De 135 à 1313 accords en quelques mois
Les chiffres donnent le vertige. En septembre 2024, seulement 135 agences locales et étatiques avaient signé des accords 287(g) avec le gouvernement fédéral. Ces accords permettent aux forces de l’ordre locales d’exercer des fonctions normalement réservées aux agents fédéraux d’immigration. Aujourd’hui, ce nombre a explosé : 1313 agences à travers le pays ont rejoint le programme. Plus de la moitié de ces accords suivent le modèle dit « task force », qui autorise les policiers à questionner et arrêter des personnes pour des raisons migratoires lors de leurs patrouilles quotidiennes. Un modèle qui avait été abandonné en 2012 après des accusations de profilage racial. Mais Trump l’a ressuscité, et les États républicains se sont précipités pour l’adopter.
L’argent comme appât
Pour encourager cette collaboration, l’administration Trump a sorti le chéquier. L’ICE propose maintenant de payer les salaires des agents locaux qui participent à l’application des lois sur l’immigration. En septembre 2025, la Floride seule a reçu 39 millions de dollars pour financer ces partenariats. Plus de 8500 agents locaux ont été formés pour assister les autorités fédérales. Le message est clair : coopérez et vous serez récompensés. Résistez et vous serez punis. La Virginie-Occidentale, le Tennessee, la Floride… tous ont répondu présent. Certains États ont même offert des espaces de détention avec des noms grotesques comme « Alligator Alcatraz » en Floride ou « Cornhusker Clink » au Nebraska.
Trente-neuf millions de dollars. C’est le prix de la collaboration. Le prix pour transformer des policiers de quartier en agents de déportation. Je pense à ces communautés où les gens avaient confiance en leur police locale. Cette confiance est morte. Assassinée par des accords signés dans des bureaux climatisés, loin des regards. Et pendant ce temps, des familles se terrent chez elles, terrifiées à l’idée qu’un contrôle routier puisse les séparer à jamais.
Section 3 : La Floride, laboratoire de l'extrême
DeSantis élargit le filet au-delà du raisonnable
Ron DeSantis ne fait pas les choses à moitié. En février 2025, le gouverneur de Floride a annoncé l’expansion des accords 287(g) à des agences qui n’ont absolument rien à voir avec l’application de la loi traditionnelle. La Commission de la faune et de la flore sauvage, la Garde d’État de Floride… des organismes dont la mission première n’a jamais été de traquer des immigrants. Mais DeSantis a une vision : faire de la Floride « l’exemple pour les États dans la lutte contre l’immigration illégale ». Près de 800 agents de la faune ont maintenant des accréditations ICE. Ils peuvent arrêter, détenir, interroger. Ils sont devenus une extension de la machine fédérale de déportation.
Des lois qui forcent la coopération
En février 2025, DeSantis a signé une loi obligeant toutes les agences d’État à utiliser leurs « meilleurs efforts » pour soutenir l’application fédérale des lois sur l’immigration. Pas de marge de manœuvre. Pas de zone grise. Coopérez ou faites face aux conséquences. Cette approche se répand comme un virus dans les États républicains. Le Tennessee a adopté huit lois liées à l’immigration en dix mois. Des lois qui rendent les organisations caritatives responsables si elles hébergent des immigrants sans papiers qui commettent des crimes. Des lois qui invalident certains permis de conduire délivrés dans d’autres États. Une législation punitive, cruelle, calculée pour rendre la vie impossible.
Je lis ces lois et je me demande : où est passée l’humanité? Rendre des organisations caritatives responsables des crimes commis par des personnes qu’elles ont aidées? C’est du délire. C’est de la cruauté institutionnalisée. Et DeSantis se pavane, fier de son œuvre. Il parle de « restaurer l’État de droit ». Mais quel État de droit? Celui qui transforme des agents de la faune en gestapo? Celui qui punit la compassion?
