, et apparemment tuer. C’est ça, l’Amérique de 2026 ?
Section 3 : Le prix du sang américain
Renee Macklin Good et Alex Pretti, deux noms à ne jamais oublier
Renee Macklin Good. Alex Pretti. Répétez ces noms. Gravez-les dans votre mémoire. Ce sont des citoyens américains tués par des agents fédéraux américains sur le sol américain. Pas dans une zone de combat, pas lors d’une opération antiterroriste, mais dans les rues de Minneapolis. Les enquêteurs ont examiné plus de 30 caméras corporelles pour reconstituer les événements ayant conduit à la mort de Pretti. Trente caméras. Et pourtant, les questions restent sans réponse. Pourquoi ont-ils tiré ? Était-ce nécessaire ? Qui est responsable ?
Des vigiles pour des victimes oubliées
Des vigiles ont été organisées. Des gens se sont rassemblés devant l’hôpital pour vétérans où travaillait Pretti. Des bougies, des fleurs, des larmes. Mais les agents fédéraux sont toujours là, masqués, armés, indifférents. La vie continue pour eux. Pas pour les familles de Good et Pretti. Pas pour les communautés qui vivent dans la peur constante d’être la prochaine cible.
Deux morts. Deux citoyens américains. Et on nous dit que c’est le prix à payer pour la sécurité. Mais quelle sécurité ? Celle de qui ? Certainement pas celle des familles immigrées qui se cachent. Certainement pas celle des enfants qui ont trop peur pour aller à l’école. Certainement pas celle de Good et Pretti, qui sont morts pour rien. Je suis en colère. Je suis écœuré. Et je refuse d’accepter que ces morts soient normalisées, qu’elles deviennent juste des statistiques dans la guerre de Trump contre l’immigration.
Section 4 : Les enfants pris en otage
Liam Ramos et son bonnet bleu de lapin
Vous vous souvenez de Liam Ramos ? Ce petit garçon de 5 ans avec son bonnet bleu en forme de lapin, devenu viral sur les réseaux sociaux ? Il a été détenu avec sa famille dans un centre de détention au Texas. Un enfant de 5 ans, arraché à son école, à ses amis, à sa vie, et enfermé dans une installation de détention. Il a finalement été libéré, mais l’image de ce petit bonnet bleu restera gravée dans nos mémoires comme le symbole de la cruauté de cette opération.
Six élèves d’un même district scolaire détenus
Le district scolaire de Columbia Heights a confirmé qu’au moins six de ses élèves ont été détenus cette année. Six enfants. Deux frères élémentaires ont été libérés mercredi 5 février avec leur mère, après avoir reconnu un autre élève de leur école dans la cafétéria du centre de détention. Imaginez la scène : des enfants qui se retrouvent dans un centre de détention et qui reconnaissent leurs camarades de classe. C’est surréaliste. C’est cauchemardesque. Et c’est réel.
Des salles de classe à moitié vides
Les éducateurs du Minnesota décrivent des salles de classe à moitié vides. Des parents qui ont trop peur d’envoyer leurs enfants à l’école. Des districts scolaires qui ont déposé une plainte fédérale pour bloquer les opérations d’immigration près des écoles et des arrêts de bus sans mandat judiciaire. Le président du syndicat de l’éducation du Minnesota a déclaré que les agents d’immigration sont l’une des plus grandes menaces pour la santé et la sécurité des enfants d’âge scolaire en ce moment.
Des enfants. On parle d’enfants. De gamins de 5 ans avec des bonnets de lapin. De frères et sœurs qui vont à l’école le matin et se retrouvent dans un centre de détention le soir. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous permis que cela devienne acceptable ? Je pense à mes propres enfants, à leur innocence, à leur besoin de sécurité. Et je me demande ce que ressentent ces parents du Minnesota qui doivent choisir entre envoyer leurs enfants à l’école et les garder en sécurité à la maison. C’est inhumain.
Section 5 : La coopération forcée ou le chantage institutionnel
Le shérif Dawanna Witt face au dilemme
Dawanna Witt, shérif du comté de Hennepin qui inclut Minneapolis, se retrouve au cœur d’un dilemme moral et légal. Elle a eu des conversations saines avec Homan, dit-elle. Son bureau honore déjà les mandats judiciaires signés pour les personnes détenues dans ses prisons. Mais souvent, l’ICE n’a pas ces mandats. Elle reçoit des détentions administratives, des demandes de retenir quelqu’un sans mandat signé par un juge. Jusqu’à présent, elle a refusé. Mais maintenant, elle envisage de changer cette politique.