Section 4 : La Virginie-Occidentale et ses arrestations massives
De 88 à 650 détenus en quelques mois
En août 2025, la Virginie-Occidentale a signé un accord 287(g) avec l’ICE, autorisant la Garde nationale et la police d’État à entreprendre des opérations d’application des lois sur l’immigration. Le gouverneur républicain Patrick Morrisey s’est félicité de cette « coordination sans précédent » qui permettrait « d’accélérer considérablement le processus d’arrestation, de détention et d’expulsion des étrangers illégaux ». Les résultats ont été immédiats et brutaux. En août, l’État détenait 88 immigrants sans papiers. En janvier 2026, ce nombre avait explosé à plus de 650 arrestations. Une augmentation de 638 pour cent en quelques mois.
Des arrestations illégales validées par les tribunaux
Mais cette efficacité vantée cache une réalité plus sombre. Début janvier 2026, la police d’État de Virginie-Occidentale a arrêté un véhicule prétendument parce que ses plaques d’immatriculation n’étaient pas claires. Deux occupants, des immigrants du Venezuela et du Honduras, ont été remis aux agents fédéraux d’immigration. Un juge fédéral a statué en février que ces hommes avaient été emprisonnés illégalement. Ils coopéraient avec les autorités migratoires et ne représentaient aucune menace pour la sécurité nationale. « Il n’y a pas la moindre preuve pour soutenir la position du gouvernement », a déclaré le juge lors de l’audience. « Pas une once. Pas un iota. » Le tribunal a ordonné leur libération immédiate.
Pas un iota de preuve. Voilà où nous en sommes. Des gens arrêtés, emprisonnés, séparés de leurs familles sans la moindre justification légale. Et pendant ce temps, Morrisey se congratule, parle de succès historique. Quel succès? Celui de bafouer les droits fondamentaux? Celui de transformer son État en camp de détention? Je suis écœuré. Profondément écœuré.
Section 5 : Le Tennessee, modèle national de Stephen Miller
Une collaboration directe avec la Maison Blanche
Le Tennessee ne cache pas ses ambitions. En janvier 2026, la législature républicaine de l’État a dévoilé un ensemble de huit projets de loi présentés comme le fruit d’une « collaboration de plusieurs mois avec la Maison Blanche ». Stephen Miller, l’architecte de la politique d’immigration de Trump, a travaillé directement avec les législateurs du Tennessee pour faire de cet État un « modèle pour le reste de la nation ». Le sénateur républicain Jack Johnson l’a dit sans détour : « Nous n’allons pas seulement coopérer avec la Maison Blanche et nos agents fédéraux d’immigration, mais nous allons tout faire pour qu’ils réussissent. »
Des lois qui ciblent chaque aspect de la vie
Le paquet législatif proposé est d’une ampleur terrifiante. Il obligerait les forces de l’ordre locales et les gouvernements à coopérer avec l’ICE sous peine de sanctions. Il exigerait que les immigrants prouvent leur statut légal avant d’accéder à toute prestation publique. Il forcerait les enfants à vérifier leur statut migratoire avant de pouvoir s’inscrire à l’école. Chaque interaction avec l’État devient un point de contrôle potentiel. Chaque service public, une opportunité de traquer et d’expulser. Lisa Sherman Luna, directrice exécutive de la Coalition pour les droits des immigrants et réfugiés du Tennessee, résume : « Ils imposent la coopération avec l’ICE et tentent vraiment de réquisitionner les ressources étatiques et locales pour soutenir l’agenda de déportation massive de l’administration Trump. »
Des enfants. Ils ciblent des enfants. Ils veulent forcer des gamins à prouver leur statut migratoire avant de pouvoir aller à l’école. C’est inhumain. C’est monstrueux. Et Miller, ce type qui a passé sa carrière à déshumaniser les immigrants, travaille main dans la main avec le Tennessee pour créer un État policier. Je ne trouve pas les mots. La colère me submerge. Comment peut-on être aussi cruel? Comment peut-on dormir la nuit en sachant qu’on a créé un système qui terrorise des familles entières?
Section 6 : L'effet glaçant sur les communautés
La peur comme politique publique
Les conséquences de ces politiques vont bien au-delà des chiffres d’arrestation. Elles créent un climat de terreur qui paralyse des communautés entières. En janvier 2026, la région de Nashville a été frappée par une tempête de verglas dévastatrice qui a tué plus de deux douzaines de personnes et laissé des résidents sans électricité ni eau pendant plus d’une semaine. Mais certains immigrants avaient trop peur pour accéder aux abris d’urgence. « Nos communautés sont terrifiées », a déclaré Sherman Luna. « Vous avez une partie de la population qui ne se sent pas assez en sécurité pour accéder à ces abris. » Des gens ont préféré risquer l’hypothermie plutôt que de risquer une arrestation.
L’économie locale s’effondre
À Chicago, après l’arrivée de la patrouille frontalière en novembre 2025, l’activité économique s’est effondrée dans des quartiers comme Little Village et d’autres zones à forte densité d’immigrants. Les magasins ont fermé. Les restaurants sont restés vides. Les clients sont restés chez eux, terrifiés à l’idée d’être arrêtés. À Charlotte, plus de 30000 élèves ont été absents de l’école après l’arrivée de la patrouille frontalière. À Minneapolis, les écoles publiques ont annulé les cours pendant deux jours et offrent maintenant l’option de l’apprentissage à distance pendant un mois. La vie normale s’est arrêtée. Remplacée par la peur, l’incertitude, le chaos.
Trente mille enfants absents de l’école. Trente mille. Laissez ce chiffre vous pénétrer. Des familles qui préfèrent mourir de froid plutôt que de demander de l’aide. C’est ça, l’Amérique que Trump et ses alliés construisent? Un pays où la peur règne? Où des enfants ne peuvent plus aller à l’école? Où des gens meurent parce qu’ils ont trop peur de demander de l’aide? Je refuse d’accepter ça. Je refuse de normaliser cette cruauté.
Section 7 : Une formation inadéquate, des conséquences mortelles
Une heure de formation pour ruiner des vies
Les agents de la faune de Floride qui ont arrêté les pêcheurs en août 2025 ont plaisanté sur leur manque de formation. « On ressemble à des girafes nouveau-nées avec des jambes tremblantes essayant de se déplacer », a dit l’un d’eux après l’arrestation. Il a révélé avoir reçu environ une heure de formation en ligne avant d’être envoyé sur le terrain pour détenir des immigrants. Une heure. Pour apprendre à exercer des pouvoirs qui peuvent détruire des familles, séparer des parents de leurs enfants, expulser des gens du seul pays qu’ils connaissent. D’anciens responsables de l’immigration ont averti que des agents inexpérimentés et non formés augmentent le risque de violence et constituent une menace pour la sécurité publique.
La violence comme conséquence prévisible
Ces avertissements se sont révélés prophétiques. En janvier 2026, à Minneapolis, une citoyenne américaine, Renee Nicole Good, est morte après avoir été abattue par un agent de l’ICE. Quelques heures plus tard, des agents de la patrouille frontalière se sont affrontés avec des membres de la communauté à l’extérieur d’un lycée local, utilisant apparemment du gaz poivré sur des étudiants. À Chicago, les agents ont utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, et dans un cas, ont même descendu en rappel depuis un hélicoptère jusqu’au toit d’un immeuble d’appartements pour procéder à des arrestations liées à l’immigration. La violence n’est plus l’exception. Elle est devenue la norme.
Renee Nicole Good. Dites son nom. Une citoyenne américaine, tuée par un agent de l’ICE. Et pour quoi? Pour rien. Pour être au mauvais endroit au mauvais moment. Sa mort aurait pu être évitée. Si ces agents avaient été correctement formés. Si cette administration n’avait pas transformé l’application des lois sur l’immigration en guerre urbaine. Mais non. Ils ont préféré la vitesse à la sécurité. L’efficacité à l’humanité. Et maintenant, une femme est morte. Et personne ne sera tenu responsable.