Le prix de la résistance
Pourquoi ce changement ? Parce que Homan a été clair : le retrait complet des agents fédéraux dépend de la coopération accrue des autorités locales et de la fin des menaces de violence contre les agents fédéraux. C’est du chantage institutionnel. Coopérez ou nous restons. Livrez-nous les immigrants ou nous continuons à militariser vos rues. Le shérif Witt a dit qu’elle devra voir comment cela rendra les résidents du comté de Hennepin plus sûrs. Mais la vraie question est : plus sûrs pour qui ?
Je comprends la position du shérif Witt. Vraiment. Elle est coincée entre le marteau et l’enclume. Mais voilà ce qui me dérange : on ne devrait jamais avoir à négocier avec son propre gouvernement pour qu’il arrête de militariser nos villes. On ne devrait jamais avoir à choisir entre la loi et la morale. Et pourtant, c’est exactement ce qu’on demande aux autorités locales du Minnesota. Pliez ou nous restons. Obéissez ou nous continuons. C’est de l’autoritarisme déguisé en politique d’immigration.
Section 6 : Les caméras corporelles, une transparence illusoire
L’annonce de Noem sur les caméras
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, a annoncé que tous les agents du DHS opérant à Minneapolis seront équipés de caméras corporelles. Homan a confirmé que le déploiement commencerait à Minneapolis avant de s’étendre à l’échelle nationale. Il a reconnu que certains agents avaient des caméras tandis que d’autres n’en avaient pas, une incohérence inacceptable selon ses propres mots.
Trop peu, trop tard
Mais cette annonce arrive après deux morts. Après des semaines de chaos. Après que des milliers de personnes aient été terrorisées. Les caméras corporelles sont une bonne chose, bien sûr. Elles offrent une certaine responsabilité. Mais elles ne ramèneront pas Good et Pretti. Elles ne répareront pas le traumatisme infligé aux enfants détenus. Elles ne restaureront pas la confiance brisée entre les communautés et le gouvernement fédéral.
Les caméras corporelles. Comme si c’était la solution. Comme si le problème était juste un manque de documentation et non pas la politique elle-même. Oui, il faut des caméras. Oui, il faut de la transparence. Mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une remise en question fondamentale de cette approche militarisée de l’immigration. Les caméras ne changeront rien si la mentalité reste la même, si les ordres restent les mêmes, si la déshumanisation des immigrants reste la norme.
Section 7 : Les réactions politiques entre espoir et scepticisme
Le maire Frey appelle à la fin complète
Jacob Frey, maire de Minneapolis, a qualifié le retrait de pas dans la bonne direction, mais a insisté sur le fait que 2 000 agents de l’ICE encore présents ne constituent pas une désescalade. Il a été constant dans son message à la Maison-Blanche : l’Opération Metro Surge a été catastrophique pour les entreprises et les résidents. Elle doit prendre fin immédiatement.
Le gouverneur Walz demande plus
Le gouverneur Tim Walz a appelé à un retrait plus rapide et plus important des forces, à des enquêtes menées par l’État sur les meurtres de Pretti et Good, et à la fin de cette campagne de représailles. Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a déclaré que son équipe continue de se battre pour mettre fin à cette vague inconstitutionnelle.
Les groupes communautaires rejettent l’annonce
Une coalition de groupes religieux, syndicaux et communautaires du Minnesota a rejeté l’annonce, déclarant dans un communiqué qu’il y a encore des milliers d’agents masqués et non responsables terrorisant la communauté. Ils ont raison. Le retrait de 700 agents n’est qu’un geste symbolique quand 2 300 restent pour continuer exactement la même mission.
Écoutez ces voix. Écoutez le maire, le gouverneur, le procureur général, les groupes communautaires. Ils disent tous la même chose : ce n’est pas suffisant. Et ils ont raison. Mais voilà ce qui me frappe : même face à cette unanimité, même face à cette demande claire de mettre fin à l’opération, l’administration Trump ne bouge pas vraiment. Elle fait semblant. Elle ajuste à la marge. Elle nous lance un os en espérant qu’on se taise. Eh bien, non. Nous ne nous tairons pas.
Section 8 : Trump et sa touche plus douce qui ne trompe personne
L’interview NBC et les promesses creuses
Dans une interview exclusive avec NBC News, le président Trump a déclaré qu’il avait ordonné la réduction du personnel fédéral au Minnesota et a évoqué la possibilité d’utiliser une touche un peu plus douce, tout en insistant sur la nécessité de rester ferme. Il a dit avoir appris de la situation à Minneapolis. Mais qu’a-t-il appris exactement ? Que tuer des citoyens américains crée de mauvaises relations publiques ? Que militariser une ville américaine génère des protestations ?
La mission de déportations massives continue
Homan a été très clair : si vous êtes dans le pays illégalement, vous n’êtes pas hors de portée. Le président Trump a pleinement l’intention de réaliser des déportations massives pendant cette administration, et les actions d’application de l’immigration se poursuivront chaque jour à travers le pays. Les criminels ne seront pas les seuls ciblés. Tout le monde est sur la table. C’est la réalité derrière les mots doux de Trump.