Section 8 : Le coût financier et humain
Des milliards pour la machine de déportation
En juillet 2025, le Congrès a accordé au Département de la sécurité intérieure un budget stupéfiant de 170 milliards de dollars sur quatre ans pour intensifier ce qui était déjà la plus grande machine de détention et de déportation au monde. Cinq fois le budget annuel combiné actuel de l’ICE et de la patrouille frontalière. Quarante-cinq milliards pour augmenter la capacité de détention de l’ICE. Quarante-six virgule six milliards pour la construction de barrières frontalières supplémentaires et de systèmes de surveillance. Cet argent aurait pu financer des écoles, des hôpitaux, des infrastructures. Au lieu de cela, il finance la séparation de familles et la destruction de communautés.
Des vies brisées, des familles détruites
Derrière chaque statistique se cache une histoire humaine. Des enfants qui rentrent de l’école pour découvrir que leurs parents ont été arrêtés. Des familles séparées pendant des mois, des années, parfois pour toujours. Des personnes qui ont vécu aux États-Unis pendant des décennies, qui ont construit des entreprises, élevé des enfants, contribué à leurs communautés, soudainement arrachées à tout ce qu’elles connaissent. L’administration Trump affirme cibler « les pires des pires », mais les données racontent une histoire différente. En janvier 2026, seulement 26 pour cent des personnes détenues par l’ICE avaient une condamnation pénale. Vingt-six pour cent avaient une accusation pénale en attente. Et 48 pour cent n’avaient qu’une accusation liée à l’immigration.
Cent soixante-dix milliards de dollars. Pour quoi? Pour détruire des vies? Pour terroriser des communautés? Pour séparer des familles? Cet argent pourrait changer des vies. Il pourrait construire des écoles, financer des programmes de santé, réparer des routes. Mais non. Il finance la cruauté. Il finance la séparation. Il finance la douleur. Et pendant ce temps, des enfants pleurent leurs parents disparus. Des familles sont brisées. Des communautés sont détruites. Pour quoi? Pour satisfaire la soif de pouvoir d’un homme et l’idéologie toxique de ses complices?
Section 9 : L'application silencieuse derrière les portes closes
Une stratégie pour éviter l’indignation publique
Les experts suggèrent que l’expansion des programmes 287(g) sert un objectif stratégique : adoucir les critiques publiques. Au lieu d’images effrayantes de personnes plaquées au sol dans la rue par des agents en armure corporelle, l’application des lois sur l’immigration devient simplement une autre interaction bureaucratique de routine. Cori Alonso-Yoder, professeure de droit et directrice de la clinique d’immigration à l’Université du Maryland, explique : « L’application dans la rue n’est pas la direction dans laquelle l’administration Trump voit l’appétit politique aller. Quand les gens ont vu à quoi ressemble l’application des lois sur l’immigration dans leurs quartiers et communautés, nous avons vu des protestations et de l’indignation. Ce que fait le 287(g), c’est ramener l’application derrière des portes closes. »
La normalisation de l’inacceptable
Cette stratégie fonctionne. Loin des caméras, dans les prisons locales et les postes de police, des milliers de personnes sont arrêtées, détenues, expulsées sans que le public ne le sache. De janvier à octobre 2025, 52 pour cent des arrestations de l’ICE ont eu lieu dans des prisons, en particulier dans des États coopératifs comme le Texas et la Floride. Pas de vidéos virales. Pas de manifestations. Juste une machine bureaucratique qui broie des vies humaines dans l’indifférence générale. Et c’est peut-être le plus terrifiant : la normalisation de cette cruauté. L’acceptation silencieuse d’un système qui traite des êtres humains comme des criminels pour le simple fait d’exister.