Une touche plus douce. Je ris presque. Mais c’est un rire amer, désespéré. Parce que cette phrase résume tout ce qui ne va pas avec cette administration. Ils pensent que le problème, c’est la méthode, pas la politique. Ils pensent qu’en étant un peu moins brutaux, un peu moins visibles, ils pourront continuer exactement la même chose sans les critiques. Mais nous ne sommes pas dupes. Une déportation massive reste une déportation massive, qu’elle soit menée avec une touche douce ou une main de fer.
Section 9 : L'Amérique que nous sommes devenus
Un miroir que nous refusons de regarder
Le Minnesota n’est pas une anomalie. C’est un laboratoire. Un test pour voir jusqu’où l’administration peut aller, combien de droits elle peut piétiner, combien de vies elle peut détruire avant que le pays ne dise stop. Et jusqu’à présent, la réponse est : très loin. Trop loin. Les images d’agents masqués dans les rues américaines, d’enfants en détention, de citoyens américains tués par leur propre gouvernement, tout cela devrait nous choquer. Mais nous nous y habituons. C’est ça le plus terrifiant.
La normalisation de l’inacceptable
Nous normalisons l’inacceptable. Nous débattons des détails, du nombre d’agents, de la présence ou non de caméras corporelles, de la coopération des autorités locales. Mais nous ne remettons pas en question la prémisse fondamentale : est-il acceptable de militariser nos villes ? Est-il acceptable de terroriser des communautés entières au nom de l’application de la loi sur l’immigration ? Est-il acceptable que des enfants aient peur d’aller à l’école ? La réponse devrait être un non retentissant. Mais ce n’est pas le cas.
Je regarde mon pays et je ne le reconnais plus. Ou peut-être que si, et c’est encore pire. Peut-être que cette Amérique a toujours été là, sous la surface, attendant le bon moment pour émerger. Une Amérique qui valorise l’ordre sur la justice, la sécurité sur l’humanité, la force sur la compassion. Je ne veux pas de cette Amérique. Je refuse cette Amérique. Mais elle est là, devant nous, incarnée par ces 2 300 agents qui restent au Minnesota pour continuer leur mission de terreur.
Conclusion : 700 partent, 2300 restent et nous devons nous souvenir
Ce n’est pas une victoire
Alors oui, 700 agents quittent le Minnesota. Et nous sommes censés applaudir. Nous sommes censés voir cela comme un progrès, comme une victoire pour les communautés qui ont résisté. Mais ce n’est pas une victoire. C’est une concession calculée, un geste minimal conçu pour apaiser les critiques sans rien changer fondamentalement. Les 2 300 agents qui restent continueront leur travail. Les familles vivront toujours dans la peur. Les enfants manqueront toujours l’école. Et d’autres Renee Macklin Good et Alex Pretti mourront peut-être.
Le devoir de mémoire et de résistance
Nous devons nous souvenir. Nous devons nous souvenir de Good et Pretti. Nous devons nous souvenir de Liam Ramos et de son bonnet bleu. Nous devons nous souvenir des six élèves de Columbia Heights. Nous devons nous souvenir que cela s’est passé ici, en Amérique, en 2026. Et nous devons résister. Pas seulement au Minnesota, mais partout. Parce que si cela peut arriver là-bas, cela peut arriver n’importe où. Si nous acceptons cela, nous acceptons tout.
Je termine cette chronique avec un sentiment de rage et de tristesse mêlées. Rage contre un système qui permet cela. Tristesse pour les vies brisées, les familles déchirées, les enfants traumatisés. Mais aussi, étrangement, un peu d’espoir. Parce que les gens du Minnesota résistent. Parce que le maire, le gouverneur, le procureur général refusent de se taire. Parce que les communautés se mobilisent. Cette résistance est notre seul espoir. C’est ce qui nous empêchera de sombrer complètement dans cette normalisation de l’horreur. Alors continuons. Continuons à crier, à protester, à exiger mieux. Parce que nous méritons mieux. L’Amérique mérite mieux.
Signé Jacques Provost
Sources
NPR, « The Trump administration is reducing the number of federal agents in Minnesota by 700 », 5 février 2026, https://www.npr.org/2026/02/05/nx-s1-5701320/the-trump-administration-is-reducing-the-number-of-federal-agents-in-minnesota-by-700
CNN, « DHS to pull 700 officers from Minnesota, leaving about 2,000 officers on the ground », 5 février 2026, https://www.cnn.com/2026/02/05/us/dhs-pulls-700-officers-minneapolis-homan-hnk
Associated Press, « Trump’s border czar is pulling 700 immigration officers out of Minnesota immediately », 4 février 2026, https://apnews.com/article/immigration-enforcement-drawdown-minnesota-homan-963adf341325d7f6eb5673e1c00d3c2a
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