Derrière des portes closes. C’est là qu’ils veulent que ça se passe. Loin des regards. Loin des caméras. Loin de l’indignation publique. Parce qu’ils savent. Ils savent que si les gens voyaient vraiment ce qui se passe, ils seraient horrifiés. Alors ils cachent. Ils normalisent. Ils transforment la cruauté en procédure administrative. Et nous? Nous laissons faire. Nous détournons le regard. Nous acceptons l’inacceptable. Et c’est ça qui me terrifie le plus. Pas la cruauté elle-même, mais notre capacité à l’ignorer.
Conclusion : Le prix de la complicité
Un tournant historique ou une aberration temporaire
L’opinion publique commence à basculer. Un sondage de l’Université Quinnipiac de février 2026 a révélé que 60 pour cent des électeurs pensaient que le gouvernement fédéral était trop dur dans son traitement des immigrants sans papiers, tandis que plus de la moitié disaient que la politique d’immigration de l’administration rendait le pays moins sûr. Mais ce changement d’opinion arrive-t-il trop tard? Les dégâts sont déjà immenses. Des communautés terrorisées. Des familles détruites. Des vies brisées. Et les États républicains continuent de doubler la mise, signant de nouveaux accords, adoptant de nouvelles lois, trouvant de nouvelles façons de rendre la vie impossible aux immigrants.
L’héritage que nous laisserons
L’histoire jugera cette période. Elle jugera les gouverneurs qui ont transformé leurs États en camps de détention. Elle jugera les législateurs qui ont adopté des lois cruelles. Elle jugera les agents qui ont exécuté ces ordres sans poser de questions. Mais elle nous jugera aussi, nous qui avons regardé sans agir. Nous qui avons su et qui n’avons rien fait. La question n’est pas de savoir si ces politiques survivront à l’administration Trump. La question est de savoir si nous survivrons à ce qu’elles ont fait de nous. Si nous pourrons nous regarder dans le miroir en sachant que nous avons laissé faire. Que nous avons accepté. Que nous avons été complices par notre silence.
Je termine cette chronique avec un poids sur le cœur. Parce que je sais que demain, ça continuera. Les arrestations. Les séparations. La cruauté. Et je me demande : quand est-ce qu’on dira stop? Quand est-ce qu’on décidera que c’est assez? Qu’on ne peut plus accepter ça? Je ne sais pas. Mais je sais une chose : l’histoire ne nous pardonnera pas. Elle ne pardonnera pas notre silence. Elle ne pardonnera pas notre complicité. Elle ne pardonnera pas notre lâcheté. Et elle aura raison.
Signé Jacques Provost
Sources
Nathalie Baptiste, « Red States Aren’t Just Going Along With Trump’s Deportation Agenda. They’re Making It Easier », HuffPost, 6 février 2026. Muzaffar Chishti, Kathleen Bush-Joseph et Colleen Putzel-Kavanaugh, « Unleashing Power in New Ways: Immigration in the First Year of Trump 2.0 », Migration Policy Institute, 13 janvier 2026. Andrew Thrasher, « Mapping 1,200 ICE Partnerships: A Visual Report on the 287(g) Agreement Program », Maxwell Commons, 5 janvier 2026. Lisa Sherman Luna, Tennessee Immigrants and Refugee Rights Coalition, déclarations publiques, janvier 2026. Thomas Kennedy, Florida Immigrant Coalition, déclarations publiques, 2025-2026. Cori Alonso-Yoder, University of Maryland Francis Scott Key School of Law, déclarations publiques, 2026. U.S. Immigration and Customs Enforcement, communiqués de presse et statistiques de détention, 2025-2026. Governor Ron DeSantis, communiqués de presse officiels, février 2025. Governor Patrick Morrisey, communiqués de presse officiels, août 2025. Tennessee Legislature, projets de loi « Immigration 2026 », janvier 2026. Quinnipiac University Poll, février 2026. WPTV, « FWC Officers Struggle with Immigration Enforcement, Body Camera Footage Reveals », août 2025. West Virginia Watch, « As Federal Judge Says Immigrants Wrongly Jailed in WV », février 2026. Nashville Banner, « Tennessee Immigration Enforcement Bills White House », janvier 2026.
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